Google

jeudi 24 novembre 2011

Haïti : Un rapport de Human Rights Watch dénonce les conditions de vie des femmes dans l’après-séisme

L’organisation Human Rights Watch a publié sur son site internet un rapport intitulé “Personne ne se souvient de nous”. Celui-ci dénonce des manquements importants en terme de droit à la santé ainsi qu’à la sécurité accordée aux femmes et aux jeunes filles dans l’Haiti de l’après-séisme.
“Des femmes touchées par la catastrophe et qui n’ont pas eu voix au chapitre dans le processus de reconstruction du pays” et un soutien international encore trop faible tel est le constat dressé par Human Rights Watch. Ainsi, “l’optimisme initial ressenti par les agences humanitaires et les bailleurs de fonds internationaux quant à une amélioration de l’accès à la santé maternelle dans les zones affectées par la catastrophe ne s’est pas traduit dans les faits pour toutes les femmes et les filles. Ceci, en dépit de la vague de soutien international et de nouveaux services gratuits gérés par des organisations non gouvernementales (ONG) internationales, lesquelles avaient promis d’éradiquer les barrières géographiques et économiques qui, au cours de l’histoire, avaient empêché les femmes et les filles d’accéder aux soins de santé.”
Afin de rendre compte de la situation, Human Rights Watch s’est basé sur ses recherches effectuées à Port-au-Prince fin 2010 et début 2011 ainsi que sur 128 entretiens menées avec des femmes vivant dans quinze camps de déplacés différents.
Human Rights Watch souligne notamment les conditions difficiles auxquelles doivent faire face les femmes enceintes avec pour conséquence une surmortalité infantile et maternelle : “ Selon les femmes et les filles avec lesquelles nous nous sommes entretenues, ces retards sont survenus parce qu’elles n’ont pas senti les premiers signes de l’accouchement ou ne connaissaient pas bien leur nouveau quartier, parce que les centres de soins où elles se rendaient précédemment avaient été détruits lors du tremblement de terre, à cause de la distance, des problèmes de sécurité ou des frais de transport ou en raison des soins insuffisants dispensés aux centres de consultation.”
L’insécurité alimentaire vient également ternir un peu plus le constat dressé par l’organisation puisque la distribution alimentaire générale n’a duré que deux mois après le séisme. Les femmes rencontrent désormais beaucoup de difficultés pour nourrir leurs enfants. Pour preuve l’exemple d’Adeline, forcée de “nourrir son bébé de trois mois avec de la farine de maïs mélangée à de l’eau car elle n’avait pas suffisamment de lait maternel pour son enfant”. Une situation qui engendre le recours fréquent à la prostitution et qui augmente considérablement les violences sexuelles. En effet, la plupart du temps ces “échanges” se font en secret et dans la honte ce qui “ les expose à la violence car elles ne bénéficient pas du peu de protection que pourraient leur offrir des réseaux sociaux ou leur communauté.”
Point important, le manque de suivi du gouvernement : Human Rights Watch a constaté que “les informations importantes, nécessaires pour que le gouvernement haïtien suive de près les progrès opérés en matière de santé maternelle, ne sont pas enregistrées dans les camps : par exemple, aucun des cinq décès de nourrissons mentionnés par des femmes et des filles interrogées par Human Rights Watch n’ont été rapportés ou enregistrés par une quelconque ONG ou un quelconque organe gouvernemental. L’organisation rappelle tout de même que certaines ONG ou encore Le programme SOG (soins obstétriques gratuits) ont permis a plusieurs femmes de se soigner gratuitement. Mais l’accès aux soins reste une question de chance, pour de multiples questions. Tout d’ abord les ONG ne sont pas à même de couvrir toute les zones touchées par le séisme. Ensuite le manque d’information, parfois les ONG sont mal renseignées, impossible donc pour elle d’indiquer clairement un établissement public qui pratique le programme SOG. La catastrophe très suivi par les médias a vite était effacée par d’autres urgences dans le monde et l’oubli règne aujourd’hui sur le pays.
Plusieurs recommandations ont donc été émises par l’organisation, qui demande aux agences des Nations Unies et aux ONG internationales par exemple de “fournir un compte rendu régulier au ministère de la Santé sur le nombre de visites prénatales, de naissances institutionnelles, ainsi que de décès maternels et infantiles dans les établissements gérés par les ONG”.
Human Rights Watch s’est également adressé au président d’Haiti, lui enjoignant de “concevoir des programmes pour améliorer l’accès des femmes et des filles aux informations relatives aux soins maternels et reproductifs, à la disponibilité de soins postérieurs à un viol, à la disponibilité de services médicaux, et aux informations générales relatives à l’effort de reconstruction.”

Le choléra, un mal endémique pour Haïti

Le choléra continue de faire des victimes à Haïti, plus d’un an après son apparition dans le pays. Le dernier bilan dressé par les autorités sanitaires fait état de plus de 6 500 décès et de plus de 473 000 cas de contaminations recensés. Et les ONG s’en vont...
Fritz Gérald Jeannot - Parismatch.com
Haïti est aujourd’hui le pays le plus touché par le choléra dans le monde. La proportion de personnes à avoir contracté la maladie est de 5%, selon un responsable onusien. La maladie est sur le point de devenir endémique dans le pays. Ce constat est fait alors que les ONG commencent à plier bagage. «Faute de fonds disponible, elles se retirent de la lutte contre le choléra», expliquent-elles. «Les centres de traitement de choléra, les unités de traitement de choléra et les centres de réhydratation orale ferment leurs portes les uns après les autres», a rapporté le quotidien haïtien «Le Nouvelliste» sur son site internet.
Dans les camps, les sinistrés croupissent dans la misère et la crasse. L’insalubrité et la promiscuité qui s’installent dans ces camps de fortunes les rendent plus vulnérables face au vibrio cholerae. La Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) a publié, en août dernier, un rapport inquiétant sur les conditions hygiéniques des camps. «La vidange des latrines et la fourniture des services WASH (Eau, Assainissement et promotion d’hygiène) dans les sites d’hébergement sont en état de détérioration rapide», lit-on dans ce rapport.
Leur besoin à même le sol
Plusieurs partenaires ayant des programmes de distribution d’eau potable dans les différents sites sont partis. La Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement, organisme de l’Etat haïtien, est la dernière à annoncer la fin de la distribution d’eau gratuite. Elle desservait 17 camps de sinistrés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Plus de mille latrines sont hors d’usage, selon la DINEPA. Les déplacés du 12 janvier 2010 font leur besoin à même le sol, à proximité des tentes, constatent des journalistes sur place. Un risque de propagation sérieuse de la maladie. Médecin Sans Frontières exprime ses préoccupations du fait que le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) soit incapable de prendre le leadership des interventions dans la lutte contre le choléra. «Les réponses des autorités haïtiennes et les communautés humanitaires pour traiter le choléra dans le pays sont non-structurées et insuffisantes», déplore Gerard Bedock, chef de la mission. L’ONG MSF participait de façon active à la lutte contre le choléra en Haïti.
Selon l’agence en ligne, Haiti press network (hpn), près de 550 000 personnes vivent dans environ 800 camps. Le choléra est apparu dans le pays au début du mois d’octobre 2010. Environ 9 mois après le terrible tremblement de terre qui a balayé le pays. Plusieurs chercheurs, ont conclu que la souche de choléra qui a contaminé la rivière Artibonite (Centre), lieu où les premiers cas ont été recensés, est d’origine népalaise. Mais le panel indépendant de l’ONU a conclu que« l'épidémie de choléra a été causée par un ensemble de circonstances, et n'est pas la faute ou l'action délibérée d'un groupe ou d'un individu».
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Le-cholera-un-mal-endemique-pour-Haiti-356365/?sitemapnews

La société civile haïtienne se penche sur l'efficacité de l'aide à Haiti par Gotson Pierre

Plusieurs entités dont la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA), ont inauguré ce 23 novembre à Port-au-Prince un forum de deux jours autour de l'efficacité de l'aide accordée Haïti au lendemain du séisme dévastateur du 12 janvier 2010, rapporte l'agence en ligne AlterPresse. Plus d'une centaine de personnes de divers secteurs ont pris part à la première journée de cette rencontre afin de faire un bilan analytique du processus d'aide internationale à Haiti et produire des recommandations appropriées.
La rencontre est réalisée en prélude au quatrième forum de haut niveau sur l'efficacité de l'aide qui se tient du 29 novembre au 1er décembre à Bosan en Corée du Sud.
" On a toujours tendance à enfermer le pays dans la notion d'humanitaire alors qu'il est préférable que l'aide se déplace de l'humanitaire pour s'étendre beaucoup plus vers la structure ", explique l'économiste Camille Chalmers de la PAPDA.
Les organisateurs du forum relèvent que l'aide humanitaire octroyée à Haïti après le tremblement de terre ne répond pas au critère de développement.
Sur les 4,6 milliards de dollars américains promis à Haïti au cours de l'année dernière, seulement 43 % ont été effectivement versés jusqu'ici, soulignent-ils.
Le volume de l'aide est toujours marginal par rapport aux engagements pris devant les Nations-Unies le 31 mars par différents donateurs, signale Esther Schneider du Centre de Recherches, de Réflexion, de Formation et d'Action Sociale (CERFAS), co-organisateur du forum.
Pour sa part, Camille Chalmers dit craindre que la crise financière internationale ne serve de " prétexte " pour pousser les donateurs à réduire l'aide qu'ils accordent à Haïti.
Toutefois, le responsable de la PAPDA souligne que " l'essentiel c'est de voir si Haïti définit ses propres instances et ses propres modèles de développement ".
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20111124040717.html

mercredi 23 novembre 2011

Deux responsables de la Croix rouge accusés d’avoir détourné une aide contre le cholera

Deux responsables haïtiens de la Croix rouge dans les Nippes, Gilles Arlande (Croix rouge Norvège) et Jean Marie Antoine (Croix rouge Allemagne) sont incarcérés depuis quatre jours, accusés d’avoir détourné des produits destinés à la réponse au cholera, apprend-on.
Il s’agit de 320 caisses de savon destinées à la population de la Grand Anse dans le cadre de la lutte contre le cholera qui fait des ravages dans la zone.
Une délégation de la Croix rouge haïtienne a été envoyée sur place à Jérémie pour enquêter, selon les informations parvenues à AlterPresse.
Les deux hommes sont emprisonnés depuis le 17 novembre. Le dossier est jusqu’ici confié au substitut juge de paix, Mackel Kalas Joseph.
Le juge a constaté le vol à bord d’un navire en partance vers Port-au-Prince le 15 novembre et procédé deux jours après à l’arrestation des individus.
Par ailleurs, la justice dans la Grand Anse est occupée par une autre affaire de vol. Il s’agit de 4 responsables de la direction départementale du ministère de l’éducation nationale, qui sont accusés d’avoir volé du matériel éducatif. Ces quatre personnes doivent comparaitre ce 21 novembre devant le tribunal.
En septembre 2010, un cas de vol semblable avait été recensé. Les malfrats avaient alors subtilisé entre autres 700 couvertures et 350 kits de cuisine.
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/deux_responsables_de_la_croix_rouge_accuses_d_avoir_detourne_une.html

mardi 22 novembre 2011

Resurrecting tourism in a country best known for poverty, political instability and a devastating earthquake might seem an overly optimistic ambition.

But bringing back Haiti's once-thriving tourism sector is one of the cornerstones of the Caribbean nation's economic renewal strategies, the country's new minister of tourism told a Montreal conference last week.
By investing in airports, security and smaller resort hotels that focus on its cultural heritage as well as its beaches, Haiti is hoping to lure some of the 22 million travellers who visit the Caribbean each year, as well as some of the 21 million who visit on cruise ships.
In four years, Haiti expects Canadians to be disembarking by the charter planeload.
"Tourism is at the heart of our economic relaunch and the type of sustainable development that can create permanent jobs," said Stephanie Balmir-Villedrouin at the Quebec-Haiti Business Forum.
"We have beautiful tourist sites across the country that are not exploited," she said. "We have an action plan so that in four years we will have tourism hotels that can receive Canadian tourists in Haiti."
First, however, the government is focusing on attracting members of Haiti's vast diaspora to return for a visit and thereby invest in their homeland.
To assuage security fears, the government is working with major travel agencies to take passengers directly from the airport by bus to their hotel. About 400,000 people visit Haiti each year, half of them members of the diaspora.
Contrary to the massive hotel complexes popular on other Caribbean islands, Haiti plans to build smaller resorts and focus on outings.
"In Haiti we have an added value - our culture," Balmir-Villedrouin said.
Haiti is focusing on two areas: the beach area located an hour north of Port au Prince, which is already home to several hotels, including a former Club Med resort.
And the area around Cap Haïtien in the north, blessed with beaches and the Citadel, the largest fortress in the Americas.
Every year, 600,000 cruise ship passengers disembark in the nearby town of Labadee to enjoy its fenced off beaches; in four months, passengers will start getting off in Cap Haïtien, too.
In a year, the airport in Port au Prince is to have a 2.5-kilometre runway capable of accommodating larger planes. Airports at southern cities like Jacmel and Les Cayes also will get longer runways that can handle 80-seater planes so passengers can fly in directly.
Balmier-Villedrouin concedes security concerns are an issue for many travellers and is working to change that image, although she calls the perception "a myth" - Haiti has some of the lowest crime statics among any Caribbean nations, she said.
"Haiti, yes, it has problems, yes it has poverty, but we're not trying to hide that," she said. "You have to put it in balance - all countries have problems, and so do we - in certain areas.
"But we also have regions with beautiful beaches and great cultural heritage and lovely people. We're going to focus on that."
http://www.montrealgazette.com/travel/Haiti+targets+tourism+growth+area/5749181/story.html

Haiti : Des demarches de planification stratégique de la ville de Port-au-Prince

P-au-p, 22 nov. 2011[AlterPresse] --- Le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) organise ce 22 novembre 2011 un forum autour du thème : " Vil nou vle a "(en français : " la ville que nous voulons ") à l'hôtel Karibe à Pétionville.

Ce forum a le soutien technique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l'agence ONU-Habitat. Il vise la planification stratégique de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Les organisateurs prévoient une exposition technique pour une plus grande diffusion des travaux de planification en cours dans les quartiers, les communes et la région métropolitaine.
Selon les organisateurs, il s'agit de formaliser un espace de concertation permettant d'informer, d'orienter l'action de plusieurs intervenants en vue de jeter les bases de mécanismes de concertation pérenne entre les autorités, acteurs et usagers de la Ville.
Ils proposent, entre autres, de présenter une synthèse des recommandations de différents groupes d'importance majeure afin de favoriser leur inclusion dans les initiatives de planification en cours.
A ce forum, des discussions seront aussi engagées autour des mécanismes d'articulation entre les échelles comme le quartier, la commune et la zone métropolitaine, d'après eux. Le forum doit aussi permettre d'esquisser un dispositif opérationnel de mise en oeuvre des plans stratégiques.
Depuis le passage du violent séisme le 12 janvier 2010, plusieurs propositions de plan pour la ville de Port-au-Prince ont vu le jour. Une concurrence presque farouche entre les différentes entités ayant produit ces plans existe également alors que le gouvernement actuel n'a pas encore affiché sa préférence.
Vingt-trois ateliers de travail et une vingtaine de rencontres bilatérales de concertation, réunissant environ 600 personnes, entre autres des élus et techniciens des communes, notables des communautés, professionnels de l'architecture et de l'urbanisme, portent le forum du MPCE, informe t-on.
Les organisateurs procèderont à une remise de prix aux lauréats des concours de photographie amateurs réalisé sous le thème : " Tras vil la ak bouyonman lavi a " (en français : la trace de la ville et le bouillonnement de la vie) et de sculpture de récupération, baptisé " tradisyon marye ak modènite "(en français : la tradition et la modernité).
Ces concours réalisés par le Ministère entendent proposer et partager une autre lecture de la ville. [emb kft gp apr 22/11/11 11:50]

Haiti : A l'occasion du 100e anniversaire de la mort de Firmin, des historiens préconisent la sensibilisation sur la sauvegarde du patrimoine

par Gotson Pierre Cap Haïtien, 19 sept. 2011 [AlterPresse] --- La Société Capoise d'Histoire et de Protection du Patrimoine, qui commémore ce 19 septembre le centième anniversaire de la mort de l'intellectuel et homme politique Anténor Firmin, préconise la sensibilisation de la population, en particulier les jeunes, en vue de sauvegarder le patrimoine haïtien.
" Pour nous, la première chose à faire au niveau de la protection du patrimoine c'est sensibiliser les gens. Il faut que cela soit un travail de proximité ... surtout au sein des jeunes ", affirme le président de la société, Emile Eyma, dans une interview accordée à AlterPresse.
Les activités de commémoration de l'anniversaire de la mort de Firmin sont marquées par une messe de souvenir à la Cathédrale du Cap Haïtien, un moment de recueillement sur la tombe du défunt et le dévoilement du buste de Firmin, réalisé par l'artiste Ludovic Booz.
Selon Emile Eyma, ces activités contribuent à la sensibilisation qui doit s'inscrire dans une perspective d'avenir et montrer aux gens qu'ils ont des intérêts (économiques et sociaux) dans la sauvegarde des biens et des richesses historiques et culturelles de la nation.
Pour lui, il faut porter les habitants de chaque quartier, de chaque région du pays à s'investir dans la protection des différents patrimoines.
Il incombe aussi à l'État de faire le lien entre le passé et le présent, puis de projeter le futur, ajoute-t-il.
De même, il souligne que l'État a pour devoir d'appuyer les organismes de la société civile et de renforcer les structures étatiques pour une conservation du patrimoine bâti ainsi que le patrimoine immatériel (contes, légendes).
Par ailleurs, le directeur de l'Institut National pour la Sauvegarde du Patrimoine(ISPAN), Daniel Elie, présentera à l'occasion de ce centième anniversaire, le projet de restauration de la maison d'Anténor Firmin, né en 1850 au Cap Haïtien et mort en 1911. [rh gp apr 19/09/2011 06 :45]
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20111121011114.html

Haiti-Italie/Musique : Des artistes haïtiens éblouissent Turin

par Gotson Pierre P-au-P, 23 sept. 2011 [AlterPresse] --- L'Association Haïtitalia de Turin (chef lieu de Piémont en Italie) a reçu une délégation d'artistes haïtiens durant 4 jours (du 17 au 22 septembre derniers), dans le cadre de la cinquième édition du festival " Mito Settembre Musica ", apprend AlterPresse.
Rasin Mapou de Azor et l'orchestre Ti Coca ont entre autres pris part à ce festival.
La communauté haïtienne d'Italie ainsi que de nombreux italiens se sont aussi delectés de la voix rocailleuse de l'emblematique chanteur Jean-Prosper Dauphin, plus connu en Haiti sous son nom de scène de Beken. Il etait accompagné de son fils lors de sa prestation.
Haititalia se montre ravie de la participation de ces atristes haitiens qui ont su délivrer par leur talent une autre dimension de la culture d'Haiti. Selon l'association une autre version d'Haiti a pu être ainsi montrée pour au moins une fois sur la scène italienne, dominée par le discours des médias étrangers et les images peu valorisantes véhiculées à propos d'Haiti.
Le "Mito Settembre Musica" s'est tenu à Turin et à Milan entre le 3 et le 22 septembre. Il s'agit de la 5e edition de cet évenement auquel 3 500 artistes en provenance de 48 pays ont pris part. [jep kft gp apr 23/09/11 12:20]
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20111121011829.html

lundi 21 novembre 2011

AINSI SE REVEILLA LE MONDE CE 21 NOVEMBRE 2011

ESPAGNE. Les leçons d'une débâcle…Le résultat de l'élection espagnole est la conséquence d'un effondrement du Parti socialiste et non un virage à droite du pays.

Oui, il s’est produit dimanche en Espagne un événement sismique de première grandeur. Mais il ne faut pas se tromper sur sa nature. Ce, à quoi on a assisté, c’est à un effondrement du Parti socialiste. Pas un raz de marée du Parti populaire. Contrairement à ce que suggèrent les commentaires hâtifs ou partisans, si le parti de Mariano Rajoy recueille une majorité absolue de sièges (186 sur 350, soit 3 de plus qu’Aznar en 2000, en dépit d’un score légèrement inférieur), il n’y a pas eu de "tsunami bleu". Explication.
Depuis la fin des années 90, l’électorat du PP est remarquablement stable. En gros, il fait toujours à peu près 10 millions de voix. 9,7 millions en 1996 ; 10,3 millions en 2000 ; 9,7 millions en 2004 ; 10,3 en 2008 (chiffres arrondis). Cette fois : 10,8 millions. C’est son plus haut score depuis la transition démocratique. Mais avec "seulement" 500.000 voix de plus qu’en 2008, année où il avait perdu les élections (alors qu’en 1996, avec 9,7 millions, il les avait gagnées).
La variable d’ajustement du système, c’est le score du PSOE, qui lui connaît des variations d’une ampleur spectaculaire : 9,4 millions en 1996 ; moins de 8 millions en 2000 ; 11 millions en 2004 ; et 11,3 millions en 2008. Cette fois : moins de 7 millions. Soit 4,3 millions de voix de moins qu’en 2008. C’est-à-dire qu’il a perdu en trois ans près de 40% de son électorat (38,2% pour être précis) !
Une victoire des petits partis
C’est cet affaissement, en effet historique, du Parti socialiste, ramené à son plus bas score depuis la transition démocratique (moins de 29%), qui constitue bien l’événement majeur de ce scrutin. La question étant de savoir où son passés les déçus du zapatérisme. La réponse est dans les résultats.
Une partie de cet électorat s’est porté sur la "Gauche unie" (Izquierda unida, héritière du PC), qui gagne plus de 700 000 voix (et passe de 2 à 11 sièges), sans pour autant retrouver ses scores des années 90 (où elle pesait 10% du corps électoral). Une partie sur le parti centriste et "espagnoliste" UPyD de Rosa Diez (qui défend l’unité de l’Espagne contre les nationalismes périphériques), qui gagne 800.000 suffrages et multiplie son score par 4.
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111121.OBS4979/espagne-les-lecons-d-une-debacle.html

Espagne: à peine élue, la droite est face à la crise et aux marchés
MADRID (AFP) - La droite, après sa victoire historique aux législatives en Espagne, va devoir convaincre de sa capacité à redresser l'économie et affrontait lundi la pression des marchés qui craignent une contagion à ce pays de la crise de la dette. La Chine, qui possède environ 12% de la dette publique espagnole, a donné le ton, disant espérer que le virage à droite en Espagne allait "doper la confiance des marchés afin que l'Union européenne mette en oeuvre les mesures nécessaires adoptées aux sommets de l'UE et du G20". Mais comme le soulignait le quotidien économique Cinco Dias "ce ne sera pas tâche facile" pour le futur chef du gouvernement Mariano Rajoy qui doit sa victoire plus à la débâcle du Parti socialiste (PSOE) sur un bilan économique désastreux qu'à sa personnalité peu charismatique. Même si le Parti populaire dispose de "tout le pouvoir" après sa victoire et s'apprête à contrôler "74,5% du budget central, des régions autonomes et des municipalités", remarque le journal.
http://www.liberation.fr/depeches/01012372789-legislatives-en-espagne-la-droite-remporte-une-majorite-absolue-historique

EGYPTE. Place Tahrir, le bilan s'alourdit
Trente-trois personnes ont été tuées dans des affrontements en Egypte, selon un nouveau bilan communiqué par la morgue, lundi 21 novembre. Des violences ont éclaté entre la police et des manifestants réclamant la fin du pouvoir militaire, à une semaine du premier scrutin législatif depuis le départ d'Hosni Moubarak. Dans la nuit de dimanche à lundi, des milliers d'Egyptiens occupaient la place Tahrir, au Caire, après avoir repoussé la police, tandis que de violents affrontements se poursuivaient dans les rues adjacentes au site emblématique, foyer de la révolte qui a chassé le président Moubarak en février. Des contestataires lançaient des pierres et des cocktails Molotov en direction des policiers, dont certains, positionnés sur le toit d'un immeuble à proximité du ministère de l'Intérieur, proche de la place Tahrir, répliquaient avec des tirs de fusils et de balles de caoutchouc…
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111121.OBS4938/egypte-place-tahrir-le-bilan-s-alourdit.html


Menace sur la notation AAA : pour Moody's, le plan de rigueur n'a pas suffi
Mi-octobre, l'agence de notation Moody's Investors Service s'était donné trois mois pour étudier s'il y avait lieu de revoir la note AAA de la France, la meilleure possible. Lundi, l'agence a adressé une nouvelle menace, estimant que la situation économique de la France continue de se dégrader. Elle s'inquiète à la fois des taux de plus en plus élevés auxquels doit faire face le pays pour emprunter sur les marchés obligataires et de la dégradation de ses perspectives de croissance.
Ce nouvel avertissement a aussitôt plombé la Bourse de Paris, qui affichait à la mi-journée un recul supérieur à 2,5%.
«Des coûts de financement élevés et persistants pourraient accroître les difficultés que le gouvernement français rencontre, conjuguées à une perspective de croissance qui se détériore, avec des implications de crédit négatives», avertit Moody's. Ce qui signifie une potentielle baisse de la note du pays.
L'écart de taux avec l'Allemagne à un noiveau historique
«La semaine dernière, rappelle l'agence, l'écart de taux entre les titres à 10 ans français et allemands a dépassé 200 points de base (2 points de pourcentage), un record depuis la création de la zone euro». La dette française est considérée avec méfiance sur le marché obligataire, visée par les craintes de contagion de la crise de la dette en zone euro qui semble n'épargner que l'Allemagne…
http://www.leparisien.fr/crise-europe/menace-sur-la-notation-aaa-pour-moody-s-le-plan-de-rigueur-n-a-pas-suffi-21-11-2011-1731468.php

Le clan Kadhafi, exilé et décimé…Après l'arrestation de Seif el-Islam, que reste-t-il de la famille du Guide libyen ?
Un mois après la mort du chef de famille Mouammar Kaddafi, sa seconde épouse et trois de ses enfants se sont réfugiés en Algérie, un de ses fils a été arrêté en Libye tout comme son beau-frère, trois fils ont été tués dans des combats et un autre s'est exilé au Niger. On est sans nouvelle de ses deux enfants adoptifs et de sa première femme.
- Mouammar Kadhafi a eu une première femme, Fatiha al-Nuri, dont il a divorcé en 1970 après un an de mariage, alors qu'elle était enceinte de Mohamed. Institutrice, elle est aujourd'hui tombée dans l'anonymat.
- Mohamed Kadhafi, l'aîné et fils unique du premier mariage, s'est réfugié en Algérie le 29 août avec une partie de la famille du Guide libyen. A priori, il y est toujours. Âgé de 41 ans il était, avant la chute du régime, le président du Comité national olympique à Tripoli. Il a aussi dirigé l’organisme libyen des Télécommunications. Avant cela, il a rempli les fonctions de directeur de l’association méditerranéenne des échecs et a dirigé le football club de l’Al-Ahli Tripoli.
- Safia Farkash, épousée en 1970, est la seconde femme de Kadhafi, avec laquelle il aura huit autres enfants. Elle s'est réfugiée à Djanet, en Algérie, depuis le 29 août. Ce pays a affiché sa "neutralité" et a accepté de l'accueillir avec une partie de sa famille pour "raisons humanitaires".
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111121.OBS4975/le-clan-kadhafi-exile-et-decime.html

Syrie: 4 morts au cours de perquisitions, Ankara hausse le ton
Ankara a haussé le ton lundi à l'égard de la Syrie, estimant que le président Bachar al-Assad, dont le régime est la cible depuis plus de huit mois d'une révolte sans précédent, ne pouvait continuer à rester au pouvoir avec "des chars et des canons".
Quatre Syriens ont été tués lundi matin par des tirs des forces de sécurité lors de perquisitio ns menées dans la province de Homs (centre), a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Pour sa part, l'agence officielle Sana a fait état de la mort de "quatre terroristes, dont ont l'une des personnes les plus recherchées, Khaled al-Rajeh, surnommé Badar". Elle a également fait état du "rapt" de deux juges à Hama et d'un ambulancier et de son passager blessés par des "terroristes armés".
Par ailleurs, des bus de pèlerins turcs, qui se seraient égarés dans la nuit de dimanche à lundi près de Homs, auraient été arrêtés par des soldats syriens qui ont tiré des coups de feu contre les véhicules, selon les chaînes privées CNN-Türk et NTV.
http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20111120.AFP9236/syrie-4-morts-au-cours-de-perquisitions-la-turquie-hausse-le-ton.html

Haïti-Patrimoine : Perspective de numérisation de 3 milliards de documents du 19 e siècle par Gotson Pierre

Cap-Haïtien, 21 sept. 2011 [AlterPresse] --- Un projet, visant à numériser 3 milliards de documents de toutes sortes (en mauvais état) du 19 e siècle en Haïti, se trouve actuellement à l'étude au niveau du bureau des archives nationales d'Haïti, apprend l'agence en ligne AlterPresse. " Il s'agit d'une démarche visant à pallier à la disparition de ces précieuses archives", indique le directeur général des archives nationales, Wilfrid Bertrand.
Le directeur des archives nationales n'a pas précisé quel montant (coût estimatif du projet), ni quelles autres institutions (nationales et internationales) vont contribuer dans la mise en oeuvre du projet de numérisation du 19 e siècle haïtien.
L'information a été rendue publique, le lundi 19 septembre 2011au Cap-Haïtien, lors d'une conférence-débat sur les 100 ans de la mort d'Anténor Firmin (19 septembre 1911 - 19 septembre 2011), à l'initiative de la société capoise d'histoire, déroulée autour du thème " Firmin et son temps ".
Bertrand a profité de l'occasion pour préconiser la réalisation d'un inventaire du patrimoine historique en Haïti, lourdement affecté pendant le tremblement de terre du 12 janvier 2010. [rh kft rc apr 21/09/2011 8:50]
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20111121011508.html

dimanche 20 novembre 2011

AINSI SE REVEILLA LE MONDE CE DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011

Le républicain Newt Gingrich passe en tête dans les sondages
WASHINGTON (Reuters) - Le républicain Newt Gingrich, candidat à l'investiture pour l'élection présidentielle américaine, a pris cette semaine la tête dans les sondages après les déboires de ses principaux adversaires. Un sondage Reuters/Ipsos publié dimanche indique que 24% des électeurs républicains voteraient pour l'ancien président de la Chambre des représentants, une hausse de huit points par rapport à la semaine précédente. Mitt Romney, jusqu'ici en tête et favori de l'aile modérée du Parti républicain, rassemble 22% d'intentions de vote, en baisse de six points.Les adversaires de Gingrich dans le camp conservateur ont chuté dans les sondages ces dernières semaines: Herman Cain, accusé de  harcèlement sexuel dans les années 1990, est à 12% d'intentions de vote (- 8) et Rick Perry, victime d'un trou de mémoire lors d'un débat la semaine dernière, le suit à 10% (- 2). Un sondage Fox News publié mercredi donnait Gingrich en tête pour la première fois, avec 23% d'intentions de vote contre 22% pour Mitt Romney….

Espagne: Zapatero tire sa révérence
Arrivé à seulement 43 ans au pouvoir en 2004, le président du gouvernement espagnol doit laisser sa place après les élections générales, ce dimanche. Retour sur ses deux mandats, qui auront eu des tonalités bien différentes. José Luis Rodriguez Zapatero, qui doit laisser sa place à l'issue des élections anticipées ce dimanche, a eu deux mandats bien différents. Le premier de 2004 à 2008 lui a permis de mener ses réformes politiques et sociales afin de faire évoluer la société espagnole. Mais à partir de 2008, le Premier ministre espagnol a du affronter la crise économique, qui malgré un plan de relance, l'amènera finalement à la nécessité de la rigueur.
Aujourd'hui, son impopularité est telle que les élections de ce dimanche s'annoncent très difficiles pour le nouveau chef de file socialiste, Alfredo Pérez Rubalcaba. Cette déroute annoncée du camp socialiste laisse la voie libre à Mariano Rajoy, leader du Partido Popular, qui ne promet pourtant pas moins d'austérité aux Espagnols. Zapatero préfère quant à lui se retirer de la vie politique et revenir à Leon, sa ville de cœur.
Une irrésistible ascension
Né en 1960 dans une famille marquée par les valeurs de gauche, il étudie le droit comme son père. D'abord professeur de droit, il se consacre à sa carrière politique à partir de 1986 et de son élection aux législatives: adhérent du parti socialiste depuis l'âge de 18 ans, il devient alors le plus jeune député de la non moins jeune démocratie espagnole. Il sera réélu quatre fois. Ses amis politiques le surnommeront par la suite Bambi….

Italie: le gouvernement Monti pulvérise des records de popularité
Le nouveau gouvernement italien dirigé par Mario Monti pulvérise les records de popularité avec environ 80% des Italiens exprimant un avis favorable, selon un sondage publié dimanche par le quotidien de gauche La Repubblica.
Sur une échelle de 1 (le vote le plus bas) à 10, les Italiens donnant plus de 6 au gouvernement sont 78,6%. Le jugement porté sur la personne de M. Monti est encore meilleur avec 83,8% de personnes interrogées, selon ce sondage réalisé les 17 et 18 novembre par Demos sur un échantillon de 2.377 personnes.
«Une semaine a été suffisante pour que le climat de l'opinion publique passe de la dépression à l'euphorie», écrit l'institut de sondage, évoquant «une majorité sans précédent» dans l'histoire de l'après-guerre en Italie, aussi bien en ce qui concerne le soutien parlementaire que populaire.
Concernant la popularité des dirigeants politiques, Pier Luigi Bersani, chef du Parti démocrate (PD), principal parti de la gauche italienne, est loin derrière M. Monti avec 48,1% d'avis favorables, mais loin devant Silvio Berlusconi (28,6%), contraint à la démission il y a une semaine.

Egypte: heurts place Tahrir, deux morts hier
Plusieurs centaines d'Egyptiens occupaient dimanche matin la place Tahrir au Caire, tandis que des heurts sporadiques opposaient la police à des manifestants aux abords du ministère de l'Intérieur situé à proximité de l'emblématique place, a constaté une journaliste de l'AFP.
La police anti-émeutes tirait régulièrement des gaz lacrymogènes tandis que des dizaines de protestataires dressaient des barricades aux abords du bâtiment ministériel.
Dans des hôpitaux improvisés dans les mosquées aux abords de la place Tahrir, quelques manifestants étaient soignés pour des intoxications au gaz lacrymogènes et d'autres après avoir été touchés par des balles en caoutchouc ou des plombs de chasse, a constaté la journaliste.
Sur la place, des groupes de manifestants scandaient des slogans hostiles au pouvoir militaire, réclamant la chute du maréchal Hussein Tantaoui, à la tête du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui dirige le pays depuis le départ du président Hosni Moubarak, chassé par une révolte populaire en février.
«Le Conseil des forces armées poursuit la politique de Moubarak, rien n'a changé après la révolution», a déclaré à l'AFP Khaled, 29 ans, alors qu'il installait une tente au centre de la place Tahrir.
De nombreuses personnes brandissaient des grenades lacrymogènes et des balles de fusils de chasse, alors que d'autres balayaient la place jonchée de détritus calcinés.

Fin de l'ultimatum à la Syrie, le parti Baas attaqué à Damas
BEYROUTH (Reuters) - Damas a été dimanche, pour la première fois depuis le début du soulèvement en Syrie, le théâtre d'une attaque des adversaires au régime.
Les opposants demandent le départ du président Bachar al Assad, qui répète dans un entretien diffusé samedi soir qu'il ne cèdera pas aux pressions internationales, alors que l'ultimatum fixé par la Ligue arabe a expiré.
Au moins deux roquettes ont été tirées à l'aube sur l'un des sièges du parti Baas au pouvoir depuis 1963 en Syrie, ont rapporté des habitants.
L'Armée syrienne libre, composée de déserteurs et basée en Syrie, a revendiqué l'attaque.
"La place où est situé le siège local du parti Baas a été bouclée par la police. Mais j'ai vu de la fumée s'élever du bâtiment et des camions de pompiers", a dit un des témoins qui a requis l'anonymat.
Cette attaque n'a pu être vérifiée de manière indépendante, la Syrie ayant expulsé la plupart des journalistes indépendants.
Mercredi, l'Armée syrienne libre a mené une première attaque d'envergure contre le gouvernement en tirant au lance-roquette et à la mitrailleuse sur une installation des services de renseignements de l'armée de l'air.
Quatorze personnes ont été tuées samedi par les forces de sécurité, selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme au lendemain de la mort de 25 civils dans des affrontements avec l'armée.
Dans un entretien accordé au Sunday Times, Bachar al Assad a une nouvelle fois défié la communauté internationale en promettant de ne pas céder à l'ultimatum de la Ligue arabe.
L'organisation panarabe, qui a suspendu Damas de ses instances et menacé de sanctions, avait laissé à la Syrie jusqu'à samedi pour appliquer le plan de paix qui prévoit notamment un retrait des troupes déployées dans plusieurs villes du pays.
"LA SYRIE NE PLIERA PAS"
La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et plusieurs pays arabes espèrent soumettre mardi prochain au vote de l'Assemblée générale de l'Onu une résolution condamnant la Syrie pour la répression de l'opposition….

Recrudescence de violences en Syrie malgré les pressions de la Ligue arabe

Les violences n'ont pas connu de répit samedi en Syrie, faisant au moins 17 morts dont 11 civils, avant l'expiration d'un ultimatum de la Ligue arabe sommant le régime de cesser la répression de la révolte populaire. Dans un entretien publié dimanche par l'hebdomadaire britannique The Sunday Times, le président syrien Bachar Al-Assad a estimé que l'injonction avait été lancée pour "fournir aux pays occidentaux un prétexte pour mener une intervention militaire contre la Syrie".

Se disant "tout à fait" prêt à combattre et à mourir s'il devait affronter des forces étrangères – "cela va sans dire et c'est indéniable" – le président syrien a déclaré qu'il ressentait du chagrin à chaque goutte de sang versée dans son pays, mais que son régime devait faire respecter la loi face à des bandes armées. "Le conflit continuera et la pression pour assujettir la Syrie continuera", a estimé le président syrien, ajoutant que "la Syrie ne s'inclinera pas".
Advertisement
ONZE CIVILS TUÉS
Damas n'a pas officiellement répondu à l'ultimatum de la Ligue arabe qui lui avait donné mercredi trois jours pour cesser la répression des civils sous peine de sanctions économiques, après avoir suspendu la Syrie des travaux de l'organisation. Le délai accordé au régime expirait samedi à minuit (23 heures à Paris).
Faisant fi des appels internationaux à la retenue, le régime a poursuivi sa violente répression, faisant onze morts parmi les civils à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume-Uni. Sept d'entre eux sont morts à Kafr Takhareem dans la province d'Idleb (nord-ouest) dans des attaques de l'armée, tandis que deux ont été tués par des tirs lors d'affrontements entre des militaires et des soldats dissidents à Qousseir (centre). Un civil a par ailleurs été tué par un tireur embusqué à Homs (centre), et un autre est mort lors de perquisitions dans la région de Hama (centre).
L'armée syrienne a "pénétré à Chezar, dans la région de Hama, après l'avoir bombardée à l'artillerie lourde" et a "procédé à une campagne de perquisitions", ont indiqué de leur côté les Comités locaux de coordination (LCC), un groupe chapeautant les contestataires. Parallèlement, quatre agents des services de renseignement ont été tués par des soldats dissidents, dans le centre du pays, selon l'OSDH. Deux militaires ayant fait défection ont péri dans des affrontements avec des soldats dans la région de Homs, selon la même source.
CRAINTES D'UNE GUERRE CIVILE
Les pays arabes reprochent au gouvernement syrien de ne pas respecter, contrairement à sa promesse, le plan de sortie de crise arabe qui prévoit la fin des violences, le retrait des troupes des villes, la libération de milliers de détenus et l'envoi d'observateurs arabes sur le terrain. Face à la recrudescence des violences, les Etats-Unis, la France, la Turquie mais aussi l'Iran ont dit craindre une "guerre civile" alors que les attaques de militaires dissidents se multiplient parallèlement aux manifestations pacifiques.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/11/20/recrudescence-de-violences-en-syrie-malgre-les-pressions-de-la-ligue-arabe_1606656_3218.html#xtor=AL-32280515

"Occupy Oakland" investit de nouveaux terrains
OAKLAND, Californie (Reuters) - Des militants du mouvement anti-Wall Street ont érigé samedi un nouveau campement sur un terrain vague et un parc municipal d'Oakland, en Californie, cinq jours après leur évacuation par la police.
"Occupy Oakland a une nouvelle maison", écrivent les organisateurs du mouvement contestataire sur Twitter, invitant leurs abonnés à venir "pendre la crémaillère" avec eux.
Les manifestants ont commencé à planter des tentes sur le terrain vague et un parc voisin, sous les yeux des forces de l'ordre déployées sur place qui ne sont pas intervenue.
"Les formes pacifiques d'expression et de liberté de parole seront facilitées, mais les actes de violence, la destruction de biens et l'occupation nocturne ne seront pas tolérés", a dit la porte-parole de la police, Johnna Watson, dans un communiqué.
Le maire de la ville, Jean Quan, a prévenu vendredi que "camper sur un terrain de la mairie, que ce soit dans un parc ou ailleurs (...) ne (serait) pas autorisé".
Ces terrains sont situés dans un quartier en voie d'embourgeoisement, symboliques selon les manifestants d'une ville qui privilégie "les intérêts des grosses entreprises et des promoteurs" à ceux des habitants.
Les manifestants ont été évacués lundi de la place Frank Ogawa par la police après plusieurs semaines d'indécision des autorités sur la manière de gérer le mouvement de contestation.
http://fr.news.yahoo.com/occupy-oakland-investit-nouveaux-terrains-093040748.html

Préparer le Cameroun à l'après-Biya pour une stabilité durable

Le président sortant vient d'entamer un sixième mandat au Cameroun. Aujourd'hui, le pays est résolument tourné vers l'avenir et pense à l'après-Biya.

Présentée comme le vote de tous les dangers, l’élection présidentielle camerounaise s’est déroulée le 9 octobre 2011 dans le calme malgré quelques incidents isolés. Sans surprise, elle a vu la réélection au premier tour de Paul Biya avec 77,9% des suffrages face à ses 23 adversaires.
Une élection jouée d'avance
Sans surprise également, la crédibilité du scrutin a été remise en question par l’opposition, ce à quoi la Commission nationale électorale (Elecam) a répondu qu’aucun «dysfonctionnement majeur» n’a entaché son déroulement. Le seul développement inattendu aura été que la réélection de Biya a été critiquée par les deux puissances du Nord qui donnent le ton en ce moment en Afrique.
Rompant avec la tradition de légitimation quasi-automatique des précédents scrutins, les Etats Unis, mais surtout la France, principal soutien occidental du régime de Biya, ont souligné des «irrégularités à tous les niveaux» ainsi que de «nombreuses défaillances».
L’absence de suspense du scrutin ne signifie pas que celui-ci était dénué d’enjeux. Cette élection devait servir à vérifier si le «modèle camerounais» présenté comme un pays stable doté de l’un des systèmes politiques les plus efficaces du continent, a atteint un niveau de maturité à même de lui permettre d’amorcer sereinement le nécessaire virage vers l’après-Biya.
Bien que sa réélection ait confirmé le contrôle étroit du système politique qu’il a mis en place durant les 29 dernières années passées à la tête du pays, Biya doit dorénavant composer avec deux facteurs majeurs: le temps et le contexte international. A 78 ans, il sait qu’il n’est pas éternel et qu’il lui faudra envisager la fin, quelle que soit par ailleurs la solidité de son emprise sur son système.
Assurer ses arrières
Le politicien expérimenté qu’il est n’ignore pas les limites de la rhétorique du «moi ou le chaos» mises en évidence par les chutes spectaculaires de Ben Ali, Moubarak, Gbagbo et Kadhafi. L’enjeu majeur du nouveau mandat du président sera celui de confirmer son habileté en préparant un schéma clair de succession.
http://www.slateafrique.com/69627/preparer-cameroun-apres-biya-stabilite-durable