Google

vendredi 18 avril 2008

Haïti : Le chef de la MINUSTAH invite à affronter la vie chère

Jeudi 17 avril 2008
P-au-P, 17 avr. 08 [AlterPresse] --- En Haïti, la priorité de l’heure c’est de voler au secours des populations les plus défavorisées, grandement affectées par les problèmes de la vie chère, estime le chef civil de la Mission de stabilisation de l’Onu en Haïti (Minustah), le diplomate tunisien Hédi Annabi.
« La priorité c’est de venir en aide aux populations les plus défavorisées et de jeter, parallèlement, les bases d’un progrès économique et social plus durable qui permettront à Haïti de trouver toute sa place au sein de la communauté des Etats de la Caraïbe et de la région dans son ensemble », déclare Hédi Annabi, en conférence de presse ce 17 avril 2008.
Tout en déplorant les incidents qui ont ponctué, la semaine dernière, les manifestations populaires contre la hausse vertigineuse des prix des produits alimentaires, Annabi affirme haut et fort que « ce pays ne mérite pas qu’on lui impose des souffrances et des épreuves supplémentaires ».
Après ces « moments affligeants », le chef civil de la Minustah reconnaît que « le calme est certes revenu, mais c’est un calme précaire ».
Aujourd’hui, il convient, selon lui, de conjuguer les efforts en vue de la stabilisation du pays. « Il ne saurait y avoir de progrès sans stabilité. La stabilité c’est le droit à la sécurité, la sécurité dans toutes ses dimensions : physique, économiques, alimentaires, sociales », précise Hédi Annabi.
Pour calmer la colère de la population, qui s’était soulevée contre le phénomène de la vie chère qualifié de « Chlorox », le président René Préval a trouvé un compromis avec les importateurs qui consiste en une réduction de 8 dollars américains sur le prix du sac de riz, précédemment vendu à 51 dollars.
D’autres mesures, quoique à long et à moyen terme, ont été annoncées par le chef de l’Etat en vue d’alléger les souffrances de la population.
Hédi Annabi, qui croit que ces actions pourraient permettre au pays de gagner la lutte contre la cherté de la vie, indique que cela sera possible dans la mesure où les institutions fonctionnent. [do gp apr 17/04/2008 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7159

Aucun commentaire: