Le Nouvelliste | Publié le 17 septembre 2013
Louis-Joseph Olivier ljosepholivier@gmail.com
Le Premier ministre Laurent Lamothe a évoqué une responsabilité morale concernant l'introduction de l'épidémie du choléra en Haïti imputée par plusieurs études à un contingent militaire de la MINUSTAH. Une responsabilité que l'Onu continue de décliner à l'instar de son secrétaire général qui écarte même une excuse publique lors d'une intervention sur le plateau de France 24.
Le Premier ministre Laurent Lamothe et le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon étaient reçus la semaine écoulée à l'émission Entretien diffusée sur France 24. Les deux hommes étaient interrogés sur divers sujets concernant Haïti, dont le dossier de l'épidémie de choléra. Si le secrétaire général continue de nier toute responsabilité de l'organisation mondiale dans l'introduction de la maladie dans le pays, Monsieur Lamothe a parlé de responsabilité morale tout en refusant l'appel à une excuse publique.
Le secrétaire général interviewé au siège des Nations unies à New York a été invité à s'expliquer sur la raison pour laquelle l'organisation qu'il dirige nie catégoriquement sa responsabilité dans l'introduction de l'épidémie qui a fait plus de 8 000 morts en Haïti. « Nous sommes très attristés par tout ce qui s'est passé. Juridiquement nous avons répondu que cette affaire n'est pas recevable, mais les Nations unies ne sont pas restées inactives. Les Nations unies et moi-même, nous nous sommes engagés, nous avons apportés de l'aide », a soutenu le secrétaire général Ban Ki-moon.
En dépit de la tentative d'explication du secrétaire général, le journaliste a attiré son attention sur le fait que les Nations unies refuse même d'exprimer des regrets de manière publique sur ce dossier. M. Ban Ki-moon de répondre « Ce qui est important aujourd'hui, plutôt de nous en tenir aux aspects juridiques, il n'est pas scientifiquement clair ou établi. C'est la raison pour laquelle nous mobilisons les ressources nécessaires pour aider ces personnes.
Avec le Premier ministre Lamothe, l'accent a été mis sur le silence du gouvernement haïtien alors que des organisations nationales et internationales exigent de l'Onu des excuses publiques et l'indemnisation des victimes. Laurent Lamothe fidèle à la position du gouvernement a déclaré que « le gouvernement travaille avec l'Onu sur le dossier. J'ai travaillé avec le secrétaire général et ensemble, nous étudions des pistes afin de voir comment venir en aide aux parents des victimes ».
Le journaliste a insisté de manière précise, en demandant à M. Lamothe s'il exige des excuses de l'Onu ? Le Premier ministre fuyant la question du journaliste a indiqué « Nous travaillons tous les jours avec l'Onu pour arriver à une solution. Il y a quand même une responsabilité morale dans tout ça. Nous travaillons avec eux sur l'identification de meilleurs moyens afin de résoudre ce problème de manière pérenne. Ceci va passer par différentes étapes et différents processus ».
Durant son intervention, le Premier ministre Lamothe a abordé d'autres points comme l'organisation des prochaines élections, la reconstruction, et la sécurité en Haïti. Il en a profité pour inviter les touristes du monde entier à venir la visiter. Laurent Lamothe a été reçu à l'émission Entretien à l'occasion de sa visite à Paris la semaine écoulée.
Louis-Joseph Olivier ljosepholivier@gmail.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121431
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 18 septembre 2013
mardi 17 septembre 2013
Petit-Goâve: une bande armée défie l'Etat
Le Nouvelliste | Publié le 16 septembre 2013
Roberson Alphonse
Hier lundi, à l'aube, des éléments de la bande armée retranchée dans les hauteurs de Maro, à Petit-Goâve, ont une nouvelle fois bloqué la nationale numéro deux et rançonné des usagers de la route. « Ils ont encore frappé. Des camionneurs partis à une heure du matin ont dû rebrousser chemin pour ne pas être dépouillés », a confié Jacques, une casquette aussi rouge que sa colère sur la tête.
Ce camionneur, rencontré à la gare des Cayes à 13 heures 16, a indiqué avoir atteint la capitale après l'intervention de la police autour de 9 h am pour débloquer la route. Cela dure depuis plusieurs semaines et ces bandits agissent avec la quiétude des rois, a renchéri Simon J., 40 ans, dont 20 derrière le volant. « Ces bandits défient l'Etat », a-t-il dit, ajoutant que des évadés de prison font partie de cette bande. « Secours », a crié une commerçante dont une commère s'est fait dépouiller il y a quelques jours. En écho, d'autres personnes, assises dans un camion qui se rend dans le Sud, ont souhaité un retour à la normale. Sans se faire d'illusions sur ce qui peut arriver, un passager a dit qu'après tout, « c'est JPP, jan l pase l pase ».
« On comprend ceux qui pensent que la police a été désavouée par ces bandits », a confié le commissaire divisionnaire Michel-Ange Gédéon, directeur départemental de l'Ouest de la PNH. Mais, a-t-il assuré, « des dispositions vont être prises ». « Nous avons le feu vert des autorités et on travaille avec la Minustah afin de résoudre ce problème une fois pour toutes », a affirmé Michel Ange Gédéon. « On sait qu'ils sont bien équipés là où ils sont retranchés dans la colline », a-t-il expliqué, martelant que cette bande armée appartiendra bientôt au passé.
Dans la même veine, le directeur général de la PNH assure être sur ce dossier. « La police prépare une réponse stratégique », a indiqué Godson Aurélus. Le ministre de la Justice, vendredi dernier, avait donné la garantie que ces bandits seraient mis hors d'état de nuire. « Quand des bandits s'attaquent à de paisibles citoyens, pour moi ce n'est pas politique, c'est de la criminalité », avait tranché Me Jean Renel Sanon, quelques heures après l'annonce de l'attaque de ces bandits contre de paisibles citoyens, dont une équipe de Radio-Télé Scoop FM qui se rendait aux Cayes.
Gary Pierre-Paul Charles est sorti indemne de cette attaque, mais pas le cameraman. Ce dernier a été blessé à la tête et menacé d'être exécuté ainsi que Idson St-Fleur et Silné Flomat. Le journaliste s'est réjoui d'avoir reçu l'aide d'un médecin. « Ce médecin connaissait ces bandits et il a sauvé la vie de mes collaborateurs », avait-il expliqué. Ces bandits, qui ne sont pas à leur coup d'essai, manifestaient pour exiger leur salaire.
Ils ont été embauchés par Mme Sandra Timoléon, maire de Petit-Goâve, dans des travaux de profilage des berges de la rivière Barais, avait révélé Gary Pierre Paul Charles, citant ce médecin et un ingénieur au courant de ce mouvement. « Il y a des hommes politiques derrière cette bande armée et ce n'est pas normal », avait pesté le journaliste, soulignant que lui et les autres victimes de ces bandits se sont retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment.
A Petit-Goâve où cette bande armée continue de défier l'Etat, les autorités sont incapables jusqu'ici de sécuriser l'unique route menant à trois départements : les Nippes, le Sud et la Grand 'Anse.
Roberson Alphonse http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121364
Roberson Alphonse
Hier lundi, à l'aube, des éléments de la bande armée retranchée dans les hauteurs de Maro, à Petit-Goâve, ont une nouvelle fois bloqué la nationale numéro deux et rançonné des usagers de la route. « Ils ont encore frappé. Des camionneurs partis à une heure du matin ont dû rebrousser chemin pour ne pas être dépouillés », a confié Jacques, une casquette aussi rouge que sa colère sur la tête.
Ce camionneur, rencontré à la gare des Cayes à 13 heures 16, a indiqué avoir atteint la capitale après l'intervention de la police autour de 9 h am pour débloquer la route. Cela dure depuis plusieurs semaines et ces bandits agissent avec la quiétude des rois, a renchéri Simon J., 40 ans, dont 20 derrière le volant. « Ces bandits défient l'Etat », a-t-il dit, ajoutant que des évadés de prison font partie de cette bande. « Secours », a crié une commerçante dont une commère s'est fait dépouiller il y a quelques jours. En écho, d'autres personnes, assises dans un camion qui se rend dans le Sud, ont souhaité un retour à la normale. Sans se faire d'illusions sur ce qui peut arriver, un passager a dit qu'après tout, « c'est JPP, jan l pase l pase ».
« On comprend ceux qui pensent que la police a été désavouée par ces bandits », a confié le commissaire divisionnaire Michel-Ange Gédéon, directeur départemental de l'Ouest de la PNH. Mais, a-t-il assuré, « des dispositions vont être prises ». « Nous avons le feu vert des autorités et on travaille avec la Minustah afin de résoudre ce problème une fois pour toutes », a affirmé Michel Ange Gédéon. « On sait qu'ils sont bien équipés là où ils sont retranchés dans la colline », a-t-il expliqué, martelant que cette bande armée appartiendra bientôt au passé.
Dans la même veine, le directeur général de la PNH assure être sur ce dossier. « La police prépare une réponse stratégique », a indiqué Godson Aurélus. Le ministre de la Justice, vendredi dernier, avait donné la garantie que ces bandits seraient mis hors d'état de nuire. « Quand des bandits s'attaquent à de paisibles citoyens, pour moi ce n'est pas politique, c'est de la criminalité », avait tranché Me Jean Renel Sanon, quelques heures après l'annonce de l'attaque de ces bandits contre de paisibles citoyens, dont une équipe de Radio-Télé Scoop FM qui se rendait aux Cayes.
Gary Pierre-Paul Charles est sorti indemne de cette attaque, mais pas le cameraman. Ce dernier a été blessé à la tête et menacé d'être exécuté ainsi que Idson St-Fleur et Silné Flomat. Le journaliste s'est réjoui d'avoir reçu l'aide d'un médecin. « Ce médecin connaissait ces bandits et il a sauvé la vie de mes collaborateurs », avait-il expliqué. Ces bandits, qui ne sont pas à leur coup d'essai, manifestaient pour exiger leur salaire.
Ils ont été embauchés par Mme Sandra Timoléon, maire de Petit-Goâve, dans des travaux de profilage des berges de la rivière Barais, avait révélé Gary Pierre Paul Charles, citant ce médecin et un ingénieur au courant de ce mouvement. « Il y a des hommes politiques derrière cette bande armée et ce n'est pas normal », avait pesté le journaliste, soulignant que lui et les autres victimes de ces bandits se sont retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment.
A Petit-Goâve où cette bande armée continue de défier l'Etat, les autorités sont incapables jusqu'ici de sécuriser l'unique route menant à trois départements : les Nippes, le Sud et la Grand 'Anse.
Roberson Alphonse http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121364
Un autre cas de viol qui embarrasse la MINUSTAH
Le Nouvelliste | Publié le 16 septembre 2013
Louis-Joseph Olivier ljosepholivier@gmail.com
Un soldat du contingent sri lankais de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti(MINUSTAH) est accusé d'avoir violé une jeune fille samedi soir à Léogâne. Un nouveau scandale qui vient ternir l'image de la mission onusienne déjà très embarrassée par plusieurs autres cas de viol.
Le soldat srilankais du nom de KDH Danuskha est accusé de violer une jeune fille de 18 ans à Léogâne. cette dernière, qui circulait dans les parages de la base du contingent srilankais à Léogâne, aurait même été sodomisée par ledit soldat. La jeune fille, dont l'identité n'a pas été révélée, a été admise à l'hôpital peu après les faits. Les autorités policière et judiciaire de la ville se sont rendues sur les lieux de l'agression pour le constat légal.
Contactée par le quotidien Le Nouvelliste sur cette affaire, la porte-parole de la MINUSTAH, Mme Sophie Boutaud de la Combe, affirme que la mission a été informée des faits et qu'une enquête préliminaire est en cours.« La mission onusienne est au courant des allégations de viol contre un membre de son personnel et les prend très au sérieux », a déclaré la porte-parole, qui soutient que la MINUSTAH prendra toutes les mesures nécessaires pour que la lumière soit faite sur le dossier. »
Sophie Boutaud de la Combe a confié que l'Onu a adopté une politique de tolérance zéro dans les cas qui concernent les viols et tout type d'agression sexuelle. Cette politique est appliquée strictement en Haïti. Sans pouvoir confirmer si des mesures disciplinaires ont déjà été prises contre le présumé violeur, la porte-parole de la mission onusienne en Haïti nous dit qu'une enquête préliminaire a été ouverte sur cette affaire.
A la question si ces nouvelles allégations de viol portées contre un soldat de la mission ne sont pas embarrassantes pour l'Onu, la porte-parole a répondu que « tout cas d'agression, tout cas de viol est de trop. Elle a réitéré que la MINUSTAH prend très au sérieux ces accusations ».
Ces nouvelles accusations de viol portées contre un membre du contingent militaire de la MINUSTAH viennent allonger la liste des agressions sexuelles reprochées aux soldats de la MINUSTAH contre des jeunes Haïtiens. Le viol perpétré par des militaires uruguayens contre le jeune Johny Jean en août 2011 à Camp-Pérrin aura provoqué la colère des Haitiens. Louis-Joseph Olivier ljosepholivier@gmail.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121397
Louis-Joseph Olivier ljosepholivier@gmail.com
Un soldat du contingent sri lankais de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti(MINUSTAH) est accusé d'avoir violé une jeune fille samedi soir à Léogâne. Un nouveau scandale qui vient ternir l'image de la mission onusienne déjà très embarrassée par plusieurs autres cas de viol.
Le soldat srilankais du nom de KDH Danuskha est accusé de violer une jeune fille de 18 ans à Léogâne. cette dernière, qui circulait dans les parages de la base du contingent srilankais à Léogâne, aurait même été sodomisée par ledit soldat. La jeune fille, dont l'identité n'a pas été révélée, a été admise à l'hôpital peu après les faits. Les autorités policière et judiciaire de la ville se sont rendues sur les lieux de l'agression pour le constat légal.
Contactée par le quotidien Le Nouvelliste sur cette affaire, la porte-parole de la MINUSTAH, Mme Sophie Boutaud de la Combe, affirme que la mission a été informée des faits et qu'une enquête préliminaire est en cours.« La mission onusienne est au courant des allégations de viol contre un membre de son personnel et les prend très au sérieux », a déclaré la porte-parole, qui soutient que la MINUSTAH prendra toutes les mesures nécessaires pour que la lumière soit faite sur le dossier. »
Sophie Boutaud de la Combe a confié que l'Onu a adopté une politique de tolérance zéro dans les cas qui concernent les viols et tout type d'agression sexuelle. Cette politique est appliquée strictement en Haïti. Sans pouvoir confirmer si des mesures disciplinaires ont déjà été prises contre le présumé violeur, la porte-parole de la mission onusienne en Haïti nous dit qu'une enquête préliminaire a été ouverte sur cette affaire.
A la question si ces nouvelles allégations de viol portées contre un soldat de la mission ne sont pas embarrassantes pour l'Onu, la porte-parole a répondu que « tout cas d'agression, tout cas de viol est de trop. Elle a réitéré que la MINUSTAH prend très au sérieux ces accusations ».
Ces nouvelles accusations de viol portées contre un membre du contingent militaire de la MINUSTAH viennent allonger la liste des agressions sexuelles reprochées aux soldats de la MINUSTAH contre des jeunes Haïtiens. Le viol perpétré par des militaires uruguayens contre le jeune Johny Jean en août 2011 à Camp-Pérrin aura provoqué la colère des Haitiens. Louis-Joseph Olivier ljosepholivier@gmail.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121397
lundi 16 septembre 2013
Daniel Evinx libéré, Jean-Marie Salomon évincé du parquet
Sud/Justice/Drogue
Le Nouvelliste | Publié le :13 septembre 2013
Roberson Alphonse
« Nous ne voulons pas que les parquets se transforment en officines de règlement de comptes », a pesté un haut responsable du gouvernement, qui confirme que le commissaire Jean-Marie Salomon « va être mis en disponibilité » pour avoir agi de « manière fantaisiste et précipitée » en arrêtant Daniel Evinx.
L'homme d'affaires Daniel Evinx n'aura passé qu'une seule nuit au commissariat des Cayes où il a été placé en garde à vue aux ordres du commissaire du gouvernement Jean-Marie Salomon à cause de son implication présumée dans le trafic de stupéfiants. Il a été libéré ce vendredi par le juge d'instruction Josias Jean Pierre qui n'a retenu aucune charge contre lui, a-t-on appris de sources judiciaires. Le Bureau de lutte contre le trafic de stuféfiants (BLTS) et la Drug Enforcement Administrion (DEA) ont aussi constaté son innocence.
Le porte-parole de la PNH, l'inspecteur Gary Desrosiers, a révélé : « La police n'a pas arrêté parce qu'elle n'a rien à reprocher à ce citoyen », a dit Gary Desrosiers, assurant que « c'est Daniel Evinx qui nous a informés avoir vu une cargaison de marijuana flotter en mer sur son passage ». « Ce citoyen aidait la police en la mettant au courant de ce qu'il avait trouvé. S'il est arrêté, ce n'est pas par la police », a insisté Gary Desrosiers, martelant que la DEA et la BLTS avaient auditionné l'intéressé mais n'avaient rien à lui reprocher.
La veille, Renald Masseille, de la police du Sud, avait pourtant indiqué que le commissariat des Cayes avait reçu un mandat émis à l'encontre du citoyen Daniel Evinx habitant à Port-Salut pour trafic de stupéfiants. « La police, accompagnée du commissaire du gouvernement, a exécuté le mandat », avait-il confié dans la presse.
En off, un haut responsable gouvernemental a confié au journal que le commissaire du gouvernement Jean-Marie Salomon « va être mis en disponibilité ». « Nous ne voulons pas que les parquets se transforment en officines de règlement de comptes », a-t-il dit, soulignant que le commissaire du gouvernement a agi de « manière fantaisiste et précipitée ». « Ce citoyen a commis une bonne action », a souligné ce haut responsable du gouvernement. « Même l'enfer est pavé de bonnes intentions », a-t-il ajouté, rejetant d'un revers de main les critiques éventuelles sur l'interférence de l'exécutif dans la justice en vue de faire libérer Daniel Evinx, présenté comme un proche du président de la République. « Les gens peuvent dire ce qu'ils veulent mais l'exécutif n'est pas le juge d'instruction », a indiqué ce haut responsable.
Daniel Evinx, sur Vision 2000, a toujours clamé qu'il avait la conscience claire et qu'il avait accompli une bonne action. De retour de Port-Salut avec quatre amis, il dit avoir ramené des paquets d'un produit qui ressemble à de la marijuana. Daniel Evinx a assuré avoir appelé la DEA, la police départementale sur cette cargaison trouvée en mer de manière fortuite. En début de soirée, Daniel Evinx, propriétaire de Dan's Creek hôtel, était chez lui où il recevait des amis, a confié une source sur place.
Les gardes-côtes des Cayes ont bénéficié de nouvelles installations pour lutter contre le trafic de stupéfiants. La BLTS a arrêté 9 personnes, dont 5 étrangers (Jamaïcains, Cubains) dans le Sud pour ce mois. 87 kilogrammes de marijuana ont été saisis ainsi que 1. 7 kilogramme de cocaïne, a révélé le porte-parole de la PNH, Gary Desrosiers.
Entre-temps, entre doute, suspicion et accusation, chacun y va de sa thèse sur cette nouvelle affaire à rebondissement.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121324
Le Nouvelliste | Publié le :13 septembre 2013
Roberson Alphonse
« Nous ne voulons pas que les parquets se transforment en officines de règlement de comptes », a pesté un haut responsable du gouvernement, qui confirme que le commissaire Jean-Marie Salomon « va être mis en disponibilité » pour avoir agi de « manière fantaisiste et précipitée » en arrêtant Daniel Evinx.
L'homme d'affaires Daniel Evinx n'aura passé qu'une seule nuit au commissariat des Cayes où il a été placé en garde à vue aux ordres du commissaire du gouvernement Jean-Marie Salomon à cause de son implication présumée dans le trafic de stupéfiants. Il a été libéré ce vendredi par le juge d'instruction Josias Jean Pierre qui n'a retenu aucune charge contre lui, a-t-on appris de sources judiciaires. Le Bureau de lutte contre le trafic de stuféfiants (BLTS) et la Drug Enforcement Administrion (DEA) ont aussi constaté son innocence.
Le porte-parole de la PNH, l'inspecteur Gary Desrosiers, a révélé : « La police n'a pas arrêté parce qu'elle n'a rien à reprocher à ce citoyen », a dit Gary Desrosiers, assurant que « c'est Daniel Evinx qui nous a informés avoir vu une cargaison de marijuana flotter en mer sur son passage ». « Ce citoyen aidait la police en la mettant au courant de ce qu'il avait trouvé. S'il est arrêté, ce n'est pas par la police », a insisté Gary Desrosiers, martelant que la DEA et la BLTS avaient auditionné l'intéressé mais n'avaient rien à lui reprocher.
La veille, Renald Masseille, de la police du Sud, avait pourtant indiqué que le commissariat des Cayes avait reçu un mandat émis à l'encontre du citoyen Daniel Evinx habitant à Port-Salut pour trafic de stupéfiants. « La police, accompagnée du commissaire du gouvernement, a exécuté le mandat », avait-il confié dans la presse.
En off, un haut responsable gouvernemental a confié au journal que le commissaire du gouvernement Jean-Marie Salomon « va être mis en disponibilité ». « Nous ne voulons pas que les parquets se transforment en officines de règlement de comptes », a-t-il dit, soulignant que le commissaire du gouvernement a agi de « manière fantaisiste et précipitée ». « Ce citoyen a commis une bonne action », a souligné ce haut responsable du gouvernement. « Même l'enfer est pavé de bonnes intentions », a-t-il ajouté, rejetant d'un revers de main les critiques éventuelles sur l'interférence de l'exécutif dans la justice en vue de faire libérer Daniel Evinx, présenté comme un proche du président de la République. « Les gens peuvent dire ce qu'ils veulent mais l'exécutif n'est pas le juge d'instruction », a indiqué ce haut responsable.
Daniel Evinx, sur Vision 2000, a toujours clamé qu'il avait la conscience claire et qu'il avait accompli une bonne action. De retour de Port-Salut avec quatre amis, il dit avoir ramené des paquets d'un produit qui ressemble à de la marijuana. Daniel Evinx a assuré avoir appelé la DEA, la police départementale sur cette cargaison trouvée en mer de manière fortuite. En début de soirée, Daniel Evinx, propriétaire de Dan's Creek hôtel, était chez lui où il recevait des amis, a confié une source sur place.
Les gardes-côtes des Cayes ont bénéficié de nouvelles installations pour lutter contre le trafic de stupéfiants. La BLTS a arrêté 9 personnes, dont 5 étrangers (Jamaïcains, Cubains) dans le Sud pour ce mois. 87 kilogrammes de marijuana ont été saisis ainsi que 1. 7 kilogramme de cocaïne, a révélé le porte-parole de la PNH, Gary Desrosiers.
Entre-temps, entre doute, suspicion et accusation, chacun y va de sa thèse sur cette nouvelle affaire à rebondissement.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121324
dimanche 15 septembre 2013
Un nouveau joueur haïtien en ligue 2 française
Le Nouvelliste | Publié le :12 septembre 2013
Légupeterson Alexandre /petoo76@aim.com
A l'essai au sein du Stade Malherbe de Caen (Ligue 2) en France, depuis plus de deux semaines, l'ancien joueur Bitielo Jean Jacques, de la sélection haïtienne U-17, entraînée par feu Yves Philogène Labaze et qui avait disputé la phase finale de la coupe du monde de la FIFA, Corée du Sud 2007, s'est engagé de manière officielle pour une durée d'une année avec ce club où évolue l'expérimenté défenseur international haïtien, Jean Jacques Pierre.
Ce dernier a été l'instigateur principal de la venue de Bitiélo en France. Appelé en équipe nationale pour effectuer un stage post-Gold Cup 2013 au Canada, l'ancien joueur du Victory SC a pu, rien qu'après deux semaines, par ses prestations, son habileté, son sens tactique et surtout sa discipline, convaincre les dirigeants du Stade Malherbe de Caen. Ils lui ont offert un contrat d'une année. Le montant de la transaction n'a pas été révélé.
Toutefois, le principal intéressé a avancé ce qui suit : « J'ai signé pour une saison avec SM Caen. J'en profite pour remercier ouvertement Jean Jacques Pierre. Il a été le grand bonhomme de mon arrivée en France et, grâce à lui, j'ai pu concrétiser mon rêve d'enfance, celui de jouer dans un club européen »,a déclaré Bitiélo sur les ondes de Totalmix radio.com.
Bien que Bitiélo n'ait pas été retenu dans le groupe des joueurs disputant la Gold Cup 2013 avec l'équipe nationale, Jean Jacques Pierre avait vu juste, en lui offrant cette opportunité. « Que je sache, il a du talent pour s'imposer au plus haut niveau. Cependant, il a fallu qu'il ait les conseils appropriés et la discipline requise », avait constaté l'ancien joueur du Cavaly AS.
Pour atteindre cet objectif, Jean Jacques avait hébergé son jeune compatriote, pendant plus de deux semaines rien que pour permettre à Bitiélo de tenter à fond sa chance.
La signature de Bitiélo Jean Jacques ne fait qu'augmenter la colonie des joueurs haïtiens évoluant en France, tels : Kervens Fils Belfort et James Jean-François (Le Mans), Jean Jacques Pierre (SM Caen), Jeff Louis (AS Nancy), Reynald Metellus(Le havre), Duckens Nazon (Lorient) et Jean Eudes Maurice (Paris Saint-Germain).
Signalons que Bitiélo Jean Jacques est le quatrième joueur haïtien ayant participé au mondial sud-coréen en 2007 qui évolue encore au plus haut niveau, après Hérold Junior Charles (Tempête FC), Méchack Jérôme et Peterson Joseph (Sporting Kansas City/USA).
Légupeterson Alexandre /petoo76@aim.com
Légupeterson Alexandre /petoo76@aim.com
A l'essai au sein du Stade Malherbe de Caen (Ligue 2) en France, depuis plus de deux semaines, l'ancien joueur Bitielo Jean Jacques, de la sélection haïtienne U-17, entraînée par feu Yves Philogène Labaze et qui avait disputé la phase finale de la coupe du monde de la FIFA, Corée du Sud 2007, s'est engagé de manière officielle pour une durée d'une année avec ce club où évolue l'expérimenté défenseur international haïtien, Jean Jacques Pierre.
Ce dernier a été l'instigateur principal de la venue de Bitiélo en France. Appelé en équipe nationale pour effectuer un stage post-Gold Cup 2013 au Canada, l'ancien joueur du Victory SC a pu, rien qu'après deux semaines, par ses prestations, son habileté, son sens tactique et surtout sa discipline, convaincre les dirigeants du Stade Malherbe de Caen. Ils lui ont offert un contrat d'une année. Le montant de la transaction n'a pas été révélé.
Toutefois, le principal intéressé a avancé ce qui suit : « J'ai signé pour une saison avec SM Caen. J'en profite pour remercier ouvertement Jean Jacques Pierre. Il a été le grand bonhomme de mon arrivée en France et, grâce à lui, j'ai pu concrétiser mon rêve d'enfance, celui de jouer dans un club européen »,a déclaré Bitiélo sur les ondes de Totalmix radio.com.
Bien que Bitiélo n'ait pas été retenu dans le groupe des joueurs disputant la Gold Cup 2013 avec l'équipe nationale, Jean Jacques Pierre avait vu juste, en lui offrant cette opportunité. « Que je sache, il a du talent pour s'imposer au plus haut niveau. Cependant, il a fallu qu'il ait les conseils appropriés et la discipline requise », avait constaté l'ancien joueur du Cavaly AS.
Pour atteindre cet objectif, Jean Jacques avait hébergé son jeune compatriote, pendant plus de deux semaines rien que pour permettre à Bitiélo de tenter à fond sa chance.
La signature de Bitiélo Jean Jacques ne fait qu'augmenter la colonie des joueurs haïtiens évoluant en France, tels : Kervens Fils Belfort et James Jean-François (Le Mans), Jean Jacques Pierre (SM Caen), Jeff Louis (AS Nancy), Reynald Metellus(Le havre), Duckens Nazon (Lorient) et Jean Eudes Maurice (Paris Saint-Germain).
Signalons que Bitiélo Jean Jacques est le quatrième joueur haïtien ayant participé au mondial sud-coréen en 2007 qui évolue encore au plus haut niveau, après Hérold Junior Charles (Tempête FC), Méchack Jérôme et Peterson Joseph (Sporting Kansas City/USA).
Légupeterson Alexandre /petoo76@aim.com
vendredi 13 septembre 2013
Jeux de la Francophonie : l'or pour Haïti
Jean Jean Roosevelt remporte la finale du concours chanson
Jean Jean Roosevelt (Haïti) et Sae Lis' (Liban)
13/09/2013 - Le plateau était relevé pour la finale à laquelle concourraient, ce 12 septembre, cinq chanteurs et groupes lors des 7e Jeux de la Francophonie organisés à Nice, en France. Un concours remporté par l’Haïtien Jean Jean Roosevelt qui devance Sae Lis’ du Liban et Benegihanga du Rwanda.
L’un semble prier en tournant son visage vers le ciel, l’autre baisse la tête, un troisième est déjà prêt à se rouler par terre, suspendu aux lèvres du président du jury qui a déjà attribué la médaille de bronze au Rwanda et celle d’argent au Liban. L’explosion de joie chez Jean Jean Roosevelt et ses musiciens haïtiens, quelques secondes plus tard, est à la mesure de la tension qui s’était progressivement répandue dans les coursives de l’opéra de Nice, en ce jour de finale. C’est là, dans cette salle du XIXe siècle tournant le dos à la promenade des Anglais, que se déroule depuis dimanche la compétition dans la catégorie “chanson”, une des épreuves des Jeux de la Francophonie dont la particularité est de réunir des sportifs mais aussi des artistes du monde francophone.
Au cours des éditions précédentes de cet événement censé se tenir tous les quatre ans, ce concours culturel est monté en puissance : sur la liste des lauréats figurent notamment la Camerounaise Kareyce Fotso et les Québécois Karkwa, récompensés au Liban en 2009, les Marocains Hoba Hoba Spirit (2005) ou encore la Capverdienne Mayra Andrade (2001).
Un niveau élevé
Ils étaient dix-huit, cette année, à espérer inscrire leur nom au palmarès, issus de sélections régionales organisées en amont. Parmi eux, le groupe Mazagan venu sous les couleurs du royaume du Maroc, le Mauricien Ras Nininn, sélectionné pour le prix RFI Découvertes en 2009, le reggaeman suisse Junior Tshaka, la chanteuse mauritanienne Noura Mynt Seymali qui s’envolait juste après vers les États-Unis pour une tournée. Avec ces artistes déjà confirmés, dont la réputation est parfois internationale, le niveau s’annonçait élevé.
Répartis en quatre groupes programmés en autant de jours, ils se sont succédé chaque après-midi sur scène afin de décrocher un billet pour la finale. “Les concurrents disposeront d'un temps de concert de 15 à 25 minutes, au cours duquel la prestation se fera au moins pour moitié en français”, prévoit le règlement. Pour les départager, un jury dont les compétences en matière de musique du monde ne souffrent pas le moindre doute : le patron du label Lusafrica et ancien manager de Cesaria Evora, son alter ego chez Contre Jour qui a fait connaitre Habib Koite et Dobet Gnahoré, le directeur artistique du prestigieux festival Timitar d’Agadir, le patron du Festival d’été de Québec et un des activistes les plus réputés des musiques de l’océan Indien.
Ce 12 septembre, devant un public composé pour partie de membres des délégations mais surtout de Niçois mélomanes, l’Autrichienne Valérie Sajdik a donc ouvert la soirée décisive avec son trio de musiciens. Pas si simple de se débarrasser de la pression, même quand on possède son expérience : deux albums avec le groupe Saint-Privat, du nom d’un village du Sud de la France où elle séjourne souvent, et deux autres sous son nom. Cette diplômée en chant jazz du conservatoire de Vienne a fait sien l’esprit de la chanson française, qu’elle a beaucoup écouté durant son enfance grâce à une mère très francophile. “Ça me fait penser à Patricia Kaas”, lâche un spectateur, sans doute influencé au-delà de l’aspect artistique par l’allure de la jeune femme.
Faire la fête
Avec Sae Lis’, qui entre en lice dans la foulée, le style change. La “soul girl libanaise”, pour reprendre le titre de l’article que lui consacrait Femme Magazine, a sorti l’an dernier son premier album The Quest produit par le libano-ivoirien Mao Otayeck, longtemps aux côtés d’Alpha Blondy (et finaliste du prix Découvertes RFI en 2011). A Nice, elle veut profiter de l’occasion pour véhiculer une autre image de son pays, où “il n’y a pas que des conflits”.
L’ambiance est à point pour servir les intérêts de Jean Jean Roosevelt et sa troupe. Pieds nus, le drapeau haïtien sur les épaules, il sait créer en un instant une complicité avec le public, qui ne résiste ni à son sourire ni à ses chansons comme Pourquoi a-t-on grandi ?, éloge de l’innocence de l’enfance.
Le concert se poursuit avec Benegihanga, représentant le Rwanda – comme le Liban et Haïti, une terre marquée douloureusement par le sceau de l’histoire récente. Le collectif est formé pour l’essentiel du groupe reggae Holy Jah Doves de Ras Kayaga auquel s’est joint le chanteur Mani Martin. Pour ce projet, ils ont délaissé les rythmes jamaïcains et davantage mis l’accent sur les polyphonies qui évoquent l’Afrique australe.
Dernière concurrente de la soirée, Mariah Bissongo est là pour “faire la fête”. La jeune chanteuse du Burkina Faso, dont le père a marqué l’histoire musicale du pays avec les Imbattables Léopards, ne manque pas d’énergie. Sa grimace, au moment du verdict, en dit long sur sa déception, tandis que les Haïtiens font des bonds sur scène. “On est tous du Burkina, on est tous des Autrichiens”, chantera le nouveau médaillé d’or quelques instants plus tard, pour tenter de soulager la peine des perdants. Et partager son bonheur, en toute humilité.
Site officiel des Jeux de la Francophonie
http://www.rfimusique.com/actu-musique/musiques-monde/20130913-jeux-francophonie-jean-jean-roosevelt-haiti
Jean Jean Roosevelt (Haïti) et Sae Lis' (Liban)
13/09/2013 - Le plateau était relevé pour la finale à laquelle concourraient, ce 12 septembre, cinq chanteurs et groupes lors des 7e Jeux de la Francophonie organisés à Nice, en France. Un concours remporté par l’Haïtien Jean Jean Roosevelt qui devance Sae Lis’ du Liban et Benegihanga du Rwanda.
L’un semble prier en tournant son visage vers le ciel, l’autre baisse la tête, un troisième est déjà prêt à se rouler par terre, suspendu aux lèvres du président du jury qui a déjà attribué la médaille de bronze au Rwanda et celle d’argent au Liban. L’explosion de joie chez Jean Jean Roosevelt et ses musiciens haïtiens, quelques secondes plus tard, est à la mesure de la tension qui s’était progressivement répandue dans les coursives de l’opéra de Nice, en ce jour de finale. C’est là, dans cette salle du XIXe siècle tournant le dos à la promenade des Anglais, que se déroule depuis dimanche la compétition dans la catégorie “chanson”, une des épreuves des Jeux de la Francophonie dont la particularité est de réunir des sportifs mais aussi des artistes du monde francophone.
Au cours des éditions précédentes de cet événement censé se tenir tous les quatre ans, ce concours culturel est monté en puissance : sur la liste des lauréats figurent notamment la Camerounaise Kareyce Fotso et les Québécois Karkwa, récompensés au Liban en 2009, les Marocains Hoba Hoba Spirit (2005) ou encore la Capverdienne Mayra Andrade (2001).
Un niveau élevé
Ils étaient dix-huit, cette année, à espérer inscrire leur nom au palmarès, issus de sélections régionales organisées en amont. Parmi eux, le groupe Mazagan venu sous les couleurs du royaume du Maroc, le Mauricien Ras Nininn, sélectionné pour le prix RFI Découvertes en 2009, le reggaeman suisse Junior Tshaka, la chanteuse mauritanienne Noura Mynt Seymali qui s’envolait juste après vers les États-Unis pour une tournée. Avec ces artistes déjà confirmés, dont la réputation est parfois internationale, le niveau s’annonçait élevé.
Répartis en quatre groupes programmés en autant de jours, ils se sont succédé chaque après-midi sur scène afin de décrocher un billet pour la finale. “Les concurrents disposeront d'un temps de concert de 15 à 25 minutes, au cours duquel la prestation se fera au moins pour moitié en français”, prévoit le règlement. Pour les départager, un jury dont les compétences en matière de musique du monde ne souffrent pas le moindre doute : le patron du label Lusafrica et ancien manager de Cesaria Evora, son alter ego chez Contre Jour qui a fait connaitre Habib Koite et Dobet Gnahoré, le directeur artistique du prestigieux festival Timitar d’Agadir, le patron du Festival d’été de Québec et un des activistes les plus réputés des musiques de l’océan Indien.
Ce 12 septembre, devant un public composé pour partie de membres des délégations mais surtout de Niçois mélomanes, l’Autrichienne Valérie Sajdik a donc ouvert la soirée décisive avec son trio de musiciens. Pas si simple de se débarrasser de la pression, même quand on possède son expérience : deux albums avec le groupe Saint-Privat, du nom d’un village du Sud de la France où elle séjourne souvent, et deux autres sous son nom. Cette diplômée en chant jazz du conservatoire de Vienne a fait sien l’esprit de la chanson française, qu’elle a beaucoup écouté durant son enfance grâce à une mère très francophile. “Ça me fait penser à Patricia Kaas”, lâche un spectateur, sans doute influencé au-delà de l’aspect artistique par l’allure de la jeune femme.
Faire la fête
Avec Sae Lis’, qui entre en lice dans la foulée, le style change. La “soul girl libanaise”, pour reprendre le titre de l’article que lui consacrait Femme Magazine, a sorti l’an dernier son premier album The Quest produit par le libano-ivoirien Mao Otayeck, longtemps aux côtés d’Alpha Blondy (et finaliste du prix Découvertes RFI en 2011). A Nice, elle veut profiter de l’occasion pour véhiculer une autre image de son pays, où “il n’y a pas que des conflits”.
L’ambiance est à point pour servir les intérêts de Jean Jean Roosevelt et sa troupe. Pieds nus, le drapeau haïtien sur les épaules, il sait créer en un instant une complicité avec le public, qui ne résiste ni à son sourire ni à ses chansons comme Pourquoi a-t-on grandi ?, éloge de l’innocence de l’enfance.
Le concert se poursuit avec Benegihanga, représentant le Rwanda – comme le Liban et Haïti, une terre marquée douloureusement par le sceau de l’histoire récente. Le collectif est formé pour l’essentiel du groupe reggae Holy Jah Doves de Ras Kayaga auquel s’est joint le chanteur Mani Martin. Pour ce projet, ils ont délaissé les rythmes jamaïcains et davantage mis l’accent sur les polyphonies qui évoquent l’Afrique australe.
Dernière concurrente de la soirée, Mariah Bissongo est là pour “faire la fête”. La jeune chanteuse du Burkina Faso, dont le père a marqué l’histoire musicale du pays avec les Imbattables Léopards, ne manque pas d’énergie. Sa grimace, au moment du verdict, en dit long sur sa déception, tandis que les Haïtiens font des bonds sur scène. “On est tous du Burkina, on est tous des Autrichiens”, chantera le nouveau médaillé d’or quelques instants plus tard, pour tenter de soulager la peine des perdants. Et partager son bonheur, en toute humilité.
Site officiel des Jeux de la Francophonie
http://www.rfimusique.com/actu-musique/musiques-monde/20130913-jeux-francophonie-jean-jean-roosevelt-haiti
jeudi 12 septembre 2013
Ottawa exhorte Haïti à régler ses problèmes politiques
Le Nouvelliste | Publié le :11 septembre 2013 Joël-Denis Bellavance La Presse
Le ministre responsable de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), Christian Paradis, a récemment livré un message sans équivoque aux dirigeants haïtiens: ils doivent instaurer un plus grand climat de stabilité politique, sans quoi l'aide au développement pourrait être compromise.
La tenue des élections sénatoriales, qui étaient prévues en 2011, fait partie des gestes qui doivent être posés par les autorités haïtiennes pour raffermir la démocratie et la stabilité politique, a soutenu le ministre Paradis dans une entrevue accordée à La Presse.
Ce n'est pas un hasard si M. Paradis a fait sa toute première visite à l'étranger, en tant que nouveau ministre responsable de l'ACDI, à Haïti, qui reçoit l'une des plus grandes parts de l'aide au développement du Canada.
«J'ai été très clair devant les acteurs politiques. Ils doivent régler les enjeux politiques. Le Canada le répète avec insistance, sinon cela risque de compromettre le développement, et personne ne veut cela. Ils le savent très bien et il n'y a personne qui a été offensé quand j'ai dit cela», a soutenu le ministre.
L'UE s'impatiente
La France et l'Union européenne (UE) ont aussi exprimé leur impatience devant la lenteur du président haïtien Michel Martelly à s'entendre avec les partis de l'opposition afin d'organiser des élections sénatoriales.
Le temps presse aussi. Si des élections n'ont pas lieu avant le 14 janvier 2014 afin d'élire 10 nouveaux sénateurs, le président Martelly pourra alors constater la «caducité» du Parlement, démettre les parlementaires de leurs fonctions et diriger le pays par décret, ce qui pourrait alimenter le mouvement de contestation. Dans les rangs de l'opposition, on demande la démission du chef de l'État si les élections n'ont pas lieu avant la fin de l'année.
Depuis le terrible séisme qui a dévasté le pays et fait 230 000 morts, en janvier 2010, des progrès tangibles ont tout de même été réalisés en Haïti, notamment au chapitre du déplacement des milliers de sans-abri qui occupaient le Champ de Mars après le tremblement de terre. Mais les choses avanceraient plus vite si la classe politique pouvait régler la question des élections.
Une idée qui fait son chemin
Le ministre Paradis se réjouit de constater que les dirigeants haïtiens reconnaissent l'importance de rendre des comptes dans l'utilisation des millions de dollars venant des pays donateurs. L'idée de conclure un «pacte de responsabilité mutuelle» entre les autorités de Port-au-Prince et les bailleurs de fonds fait son chemin.
«L'idée, c'est que les dirigeants d' Haïti nous disent clairement ce qu'ils veulent faire en termes de développement et que nous leur disions clairement ce qu'on attend. Il ne s'agit pas de leur dicter nos priorités, mais de leur dire ce qu'on attend d'eux, c'est-à-dire des résultats concrets, des résultats durables, une économie qui soit de plus en plus autosuffisante», a précisé le ministre.
M. Paradis a de nouveau confirmé que le gouvernement Harper évalue les programmes d'aide au développement et que des réductions sont possibles. Mais il a refusé de donner plus de détails. Depuis 2007, le Canada a versé environ 1 milliard de dollars en aide à Haïti. En 2011-2012, l'aide s'élevait à 205 millions. Mais cette somme pourrait être ramenée à 90 millions par année, selon certaines informations.
Joël-Denis Bellavance La Presse
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121146
Le ministre responsable de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), Christian Paradis, a récemment livré un message sans équivoque aux dirigeants haïtiens: ils doivent instaurer un plus grand climat de stabilité politique, sans quoi l'aide au développement pourrait être compromise.
La tenue des élections sénatoriales, qui étaient prévues en 2011, fait partie des gestes qui doivent être posés par les autorités haïtiennes pour raffermir la démocratie et la stabilité politique, a soutenu le ministre Paradis dans une entrevue accordée à La Presse.
Ce n'est pas un hasard si M. Paradis a fait sa toute première visite à l'étranger, en tant que nouveau ministre responsable de l'ACDI, à Haïti, qui reçoit l'une des plus grandes parts de l'aide au développement du Canada.
«J'ai été très clair devant les acteurs politiques. Ils doivent régler les enjeux politiques. Le Canada le répète avec insistance, sinon cela risque de compromettre le développement, et personne ne veut cela. Ils le savent très bien et il n'y a personne qui a été offensé quand j'ai dit cela», a soutenu le ministre.
L'UE s'impatiente
La France et l'Union européenne (UE) ont aussi exprimé leur impatience devant la lenteur du président haïtien Michel Martelly à s'entendre avec les partis de l'opposition afin d'organiser des élections sénatoriales.
Le temps presse aussi. Si des élections n'ont pas lieu avant le 14 janvier 2014 afin d'élire 10 nouveaux sénateurs, le président Martelly pourra alors constater la «caducité» du Parlement, démettre les parlementaires de leurs fonctions et diriger le pays par décret, ce qui pourrait alimenter le mouvement de contestation. Dans les rangs de l'opposition, on demande la démission du chef de l'État si les élections n'ont pas lieu avant la fin de l'année.
Depuis le terrible séisme qui a dévasté le pays et fait 230 000 morts, en janvier 2010, des progrès tangibles ont tout de même été réalisés en Haïti, notamment au chapitre du déplacement des milliers de sans-abri qui occupaient le Champ de Mars après le tremblement de terre. Mais les choses avanceraient plus vite si la classe politique pouvait régler la question des élections.
Une idée qui fait son chemin
Le ministre Paradis se réjouit de constater que les dirigeants haïtiens reconnaissent l'importance de rendre des comptes dans l'utilisation des millions de dollars venant des pays donateurs. L'idée de conclure un «pacte de responsabilité mutuelle» entre les autorités de Port-au-Prince et les bailleurs de fonds fait son chemin.
«L'idée, c'est que les dirigeants d' Haïti nous disent clairement ce qu'ils veulent faire en termes de développement et que nous leur disions clairement ce qu'on attend. Il ne s'agit pas de leur dicter nos priorités, mais de leur dire ce qu'on attend d'eux, c'est-à-dire des résultats concrets, des résultats durables, une économie qui soit de plus en plus autosuffisante», a précisé le ministre.
M. Paradis a de nouveau confirmé que le gouvernement Harper évalue les programmes d'aide au développement et que des réductions sont possibles. Mais il a refusé de donner plus de détails. Depuis 2007, le Canada a versé environ 1 milliard de dollars en aide à Haïti. En 2011-2012, l'aide s'élevait à 205 millions. Mais cette somme pourrait être ramenée à 90 millions par année, selon certaines informations.
Joël-Denis Bellavance La Presse
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121146
La loi électorale...Le vote des députés jette la confusion
Le Nouvelliste | Publié le :11 septembre 2013
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
Après avoir été votée lundi à la Chambre des députés, la loi électorale est acheminée au Sénat pour les suites nécessaires. Une bonne nouvelle selon le Premier ministre Laurent Lamothe. Paradoxalement, pour le ministre Ralph Théano et les conseillers politiques du chef de l'Etat, il n'y pas eu de vote, même si le ministre de la Défense nationale, ancien sénateur de la République soutient le contraire.
Un vote qui crée la confusion. Visiblement, les violons ne s'accordent pas au sein du pouvoir sur le vote du projet de loi électorale lundi par les députés. Intervenant mardi depuis Paris sur Radio France internationale (RFI), le Premier ministre Laurent Lamothe avait éprouvé une certaine satisfaction en parlant du vote de ce document. « La bonne nouvelle, c'est que la loi a été votée hier soir...La balle est maintenant dans le camp du Sénat...Nous avons déjà mis de côté plus de 10 millions de dollars pour ces élections. Nous avons donné des frais d'établissement de 1.5 million de dollars pour le CTCEP... », a-t-il dit.
Parallèlement en Haïti, on entend un son de cloche tout à fait différent. Cacophonie. « On ne peut pas parler de vote, a soutenu le ministre Ralph Théano, chargé des Relations avec le Parlement. Aujourd'hui, personne ne peut dire combien de députés ont voté pour le projet de loi électorale, combien d'abstentions. Une lettre de protestation a été acheminée à l'exécutif disant que pratiquement il n'y a pas eu de vote. Le président de la Chambre des députés a pris sous sa propre responsabilité d'adopter le document. »
Ralph Théano a souligné que l'exécutif attend que la loi lui soit acheminée pour savoir ce qu'il va faire. Cependant, selon l'ancien sénateur Kely C. Bastien, la Constitution ne prévoit pas d'objection de la part du Chef de l'Etat en cas de session extraordinaire d'après les prescrits de l'article 123. « Dans ce cas, on dit que la loi est ajournée, le président doit attendre l'ouverture de la prochaine session législative », a souligné l'ancien président de la Chambre des députés.
L'ancien parlementaire a reconnu que dans le cadre d'un consensus politique, le chef de l'Etat pourrait toujours faire objection et convoquer la Chambre des députés en session extraordinaire. Cependant, il a insisté sur le fait qu'au regard de la Constitution amendée, le chef de l'Etat ne peut pas faire objection pendant que les députés sont en vacances.
Pour prouver que la séance du lundi 9 septembre a été faussée, le ministre Théano a menacé d'utiliser les grands moyens. « Nous avons les bandes vidéo de la séance, nous allons les diffuser pour l'ensemble de la population sur la télévision nationale et d'autres stations privées. A aucun moment de la durée, il n'y a pas eu de vote sur la loi électorale », a-t-il soutenu.
Tout en réitérant le désir de voir les élections organisées avant la fin de l'année, Ralph Théano a laissé comprendre que seule la loi électorale de 2008 est en vigueur. « Seule une loi chasse une autre loi », a-t-il avancé. Pour le moment, a-t-il dit, ni la Chambre des députés ni le Sénat n'ont pas encore voté d'autre loi électorale. Le ministre trouve l'appui de plusieurs conseillers du chef de l'Etat.
Pour sa part, Rodolphe Joazile, ancien sénateur de la République et ministre de la Défense nationale, s'est montré sensiblement en désaccord avec la position de son collègue Ralph Théano. L'ancien président de l'Assemblée nationale a reconnu aux parlementaires le droit de modifier le projet de loi électorale reçu de l'exécutif. « Tout comme, a-t-il ajouté, c'est un droit que le président de la République a pour faire objection. Nous ne sommes pas encore là puisque la ''loi électorale a été votée seulement au niveau de la Chambre des députés''. On attend le Sénat et la transmission du document au chef de l'Etat aux fins de publication. »
Le ministre Ralph Théano a fait savoir qu'une cinquantaine de députés sont sur le point de signer une pétition pour dénoncer la séance de lundi, en plus de la lettre de protestation envoyée à l'exécutif. Le président de la Chambre des députés, qui n'a jamais eu de bonnes relations avec Raph Théano, a lancé une mise en garde contre tout député voulant lui envoyer une pétition, une quelconque autre forme de protestation. «...j'expliquerai à la population dans quelle condition le Palais national avait convoqué des députés après le vote. Certains ont été mis à genoux... », a révélé Jean-Tholbert Alexis.
Selon Jean-Tholbert Alexis, qui n'a pas caché son opposition au pouvoir en place, il est temps que les députés défendent les intérêts de la population, non ceux du Palais national en cherchant à violer la Constitution du pays. « J'ai tranché souverainement au regard du règlement intérieur », a-t-il martelé.
La loi électorale a été acheminée au Sénat de la République pour les suites nécessaires. C'est surtout l'article 241 du document qui rend le pouvoir inconfortable. L'article indique que les 10 sénateurs, dont le mandat devrait arriver à terme le 14 janvier 2014, pourront rester à leur poste jusqu'en 2015. Ces sénateurs sont pour la plupart des opposants farouches à Michel Martelly. Ils reprochent à ce dernier, entre autres, sa volonté de rendre dysfonctionnel le Sénat pour ensuite constater la caducité du Parlement.
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121186
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
Après avoir été votée lundi à la Chambre des députés, la loi électorale est acheminée au Sénat pour les suites nécessaires. Une bonne nouvelle selon le Premier ministre Laurent Lamothe. Paradoxalement, pour le ministre Ralph Théano et les conseillers politiques du chef de l'Etat, il n'y pas eu de vote, même si le ministre de la Défense nationale, ancien sénateur de la République soutient le contraire.
Un vote qui crée la confusion. Visiblement, les violons ne s'accordent pas au sein du pouvoir sur le vote du projet de loi électorale lundi par les députés. Intervenant mardi depuis Paris sur Radio France internationale (RFI), le Premier ministre Laurent Lamothe avait éprouvé une certaine satisfaction en parlant du vote de ce document. « La bonne nouvelle, c'est que la loi a été votée hier soir...La balle est maintenant dans le camp du Sénat...Nous avons déjà mis de côté plus de 10 millions de dollars pour ces élections. Nous avons donné des frais d'établissement de 1.5 million de dollars pour le CTCEP... », a-t-il dit.
Parallèlement en Haïti, on entend un son de cloche tout à fait différent. Cacophonie. « On ne peut pas parler de vote, a soutenu le ministre Ralph Théano, chargé des Relations avec le Parlement. Aujourd'hui, personne ne peut dire combien de députés ont voté pour le projet de loi électorale, combien d'abstentions. Une lettre de protestation a été acheminée à l'exécutif disant que pratiquement il n'y a pas eu de vote. Le président de la Chambre des députés a pris sous sa propre responsabilité d'adopter le document. »
Ralph Théano a souligné que l'exécutif attend que la loi lui soit acheminée pour savoir ce qu'il va faire. Cependant, selon l'ancien sénateur Kely C. Bastien, la Constitution ne prévoit pas d'objection de la part du Chef de l'Etat en cas de session extraordinaire d'après les prescrits de l'article 123. « Dans ce cas, on dit que la loi est ajournée, le président doit attendre l'ouverture de la prochaine session législative », a souligné l'ancien président de la Chambre des députés.
L'ancien parlementaire a reconnu que dans le cadre d'un consensus politique, le chef de l'Etat pourrait toujours faire objection et convoquer la Chambre des députés en session extraordinaire. Cependant, il a insisté sur le fait qu'au regard de la Constitution amendée, le chef de l'Etat ne peut pas faire objection pendant que les députés sont en vacances.
Pour prouver que la séance du lundi 9 septembre a été faussée, le ministre Théano a menacé d'utiliser les grands moyens. « Nous avons les bandes vidéo de la séance, nous allons les diffuser pour l'ensemble de la population sur la télévision nationale et d'autres stations privées. A aucun moment de la durée, il n'y a pas eu de vote sur la loi électorale », a-t-il soutenu.
Tout en réitérant le désir de voir les élections organisées avant la fin de l'année, Ralph Théano a laissé comprendre que seule la loi électorale de 2008 est en vigueur. « Seule une loi chasse une autre loi », a-t-il avancé. Pour le moment, a-t-il dit, ni la Chambre des députés ni le Sénat n'ont pas encore voté d'autre loi électorale. Le ministre trouve l'appui de plusieurs conseillers du chef de l'Etat.
Pour sa part, Rodolphe Joazile, ancien sénateur de la République et ministre de la Défense nationale, s'est montré sensiblement en désaccord avec la position de son collègue Ralph Théano. L'ancien président de l'Assemblée nationale a reconnu aux parlementaires le droit de modifier le projet de loi électorale reçu de l'exécutif. « Tout comme, a-t-il ajouté, c'est un droit que le président de la République a pour faire objection. Nous ne sommes pas encore là puisque la ''loi électorale a été votée seulement au niveau de la Chambre des députés''. On attend le Sénat et la transmission du document au chef de l'Etat aux fins de publication. »
Le ministre Ralph Théano a fait savoir qu'une cinquantaine de députés sont sur le point de signer une pétition pour dénoncer la séance de lundi, en plus de la lettre de protestation envoyée à l'exécutif. Le président de la Chambre des députés, qui n'a jamais eu de bonnes relations avec Raph Théano, a lancé une mise en garde contre tout député voulant lui envoyer une pétition, une quelconque autre forme de protestation. «...j'expliquerai à la population dans quelle condition le Palais national avait convoqué des députés après le vote. Certains ont été mis à genoux... », a révélé Jean-Tholbert Alexis.
Selon Jean-Tholbert Alexis, qui n'a pas caché son opposition au pouvoir en place, il est temps que les députés défendent les intérêts de la population, non ceux du Palais national en cherchant à violer la Constitution du pays. « J'ai tranché souverainement au regard du règlement intérieur », a-t-il martelé.
La loi électorale a été acheminée au Sénat de la République pour les suites nécessaires. C'est surtout l'article 241 du document qui rend le pouvoir inconfortable. L'article indique que les 10 sénateurs, dont le mandat devrait arriver à terme le 14 janvier 2014, pourront rester à leur poste jusqu'en 2015. Ces sénateurs sont pour la plupart des opposants farouches à Michel Martelly. Ils reprochent à ce dernier, entre autres, sa volonté de rendre dysfonctionnel le Sénat pour ensuite constater la caducité du Parlement.
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121186
Jeux de la Francophonie...Desravines et Roosevelt sur les toits de Nice
Le Nouvelliste | Publié le :11 septembre 2013
Valéry Daudier vdaudier@lenouvelliste.com
Haïti fait partie des cinq finalistes de la chanson aux Jeux de la francophonie qui se déroulent à Nice, en France. Si le pays est déjà éliminé en football, cyclisme, littérature et conte, Linouse Desravines (52kg) a toutefois offert à Haïti sa première médaille (bronze) mercredi. Qualifié pour la deuxième phase, le groupe Unistep, qui représentait notre pays dans la catégorie « danse », est aussi éliminé de la compétition mais retenu pour se produire à la clôture de ce grand événement.
A mi-chemin de la fin de cet événement international, les finales commencent à offrir leurs lots de vainqueurs. En chanson, Haïti est représentée par Jean Jean Roosevelt. Une autre bonne nouvelle de la journée. Haïti, l'Autriche, le Burkina Faso, le Liban et Rwanda sont les cinq finalistes de cette catégorie. La grande finale se déroule ce jeudi soir à l'Opéra de Nice.
Midi 48 à Nice. Prises de photos incessantes entre danseurs venus de 15 pays, dont Haïti, accolades sur l'estrade du Théâtre de Verdure sur la côte d'Azur. On fait passer le temps en attendant la délibération du jury. Le groupe de danse Unistep, qui représente Haïti aux Jeux de la francophonie, vient de se mesurer avec ceux de 14 autres pays de la compétition. Dans un « rapsin », un mélange de rap-hip hop et de « rasin ».
La décision du jury se fait attendre, mais les optimistes soutiennent que la prestation d'Haïti figure parmi les meilleures. Ils ont raison. Les cinq jeunes Haïtiens formant ce groupe n'ont pas déçu l'assistance. Encore moins les cinq membres du jury. Pour preuve, comme prévu, le groupe a été retenu parmi les huit finalistes, aux côtés du Congo Brazzaville - meilleure prestation mais classée deuxième derrière la France, selon le jury -, du Gabon, de la Belgique, du Liban, du Cameroun et du Maroc.
Pour la deuxième phase du concours à 15 h, Haïti est tombée sur les danseurs représentant le Gabon en quart de finale. Pour ce face-à-face, Unistep est éliminé. Pas avec la décision unanime des membres du jury - deux voix pour et trois contre. Haïti est toutefois retenue pour danser à la clôture des spectacles.
Mercredi soir, Haïti affrontait le Sénégal. Cette fois-ci en football. Déception. La sélection, qui jouait à 10 contre 11 avant la demi-heure de jeu, s'est inclinée par 3-0 et sort de la compétition. Avant même de quitter le stade, une nouvelle est venue soulager les membres de la délégation haïtienne : Linouse Desravine a remporté la médaille de bronze. « Cette médaille représente beaucoup pour moi même si ce n'est pas cette couleur que j'espérais, a-telle réagi. Je me suis dit que l'essentiel est d'être parvenue à l'emporter pour mon pays et surtout d'ouvrir la voie aux autres collègues judokas en particulier et tous les représentants d'Haïti en général qui sont encore en course pour d'autres médailles. »
La beauté de cet événement, c'est sa diversité. La diversité des disciplines qui rend triste et soulage parfois en même temps. On est tombé par-ci, on se relève par-là. A l'instar de certains pays comme la France, Haïti en a vécu l'expérience.
Valéry Daudier vdaudier@lenouvelliste.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121178
Valéry Daudier vdaudier@lenouvelliste.com
Haïti fait partie des cinq finalistes de la chanson aux Jeux de la francophonie qui se déroulent à Nice, en France. Si le pays est déjà éliminé en football, cyclisme, littérature et conte, Linouse Desravines (52kg) a toutefois offert à Haïti sa première médaille (bronze) mercredi. Qualifié pour la deuxième phase, le groupe Unistep, qui représentait notre pays dans la catégorie « danse », est aussi éliminé de la compétition mais retenu pour se produire à la clôture de ce grand événement.
A mi-chemin de la fin de cet événement international, les finales commencent à offrir leurs lots de vainqueurs. En chanson, Haïti est représentée par Jean Jean Roosevelt. Une autre bonne nouvelle de la journée. Haïti, l'Autriche, le Burkina Faso, le Liban et Rwanda sont les cinq finalistes de cette catégorie. La grande finale se déroule ce jeudi soir à l'Opéra de Nice.
Midi 48 à Nice. Prises de photos incessantes entre danseurs venus de 15 pays, dont Haïti, accolades sur l'estrade du Théâtre de Verdure sur la côte d'Azur. On fait passer le temps en attendant la délibération du jury. Le groupe de danse Unistep, qui représente Haïti aux Jeux de la francophonie, vient de se mesurer avec ceux de 14 autres pays de la compétition. Dans un « rapsin », un mélange de rap-hip hop et de « rasin ».
La décision du jury se fait attendre, mais les optimistes soutiennent que la prestation d'Haïti figure parmi les meilleures. Ils ont raison. Les cinq jeunes Haïtiens formant ce groupe n'ont pas déçu l'assistance. Encore moins les cinq membres du jury. Pour preuve, comme prévu, le groupe a été retenu parmi les huit finalistes, aux côtés du Congo Brazzaville - meilleure prestation mais classée deuxième derrière la France, selon le jury -, du Gabon, de la Belgique, du Liban, du Cameroun et du Maroc.
Pour la deuxième phase du concours à 15 h, Haïti est tombée sur les danseurs représentant le Gabon en quart de finale. Pour ce face-à-face, Unistep est éliminé. Pas avec la décision unanime des membres du jury - deux voix pour et trois contre. Haïti est toutefois retenue pour danser à la clôture des spectacles.
Mercredi soir, Haïti affrontait le Sénégal. Cette fois-ci en football. Déception. La sélection, qui jouait à 10 contre 11 avant la demi-heure de jeu, s'est inclinée par 3-0 et sort de la compétition. Avant même de quitter le stade, une nouvelle est venue soulager les membres de la délégation haïtienne : Linouse Desravine a remporté la médaille de bronze. « Cette médaille représente beaucoup pour moi même si ce n'est pas cette couleur que j'espérais, a-telle réagi. Je me suis dit que l'essentiel est d'être parvenue à l'emporter pour mon pays et surtout d'ouvrir la voie aux autres collègues judokas en particulier et tous les représentants d'Haïti en général qui sont encore en course pour d'autres médailles. »
La beauté de cet événement, c'est sa diversité. La diversité des disciplines qui rend triste et soulage parfois en même temps. On est tombé par-ci, on se relève par-là. A l'instar de certains pays comme la France, Haïti en a vécu l'expérience.
Valéry Daudier vdaudier@lenouvelliste.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121178
mercredi 11 septembre 2013
Sud-Est : entre la mer et la « Colline enchantée »
Le Nouvelliste | Publié le :10 septembre 2013 Nathalie Cardichon
Une chaude brise caresse les visages. Les vagues blanchâtres viennent mourir sur le sable et emportent tout doucement les derniers jours de vacances de certains nostalgiques de Raymond-les-bains, une des plages du Sud-Est, ce dimanche 8 septembre. Mais pour ceux qui aiment marcher les pieds dans l'eau tout au long de l'année, la mer ne prend pas de vacances...
Rocky Patrick est de ce nombre. A Raymond-les-bains (Cayes-Jacmel), il est en sueur, pieds et torse nus à jouer au football. Il reprend son souffle à l'ombre des cocotiers après quelques dribles.
« Je suis ravi des travaux de réaménagement entamés par la mairie. La sécurisation de la mer par les bouées, la clôture, entre autres... », lance, la respiration saccadée, ce natif de Jacmel. « Néanmoins, je voudrais que l'on répare aussi les choucounettes », souhaite-il, assis auprès de sa dulcinée.
Les yeux cachés par des lunettes de soleil, Boursiquot Rouzier papote avec son ami Domond Jean Romel. « J'aime mon pays. J'y reviens tout le temps », confie ce résident de New York. « Je pense d'ailleurs à y amener mon fils », ajoute-t-il. Il observe de près les travaux autour de la plage.L'aménagement du parking, les kiosques pour les marchandes. Il formule tout de même certaines recommandations comme par exemple mettre des sacs dans les poubelles. Domond Romel voudrait plus de sécurité sur le site. « Souvent des vagabonds viennent perturber la paix des braves gens ici »,souligne-t-il. « Les agents de sécurité doivent être là en permanence », insiste Domond Romel
La plage Raymond-les-bains « est fréquentée quotidiennement » selon la directrice départementale du Tourisme du Sud-Est, Dithny Joan Raton. "Les travaux de rehabilitation ont débuté en février 2013 et coûtent 10 millions de gourdes pour tout le projet. aujourd'hui, nous en sommes à la moitié des travaux ", raconte-elle en compagnie de l'agent exécutif interimaire de Cayes-Jacmel Pierre Jean Rodan. Ils comprennent la construction d'un grillage posé sur des murets, décorés avec des motifs en céramiques cassées,oeuvre d'une association d'orphelin.
L'aménagement d'un parking de 40 places et la construction d'une vingtaine de kiosques pour les marchandes de fruits de mer, d'un bloc sanitaire, des barques à fleurs, l'installation de bouées de démarcation, l'électrification du site, entre autres. Les responsables envisagent aussi un partenariat public-privé pour l'installation de mini-bars qui seront disséminés sur la plage.
Un peu plus au sud, les plages se suivent mais ne se ressemblent pas.
La nature est diverse et généreuse. A Marigot, sur la plage de Kabic, La villa Nicole vient d'être le théâtre du mariage d'une célébrité haïtienne.
Les lieux sont calmes et décorés aux couleurs vives. L'accueil se fait agréablement avec un cocktail de bienvenue servi dans des coupes garnies de parapluies en miniature. Des étrangers se prélassent peinards sous des cocotiers inclinés.
Dans l'air, l'odeur d'un mets titille les sens. Un couple délecte allégrement un plat de crevette, de bananes frites, de salade et de riz. On dirait que c'est plus succulent face à la mer.
A quelques kilomètres, à Corail Soult, la route garde les cicatrices des dernières intempéries. Des hommes sont au travail.Les vagues, comme si elles dansaient la danse des guerriers Masaï avant un combat, s'écrasent sur le littoral. Le chemin qui mène à l'hôtel la Colline enchantée ressemble à un sentier de berger. La mer est plus belle vue d'en haut. Le spectacle est époustouflant. Nichée sur un monticule, la constellation de maisonnettes jaunes et bleues, recouvertes de paille, originalement décorées, rappellent qu'on est à la campagne. La Colline enchantée est une pure merveille.
Dans le restaurant, de bruyants touristes multilingues attendent leur ration tandis que d'autres paressent au soleil ou font un petit somme sous "les arbres musiciens" rendant encore plus enchanteresse cette colline surplombant la mer.
Nathalie Cardichon
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121011
Une nouvelle tête à l'Inspection générale de la PNH
Le Nouvelliste | Publié le :10 septembre 2013
Joubert Rochefort rochefelle2013@gmail.com
Le commissaire Ralph Stanley Jean Brice a été nouvellement nommé inspecteur général en chef de la Police nationale d'Haïti. Le nouveau titulaire à ce poste à l'institution policière promet d'être à la hauteur de ses responsabilités, en marge de la cérémonie de son installation, mardi 10 septembre, dans des locaux fraîchement aménagés de l'institution à Delmas 2.
C'est en présence de tout le gratin de la police nationale, du ministère de la Justice, de la société civile et des partenaires internationaux que Ralph Stanley Jean Brice a pris ses fonctions à la tête de l'Inspection générale de la police nationale d'Haïti (IGPNH). Il succède à ce poste au commissaire Eric Chériska qui y a passé environ 8 mois.
A peine nommé, le nouvel inspecteur général en chef de la PNH se veut un franc collaborateur. Dans ses propos, il se dit ouvert aux conseils et aux recommandations. De plus, Ralph Stanley Brice reconnaît que son travail est loin d'être mince. Des grands dossiers à scruter, des règlements administratifs à faire respecter, des confiances à gagner sont autant de tâches qui l'attendent à son nouveau poste. Il assure à la population, aux hauts fonctionnaires de la PNH et à la communauté internationale avec qui il aura à collaborer tout au long de son mandat qu'il sera à la hauteur de ses responsabilités. « Nous vous garantissons que nous serons à la hauteur de notre tâche. Nos longues années de commandement et notre leadership nous permettront de surmonter les difficultés et faire face aux nombreux défis qui nous attendent», assure Ralph Stanley.
Ralph Stanley Jean Brice rappelle aux agents de police la stricte application du code d'instruction policière en cas de violation flagrante ou d'abus de pouvoir. Parmi ces règlements figurent : le respect de la loi - de la hiérarchie et de la discipline. En outre, il appelle les officiers à faire preuve d'intégrité et de modestie dans l'exercice de leurs fonctions.
Le nouvel inspecteur général en chef compte également donner vie aux instances de contrôle qui s'inscrivent parmi l'une des priorités de son mandat. La direction générale et l'Inspection générale, argue-t-il, entendent faire du développement institutionnel un objectif de premier ordre. En outre, il entend freiner la violation délibérée des règlements.
Une façon pour lui de poursuivre la mission de la PNH. « Il faut que cesse cette vieille pratique consistant à fermer les yeux tout en constatant la violation des règlements. Nous croyons de conviction profonde, que l'image de la PNH ne changera que lorsque les chefs de patrouilles, les chefs de postes, les responsables des unités territoriales et spécialisées, les directeurs départementaux, les directeurs centraux, ainsi que l'Inspection générale elle-même accepteront de prendre les taureaux par les cornes et d'imposer aux subordonnés le respect des règlements », a déclaré Ralph Stanley Jean Brice.
Pour le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Jean Renel Sanon, qui est aussi le vice-président du Conseil supérieur de la police nationale, cette nomination rentre dans le cadre des changements structurels envisagés au plan de développement de la Police nationale d'Haïti. Cependant, le ministre de la Justice espère que le nouvel inspecteur général en chef arrivera à inspirer confiance à la population dans les prochains jours.
« J'attends de vous des actions concrètes et urgentes pour le maintien de la discipline et le renforcement du moral des policiers. Assurez-vous que les patrouilles sont effectuées régulièrement dans les rues par la police d'inspection de manière assidue.
Joubert Rochefort rochefelle2013@gmail.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121113
Joubert Rochefort rochefelle2013@gmail.com
Le commissaire Ralph Stanley Jean Brice a été nouvellement nommé inspecteur général en chef de la Police nationale d'Haïti. Le nouveau titulaire à ce poste à l'institution policière promet d'être à la hauteur de ses responsabilités, en marge de la cérémonie de son installation, mardi 10 septembre, dans des locaux fraîchement aménagés de l'institution à Delmas 2.
C'est en présence de tout le gratin de la police nationale, du ministère de la Justice, de la société civile et des partenaires internationaux que Ralph Stanley Jean Brice a pris ses fonctions à la tête de l'Inspection générale de la police nationale d'Haïti (IGPNH). Il succède à ce poste au commissaire Eric Chériska qui y a passé environ 8 mois.
A peine nommé, le nouvel inspecteur général en chef de la PNH se veut un franc collaborateur. Dans ses propos, il se dit ouvert aux conseils et aux recommandations. De plus, Ralph Stanley Brice reconnaît que son travail est loin d'être mince. Des grands dossiers à scruter, des règlements administratifs à faire respecter, des confiances à gagner sont autant de tâches qui l'attendent à son nouveau poste. Il assure à la population, aux hauts fonctionnaires de la PNH et à la communauté internationale avec qui il aura à collaborer tout au long de son mandat qu'il sera à la hauteur de ses responsabilités. « Nous vous garantissons que nous serons à la hauteur de notre tâche. Nos longues années de commandement et notre leadership nous permettront de surmonter les difficultés et faire face aux nombreux défis qui nous attendent», assure Ralph Stanley.
Ralph Stanley Jean Brice rappelle aux agents de police la stricte application du code d'instruction policière en cas de violation flagrante ou d'abus de pouvoir. Parmi ces règlements figurent : le respect de la loi - de la hiérarchie et de la discipline. En outre, il appelle les officiers à faire preuve d'intégrité et de modestie dans l'exercice de leurs fonctions.
Le nouvel inspecteur général en chef compte également donner vie aux instances de contrôle qui s'inscrivent parmi l'une des priorités de son mandat. La direction générale et l'Inspection générale, argue-t-il, entendent faire du développement institutionnel un objectif de premier ordre. En outre, il entend freiner la violation délibérée des règlements.
Une façon pour lui de poursuivre la mission de la PNH. « Il faut que cesse cette vieille pratique consistant à fermer les yeux tout en constatant la violation des règlements. Nous croyons de conviction profonde, que l'image de la PNH ne changera que lorsque les chefs de patrouilles, les chefs de postes, les responsables des unités territoriales et spécialisées, les directeurs départementaux, les directeurs centraux, ainsi que l'Inspection générale elle-même accepteront de prendre les taureaux par les cornes et d'imposer aux subordonnés le respect des règlements », a déclaré Ralph Stanley Jean Brice.
Pour le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Jean Renel Sanon, qui est aussi le vice-président du Conseil supérieur de la police nationale, cette nomination rentre dans le cadre des changements structurels envisagés au plan de développement de la Police nationale d'Haïti. Cependant, le ministre de la Justice espère que le nouvel inspecteur général en chef arrivera à inspirer confiance à la population dans les prochains jours.
« J'attends de vous des actions concrètes et urgentes pour le maintien de la discipline et le renforcement du moral des policiers. Assurez-vous que les patrouilles sont effectuées régulièrement dans les rues par la police d'inspection de manière assidue.
Joubert Rochefort rochefelle2013@gmail.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121113
Environnement/ Exploitation des carrières de sable...L'Etat promet de sévir avec la dernière rigueur
Le Nouvelliste | Publié le :09 septembre 2013
Bertrand Mercéus Juno Jean Baptiste
Le ministère de l'Environnement et le Bureau de l'Energie et des mines (BME) ont procédé lundi à la présentation d'un ensemble de mesures adoptées par le gouvernement en vue de freiner l'exploitation illégale et anarchique des carrières de sable. Un arrêté sera publié sous peu afin de garantir le support judiciaire nécessaire.
D'emblée, le directeur général du Bureau des mines, Ludner Remarais, a rappelé un ensemble de carrières qui ont été fermées, notamment à La Boule 12 et au Morne l'Hôpital. « Il n'y a pas de discussion là-dessus, a-t-il dit, résolu. Toute personne qui exploite une carrière à ces endroits enfreint la loi et la justice sévira contre elle. »
Pour ne pas pénaliser le secteur de la construction, trois carrières peuvent légalement fonctionner pour l'exploitation du sable, selon le directeur général. Il s'agit des carrières de Morne-à-Cabri, de Saint- Jude et de la rivière Grise, moyennant un permis d'exploitation délivré par le BME. « Seul le BME est habilité à délivrer le permis. Mais pour l'avoir, il faut d'abord que le MDE fasse au préalable une étude de la zone où se trouve la carrière qu'on voudrait exploiter. »
M. Remarais a également identifié trois endroits par où les camions peuvent atteindre la rivière Grise afin d'en tirer le sable nécessaire à la construction. Ce sont Carrefour Dumay à la Croix-des-Bouquets, le Renouveau charismatique à Tabarre et Pernier au niveau de Fatima. « Tout camion, a-t-il ajouté, qui prend un autre chemin pour atteindre la rivière Grise sera en contravention avec la loi. »
Ludner Remarais en a profité pour dire aux firmes locales et étrangères, qui construisent des routes dans le pays et qui ont des contrats avec l'Etat, qu'il n'est pas normal de continuer à exploiter des carrières sans aucun contrôle, aggravant ainsi les problèmes environnementaux du pays. « Le gouvernement demande que tout soit régularisé. Ceux qui continuent en dehors des normes établies et qui ne respectent pas la loi, la justice sévira contre eux et il y aura confiscation d'équipements. Nous souhaitons que tout le monde rentre dans l'ordre. »
Le titulaire du BME a indiqué qu'un arrêté sera pris sous peu en vue de stopper l'exploitation des sédiments au niveau des rivières et l'exploitation des carrières dans les mornes. « Il n'est pas normal que des citoyens et des étrangers posent des actes commerciaux au détriment de l'environnement. Et, le pire, c'est que l'Etat ne perçoit rien de ces exploitations alors qu'elles provoquent beaucoup de problèmes aux citoyens et à l'Etat haïtien. »
De son côté, le ministre de l'Environnement, Jean François Thomas, a relaté trois problèmes majeurs causés à l'environnement lorsque des carrières sont exploitées dans de mauvaises conditions. Ce sont l'inondation, le phénomène de sédimentation, c'est-à-dire que l'eau emporte les terres dans les cours d'eau parce qu'elles deviennent friables et la dégradation de notre paysage du point de vue esthétique.
Jean François Thomas a rappelé le décret du 12 octobre 2005 sur la gestion de l'environnement, qui donne des prescrits sur la protection et l'exploitation des carrières de sable, et celui du 23 août qui donne des instructions sur les types de carrières. « Cependant, constate le ministre, certaines personnes continuent à exploiter les carrières qui ont été fermées par l'Etat. Celle de La Boule par exemple est interdite, mais jusqu'à présent des gens, défiant l'autorité de l'Etat, continuent à l'exploiter. Il y a aussi ce qui se passe dans la rivière Grise et dans toute la zone de Titanyen. »
Fort de ces préoccupations, M. Jean François a fait savoir que le gouvernement envisageait des mesures « fermes » pour protéger l'environnement et la sécurité du pays et des citoyens.
Aussi, la question de l'exploitation des carrières de sable semble-t-elle interpeller le pouvoir judiciaire. Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Francisco René, révèle que le décret du 2 avril 1984, en fait un complément de celui du 3 mars 1976, décrit le processus de l'exploitation du sable. « La justice, en ce sens, est prête à sévir contre tous les contrevenants qui agissent en violation de ces deux décrets qui prévoient des sanctions à cet effet », a déclaré, d'un ton sévère, le chef de la poursuite, invitant par ailleurs tous ceux qui ne sont pas en règle à effectuer des démarches légales en vue d'obtenir les permis nécessaires auprès du BME.
Selon lui, l'exploitation anarchique du sol, susceptible de mettre en danger l'environnement, doit cesser. Faisant référence à des compagnies qui exploitent illicitement les carrières de sable depuis des lustres au grand dam de ces deux décrets, Me René Francisco, dans un style propre à lui seul, leur a lancé un « stop » tonitruant. « Stop, la recréation est terminée », a-t-il dit à la Primature devant un parterre de journalistes.
Pour le moins, le chef du parquet de Croix-des-Bouquets semble s'être aligné sur la position de son collègue. Me Leny Thélusma estime que le rôle des commissaires du gouvernement dans ce dossier n'est autre que d'appliquer la loi. « Un homme avisé en vaut mille, a-t-il tempêté. Nous n'allons pas agir en "matadors superbes" mais nous allons appliquer la rigueur de la loi pour en finir avec cette question de l'exploitation anarchique des carrières de sable. »
Bertrand Mercéus Juno Jean Baptiste http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121026
Bertrand Mercéus Juno Jean Baptiste
Le ministère de l'Environnement et le Bureau de l'Energie et des mines (BME) ont procédé lundi à la présentation d'un ensemble de mesures adoptées par le gouvernement en vue de freiner l'exploitation illégale et anarchique des carrières de sable. Un arrêté sera publié sous peu afin de garantir le support judiciaire nécessaire.
D'emblée, le directeur général du Bureau des mines, Ludner Remarais, a rappelé un ensemble de carrières qui ont été fermées, notamment à La Boule 12 et au Morne l'Hôpital. « Il n'y a pas de discussion là-dessus, a-t-il dit, résolu. Toute personne qui exploite une carrière à ces endroits enfreint la loi et la justice sévira contre elle. »
Pour ne pas pénaliser le secteur de la construction, trois carrières peuvent légalement fonctionner pour l'exploitation du sable, selon le directeur général. Il s'agit des carrières de Morne-à-Cabri, de Saint- Jude et de la rivière Grise, moyennant un permis d'exploitation délivré par le BME. « Seul le BME est habilité à délivrer le permis. Mais pour l'avoir, il faut d'abord que le MDE fasse au préalable une étude de la zone où se trouve la carrière qu'on voudrait exploiter. »
M. Remarais a également identifié trois endroits par où les camions peuvent atteindre la rivière Grise afin d'en tirer le sable nécessaire à la construction. Ce sont Carrefour Dumay à la Croix-des-Bouquets, le Renouveau charismatique à Tabarre et Pernier au niveau de Fatima. « Tout camion, a-t-il ajouté, qui prend un autre chemin pour atteindre la rivière Grise sera en contravention avec la loi. »
Ludner Remarais en a profité pour dire aux firmes locales et étrangères, qui construisent des routes dans le pays et qui ont des contrats avec l'Etat, qu'il n'est pas normal de continuer à exploiter des carrières sans aucun contrôle, aggravant ainsi les problèmes environnementaux du pays. « Le gouvernement demande que tout soit régularisé. Ceux qui continuent en dehors des normes établies et qui ne respectent pas la loi, la justice sévira contre eux et il y aura confiscation d'équipements. Nous souhaitons que tout le monde rentre dans l'ordre. »
Le titulaire du BME a indiqué qu'un arrêté sera pris sous peu en vue de stopper l'exploitation des sédiments au niveau des rivières et l'exploitation des carrières dans les mornes. « Il n'est pas normal que des citoyens et des étrangers posent des actes commerciaux au détriment de l'environnement. Et, le pire, c'est que l'Etat ne perçoit rien de ces exploitations alors qu'elles provoquent beaucoup de problèmes aux citoyens et à l'Etat haïtien. »
De son côté, le ministre de l'Environnement, Jean François Thomas, a relaté trois problèmes majeurs causés à l'environnement lorsque des carrières sont exploitées dans de mauvaises conditions. Ce sont l'inondation, le phénomène de sédimentation, c'est-à-dire que l'eau emporte les terres dans les cours d'eau parce qu'elles deviennent friables et la dégradation de notre paysage du point de vue esthétique.
Jean François Thomas a rappelé le décret du 12 octobre 2005 sur la gestion de l'environnement, qui donne des prescrits sur la protection et l'exploitation des carrières de sable, et celui du 23 août qui donne des instructions sur les types de carrières. « Cependant, constate le ministre, certaines personnes continuent à exploiter les carrières qui ont été fermées par l'Etat. Celle de La Boule par exemple est interdite, mais jusqu'à présent des gens, défiant l'autorité de l'Etat, continuent à l'exploiter. Il y a aussi ce qui se passe dans la rivière Grise et dans toute la zone de Titanyen. »
Fort de ces préoccupations, M. Jean François a fait savoir que le gouvernement envisageait des mesures « fermes » pour protéger l'environnement et la sécurité du pays et des citoyens.
Aussi, la question de l'exploitation des carrières de sable semble-t-elle interpeller le pouvoir judiciaire. Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Francisco René, révèle que le décret du 2 avril 1984, en fait un complément de celui du 3 mars 1976, décrit le processus de l'exploitation du sable. « La justice, en ce sens, est prête à sévir contre tous les contrevenants qui agissent en violation de ces deux décrets qui prévoient des sanctions à cet effet », a déclaré, d'un ton sévère, le chef de la poursuite, invitant par ailleurs tous ceux qui ne sont pas en règle à effectuer des démarches légales en vue d'obtenir les permis nécessaires auprès du BME.
Selon lui, l'exploitation anarchique du sol, susceptible de mettre en danger l'environnement, doit cesser. Faisant référence à des compagnies qui exploitent illicitement les carrières de sable depuis des lustres au grand dam de ces deux décrets, Me René Francisco, dans un style propre à lui seul, leur a lancé un « stop » tonitruant. « Stop, la recréation est terminée », a-t-il dit à la Primature devant un parterre de journalistes.
Pour le moins, le chef du parquet de Croix-des-Bouquets semble s'être aligné sur la position de son collègue. Me Leny Thélusma estime que le rôle des commissaires du gouvernement dans ce dossier n'est autre que d'appliquer la loi. « Un homme avisé en vaut mille, a-t-il tempêté. Nous n'allons pas agir en "matadors superbes" mais nous allons appliquer la rigueur de la loi pour en finir avec cette question de l'exploitation anarchique des carrières de sable. »
Bertrand Mercéus Juno Jean Baptiste http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121026
Desras appelle à la mobilisation générale contre Martelly
Le Nouvelliste | Publié le :09 septembre 2013
Roberson Alphonse
Simon Dieuseul Desras n'y va pas avec le dos de la cuillère. Esquivant l'obligation de se fendre d'un bilan à la séance de clôture de la 2e session législative bouclée ce lundi 9 septembre, le président de l'Assemblée nationale a plutôt fait, avec plein de passifs, celui du chef de l'Etat, Michel Martelly, avant d'appeler le peuple à la mobilisation contre le président Michel Joseph Martelly. « Nous appelons le peuple souverain à la mobilisation pour faire échec au projet autoritaire et personnel du président de la République », a lancé tout de go Desras Simon Dieuseul.
Pugnace, il a souligné, en présence de 16 sénateurs et de 72 députés, que « les principaux dirigeants de l'exécutif haïtien s'acharnent à démanteler le Parlement pour bâtir un pouvoir personnel, assis sur la propagande, l'arbitraire et la corruption ». Dans les souliers du rabatteur, le sénateur du Centre a appelé « les parlementaires de la 49e législature à se constituer en un bloc monolithique pour défendre le pouvoir législatif ». « Que nos collègues vacillants, peu conscients de leurs responsabilités, peu imbus des leçons de l'histoire fassent attention ! », a-t-il dit.
Manichéen, Simon Dieuseul Desras a lancé un appel « aux combattants de la démocratie pour qu'ils réveillent à la modernité démocratique les nostalgiques de la dictature ». Une alternative à ses yeux face à l'incapacité de certains à se mettre d'accord pour la mise en accusation du président de la République et au renvoi du Premier ministre par les chambres compte tenu de « nombreux accrocs de ce pouvoir autoritaire et informel à l'ordre constitutionnel et légal ».
Selon Desras, les autres pouvoirs de l'Etat sont minés par des crises internes et des intrusions de l'exécutif. Rappelant encore une fois que « les perspectives s'assombrissent », le président de l'Assemblée nationale a évoqué le dossier des élections. « Le refus d'organiser des élections à la fin de l'année 2013, par l'équipe Martelly/Lamothe, peut déclencher des troubles que ni l'international, ni les forces d'argent ne pourront comprimer », a-t-il prévenu, rabrouant au passage l'ONU qui a salué « les nets progrès » réalisés par l'administration Martelly. Pour Desras, en deux ans, il y a eu plutôt quatre carnavals, zéro élection et trois rentrées scolaires reportées sur fond d'une aggravation des conditions de vie de la population haïtienne.
Le sénateur, qui a appelé à une mobilisation générale pour faire échec, selon lui, au projet dictatorial du président Michel Joseph Martelly, s'interroge : Y a-t-il une parade, une place réservée au dialogue, une alternative à cette descente aux enfers ? Malgré cette interrogation, il a invité les « démocrates à la vigilance.
Il y a quelques semaines, il avait annoncé que le bureau de l'Assemblée nationale prendrait acte de la demission du président de la République si ce dernier ne se présente pas au Parlement le 2e lundi de janvier 2014.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121047
Roberson Alphonse
Simon Dieuseul Desras n'y va pas avec le dos de la cuillère. Esquivant l'obligation de se fendre d'un bilan à la séance de clôture de la 2e session législative bouclée ce lundi 9 septembre, le président de l'Assemblée nationale a plutôt fait, avec plein de passifs, celui du chef de l'Etat, Michel Martelly, avant d'appeler le peuple à la mobilisation contre le président Michel Joseph Martelly. « Nous appelons le peuple souverain à la mobilisation pour faire échec au projet autoritaire et personnel du président de la République », a lancé tout de go Desras Simon Dieuseul.
Pugnace, il a souligné, en présence de 16 sénateurs et de 72 députés, que « les principaux dirigeants de l'exécutif haïtien s'acharnent à démanteler le Parlement pour bâtir un pouvoir personnel, assis sur la propagande, l'arbitraire et la corruption ». Dans les souliers du rabatteur, le sénateur du Centre a appelé « les parlementaires de la 49e législature à se constituer en un bloc monolithique pour défendre le pouvoir législatif ». « Que nos collègues vacillants, peu conscients de leurs responsabilités, peu imbus des leçons de l'histoire fassent attention ! », a-t-il dit.
Manichéen, Simon Dieuseul Desras a lancé un appel « aux combattants de la démocratie pour qu'ils réveillent à la modernité démocratique les nostalgiques de la dictature ». Une alternative à ses yeux face à l'incapacité de certains à se mettre d'accord pour la mise en accusation du président de la République et au renvoi du Premier ministre par les chambres compte tenu de « nombreux accrocs de ce pouvoir autoritaire et informel à l'ordre constitutionnel et légal ».
Selon Desras, les autres pouvoirs de l'Etat sont minés par des crises internes et des intrusions de l'exécutif. Rappelant encore une fois que « les perspectives s'assombrissent », le président de l'Assemblée nationale a évoqué le dossier des élections. « Le refus d'organiser des élections à la fin de l'année 2013, par l'équipe Martelly/Lamothe, peut déclencher des troubles que ni l'international, ni les forces d'argent ne pourront comprimer », a-t-il prévenu, rabrouant au passage l'ONU qui a salué « les nets progrès » réalisés par l'administration Martelly. Pour Desras, en deux ans, il y a eu plutôt quatre carnavals, zéro élection et trois rentrées scolaires reportées sur fond d'une aggravation des conditions de vie de la population haïtienne.
Le sénateur, qui a appelé à une mobilisation générale pour faire échec, selon lui, au projet dictatorial du président Michel Joseph Martelly, s'interroge : Y a-t-il une parade, une place réservée au dialogue, une alternative à cette descente aux enfers ? Malgré cette interrogation, il a invité les « démocrates à la vigilance.
Il y a quelques semaines, il avait annoncé que le bureau de l'Assemblée nationale prendrait acte de la demission du président de la République si ce dernier ne se présente pas au Parlement le 2e lundi de janvier 2014.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121047
Martelly: une pierre, deux coups
Le Nouvelliste | Publié le :10 septembre 2013
Roberson Alphonse
Au contact de la foule, Michel Joseph Martelly est heureux comme un poisson dans l'eau. L'ex-chanteur devenu président, dans la Grand'Anse ces jours-ci, a fait d'une pierre deux coups.
Il « inspecte plusieurs travaux d'infrastructures » et met en pôle position Michel Clérié, transfuge de Inite, candidat pour un nouveau mandat au Sénat.
« Je viens vers vous comme ce fut le cas lors de la campagne électorale. Je continue à rester plus proche de vous pour entendre vos cris et satisfaire vos revendications», a, selon une note du Palais national, déclaré le chef de l'Etat dans la soirée du lundi 9 septembre, sur la place d'armes de Dame-Marie.
«Je lutte pour que le pays reste calme et stable, ce qui facilitera la création d'emplois au profit de tous les Haïtiens», a ajouté le président Martelly, qui doit revenir dans la capitale ce mardi après avoir visité Anse d'Hainault, Les Irois, Dame-Marie.
« Arrivé dans le département de la Grand'Anse, dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 septembre 2013, le chef de l'Etat s'est arrêté à divers endroits, dont Carcasse, section communale des Irois, puis Anse d'Hainault, pour dialoguer avec la population autour du développement de la zone.
Ensuite, à Dame-Marie, il a rendu visite, dans la matinée du lundi, sous la pluie, aux notables de la ville, avant de rejoindre Layée où s'organisait le traditionnel festival de la zone au bord de la mer. Des kits alimentaires ont été distribués dans cette localité.
Le président Martelly en a profité pour évaluer les travaux de construction de la première école nationale de Layée », selon la note du Palais. Cela n'a rien à voir avec la campagne électorale. Ces tournées étaient planifiées depuis plusieurs mois, a confié l'ex-sénateur Youri Latortue, conseiller politique du président Martelly.
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121131
Roberson Alphonse
Roberson Alphonse
Au contact de la foule, Michel Joseph Martelly est heureux comme un poisson dans l'eau. L'ex-chanteur devenu président, dans la Grand'Anse ces jours-ci, a fait d'une pierre deux coups.
Il « inspecte plusieurs travaux d'infrastructures » et met en pôle position Michel Clérié, transfuge de Inite, candidat pour un nouveau mandat au Sénat.
« Je viens vers vous comme ce fut le cas lors de la campagne électorale. Je continue à rester plus proche de vous pour entendre vos cris et satisfaire vos revendications», a, selon une note du Palais national, déclaré le chef de l'Etat dans la soirée du lundi 9 septembre, sur la place d'armes de Dame-Marie.
«Je lutte pour que le pays reste calme et stable, ce qui facilitera la création d'emplois au profit de tous les Haïtiens», a ajouté le président Martelly, qui doit revenir dans la capitale ce mardi après avoir visité Anse d'Hainault, Les Irois, Dame-Marie.
« Arrivé dans le département de la Grand'Anse, dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 septembre 2013, le chef de l'Etat s'est arrêté à divers endroits, dont Carcasse, section communale des Irois, puis Anse d'Hainault, pour dialoguer avec la population autour du développement de la zone.
Ensuite, à Dame-Marie, il a rendu visite, dans la matinée du lundi, sous la pluie, aux notables de la ville, avant de rejoindre Layée où s'organisait le traditionnel festival de la zone au bord de la mer. Des kits alimentaires ont été distribués dans cette localité. Le président Martelly en a profité pour évaluer les travaux de construction de la première école nationale de Layée », selon la note du Palais. Cela n'a rien à voir avec la campagne électorale. Ces tournées étaient planifiées depuis plusieurs mois, a confié l'ex-sénateur Youri Latortue, conseiller politique du président Martelly.
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121131
Roberson Alphonse
Lamothe en Europe : « Les choses vont mieux et on veut le dire au monde entier »
Coopération internationale/Visite
Le Nouvelliste | Publié le :10 septembre 2013
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
Le Premier ministre a quitté le pays lundi pour une tournée de quelques jours en Europe. Laurent Lamothe a commencé mardi sa visite à Paris où il a eu plusieurs rencontres.
Redynamiser et consolider les relations d'Haïti avec la France, faire du lobbying en faveur du pays au sein de l'Union européenne, inciter des investisseurs étrangers à s'intéresser aux potentiels d'Haïti sont, entre autres, les objectifs de cette tournée entamée par le Premier ministre en Europe. Selon les explications de Laurent Lamothe mardi matin sur les ondes de Radio Magik 9 depuis Paris, la présence haïtienne dans les grandes capitales européennes et devant de grands donateurs est très importante.
« Aujourd'hui, nous avons besoin du support non seulement du gouvernement français, mais également de l'Union européenne, qui a une importante enveloppe d'aide en discussion de vote pour Haïti dans le cadre du 11e FED», a indiqué le patron de la Primature en tournée officielle en Europe du 10 au 14 septembre.
Pour sa première visite en France depuis qu'il est Premier ministre, Lamothe doit s'entretenir avec son homologue français, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. En outre, il rencontrera le ministre fédéral belge des Affaires étrangères, Didier J.L. Reynders, le président de l'Union européenne (UE), Herman Van Rompuy, le commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs, le commissaire à la Coopération internationale, à l'Aide humanitaire et à la Réaction aux crises, Kristalina Georgieva, le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, Abdou Diouff, et le ministre d'Outre-mer français, Victorin Lurel.
Lamothe se rendra mercredi en Belgique pour rencontrer Herman Van Rompuy, Andris Pielbags et le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reyndres. Vendredi, il reviendra en France où il sera reçu par son homologue français, Jean-Marc Ayrault, et le secrétaire général de la francophonie, Abdou Diouf. Le Premier ministre profitera de son séjour en Europe pour conduire des entretiens avec de potentiels investisseurs et des responsables d'associations qui interviennent en Haïti.
Selon une note de la Primature, les échanges de Laurent Lamothe porteront notamment sur la vision de l'administration Martelly relative à l'aide européenne nécessaire à la reconstruction du pays, le renforcement de la coopération entre l'Union européenne et Haïti et l'appui de l'UE aux programmes gouvernementaux de développement. « L'UE doit également statuer sur le vote d'une enveloppe de 400 millions d'euros en faveur de la République d'Haïti. »
« Au cours de son séjour en France, le Premier ministre haïtien discutera avec les plus hautes autorités politiques de la nécessité de renforcer la coopération haïtiano-française et les liens d'amitié et de solidarité qui unissent les deux peuples ; du soutien de la France à l'épanouissement d'Haïti via son plan stratégique de développement à travers lequel se définissent les grandes priorités pour son essor économique. »
Laurent Lamothe, selon la note, profitera de cette visite pour attirer de nouveaux investissements vers Haïti. Il rencontrera également les représentants de la Chambre de commerce belge et les responsables du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) en vue d'attirer des investisseurs dans le pays.
Mardi à Paris, Laurent Lamothe a déclaré sur RFI que l'amélioration du climat des affaires est une priorité pour son gouvernement. « Haïti est en chantier actuellement. Nous avons plus de 800 projets en cours, 300 kilomètres de routes. L'investissement direct a augmenté de 20 %. Les choses vont mieux et on veut le dire au monde entier. »
Devant un parterre d'invités réunis à la maison de l'Amérique latine mardi en soirée, le Premier ministre a repris les mêmes thèmes. Sortant de son discours écrit, le PM a insisté sur le fait qu'Haïti est devenue, grâce aux efforts de la PNH et de l'administration Martelly, l'un des pays les plus sûrs de la Caraïbe avec un taux d'homicide de 9 pour 100 000.
Laurent Lamothe s'est réjoui de la nette amélioration du climat d'affaires en Haïti. « Le pays a enregistré 44 projets d'investissement privés évalués à 225 millions de dollars. » Il a souligné que l'inflation a été maîtrisée à 6,7% et que le Gouvernement vise un taux de croissance de 4.5%.
« Pour ce faire, a-t-il dit, une lutte acharnée est en train d'être menée contre la contrebande et la corruption, l'ULCC a été renforcée et tous les moyens ont été mis à la disposition de cet organisme afin de lui permettre de faire son travail. Pour la première fois, la Direction générale des impôts a pu collecter 15 milliards 920 millions de gourdes deux mois avant la fin de l'exercice. »
Par ailleurs, sur Radio Magik 9, le chef du gouvernement a dit lire dans la presse que le gouvernement du Canada avait l'intention de diminuer drastiquement les fonds mis à la disposition d'Haïti chaque année. « Nous n'avons aucune confirmation des autorités canadiennes en ce qui concerne cette information dévoilée par l'article et je ne veux pas faire de spéculations », a-t-il dit aux journalistes de l'émission Panel Magik.
Denis Paradis, ministre de Développement international du Canada, en visite récemment dans le pays, avait dit observer des progrès dans plusieurs domaines, a rappelé le Premier ministre. « On doit être clair sur une chose, a-t-il dit, le développement d'Haïti ne passera pas par les aides. Il y a des efforts qui se font pour attirer des investisseurs privés...L'aide au développement c'est quelque chose de temporaire en attendant qu'on puisse se prendre en charge... »
Le Premier ministre a dit orienter ses actions vers la souveraineté financière et l'indépendance économique du pays. Pour y arriver, a-t-il souligné, « on doit exploiter nos ressources naturelles, attirer l'investissement, inciter la diaspora à venir investir en Haïti... »
Le Premier ministre est accompagné dans son périple européen des sénateurs Jocelerme Privert et Wencesclass Lambert, de l'Ordonnateur national de l'Union européenne en Haïti Jean-Edner Nelson et du coordonnateur général de l'Office de management et de ressources humaines, Uder Antoine.
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121133
Le Nouvelliste | Publié le :10 septembre 2013
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
Le Premier ministre a quitté le pays lundi pour une tournée de quelques jours en Europe. Laurent Lamothe a commencé mardi sa visite à Paris où il a eu plusieurs rencontres.
Redynamiser et consolider les relations d'Haïti avec la France, faire du lobbying en faveur du pays au sein de l'Union européenne, inciter des investisseurs étrangers à s'intéresser aux potentiels d'Haïti sont, entre autres, les objectifs de cette tournée entamée par le Premier ministre en Europe. Selon les explications de Laurent Lamothe mardi matin sur les ondes de Radio Magik 9 depuis Paris, la présence haïtienne dans les grandes capitales européennes et devant de grands donateurs est très importante.
« Aujourd'hui, nous avons besoin du support non seulement du gouvernement français, mais également de l'Union européenne, qui a une importante enveloppe d'aide en discussion de vote pour Haïti dans le cadre du 11e FED», a indiqué le patron de la Primature en tournée officielle en Europe du 10 au 14 septembre.
Pour sa première visite en France depuis qu'il est Premier ministre, Lamothe doit s'entretenir avec son homologue français, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. En outre, il rencontrera le ministre fédéral belge des Affaires étrangères, Didier J.L. Reynders, le président de l'Union européenne (UE), Herman Van Rompuy, le commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs, le commissaire à la Coopération internationale, à l'Aide humanitaire et à la Réaction aux crises, Kristalina Georgieva, le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, Abdou Diouff, et le ministre d'Outre-mer français, Victorin Lurel.
Lamothe se rendra mercredi en Belgique pour rencontrer Herman Van Rompuy, Andris Pielbags et le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reyndres. Vendredi, il reviendra en France où il sera reçu par son homologue français, Jean-Marc Ayrault, et le secrétaire général de la francophonie, Abdou Diouf. Le Premier ministre profitera de son séjour en Europe pour conduire des entretiens avec de potentiels investisseurs et des responsables d'associations qui interviennent en Haïti.
Selon une note de la Primature, les échanges de Laurent Lamothe porteront notamment sur la vision de l'administration Martelly relative à l'aide européenne nécessaire à la reconstruction du pays, le renforcement de la coopération entre l'Union européenne et Haïti et l'appui de l'UE aux programmes gouvernementaux de développement. « L'UE doit également statuer sur le vote d'une enveloppe de 400 millions d'euros en faveur de la République d'Haïti. »
« Au cours de son séjour en France, le Premier ministre haïtien discutera avec les plus hautes autorités politiques de la nécessité de renforcer la coopération haïtiano-française et les liens d'amitié et de solidarité qui unissent les deux peuples ; du soutien de la France à l'épanouissement d'Haïti via son plan stratégique de développement à travers lequel se définissent les grandes priorités pour son essor économique. »
Laurent Lamothe, selon la note, profitera de cette visite pour attirer de nouveaux investissements vers Haïti. Il rencontrera également les représentants de la Chambre de commerce belge et les responsables du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) en vue d'attirer des investisseurs dans le pays.
Mardi à Paris, Laurent Lamothe a déclaré sur RFI que l'amélioration du climat des affaires est une priorité pour son gouvernement. « Haïti est en chantier actuellement. Nous avons plus de 800 projets en cours, 300 kilomètres de routes. L'investissement direct a augmenté de 20 %. Les choses vont mieux et on veut le dire au monde entier. »
Devant un parterre d'invités réunis à la maison de l'Amérique latine mardi en soirée, le Premier ministre a repris les mêmes thèmes. Sortant de son discours écrit, le PM a insisté sur le fait qu'Haïti est devenue, grâce aux efforts de la PNH et de l'administration Martelly, l'un des pays les plus sûrs de la Caraïbe avec un taux d'homicide de 9 pour 100 000.
Laurent Lamothe s'est réjoui de la nette amélioration du climat d'affaires en Haïti. « Le pays a enregistré 44 projets d'investissement privés évalués à 225 millions de dollars. » Il a souligné que l'inflation a été maîtrisée à 6,7% et que le Gouvernement vise un taux de croissance de 4.5%.
« Pour ce faire, a-t-il dit, une lutte acharnée est en train d'être menée contre la contrebande et la corruption, l'ULCC a été renforcée et tous les moyens ont été mis à la disposition de cet organisme afin de lui permettre de faire son travail. Pour la première fois, la Direction générale des impôts a pu collecter 15 milliards 920 millions de gourdes deux mois avant la fin de l'exercice. »
Par ailleurs, sur Radio Magik 9, le chef du gouvernement a dit lire dans la presse que le gouvernement du Canada avait l'intention de diminuer drastiquement les fonds mis à la disposition d'Haïti chaque année. « Nous n'avons aucune confirmation des autorités canadiennes en ce qui concerne cette information dévoilée par l'article et je ne veux pas faire de spéculations », a-t-il dit aux journalistes de l'émission Panel Magik.
Denis Paradis, ministre de Développement international du Canada, en visite récemment dans le pays, avait dit observer des progrès dans plusieurs domaines, a rappelé le Premier ministre. « On doit être clair sur une chose, a-t-il dit, le développement d'Haïti ne passera pas par les aides. Il y a des efforts qui se font pour attirer des investisseurs privés...L'aide au développement c'est quelque chose de temporaire en attendant qu'on puisse se prendre en charge... »
Le Premier ministre a dit orienter ses actions vers la souveraineté financière et l'indépendance économique du pays. Pour y arriver, a-t-il souligné, « on doit exploiter nos ressources naturelles, attirer l'investissement, inciter la diaspora à venir investir en Haïti... »
Le Premier ministre est accompagné dans son périple européen des sénateurs Jocelerme Privert et Wencesclass Lambert, de l'Ordonnateur national de l'Union européenne en Haïti Jean-Edner Nelson et du coordonnateur général de l'Office de management et de ressources humaines, Uder Antoine.
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
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mardi 10 septembre 2013
"En Haïti, tout est un challenge"
INTERVIEW - Plus de trois ans après le séisme qui a fait 300 000 morts et 1,5 million de sans-abri, Haïti commence à sortir la tête de l'eau. "L'île est en chantier", mais "va bien mieux" affirme son Premier ministre, Laurent Salvador Lamothe, présent en France à l'occasion d'une tournée européenne. Rencontre.
Pour la troisième année consécutive, la rentrée scolaire a dû être retardée d'un mois en Haïti. Que s'est-il passé ? On voulait être prêt. Il fallait finaliser le programme de scolarisation gratuite que nous venons de mettre en place. Celui-ci permet à 1,2 million d'enfants de bénéficier de l'école gratuite, alors qu'avant, 91 % de nos écoles étaient des établissements privés. Nous avons ainsi réussi à augmenter le pourcentage de personnes scolarisées dans le primaire de 55 à 88 %. En Haïti, tout est un challenge, mais le pays va bien mieux que l'année dernière.
Où en est la reconstruction du pays ? L'île est en chantier. Nous avons actuellement 800 projets en cours. 80 % des 1,5 million de sans-abri après le séisme de 2010 ont été relogés. Par ailleurs, nous construisons 300 km de routes, ainsi que dix refuges d'urgence en cas de cyclone ou de tremblement de terre. Dix ministères détruits sont aussi réhabilités. Mais les dégâts estimés après le séisme s'élevaient à 13 milliards de dollars. Sur les 9 milliards promis par l'aide internationale, seuls 52 % nous sont parvenus. Nous avons par ailleurs mis sur pied le plan de développement stratégique d'Haïti pour faire de l'île un pays émergent en 2030. Pour cela, nous pouvons nous appuyer sur nos ressources naturelles, dont l'or très présent dans nos sols.
Début juillet, l’ambassadrice américaine accréditée en Haïti, Mme Pamela White, a indiqué avoir constaté de nombreux progrès en Haïti, mais regrette que la corruption continue de gangréner le pays...
Pour l'endiguer, nous avons agi à plusieurs niveaux. Nous avons augmenté le budget de l'unité de lutte contre la corruption de 40 % et adopté de nouvelles lois. Il y a ainsi eu 72 arrestations ces derniers mois. Mais ce problème concerne tous les pays du monde. Pas plus Haïti qu'un autre.
Vous êtes aux prises avec la justice pour une affaire de corruption qui aurait abouti à la mort d'un juge. On vous accuse même de "crime de haute trahison". Que répondez-vous ?
En effet, un juge est mort en juillet. Mais une autopsie faite au Canada a confirmé une mort naturelle par AVC. La rencontre avec le juge dont il est question n'avait jamais eu lieu. Tout cela est farfelu, c'est une manoeuvre politique de la part de sénateurs de l'opposition. Et puis, ce n'est pas parce que vous rencontrez quelqu'un qu'il meurt 3 jours plus tard ! Je pense qu'il faut laisser la politique en dehors de ça.
Quelles sont vos priorités aujourd’hui ?
La lutte contre la pauvreté extrême est notre première priorité. Plus de 60 % de la population gagne moins d'un euro par jour. Un programme d'assistance sociale très ambitieux bénéficie aujourd’hui à près de 800 000 Haïtiens. La construction et le relogement des sans-abri sont aussi deux gros défis. En matière de sécurité, nous avons aussi fait un gros travail : avec un taux de criminalité de 9 pour 1000 habitants, Haïti est devenu un des pays les plus sûrs des Caraïbes. Tous les indicateurs de la sécurité sont au vert aujourd’hui.
Est-ce qu'on peut espérer qu'un jour, Haïti redevienne un jour la perle des Antilles, voire une destination touristique ?
Nous avons la 57e plus belle plage de sable fin et de cocotiers au monde, selon CNN. Un aéroport a même été construit pour faciliter l'accès. Chaque zone de notre île a un potentiel. C'est pourquoi nous construisons cinq aéroports. Avec près de 40 % de la population au chômage, le développement touristique est clairement une priorité
http://www.metronews.fr/info/en-haiti-tout-est-un-challenge/mmij!OL9CX6n6m77M/
Pour la troisième année consécutive, la rentrée scolaire a dû être retardée d'un mois en Haïti. Que s'est-il passé ? On voulait être prêt. Il fallait finaliser le programme de scolarisation gratuite que nous venons de mettre en place. Celui-ci permet à 1,2 million d'enfants de bénéficier de l'école gratuite, alors qu'avant, 91 % de nos écoles étaient des établissements privés. Nous avons ainsi réussi à augmenter le pourcentage de personnes scolarisées dans le primaire de 55 à 88 %. En Haïti, tout est un challenge, mais le pays va bien mieux que l'année dernière.
Où en est la reconstruction du pays ? L'île est en chantier. Nous avons actuellement 800 projets en cours. 80 % des 1,5 million de sans-abri après le séisme de 2010 ont été relogés. Par ailleurs, nous construisons 300 km de routes, ainsi que dix refuges d'urgence en cas de cyclone ou de tremblement de terre. Dix ministères détruits sont aussi réhabilités. Mais les dégâts estimés après le séisme s'élevaient à 13 milliards de dollars. Sur les 9 milliards promis par l'aide internationale, seuls 52 % nous sont parvenus. Nous avons par ailleurs mis sur pied le plan de développement stratégique d'Haïti pour faire de l'île un pays émergent en 2030. Pour cela, nous pouvons nous appuyer sur nos ressources naturelles, dont l'or très présent dans nos sols.
Début juillet, l’ambassadrice américaine accréditée en Haïti, Mme Pamela White, a indiqué avoir constaté de nombreux progrès en Haïti, mais regrette que la corruption continue de gangréner le pays...
Pour l'endiguer, nous avons agi à plusieurs niveaux. Nous avons augmenté le budget de l'unité de lutte contre la corruption de 40 % et adopté de nouvelles lois. Il y a ainsi eu 72 arrestations ces derniers mois. Mais ce problème concerne tous les pays du monde. Pas plus Haïti qu'un autre.
Vous êtes aux prises avec la justice pour une affaire de corruption qui aurait abouti à la mort d'un juge. On vous accuse même de "crime de haute trahison". Que répondez-vous ?
En effet, un juge est mort en juillet. Mais une autopsie faite au Canada a confirmé une mort naturelle par AVC. La rencontre avec le juge dont il est question n'avait jamais eu lieu. Tout cela est farfelu, c'est une manoeuvre politique de la part de sénateurs de l'opposition. Et puis, ce n'est pas parce que vous rencontrez quelqu'un qu'il meurt 3 jours plus tard ! Je pense qu'il faut laisser la politique en dehors de ça.
Quelles sont vos priorités aujourd’hui ?
La lutte contre la pauvreté extrême est notre première priorité. Plus de 60 % de la population gagne moins d'un euro par jour. Un programme d'assistance sociale très ambitieux bénéficie aujourd’hui à près de 800 000 Haïtiens. La construction et le relogement des sans-abri sont aussi deux gros défis. En matière de sécurité, nous avons aussi fait un gros travail : avec un taux de criminalité de 9 pour 1000 habitants, Haïti est devenu un des pays les plus sûrs des Caraïbes. Tous les indicateurs de la sécurité sont au vert aujourd’hui.
Est-ce qu'on peut espérer qu'un jour, Haïti redevienne un jour la perle des Antilles, voire une destination touristique ?
Nous avons la 57e plus belle plage de sable fin et de cocotiers au monde, selon CNN. Un aéroport a même été construit pour faciliter l'accès. Chaque zone de notre île a un potentiel. C'est pourquoi nous construisons cinq aéroports. Avec près de 40 % de la population au chômage, le développement touristique est clairement une priorité
http://www.metronews.fr/info/en-haiti-tout-est-un-challenge/mmij!OL9CX6n6m77M/
Haïti demande aux bailleurs de verser une aide directe au pays
Le Monde.fr | 10.09.2013 à 19h44
Le premier ministre haïtien, Laurent Salvador Lamothe, a appelé mardi 10 septembre les bailleurs de fonds à verser leur aide directement au gouvernement afin de reconstruire le pays, ravagé par le séisme de janvier 2010, qui avait causé la mort de 250 000 personnes.
Sur les 9 milliards de dollars d'aide alloués par la communauté internationale, "52 % sont allés vers Haïti, mais ont transité à travers des tiers : des ONG, des agences de l'ONU" entre autres, a expliqué M. Lamothe à la chaîne de télévision France 24.
"PASSER DE L'AIDE URGENTE À L'AIDE AU DÉVELOPPEMENT"
"Il n'y a que 1 % qui est passé directement en appui budgétaire au gouvernement haïtien", a-t-il déploré. "Nous n'avons reçu que 4 milliards, et principalement à travers des ONG", a-t-il ajouté. Ce dernier voudrait "motiver les donateurs, les bailleurs de fonds pour qu'ils passent à travers le gouvernement haïtien directement".
Le premier ministre a rappelé qu'il y avait encore en Haïti "251 000" personnes à loger à la suite du séisme de janvier 2010. "Avoir zéro personne sous la tente d'ici deux ans, c'est notre objectif", a-t-il dit, tout en expliquant qu'il fallait passer de l'aide d'urgence "à l'aide au développement". "La reconstruction a commencé, 300 kilomètres de routes sont en train d'être asphaltées, il y a dix édifices publics qui sont en train d'être reconstruits", a-t-il affirmé.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/09/10/haiti-demande-aux-bailleurs-de-verser-une-aide-directe-au-pays_3475342_3222.html
Le premier ministre haïtien, Laurent Salvador Lamothe, a appelé mardi 10 septembre les bailleurs de fonds à verser leur aide directement au gouvernement afin de reconstruire le pays, ravagé par le séisme de janvier 2010, qui avait causé la mort de 250 000 personnes.
Sur les 9 milliards de dollars d'aide alloués par la communauté internationale, "52 % sont allés vers Haïti, mais ont transité à travers des tiers : des ONG, des agences de l'ONU" entre autres, a expliqué M. Lamothe à la chaîne de télévision France 24.
"PASSER DE L'AIDE URGENTE À L'AIDE AU DÉVELOPPEMENT"
"Il n'y a que 1 % qui est passé directement en appui budgétaire au gouvernement haïtien", a-t-il déploré. "Nous n'avons reçu que 4 milliards, et principalement à travers des ONG", a-t-il ajouté. Ce dernier voudrait "motiver les donateurs, les bailleurs de fonds pour qu'ils passent à travers le gouvernement haïtien directement".
Le premier ministre a rappelé qu'il y avait encore en Haïti "251 000" personnes à loger à la suite du séisme de janvier 2010. "Avoir zéro personne sous la tente d'ici deux ans, c'est notre objectif", a-t-il dit, tout en expliquant qu'il fallait passer de l'aide d'urgence "à l'aide au développement". "La reconstruction a commencé, 300 kilomètres de routes sont en train d'être asphaltées, il y a dix édifices publics qui sont en train d'être reconstruits", a-t-il affirmé.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/09/10/haiti-demande-aux-bailleurs-de-verser-une-aide-directe-au-pays_3475342_3222.html
lundi 9 septembre 2013
Construire à mains nues 18 kms de route
Nou Pou Nou/Développement communautaireLe Nouvelliste | Publié le :06 septembre 2013
Valéry DAUDIER vdaudier@lenouvelliste.com
Les paysans de la quatrième section communale de Grande-Rivière-du-Nord misent depuis toujours sur l'entraide traditionnelle pour résoudre leurs problèmes. Depuis quelques mois, ils ont même entamé un projet que d'aucuns jugent fou : construire à mains nues une route de 18 kilomètres reliant Grande-Rivière- du-Nord à Saint-Raphaël. Une idée qui a germé dans leur esprit après le calvaire vécu lors de l'épidémie de choléra qui a ravagé leur zone enclavée.
Dans les zones éloignées des centres urbains, les paysans ont conservé les formes anciennes de solidarité qui leur ont permis, oubliés pendant des siècles de tous les pouvoirs, de résoudre certains de leurs problèmes. Comme partout en Haïti, l'entraide la plus répandue a été la « Konbit ».
Si certaines communautés ont rompu avec cette forme de solidarité agissante, cela n'a pas été le cas des paysans de Gambade. Dépourvus d'outils agricoles modernes, manquant cruellement de moyens financiers pour améliorer la productivité de leurs terres, beaucoup de fils et de filles de cette section communale de quelque 5 600 habitants ont compris l'intérêt qu'il y avait à s'inspirer des pratiques anciennes.
« Tout ce que l'on fait, on le fait maintenant en konbit, affirme Elvina Marius, secrétaire générale de la Federasyon tèt kole pou devlope Gambade (FTKDG). Ce qu'on aurait pu faire en un an, on le fait en un mois. La konbit, c'est notre force de frappe ! » Consciente de l'importance de ce type de mouvement associatif, six petites organisations de la section communale ont fusionné pour donner naissance à la FTKDG.
Justement en konbit, ses membres ont construit une maison qui sert de lieu de réunion pour la fédération.
Mais ce n'était que le début d'un commencement... Car tous avaient en tête la bonne cinquantaine de leurs proches ayant péri lors de l'épidémie de choléra de 2010. Des hommes et des femmes qui auraient pu être sauvés s'ils avaient pu être transportés rapidement dans un centre de réhydratation. Chose impossible à Gambade, perdue dans les mornes, sans route, sans centre de santé, sans électricité...
Depuis quelques mois, les habitants se relaient à tour de rôle chaque samedi pour travailler à la construction d'un chemin reliant Gambade à Saint-Raphaël. « Nous nous réunissons chaque vendredi pour prévoir quelque chose à manger pour le lendemain, explique Elvina Marius, une femme qui enseigne à l'école primaire de Gambade. On se cotise, chacun apporte ce qu'il a. »
Très tôt le samedi, ils sont quelques dizaines à traîner avec eux pelles, brouettes, pioches, machettes, piques...
Aucun engin de terrassement ne vient aider ces hommes et ces femmes qui suent pendant des heures sous le soleil, attaquant la terre avec leur seul courage.
Certes, la nouvelle voie ne pourra au début être empruntée par les voitures mais seulement par les motocyclettes et les bêtes de somme. N'empêche que le nouvel accès réduira considérablement le temps et l'argent nécessaires pour se déplacer dans la région.
« Pour se rendre à Saint-Raphaël en transport en commun, on est obligé de payer une course pour Cap-Haïtien puis une autre pour Saint-Raphaël avant de passer à nouveau par Grande-Rivière-du-Nord, explique Julien Wiler, un habitant de Gambade. On tourne en rond.»
Barbe et moustache blanches, Bertrand Clervilus, 42 ans, se dit lui aussi très motivé par le travail en équipe.
Selon lui, la politique politicienne est un frein au développement communautaire. C'est que les rapports entre les membres de la fédération et les CASEC ou ASEC ne sont guère cordiaux.
« Ces derniers pensent que nous sommes d'éventuels candidats aux élections, de futurs adversaires, confie Clervilus. Quand nous entreprenons des petits travaux communautaires, ils nous ignorent. Pour la construction de la route par exemple, on n'a pas reçu d'eux une seule machette... Mais on ne compte pas sur eux. Notre motivation est d'achever la construction de la route. C'est notre rêve et nous y parviendrons !» Quand ? Ils ne le savent pas.
« Ça n'a aucune importance, disent à l'unisson les deux membres de la FTKDG. Nous ne nous donnons aucun délai. Notre objectif, c'est d'arriver à achever le travail. Car nous réalisons que notre destin dépend de nous. »
Il faut dire que les habitants de Gambade ont tiré leçon des catastrophes récurrentes - essentiellement des inondations - qui tombent périodiquement sur eux, comme la misère sur le pauvre monde. Ils ont compris qu'ils devaient se tenir ensemble pour régler les problèmes communs.
« On est obligés de s'organiser si on veut avancer, explique Elvina Marius. En fait, nous faisons du développement communautaire. Car ici, il n'y a rien. S'il y avait un lycée ou une école professionnelle, la zone pourrait garder ses jeunes. Il y a aussi la Grande-Rivière-du-Nord qui constitue une grave menace quand elle est en crue. C'est pour ça que nous avons décidé de nous prendre en main. Il y avait du bon dans la tradition haïtienne, vous savez... »
Valéry DAUDIER vdaudier@lenouvelliste.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=120845
TROPICANA DECORE PAR LE PARLEMENT HAITIEN
Le Nouvelliste | Publié le : 06 septembre 2013
Les bureaux des deux chambres du Parlement ont organisé, vendredi, une cérémonie d'hommage en l'honneur de l'orchestre Tropicana d'Haïti à l'occasion de son 50e anniversaire. L'activité a été organisée en présence d'un public hétérogène composé, entre autres, de politiques, d'intellectuels et d'artistes.
« Un demi-siècle après, l'orchestre Tropicana continue de faire l'honneur de tous les Haïtiens, a psalmodié le sénateur Maxime Roumer, président de la commission Affaires sociales du Grand corps. C'est avec étonnement, respect et émotion que nous vous recevons en grande pompe ici. Tropic, poursuit celui qui s'identifie à un fan des premières heures de cette formation musicale, a réussi là où beaucoup de groupes musicaux ont échoué... »
« Au nom du groupe, je vous félicite et vous remercie pour cette initiative, a répondu, fier, Antoine Augustin, un cadre de l'orchestre fusée d'or internationale. La vie haïtienne aurait eu un vide sans Tropicana. Eduquer, instruire, amuser et plaire : c'est notre mission première... »
Pour le maestro-conseiller Octavius Charles, dit Ti Blan, « au-delà du symbolisme de cette cérémonie, il y a une dimension de reconnaissance sociale du travail réalisé par sa bande pendant un demi-siècle. Nous sommes là pour lutter contre la mélancolie, la solitude et la nostalgie ».
Le président de la Chambre des députés baptise la formation aux 50 bougies de patrimoine commun. « Tropicana, c'est l'orchestre de la communauté », a dit Jean-Tholbert Alexis, recommandant ainsi aux autres groupes de la nouvelle génération de suivre les traces de la formation capoise.
« Le Parlement vous salue avec honneur et référence, cher Tropicana, s'est réjoui le président du Sénat. C'est avec honneur que les mandataires du peuple vous ont reçu. Nous savons que la route a été longue, glissante, semée d'embûches. Mais vous êtes aujourd'hui «le chouchou, le boul pik » de toute la nation. Tropic, c'est un modèle de réussite. Après 50 ans de succès, l'institution revêt une dimension nationale...»
Pour le sénateur Dieuseul Simon Desras, l'orchestre Tropicana est hors de portée «C'est un patrimoine national, un patrimoine mondial. Chapeau Tropic!» Visiblement en liesse, l'administrateur de Tropicana, Pierre Pelota, croit qu'une telle initiative témoigne la volonté des plus hautes instances de l'Etat de supporter la musique haïtienne.
« Sans nul doute, Tropicana est la Force. Nous marchons droit vers les 100 ans », a-t-il soufflé d'un air heureux.
A la fin de la cérémonie, les membres et fans de l'orchestre du maestro Ti blan ont chacun reçu une plaque Honneur et Mérite pour le travail accompli dans la communauté.
Parmi la brochette de personnalités qui y ont assisté se retrouvent Me Gérard Gourgues, le professeur Victor Benoit, les recteur et vice-recteur de l'Université d'Etat.
La bonne humeur était perceptible sur tous les visages.
Yvince Hilaire
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=120966
Les bureaux des deux chambres du Parlement ont organisé, vendredi, une cérémonie d'hommage en l'honneur de l'orchestre Tropicana d'Haïti à l'occasion de son 50e anniversaire. L'activité a été organisée en présence d'un public hétérogène composé, entre autres, de politiques, d'intellectuels et d'artistes.
« Un demi-siècle après, l'orchestre Tropicana continue de faire l'honneur de tous les Haïtiens, a psalmodié le sénateur Maxime Roumer, président de la commission Affaires sociales du Grand corps. C'est avec étonnement, respect et émotion que nous vous recevons en grande pompe ici. Tropic, poursuit celui qui s'identifie à un fan des premières heures de cette formation musicale, a réussi là où beaucoup de groupes musicaux ont échoué... »
« Au nom du groupe, je vous félicite et vous remercie pour cette initiative, a répondu, fier, Antoine Augustin, un cadre de l'orchestre fusée d'or internationale. La vie haïtienne aurait eu un vide sans Tropicana. Eduquer, instruire, amuser et plaire : c'est notre mission première... »
Pour le maestro-conseiller Octavius Charles, dit Ti Blan, « au-delà du symbolisme de cette cérémonie, il y a une dimension de reconnaissance sociale du travail réalisé par sa bande pendant un demi-siècle. Nous sommes là pour lutter contre la mélancolie, la solitude et la nostalgie ».
Le président de la Chambre des députés baptise la formation aux 50 bougies de patrimoine commun. « Tropicana, c'est l'orchestre de la communauté », a dit Jean-Tholbert Alexis, recommandant ainsi aux autres groupes de la nouvelle génération de suivre les traces de la formation capoise.
« Le Parlement vous salue avec honneur et référence, cher Tropicana, s'est réjoui le président du Sénat. C'est avec honneur que les mandataires du peuple vous ont reçu. Nous savons que la route a été longue, glissante, semée d'embûches. Mais vous êtes aujourd'hui «le chouchou, le boul pik » de toute la nation. Tropic, c'est un modèle de réussite. Après 50 ans de succès, l'institution revêt une dimension nationale...»
Pour le sénateur Dieuseul Simon Desras, l'orchestre Tropicana est hors de portée «C'est un patrimoine national, un patrimoine mondial. Chapeau Tropic!» Visiblement en liesse, l'administrateur de Tropicana, Pierre Pelota, croit qu'une telle initiative témoigne la volonté des plus hautes instances de l'Etat de supporter la musique haïtienne.
« Sans nul doute, Tropicana est la Force. Nous marchons droit vers les 100 ans », a-t-il soufflé d'un air heureux.
A la fin de la cérémonie, les membres et fans de l'orchestre du maestro Ti blan ont chacun reçu une plaque Honneur et Mérite pour le travail accompli dans la communauté.
Parmi la brochette de personnalités qui y ont assisté se retrouvent Me Gérard Gourgues, le professeur Victor Benoit, les recteur et vice-recteur de l'Université d'Etat.
La bonne humeur était perceptible sur tous les visages.
Yvince Hilaire
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=120966
« Energie pour l'union », PetroCaribe s'y met
XIe Conseil des ministres
Le Nouvelliste | Publi le :06 septembre 2013
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
Le ministre haïtien des Affaires étrangères a procédé vendredi à l'ouverture de la 2e réunion de la Zone économique PetroCaribe (ZEP) et au 11e Conseil des ministres du même nom. Des représentants d'une vingtaine de pays se sont penchés sur cinq thèmes de coopération qui seront présentés et validés ce samedi.
C'est sous les regards de Simon Bolivar et d'Alexandre Pétion, deux personnalités historiques qui ont scellé les relations entre le Venezuela et Haïti, que le chancelier haïtien, Pierre-Richard Casimir, a ouvert vendredi le XI e Conseil des ministres de PetroCaribe et la 2e réunion de travail de la Zone économique PetroCaribe. Une grande photo de ces deux hommes d'Etat domine la salle où se tient le Conseil.
La ZEP se veut une force sociale régionale avec pour slogan : « PetroCaribe, Energie pour l'union ». Certains pays membres ont déjà commencé les échanges commerciaux, nourriture contre le pétrole du Venezuela.
A l'hôtel Royal Oasis à Pétion-Ville, des représentants d'une vingtaine de pays membres ont poursuivi les discussions entamées en juin dernier au Nicaragua sur le transport et la communication, la chaîne de production, le tourisme, l'aspect social et culturel, le commerce et l'intégration.
Avec un long retard de démarrage dû au décalage entre les vols des participants, les discussions sur ces thèmes se sont déroulées loin des caméras des journalistes.
Les conclusions des séances de travail réalisées pour la première journée de cette réunion de travail sur la Zone économique PetroCaribe seront présentées samedi aux différents ministres des pays membres du programme.
A l'issue de la rencontre, ces ministres signeront une résolution qu'ils soumettront aux dirigeants de leurs pays respectifs en attendant le prochain Conseil qui devrait se tenir en décembre prochain.
Dans son discours de circonstance, le ministre haïtien des Affaires étrangères a indiqué que la tenue dans le pays de ce XIe Conseil des ministres de PetroCaribe témoigne de « l'étendue des progrès réalisés sous l'administration Martelly-Lamothe ».
Pierre-Richard Casimir, qui a salué la mémoire de Hugo Chavez, l'initiateur du programme PetroCaribe, a été chaleureusement applaudi par les participants.
Le secrétaire exécutif du PetroCaribe a, de son côté, salué la capacité dont le gouvernement haïtien, selon lui, a fait montre dans l'organisation de ce Conseil des ministres.
« Le programme PetroCaribe doit participer dans l'amélioration des conditions de vie des populations de la région, a déclaré Astrobal Chavez. Ce programme, a-t-il ajouté, est un acquis de développement qui doit nous permettre de donner d'excellents résultats... »
Dans une adresse écrite à l'attention des participants, le Premier ministre Laurent Lamothe a déclaré qu'«Haïti, qui a déjà accueilli plusieurs événements internationaux d'envergure au cours de l'année 2013, saura encore une fois se montrer à la hauteur de ce rendez-vous important».
Il a rappelé l'importance de cette réunion à partir de laquelle doivent se définir les grandes orientations de la Zone économique PetroCaribe.
« Nous sommes fiers d'être à la fois acteurs et témoins de la naissance de ce nouveau mécanisme de solidarité régionale, porteur de croissance économique et d'emplois afin de combattre l'exclusion qui frappe des millions de personnes dans notre région », a indiqué le chef du gouvernement absent à la première journée de travail.
Egalement absent à l'ouverture du Conseil, le président de la République, Michel Joseph Martelly, s'est félicité de la résolution des chefs d'Etat et de gouvernement quant à la mise en place de la Zone économique PetroCaribe, « qui est porteuse d'espoir et de retombées économiques et sociales pour les peuples de la région, notamment les couches les plus vulnérables ».
Contrairement aux deux précédentes réunions internationales qui se sont tenues dans le pays cette année, le président Michel Martelly s'est retiré pour laisser la place aux photos de Simon Bolivar et d'Alexandre Pétion, deux hommes d'Etat qui ont fait l'histoire.
Le gouvernement haïtien profite de ce Conseil des ministres étrangers pour mettre en vitrine quelque 166 projets financés grâce aux fonds PetroCaribe.
Dans un document préparé pour la circonstance, les autorités soulignent que plus de 300 kilomètres de routes ont été construits ou réhabilités, plus de 80 000 personnes ont bénéficié du programme d'alphabétisation, le programme d'assistance sociale « EDE PEP » a bénéficié à plus d'un million de personnes, la construction de plusieurs bâtiments de l'administration publique, la construction de logements sociaux, entre autres.
Les participants au 11e Conseil des ministres de PetroCaribe en profitent pour découvrir sur le lieu de l'événement les richesses culturelles haïtiennes à travers une exposition artisanale, une fresque peinte au cours de ces deux jours.
Ils découvriront également à une foire dans les jardins de l'hôtel Royal Oasis la diversité des productions agricoles haïtiennes et des produits comme le café, le sucre liquide (sirop de canne à sucre) et le cacao que le pays pourrait exporter vers le Venezuela en remboursement de sa dette, selon les autorités.
Un cocktail de bienvenue a été organisé à l'intention des invités au cours duquel ils ont assisté à une cérémonie vaudou (Samba Zao), des chants a capella (Twoupakapela), des musiques racines (Vodoula) et des shows de guitare avec le groupe Strings.
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
La mise en oeuvre de l'accord PetroCaribe en Haïti, selon le BMPAD
Utilisation des fonds PetroCaribe La portion financée, générée à travers l'Accord PetroCaribe, est utilisée pour le financement de 186 projets de développement.
Les fonds prévus pour le financement des projets font partie intégrante du budget de la République d'Haïti.
Du montant de US$ 1 316 803 731.00 engagé pour le financement des projets, les fonds transférés au compte du Trésor public, au 31 juillet 2013, totalisent US$ 1 007 288 456.43
Le volume des achats et les flux du compte PetroCaribe De l'entrée en vigueur de l'Accord PetroCaribe au 31 juillet 2013, le montant total des importations d'environ 26 millions de barils de produits pétroliers pour le pays s'élève à US$ 2 757 646 238.60.
La portion cash à payer est de US$ 1 235 678 589.98.
Il a été versé à PDVSA Petroleo S.A. US$ 1 215 680 547.15.
La dette à long terme cumulée au 31 juillet 2013, devant être payée sur une période de 25 ans, se chiffrerait à US$ 1 521 967 648.62.
Cependant, à la suite du séisme dévastateur du 12 janvier 2010, la République bolivarienne du Vénézuela a annulé officiellement US$ 395 000 000.00 de la dette de la République d'Haïti.
Par conséquent, la dette effective d'Haïti au 31 juillet 2013 est de US$ 1 126 967 648.62.
Les fonds de PetroCaribe accusent au 31 juillet 2013 des soldes bancaires de US$ 59 563 655.95 sur le compte en dollars américains et de 5 207 698 182.15 sur le compte en gourdes.
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=120971
Le Nouvelliste | Publi le :06 septembre 2013
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
Le ministre haïtien des Affaires étrangères a procédé vendredi à l'ouverture de la 2e réunion de la Zone économique PetroCaribe (ZEP) et au 11e Conseil des ministres du même nom. Des représentants d'une vingtaine de pays se sont penchés sur cinq thèmes de coopération qui seront présentés et validés ce samedi.
C'est sous les regards de Simon Bolivar et d'Alexandre Pétion, deux personnalités historiques qui ont scellé les relations entre le Venezuela et Haïti, que le chancelier haïtien, Pierre-Richard Casimir, a ouvert vendredi le XI e Conseil des ministres de PetroCaribe et la 2e réunion de travail de la Zone économique PetroCaribe. Une grande photo de ces deux hommes d'Etat domine la salle où se tient le Conseil.
La ZEP se veut une force sociale régionale avec pour slogan : « PetroCaribe, Energie pour l'union ». Certains pays membres ont déjà commencé les échanges commerciaux, nourriture contre le pétrole du Venezuela.
A l'hôtel Royal Oasis à Pétion-Ville, des représentants d'une vingtaine de pays membres ont poursuivi les discussions entamées en juin dernier au Nicaragua sur le transport et la communication, la chaîne de production, le tourisme, l'aspect social et culturel, le commerce et l'intégration.
Avec un long retard de démarrage dû au décalage entre les vols des participants, les discussions sur ces thèmes se sont déroulées loin des caméras des journalistes.
Les conclusions des séances de travail réalisées pour la première journée de cette réunion de travail sur la Zone économique PetroCaribe seront présentées samedi aux différents ministres des pays membres du programme.
A l'issue de la rencontre, ces ministres signeront une résolution qu'ils soumettront aux dirigeants de leurs pays respectifs en attendant le prochain Conseil qui devrait se tenir en décembre prochain.
Dans son discours de circonstance, le ministre haïtien des Affaires étrangères a indiqué que la tenue dans le pays de ce XIe Conseil des ministres de PetroCaribe témoigne de « l'étendue des progrès réalisés sous l'administration Martelly-Lamothe ».
Pierre-Richard Casimir, qui a salué la mémoire de Hugo Chavez, l'initiateur du programme PetroCaribe, a été chaleureusement applaudi par les participants.
Le secrétaire exécutif du PetroCaribe a, de son côté, salué la capacité dont le gouvernement haïtien, selon lui, a fait montre dans l'organisation de ce Conseil des ministres.
« Le programme PetroCaribe doit participer dans l'amélioration des conditions de vie des populations de la région, a déclaré Astrobal Chavez. Ce programme, a-t-il ajouté, est un acquis de développement qui doit nous permettre de donner d'excellents résultats... »
Dans une adresse écrite à l'attention des participants, le Premier ministre Laurent Lamothe a déclaré qu'«Haïti, qui a déjà accueilli plusieurs événements internationaux d'envergure au cours de l'année 2013, saura encore une fois se montrer à la hauteur de ce rendez-vous important».
Il a rappelé l'importance de cette réunion à partir de laquelle doivent se définir les grandes orientations de la Zone économique PetroCaribe.
« Nous sommes fiers d'être à la fois acteurs et témoins de la naissance de ce nouveau mécanisme de solidarité régionale, porteur de croissance économique et d'emplois afin de combattre l'exclusion qui frappe des millions de personnes dans notre région », a indiqué le chef du gouvernement absent à la première journée de travail.
Egalement absent à l'ouverture du Conseil, le président de la République, Michel Joseph Martelly, s'est félicité de la résolution des chefs d'Etat et de gouvernement quant à la mise en place de la Zone économique PetroCaribe, « qui est porteuse d'espoir et de retombées économiques et sociales pour les peuples de la région, notamment les couches les plus vulnérables ».
Contrairement aux deux précédentes réunions internationales qui se sont tenues dans le pays cette année, le président Michel Martelly s'est retiré pour laisser la place aux photos de Simon Bolivar et d'Alexandre Pétion, deux hommes d'Etat qui ont fait l'histoire.
Le gouvernement haïtien profite de ce Conseil des ministres étrangers pour mettre en vitrine quelque 166 projets financés grâce aux fonds PetroCaribe.
Dans un document préparé pour la circonstance, les autorités soulignent que plus de 300 kilomètres de routes ont été construits ou réhabilités, plus de 80 000 personnes ont bénéficié du programme d'alphabétisation, le programme d'assistance sociale « EDE PEP » a bénéficié à plus d'un million de personnes, la construction de plusieurs bâtiments de l'administration publique, la construction de logements sociaux, entre autres.
Les participants au 11e Conseil des ministres de PetroCaribe en profitent pour découvrir sur le lieu de l'événement les richesses culturelles haïtiennes à travers une exposition artisanale, une fresque peinte au cours de ces deux jours.
Ils découvriront également à une foire dans les jardins de l'hôtel Royal Oasis la diversité des productions agricoles haïtiennes et des produits comme le café, le sucre liquide (sirop de canne à sucre) et le cacao que le pays pourrait exporter vers le Venezuela en remboursement de sa dette, selon les autorités.
Un cocktail de bienvenue a été organisé à l'intention des invités au cours duquel ils ont assisté à une cérémonie vaudou (Samba Zao), des chants a capella (Twoupakapela), des musiques racines (Vodoula) et des shows de guitare avec le groupe Strings.
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
La mise en oeuvre de l'accord PetroCaribe en Haïti, selon le BMPAD
Utilisation des fonds PetroCaribe La portion financée, générée à travers l'Accord PetroCaribe, est utilisée pour le financement de 186 projets de développement.
Les fonds prévus pour le financement des projets font partie intégrante du budget de la République d'Haïti.
Du montant de US$ 1 316 803 731.00 engagé pour le financement des projets, les fonds transférés au compte du Trésor public, au 31 juillet 2013, totalisent US$ 1 007 288 456.43
Le volume des achats et les flux du compte PetroCaribe De l'entrée en vigueur de l'Accord PetroCaribe au 31 juillet 2013, le montant total des importations d'environ 26 millions de barils de produits pétroliers pour le pays s'élève à US$ 2 757 646 238.60.
La portion cash à payer est de US$ 1 235 678 589.98.
Il a été versé à PDVSA Petroleo S.A. US$ 1 215 680 547.15.
La dette à long terme cumulée au 31 juillet 2013, devant être payée sur une période de 25 ans, se chiffrerait à US$ 1 521 967 648.62.
Cependant, à la suite du séisme dévastateur du 12 janvier 2010, la République bolivarienne du Vénézuela a annulé officiellement US$ 395 000 000.00 de la dette de la République d'Haïti.
Par conséquent, la dette effective d'Haïti au 31 juillet 2013 est de US$ 1 126 967 648.62.
Les fonds de PetroCaribe accusent au 31 juillet 2013 des soldes bancaires de US$ 59 563 655.95 sur le compte en dollars américains et de 5 207 698 182.15 sur le compte en gourdes.
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