mardi 21 décembre 2010 Correspondance – Ronel Audate
Le Plateau Central, département situé à l’est d’Haiti, apparemment délaissé. Peu d’infrastructures routières, pas d’eau potable, peu d’électricité. La région est plusieurs fois revenue dans l’actualité comme une zone de turbulence, comme lors des Législatives du 19 avril 2009, lorsqu’elle a été classée « zone rouge ». Mais derrière ces images obscures, demeurent une réalité tout à fait exceptionnelle et d’énormes potentialités.
Hinche, 21 déc. 2010 [AlterPresse] --- Alors que les autorités haïtiennes cherchent à se procurer de fortes sommes d’argent pour reconstruire Port-au-Prince, nul ne songe á investir dans le Plateau Central afin de mettre à profit les potentialités de cette région au bénéfice du ppays tout entier.
Le Plateau Central est non seulement une zone protégée des séismes et ouragans mais aussi une région jalonnée de sites touristiques.
La chute de Bassin Zim qui se trouve non loin de Papaye dans la commune de Hinche pourrait attirer des centaines de visiteurs par jour. Mais le manque d’infrastructures, et l’érosion qui diminue le débit de la chute sans doute causeront la disparition de ce patrimoine d’ici quelques années.
Les grottes de Layaye et de Saltadère situées dans la section de Juanaria (commune de Hinche) relâchent parfois des eaux chaudes et froides. Elles pourraient, selon les habitants de la zone servir de pôle d’attraction pour les touristes. Pour l’heure selon eux, elles n’abritent que misère et désolation.
Saut d’eau, décrété Parc Naturel, est une terre fertile, où il y a de l’eau en abondance. Saut d’eau se trouve à 65 kms de la capitale avec une grande couverture végétale riche et diversifiée. Grace à ses grottes réputées mystiques notamment celles de Marotière et Doco, Saut d’eau pourrait devenir la plus grande destination touristique du pays.
Saut d’Eau c’est aussi un haut lieu de pèlerinage compte tenu de la présence de sites tels l’Immaculée, Calvaire, Palmes qui font de saut d’eau un haut lieu de pèlerinage. Malgré tout, Saut d’Eau ne peut nourrir ses fils. Des habitants interrogés n’ont pas caché leur insatisfaction face au gouvernement en place, qui selon eux, n’a rien fait pour répondre a leurs besoins en termes d’accompagnement dans la production agricole et d’accès aux services sociaux de base.
« La maladie, la misère, le chômage c’est notre lot quotidien » confie une militante d’organisation paysanne proche du Mouvement des Paysans de Papaye, l’une des plus importantes structures établies dans les milieux ruraux.
A quelques kms de la ville de Hinche, dans la localité de Colladère, une grotte fantastique abrite des outils de l’époque précolombienne. Cette grotte est unique sur tout le territoire haitien.
Il y a aussi la Centrale hydro électrique de Péligre qui dessert la capitale depuis 1971, et qui doit alimenter la ville de Hinche. Le barrage, d’une hauteur de 72m, fonctionne à partir d’un lac artificiel, le lac de Péligre, qui peut également être une attraction touristique.
Depuis quelques temps, l’accès à une partie du Plateau Central a été amélioré grâce à la route nationale # 3 qui atteint Mirebalais (60 km de Port-au-Prince).
Il reste qu’il faudrait pouvoir exploiter ce potentiel touristique, pour relancer l’activité économique et garantir à la collectivité des entrées importantes.
Repères géographique
Le département du Centre a une superficie de 3750 km2, soit 13.5% de la superficie du territoire national. Il est le troisième en superficie après les départements de L’Ouest et de l’Artibonite et sa population est de 600.000 habitants.
Le Plateau Central, correspond à un vaste bassin encadré au Nord par le Massif du Nord, à l’Ouest par les Montagnes Noires, au Sud par les Montagnes du Trou d’Eau et à l’Est par le Bassin de San Juan de la République Dominicaine. Dans sa partie Nord-Ouest, ce département présente des aspects accidentés avec des altitudes de plus de 1000 m dans les Montagnes Noires et s’incline vers l’Est ou le Sud-Est, beaucoup plus vallonné, avec des altitudes de 125 m au niveau du barrage de Péligre. Le Plateau Central fait partie des régions à forte pluviosité. Il enregistre une lame d’eau moyenne annuelle de 1.500 mm. D’avril à juin, les alizés pénètrent plus profondément en République Dominicaine et remontent la vallée de San Juan pour déboucher sur la zone centrale d’Haïti. Ils apportent d’abondantes précipitations auxquelles s’ajoutent, en octobre, les précipitations amenées par les vents d’Est qui remontent également la vallée de San Juan, selon le Bureau des Mines et de l’Energie(BME).
Le Département du Centre comprend quatre arrondissements : Hinche, Mirebalais Lascahobas et Cerca-La-Source. Il comprend en outre douze communes, quatre quartiers et 35 sections communales. [ra kft gp apr 21/12/2010 10 :00]
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 21 décembre 2010
Haïti - Agriculture : Les attentes de la filière café
21/12/2010 09:22:37 Frito Merisier et David Nicolas, représentants de la Plateforme Nationale des Producteurs de Café d’Haïti (PNPCH) dans une entrevue téléphonique ont fait le point sur la situation de la filière café, son avenir et ses attentes.
« Cela a pris 20 ans de dur labeur aux paysans haïtiens pour reprendre le contrôle de la filière café : ceci leur permet maintenant d’établir avec des clients internationaux (la coopérative nOula par exemple) des relations directes, d’égal à égal. Ils sont déterminés à multiplier ce type de partenariat, et de continuer ce travail en bâtissant sur ces fondations. Et puis, brusquement, 3 nouveaux fléaux se sont abattus successivement sur Haïti au cours des deux derniers mois : d’abord le choléra, puis l’ouragan Tomas et, pour couronner le tout, le chaos post-électoral... Cette succession de crises est venu accentuer l’impact déstabilisant qu’avait eu depuis le début 2010 le séisme de janvier sur l’économie et la vie rurale. Nous avons survécu à ce cocktail de catastrophes naturelles et artificielles. Et en 2011 nous continuerons à nous battre pour la même cause. Plus que jamais, pour relever les défis colossaux auxquels nous sommes confrontés, nous aurons besoin de solidarité internationale. Mais pas n'importe comment, ce que nous voulons c'est :
- moins de charité mais plus de développement durable
- moins de "sweat-shops" dans les parcs industriel de Port-au-Prince, mais plus d' investissements adéquats dans une éco-agriculture visant l'autosuffisance nationale
- moins d'aide mais plus de commerce
- moins de promesses de milliards mais plus d'acheteurs pour notre café et nos autres produits de qualité »
Aujourd’hui, le tableau de la situation tel que dressé par les partenaires et amis de la PNPCH est encore celui d’un état de crise, malgré la nette avancée du commerce international solidaire et les acquis de la filière café. Ce sont en effet maintenant les régions rurales qui sont les plus vulnérables et les plus touchées par l’épidémie de choléra qui s’y répand à la faveur de l’isolement, du manque d’information et du manque d’intervenants qualifiés pour réussir à arrêter ce mal nouveau.
Dès le mois de février 2011, la PNPCH va lancer une campagne de promotion du café en Haïti. Les producteurs de café comptent sur nOula (1) et sur leurs autres partenaires canadiens pour propager ce message au Canada, afin d’augmenter rapidement la demande et les ventes du café haïtien au Canada.
Ce faisant, la pression sera appliquée de plusieurs axes sur le nouveau gouvernement. Il sera encouragé à exercer son leadership dans ce processus en suivant les recommandations de la PNPCH : investir dans les infrastructures, fournir du crédit agricole et appliquer la loi pour que le café haïtien ne quitte pas le pays à vil prix par le biais de la contrebande.
Ce dernier point à lui seul, consistant simplement à faire appliquer les règlements douaniers, pourra du jour au lendemain augmenter jusqu’à 30% la capacité d’exportation d’Haïti sur le marché international solidaire. Car ce café de qualité est déjà produit puisque l’équivalent de 500 conteneurs de café (120,000 sacs de 60kg) passe chaque année la frontière clandestinement Telle est l’ampleur de la contrebande de café vers la République Dominicaine qui sévit depuis une quinzaine d’années. Arrêter cette hémorragie représente une possibilité réaliste d’augmentation substantielle de revenus pour l’État et pour les paysans producteurs. Rediriger ce café sur les voies du commerce international solidaire permettra d’amener aux paysans et au pays deux à trois fois plus de revenus pour le même travail.
Les paysans d’Haïti comptent sur nOula et leurs autres partenaires canadiens ainsi que sur des clients internationaux pour participer à cet effort en créant un marché et une plus forte demande à Montréal, au Québec et au Canada pour le café équitable haïtien. Ils comptent sur la diaspora haïtienne partout dans le monde pour participer à cet effort collectif de relance de l’économie nationale. Une simple et toute petite décision personnelle appliquée systématiquement et multipliée 4 millions de fois (total de la population haïtienne transnationale vivant hors du pays) peuvent renverser le cours des choses.
En savoir plus sur nOula :
http://www.haitilibre.com/article-542-haiti-quebec-noula-une-cooperative-de-solidarite-remarquable.html
http://www.haitilibre.com/article-1381-haiti-quebec-le-ceci-et-noula-au-forum-d-affaires-quebec-haiti.html
S/ HaïtiLibre / nOula
http://www.haitilibre.com/article-1962-haiti-agriculture-les-attentes-de-la-filiere-cafe.html
« Cela a pris 20 ans de dur labeur aux paysans haïtiens pour reprendre le contrôle de la filière café : ceci leur permet maintenant d’établir avec des clients internationaux (la coopérative nOula par exemple) des relations directes, d’égal à égal. Ils sont déterminés à multiplier ce type de partenariat, et de continuer ce travail en bâtissant sur ces fondations. Et puis, brusquement, 3 nouveaux fléaux se sont abattus successivement sur Haïti au cours des deux derniers mois : d’abord le choléra, puis l’ouragan Tomas et, pour couronner le tout, le chaos post-électoral... Cette succession de crises est venu accentuer l’impact déstabilisant qu’avait eu depuis le début 2010 le séisme de janvier sur l’économie et la vie rurale. Nous avons survécu à ce cocktail de catastrophes naturelles et artificielles. Et en 2011 nous continuerons à nous battre pour la même cause. Plus que jamais, pour relever les défis colossaux auxquels nous sommes confrontés, nous aurons besoin de solidarité internationale. Mais pas n'importe comment, ce que nous voulons c'est :
- moins de charité mais plus de développement durable
- moins de "sweat-shops" dans les parcs industriel de Port-au-Prince, mais plus d' investissements adéquats dans une éco-agriculture visant l'autosuffisance nationale
- moins d'aide mais plus de commerce
- moins de promesses de milliards mais plus d'acheteurs pour notre café et nos autres produits de qualité »
Aujourd’hui, le tableau de la situation tel que dressé par les partenaires et amis de la PNPCH est encore celui d’un état de crise, malgré la nette avancée du commerce international solidaire et les acquis de la filière café. Ce sont en effet maintenant les régions rurales qui sont les plus vulnérables et les plus touchées par l’épidémie de choléra qui s’y répand à la faveur de l’isolement, du manque d’information et du manque d’intervenants qualifiés pour réussir à arrêter ce mal nouveau.
Dès le mois de février 2011, la PNPCH va lancer une campagne de promotion du café en Haïti. Les producteurs de café comptent sur nOula (1) et sur leurs autres partenaires canadiens pour propager ce message au Canada, afin d’augmenter rapidement la demande et les ventes du café haïtien au Canada.
Ce faisant, la pression sera appliquée de plusieurs axes sur le nouveau gouvernement. Il sera encouragé à exercer son leadership dans ce processus en suivant les recommandations de la PNPCH : investir dans les infrastructures, fournir du crédit agricole et appliquer la loi pour que le café haïtien ne quitte pas le pays à vil prix par le biais de la contrebande.
Ce dernier point à lui seul, consistant simplement à faire appliquer les règlements douaniers, pourra du jour au lendemain augmenter jusqu’à 30% la capacité d’exportation d’Haïti sur le marché international solidaire. Car ce café de qualité est déjà produit puisque l’équivalent de 500 conteneurs de café (120,000 sacs de 60kg) passe chaque année la frontière clandestinement Telle est l’ampleur de la contrebande de café vers la République Dominicaine qui sévit depuis une quinzaine d’années. Arrêter cette hémorragie représente une possibilité réaliste d’augmentation substantielle de revenus pour l’État et pour les paysans producteurs. Rediriger ce café sur les voies du commerce international solidaire permettra d’amener aux paysans et au pays deux à trois fois plus de revenus pour le même travail.
Les paysans d’Haïti comptent sur nOula et leurs autres partenaires canadiens ainsi que sur des clients internationaux pour participer à cet effort en créant un marché et une plus forte demande à Montréal, au Québec et au Canada pour le café équitable haïtien. Ils comptent sur la diaspora haïtienne partout dans le monde pour participer à cet effort collectif de relance de l’économie nationale. Une simple et toute petite décision personnelle appliquée systématiquement et multipliée 4 millions de fois (total de la population haïtienne transnationale vivant hors du pays) peuvent renverser le cours des choses.
En savoir plus sur nOula :
http://www.haitilibre.com/article-542-haiti-quebec-noula-une-cooperative-de-solidarite-remarquable.html
http://www.haitilibre.com/article-1381-haiti-quebec-le-ceci-et-noula-au-forum-d-affaires-quebec-haiti.html
S/ HaïtiLibre / nOula
http://www.haitilibre.com/article-1962-haiti-agriculture-les-attentes-de-la-filiere-cafe.html
Choléra en Haïti : polémiques sur l’origine de l’épidémie
Paris, le mardi 21 décembre 2010 – Vendredi, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon a annoncé qu’allait être mis en place un panel international de scientifiques chargé de déterminer l’origine de l’épidémie de choléra en Haïti. Cette décision semble un premier pas de l’ONU vers la prise en compte de la nécessité de connaître avec précision l’origine du retour de la maladie sur l’île. En effet, alors que certains épidémiologistes, dont le français Renaud Piarroux et l’américain John Mekelanos soutiennent la thèse d’une souche importée ce qui conforte la possibilité d’une introduction de la bactérie par des soldats des Nations Unies, l’ONU a toujours fortement refuté une telle hypothèse. Finissant par balayer en touche, l’Office de coordination des affaires humanitaires (OCHA) martelait même la semaine dernière que « la question de l’origine de l’épidémie n’a réellement aucune importance ».
Réchauffement climatique vs souche importée
Pour les responsables des Organisations non gouvernementales (ONG) présents sur place, il s’agit pourtant de données cruciales. La présidente de Médecins sans frontières (MSF), le docteur Marie-Pierre Allié signe ainsi dans le Monde une tribune où elle assure que les différents modèles présentés pour expliquer l’origine de l’épidémie (la thèse de la souche importée étant concurrencée par une thèse écologiste pointant du doigt l’impact du réchauffement climatique) n’ont « pas du tout les mêmes implications quant à l’évolution de l’épidémie ». Par ailleurs, elle note que la dissimulation de certaines informations et le refus d’enquête entretiennent un climat de suspicion qui entrave fortement le travail des ONG.
Les Blancs objets de toutes les suspicions
Ces dernières sont en effet visées par les violences qui sévissent ces derniers jours dans la capitale. « Il y a un amalgame entre [les casques bleus] de la Minutsah et les ONG. La population pense que les Blancs ont apporté le choléra. Il y a comme un malaise vis-à-vis de l’étranger » souligne le référent assainissement de l’ONU Solidarités International, Grégory Bulit, interrogé par le Monde. Ce dernier assure que « la situation sécuritaire aggrave le choléra parce que les ONG ne peuvent pas travailler ».
Stabilisation
Outre leur souhait de voir toute la lumière faite sur l’origine de la maladie, afin notamment de faciliter leur mission, les ONG observent comment cette crise haïtienne démontre une nouvelle fois les insuffisances de l’OMS et sa présentation inappropriée de la situation. Cette dernière établit en effet régulièrement des bilans s’appuyant sur le nombre de cas (plus de 115 000) et de morts (2 500). Or, note Grégory Bulit : « Ce n’est pas le nombre de cas qu’il faut regarder mais la transmission de la maladie ». Et, ces derniers jours, une certaine « tendance à la stabilisation » semble être observée par les organisations présentes sur place.
Aurélie Haroche
http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/D9/CF/document_actu_pro.phtml
Réchauffement climatique vs souche importée
Pour les responsables des Organisations non gouvernementales (ONG) présents sur place, il s’agit pourtant de données cruciales. La présidente de Médecins sans frontières (MSF), le docteur Marie-Pierre Allié signe ainsi dans le Monde une tribune où elle assure que les différents modèles présentés pour expliquer l’origine de l’épidémie (la thèse de la souche importée étant concurrencée par une thèse écologiste pointant du doigt l’impact du réchauffement climatique) n’ont « pas du tout les mêmes implications quant à l’évolution de l’épidémie ». Par ailleurs, elle note que la dissimulation de certaines informations et le refus d’enquête entretiennent un climat de suspicion qui entrave fortement le travail des ONG.
Les Blancs objets de toutes les suspicions
Ces dernières sont en effet visées par les violences qui sévissent ces derniers jours dans la capitale. « Il y a un amalgame entre [les casques bleus] de la Minutsah et les ONG. La population pense que les Blancs ont apporté le choléra. Il y a comme un malaise vis-à-vis de l’étranger » souligne le référent assainissement de l’ONU Solidarités International, Grégory Bulit, interrogé par le Monde. Ce dernier assure que « la situation sécuritaire aggrave le choléra parce que les ONG ne peuvent pas travailler ».
Stabilisation
Outre leur souhait de voir toute la lumière faite sur l’origine de la maladie, afin notamment de faciliter leur mission, les ONG observent comment cette crise haïtienne démontre une nouvelle fois les insuffisances de l’OMS et sa présentation inappropriée de la situation. Cette dernière établit en effet régulièrement des bilans s’appuyant sur le nombre de cas (plus de 115 000) et de morts (2 500). Or, note Grégory Bulit : « Ce n’est pas le nombre de cas qu’il faut regarder mais la transmission de la maladie ». Et, ces derniers jours, une certaine « tendance à la stabilisation » semble être observée par les organisations présentes sur place.
Aurélie Haroche
http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/D9/CF/document_actu_pro.phtml
De l'importance de connaître les origines de l'épidémie de choléra en Haïti
Point de vue
LEMONDE.FR
21.12.10
Plus de 2 000 morts et près de 100 000 malades, tel est le bilan provisoire deux mois après l'apparition du choléra en Haïti, où Médecins sans frontières a soigné plus de 51.000 personnes à ce jour. Surprenante par son ampleur et sa vitesse initiale de propagation, la maladie soulève d'importantes questions demeurées sans réponse. Son origine et le recensement quotidien des cas figurent ainsi parmi les inconnues qui constituent pourtant le B. A.-BA dans la compréhension de la dynamique d'une épidémie.
Essentiel pour guider la réponse, le système de surveillance et d'information mis en place par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) présente des lacunes. Outre l'absence de données précises sur le type de contamination initiale, il aura fallu attendre près de deux mois pour obtenir enfin une présentation de chiffres permettant aux acteurs de terrain de répondre, région par région, aux questions posées par l'évolution de l'épidémie : quand a-t-elle commencé dans cette zone ? Quelle est sa dynamique ? Peut-on craindre un rebond ? Pour sa part, le Center for Disease Control refuse officiellement d'enquêter sur l'origine de la maladie. Contrairement aux principes justifiant son existence, l'agence d'investigation et de surveillance épidémiologique du gouvernement américain affirme que "la réponse à cette question ne fait pas de différence en matière de prévention des cas".
De fait, l'absence d'investigations et les carences de la documentation laissent le champ libre à plusieurs théories. Schématiquement, deux hypothèses s'affrontent sur l'origine de l'épidémie dans l'Ile. L'une s'appuie sur le réchauffement climatique, l'autre sur une importation asiatique du vibrion.
L'hypothèse "verte" est notamment défendue par l'épidémiologiste David Sack de l'université Johns Hopkins (Maryland). D'après lui et certains de ses confrères, l'augmentation de la température des eaux et de leur salinité aurait favorisé le développement de zooplancton hébergeant le vibrion cholérique. Selon cette théorie, des foyers de vibrions pourraient persister durablement dans les eaux saumâtres stagnantes, et seraient susceptibles de déclencher de nouveaux pics épidémiques.
Microbiologiste à l'Université d'Harvard, John Mekalanos propose avec d'autres chercheurs une explication différente. Pour les partisans de l'hypothèse "népalaise", l'introduction du choléra serait liée à l'arrivée début octobre d'un contingent de Casques bleus (Minustah) comprenant des soldats originaires de Katmandou. Cette ville a en effet connu cet été un épisode de choléra dont la souche serait similaire à celle qui circule aujourd'hui en Haïti. Auteur d'une enquête réalisée sur place pour les gouvernements français et haïtiens, le Pr Renaud Piarroux (CHU Nice) renforce cette hypothèse en situant les premiers cas à proximité du camp de la Minustah de Mirebalais, en plein centre du pays et à distance des eaux éventuellement peuplées de zooplancton. Cette théorie peut aussi expliquer le démarrage brutal du choléra en Haïti.
Ces deux modèles explicatifs n'ayant pas du tout les mêmes implications quant à l'évolution de l'épidémie, la confirmation ou l'infirmation de l'une ou l'autre par une équipe multidisciplinaire indépendante constitue une priorité. Pourtant, l'Office de coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations unies répète inlassablement que "la question de l'origine de l'épidémie n'a réellement aucune importance". La Minustah a longtemps récusé le besoin de toute investigation, affirmant que "des experts ont souligné la difficulté, voire l'impossibilité de déterminer avec précision la manière dont le choléra est arrivé en Haïti".
MSF ne peut cautionner ce type de déclarations. Dissimuler les données épidémiologiques ou garder confidentiels les rapports d'investigation est contre-productif. Cela empêche de poser un diagnostic précis et peut conduire à orienter les secours dans de mauvaises directions. Ainsi, l'OMS explique que l'épidémie continue de s'aggraver en se basant sur le nombre de cas cumulés (qui par définition ne cessent d'augmenter jusqu'à la fin). Sur la base de ses chiffres d'activité correspondant à plus de la moitié des malades, MSF observe quant à elle une tendance à la stabilisation du nombre de nouveaux cas quotidiens au cours des deux dernières semaines, à l'exception de certains foyers situés dans le département du Nord.
Invérifiables aujourd'hui, les prédictions alarmistes de l'OMS et du Secrétaire Général de l'ONU qui annoncent jusqu'à 650 000 cas ne peuvent qu'alimenter la peur. Pire, le refus de répondre aux questions de la société haïtienne sur l'origine du choléra entretient un climat de défiance et de suspicion envers les étrangers. Or, la confiance et un élément essentiel pour obtenir l'adhésion de la population aux dispositifs mis en place par les ONG internationales.
Pour ces raisons, la lumière doit être faite sur l'origine de l'épidémie. Il est essentiel que les résultats des différentes investigations épidémiologiques soient publiés et qu'une commission d'experts indépendants soit nommée.
Dr. Marie-Pierre Allié, présidente de Médecins sans frontières
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/12/21/de-l-importance-de-connaitre-les-origines-de-l-epidemie-de-cholera-en-haiti_1455778_3232.html
LEMONDE.FR
21.12.10
Plus de 2 000 morts et près de 100 000 malades, tel est le bilan provisoire deux mois après l'apparition du choléra en Haïti, où Médecins sans frontières a soigné plus de 51.000 personnes à ce jour. Surprenante par son ampleur et sa vitesse initiale de propagation, la maladie soulève d'importantes questions demeurées sans réponse. Son origine et le recensement quotidien des cas figurent ainsi parmi les inconnues qui constituent pourtant le B. A.-BA dans la compréhension de la dynamique d'une épidémie.
Essentiel pour guider la réponse, le système de surveillance et d'information mis en place par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) présente des lacunes. Outre l'absence de données précises sur le type de contamination initiale, il aura fallu attendre près de deux mois pour obtenir enfin une présentation de chiffres permettant aux acteurs de terrain de répondre, région par région, aux questions posées par l'évolution de l'épidémie : quand a-t-elle commencé dans cette zone ? Quelle est sa dynamique ? Peut-on craindre un rebond ? Pour sa part, le Center for Disease Control refuse officiellement d'enquêter sur l'origine de la maladie. Contrairement aux principes justifiant son existence, l'agence d'investigation et de surveillance épidémiologique du gouvernement américain affirme que "la réponse à cette question ne fait pas de différence en matière de prévention des cas".
De fait, l'absence d'investigations et les carences de la documentation laissent le champ libre à plusieurs théories. Schématiquement, deux hypothèses s'affrontent sur l'origine de l'épidémie dans l'Ile. L'une s'appuie sur le réchauffement climatique, l'autre sur une importation asiatique du vibrion.
L'hypothèse "verte" est notamment défendue par l'épidémiologiste David Sack de l'université Johns Hopkins (Maryland). D'après lui et certains de ses confrères, l'augmentation de la température des eaux et de leur salinité aurait favorisé le développement de zooplancton hébergeant le vibrion cholérique. Selon cette théorie, des foyers de vibrions pourraient persister durablement dans les eaux saumâtres stagnantes, et seraient susceptibles de déclencher de nouveaux pics épidémiques.
Microbiologiste à l'Université d'Harvard, John Mekalanos propose avec d'autres chercheurs une explication différente. Pour les partisans de l'hypothèse "népalaise", l'introduction du choléra serait liée à l'arrivée début octobre d'un contingent de Casques bleus (Minustah) comprenant des soldats originaires de Katmandou. Cette ville a en effet connu cet été un épisode de choléra dont la souche serait similaire à celle qui circule aujourd'hui en Haïti. Auteur d'une enquête réalisée sur place pour les gouvernements français et haïtiens, le Pr Renaud Piarroux (CHU Nice) renforce cette hypothèse en situant les premiers cas à proximité du camp de la Minustah de Mirebalais, en plein centre du pays et à distance des eaux éventuellement peuplées de zooplancton. Cette théorie peut aussi expliquer le démarrage brutal du choléra en Haïti.
Ces deux modèles explicatifs n'ayant pas du tout les mêmes implications quant à l'évolution de l'épidémie, la confirmation ou l'infirmation de l'une ou l'autre par une équipe multidisciplinaire indépendante constitue une priorité. Pourtant, l'Office de coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations unies répète inlassablement que "la question de l'origine de l'épidémie n'a réellement aucune importance". La Minustah a longtemps récusé le besoin de toute investigation, affirmant que "des experts ont souligné la difficulté, voire l'impossibilité de déterminer avec précision la manière dont le choléra est arrivé en Haïti".
MSF ne peut cautionner ce type de déclarations. Dissimuler les données épidémiologiques ou garder confidentiels les rapports d'investigation est contre-productif. Cela empêche de poser un diagnostic précis et peut conduire à orienter les secours dans de mauvaises directions. Ainsi, l'OMS explique que l'épidémie continue de s'aggraver en se basant sur le nombre de cas cumulés (qui par définition ne cessent d'augmenter jusqu'à la fin). Sur la base de ses chiffres d'activité correspondant à plus de la moitié des malades, MSF observe quant à elle une tendance à la stabilisation du nombre de nouveaux cas quotidiens au cours des deux dernières semaines, à l'exception de certains foyers situés dans le département du Nord.
Invérifiables aujourd'hui, les prédictions alarmistes de l'OMS et du Secrétaire Général de l'ONU qui annoncent jusqu'à 650 000 cas ne peuvent qu'alimenter la peur. Pire, le refus de répondre aux questions de la société haïtienne sur l'origine du choléra entretient un climat de défiance et de suspicion envers les étrangers. Or, la confiance et un élément essentiel pour obtenir l'adhésion de la population aux dispositifs mis en place par les ONG internationales.
Pour ces raisons, la lumière doit être faite sur l'origine de l'épidémie. Il est essentiel que les résultats des différentes investigations épidémiologiques soient publiés et qu'une commission d'experts indépendants soit nommée.
Dr. Marie-Pierre Allié, présidente de Médecins sans frontières
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/12/21/de-l-importance-de-connaitre-les-origines-de-l-epidemie-de-cholera-en-haiti_1455778_3232.html
En Haïti, la reconstruction est au point mort
Le 12 janvier, un séisme dévastait Haïti. 250 000 tués, 1 500 000 sans-abri. Retour sur les lieux du drame.
Port-au-Prince. De notre envoyé spécial
Cela saute aux yeux dès les premiers faubourgs, après avoir quitté l'aéroport international Toussaint-Louverture. Rien n'a changé. Rien de visible, en tout cas. Les maisons effondrées restent des tas de ruines. Par endroits, une parcelle nette. Mais elles sont rares !
En remontant par Delmas, l'un des deux grands axes de Port-au-Prince, on croise les premiers camps. Les sans-abri s'y sont installés dès le soir du tremblement de terre. Ils y sont encore. L'organisation internationale pour l'immigration (OIM) a recensé 1 376 de ces campements de toile. Leur nombre n'a pas bougé. Ils sont juste un peu moins peuplés. De 1,5 million, la population des déplacés est passée à environ 900 000.
Par endroits, une tente sur la terrasse d'une maison en chantier. Un privilégié qui, au moins, dispose d'un espace à lui. Mais devant, dans la rue, des tas d'ordures. Des cochons qui fouillent dedans et, à côté, des gosses qui jouent, qui rient.
« Rien n'a changé »
Partout dans la capitale, des habitations qui menacent ruine, châteaux de cartes branlants qui font peur. Pas une tractopelle, aucun de ces gros engins de chantier pourtant si efficaces. Ce n'est qu'au bout de dix jours, en repartant vers l'aéroport, que je croiserai le premier Caterpillar jaune qu'un camion achemine vers un chantier.
Où est-elle, l'aide promise ? Où sont-ils passés les milliards de dollars que la communauté internationale avait juré d'apporter au pays mutilé ? Place du Champ de Mars, dans le centre de la capitale, les ministères continuent de ressembler à des immeubles bombardés. Le palais présidentiel, fierté des Haïtiens, est toujours à terre.
« Rien n'a changé », dit Jonas, le chauffeur du vieux 4x4 coréen qui nous transporte en sautant sur la chaussée défoncée. Les rues de Port-au-Prince sont toujours aussi crasseuses, offrant un contraste saisissant avec la propreté de la population, polos toujours nets, pantalons impeccables. On trouve sur les trottoirs les mêmes petits marchands - les ti komes (petits commerces) - qui vendent aussi bien des chaussures, que des bananes, des poulets vivants, des comprimés d'aspirine à l'unité ou des pneus rechapés. Jonas a raison, rien n'a changé.
La survie s'est organisée
Dans Pétion-Ville, un immeuble neuf, tout de même. Un market, comme on appelle ici les supermarchés. Il appartient à des Libanais et avait été mis en chantier avant le séisme. Aucun rapport, donc, avec la solidarité internationale. De même, le marché Hyppolite, superbement rénové dans le style Eiffel, près du Champ de Mars. C'est un privé, l'opérateur téléphonique Digicel, qui a payé la note, 8 millions de dollars.
Dans les camps, la survie s'est organisée. Les draps tendus entre des piquets ont été remplacés par des tentes. Au fil des mois, la toile s'use, quelquefois part en lambeaux. De grandes bâches distribuées par les ONG améliorent l'étanchéité. À l'intérieur, les vêtements, les ustensiles de cuisine, quelques rares provisions éparpillées car, évidemment, il n'y a aucun meuble. À même le sol, un grand matelas sur lequel on dort à cinq ou six, dans quelques mètres carrés.
Joseph, 38 ans, nous montre son logis, au camp de la place Boyer. Comme beaucoup, il a construit des bas de murs en mortier pour éviter que l'eau entre quand il pleut. Il a aussi installé un cadre de porte et posé de la tôle ondulée rouillée sur le toit. La tente devient cabane. « Les camps sont en pleine bidonvilisation. C'est un des gros problèmes », confirme Lucile Grosjean, d'Action contre la faim.
« On ne reçoit plus rien du tout »
Dans la ville, on croise sans arrêt des véhicules aux sigles des organisations internationales. Haïti, surnommée « république des ONG », en compterait plus de 10 000. Mais la majeure partie des camps ne reçoit quasiment pas d'aide de leur part, surtout depuis que le gouvernement a interdit les dons de nourriture pour ne pas ruiner le petit commerce des rues - et les grandes familles qui tiennent l'importation, glisse un volontaire d'une ONG. « On ne reçoit plus rien du tout », confirme Onise, 20 ans, qui habite dans une tente de la place Saint-Pierre, à l'un des pires emplacements, près des toilettes. Il s'en dégage une odeur effroyable, car elles ne sont vidées que tous les quinze jours.
La jeune fille est à bout. Sa cousine a failli être violée, la semaine dernière, dans une tente voisine. Désormais, elle dorment ensemble. « On a peur toutes les nuits », disent-elle. Des milices sont organisées dans les camps. Mais l'insécurité règne. Benita, quatre enfants, montre le petit abri de toile où elle rangeait le lait et le chocolat qui lui servait à un ti biznes de boisson, dans la rue. « On m'a tout volé. Je ne peux plus gagner d'argent », se lamente-t-elle.
Comment font-ils pour tenir, ces gens sur lesquel le sort s'acharne ? Comment peut-on résister au tremblement de terre, aux cyclones, aux émeutes politiques, à l'épidémie de choléra qui a déjà fait 2 500 morts et plus de 115 000 malades ? « On est Haïtiens, on est durs au mal, on s'habitue », dit Evelyne, ancienne croupière de casino, désormais au chômage.
Marc MAHUZIER
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-En-Haiti-la-reconstruction-est-au-point-mort_3637-1631178_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_ouest-france&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS
Port-au-Prince. De notre envoyé spécial
Cela saute aux yeux dès les premiers faubourgs, après avoir quitté l'aéroport international Toussaint-Louverture. Rien n'a changé. Rien de visible, en tout cas. Les maisons effondrées restent des tas de ruines. Par endroits, une parcelle nette. Mais elles sont rares !
En remontant par Delmas, l'un des deux grands axes de Port-au-Prince, on croise les premiers camps. Les sans-abri s'y sont installés dès le soir du tremblement de terre. Ils y sont encore. L'organisation internationale pour l'immigration (OIM) a recensé 1 376 de ces campements de toile. Leur nombre n'a pas bougé. Ils sont juste un peu moins peuplés. De 1,5 million, la population des déplacés est passée à environ 900 000.
Par endroits, une tente sur la terrasse d'une maison en chantier. Un privilégié qui, au moins, dispose d'un espace à lui. Mais devant, dans la rue, des tas d'ordures. Des cochons qui fouillent dedans et, à côté, des gosses qui jouent, qui rient.
« Rien n'a changé »
Partout dans la capitale, des habitations qui menacent ruine, châteaux de cartes branlants qui font peur. Pas une tractopelle, aucun de ces gros engins de chantier pourtant si efficaces. Ce n'est qu'au bout de dix jours, en repartant vers l'aéroport, que je croiserai le premier Caterpillar jaune qu'un camion achemine vers un chantier.
Où est-elle, l'aide promise ? Où sont-ils passés les milliards de dollars que la communauté internationale avait juré d'apporter au pays mutilé ? Place du Champ de Mars, dans le centre de la capitale, les ministères continuent de ressembler à des immeubles bombardés. Le palais présidentiel, fierté des Haïtiens, est toujours à terre.
« Rien n'a changé », dit Jonas, le chauffeur du vieux 4x4 coréen qui nous transporte en sautant sur la chaussée défoncée. Les rues de Port-au-Prince sont toujours aussi crasseuses, offrant un contraste saisissant avec la propreté de la population, polos toujours nets, pantalons impeccables. On trouve sur les trottoirs les mêmes petits marchands - les ti komes (petits commerces) - qui vendent aussi bien des chaussures, que des bananes, des poulets vivants, des comprimés d'aspirine à l'unité ou des pneus rechapés. Jonas a raison, rien n'a changé.
La survie s'est organisée
Dans Pétion-Ville, un immeuble neuf, tout de même. Un market, comme on appelle ici les supermarchés. Il appartient à des Libanais et avait été mis en chantier avant le séisme. Aucun rapport, donc, avec la solidarité internationale. De même, le marché Hyppolite, superbement rénové dans le style Eiffel, près du Champ de Mars. C'est un privé, l'opérateur téléphonique Digicel, qui a payé la note, 8 millions de dollars.
Dans les camps, la survie s'est organisée. Les draps tendus entre des piquets ont été remplacés par des tentes. Au fil des mois, la toile s'use, quelquefois part en lambeaux. De grandes bâches distribuées par les ONG améliorent l'étanchéité. À l'intérieur, les vêtements, les ustensiles de cuisine, quelques rares provisions éparpillées car, évidemment, il n'y a aucun meuble. À même le sol, un grand matelas sur lequel on dort à cinq ou six, dans quelques mètres carrés.
Joseph, 38 ans, nous montre son logis, au camp de la place Boyer. Comme beaucoup, il a construit des bas de murs en mortier pour éviter que l'eau entre quand il pleut. Il a aussi installé un cadre de porte et posé de la tôle ondulée rouillée sur le toit. La tente devient cabane. « Les camps sont en pleine bidonvilisation. C'est un des gros problèmes », confirme Lucile Grosjean, d'Action contre la faim.
« On ne reçoit plus rien du tout »
Dans la ville, on croise sans arrêt des véhicules aux sigles des organisations internationales. Haïti, surnommée « république des ONG », en compterait plus de 10 000. Mais la majeure partie des camps ne reçoit quasiment pas d'aide de leur part, surtout depuis que le gouvernement a interdit les dons de nourriture pour ne pas ruiner le petit commerce des rues - et les grandes familles qui tiennent l'importation, glisse un volontaire d'une ONG. « On ne reçoit plus rien du tout », confirme Onise, 20 ans, qui habite dans une tente de la place Saint-Pierre, à l'un des pires emplacements, près des toilettes. Il s'en dégage une odeur effroyable, car elles ne sont vidées que tous les quinze jours.
La jeune fille est à bout. Sa cousine a failli être violée, la semaine dernière, dans une tente voisine. Désormais, elle dorment ensemble. « On a peur toutes les nuits », disent-elle. Des milices sont organisées dans les camps. Mais l'insécurité règne. Benita, quatre enfants, montre le petit abri de toile où elle rangeait le lait et le chocolat qui lui servait à un ti biznes de boisson, dans la rue. « On m'a tout volé. Je ne peux plus gagner d'argent », se lamente-t-elle.
Comment font-ils pour tenir, ces gens sur lesquel le sort s'acharne ? Comment peut-on résister au tremblement de terre, aux cyclones, aux émeutes politiques, à l'épidémie de choléra qui a déjà fait 2 500 morts et plus de 115 000 malades ? « On est Haïtiens, on est durs au mal, on s'habitue », dit Evelyne, ancienne croupière de casino, désormais au chômage.
Marc MAHUZIER
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-En-Haiti-la-reconstruction-est-au-point-mort_3637-1631178_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_ouest-france&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS
Haïti - Reconstruction : Confiance et optimisme de Michaëlle Jean...
20/12/2010 11:36:20 Lors d’un entretien avec la la presse canadienne, Michaëlle Jean, l’envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti a déclaré que devant les lenteurs et la désorganisation de la reconstruction en Haïti, « Les gens sont très frustrés à l'heure actuelle » ajoutant que la population est « fatiguée » et « traumatisée ». Elle affirme que beaucoup de « travail doit encore être réalisé », près d'un an après le séisme de janvier dernier « Malheureusement, nous allons commémorer le tremblement de terre un an plus tard, et les haïtiens n'ont pas vu beaucoup de signes pour leur faire croire que le travail a commencé. »
Michaëlle Jean se dit tout de même optimiste. Elle croit que son pays pourra se remettre sur pied, même si une grande partie de la population de la capitale haïtienne doit encore vivre sous des tentes et que l'eau et la nourriture demeurent rare pour plusieurs « Les besoins sont incroyables, mais nous ne devrions pas être découragé. »
Les clés du développement pour Mme Jean passent par le renforcement du soutien aux petites et moyennes entreprises, la reconstruction et la restauration des trésors culturels pour encourager le tourisme, et la création d'un vrai registre foncier National.
Mais avant tout, Mme Jean est convaincu qu'un système d'éducation de qualité et accessible à tous, permettra aux haïtiens de rebâtir eux-mêmes leur pays « Les Haïtiens veulent être considérés et reconnus comme faisant partie des solutions [...] Si nous ne faisons pas cela, ce sera une catastrophe, se sera comme d'habitude »
Elle rappelle aussi, qu’a cause du passé douloureux d’Haïti, beaucoup de ses élites ont dû fuir le pays et les membres dynamiques de sa diaspora ont atterri dans des pays comme le Canada ou les les États-Unis. « Donc, je pense qu'à bien des égards, le reste de l'humanité a également une dette certaine envers Haïti, une dette morale »
« Ça va marcher » affirme t-elle, « Nous avons d'autres exemples dans le monde de reconstruction réussie », citant en exemple la reconstruction de la province du Sichuan, en Chine, où 90,000 personnes ont perdu la vie lors d'un séisme en 2008 et le Rwanda où un génocide a fait en 1994 pas moins de 800,000 victimes.
Semblant oublier que la reconstruction de la province du Sichuan en Chine a nécessité 10 milliards de dollars d’investissement sur deux ans, sans qu’il soit nécessaire de faire appelle à l’aide internationale, avec des moyens techniques et des ressources humaines considérables disponible sur place. Quant au génocide du Rwanda ce terrible drame humain, il n’est nullement comparable en terme de dommages à ceux causés par le séisme qui à frappé Haïti et détruit 80% de la capitale faisant près de 300,000 morts. Une catastrophe sans équivalent dans le monde, selon les experts internationaux.
Rappelons qu’Haïti a reçu jusqu’à présent moins d’un milliards des 11 milliards de promesses faites à New-York au sommet des pays donateurs en mars dernier, même si depuis, plus de 3 milliards de projets ont été approuvé par la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH). Des projets pour la plupart, au financement incomplet et incapable de démarrer ou tout simplement des projets à la recherche d'un financement...
Souhaitons que nos concitoyens partagent l’optimisme et la confiance de Mme Michaëlle Jean, ils en ont particulièrement besoin en ce moment, où les troubles et violences post électorales sont venu s’ajouter à l’épidémie de choléra. Souhaitons surtout, que Mme Jean use de ses relations et de son influence pour que les promesses et les paroles de réconfort, se transforment très rapidement en actions.
http://www.haitilibre.com/article-1957-haiti-reconstruction-confiance-et-optimisme-de-michaelle-jean.html
Michaëlle Jean se dit tout de même optimiste. Elle croit que son pays pourra se remettre sur pied, même si une grande partie de la population de la capitale haïtienne doit encore vivre sous des tentes et que l'eau et la nourriture demeurent rare pour plusieurs « Les besoins sont incroyables, mais nous ne devrions pas être découragé. »
Les clés du développement pour Mme Jean passent par le renforcement du soutien aux petites et moyennes entreprises, la reconstruction et la restauration des trésors culturels pour encourager le tourisme, et la création d'un vrai registre foncier National.
Mais avant tout, Mme Jean est convaincu qu'un système d'éducation de qualité et accessible à tous, permettra aux haïtiens de rebâtir eux-mêmes leur pays « Les Haïtiens veulent être considérés et reconnus comme faisant partie des solutions [...] Si nous ne faisons pas cela, ce sera une catastrophe, se sera comme d'habitude »
Elle rappelle aussi, qu’a cause du passé douloureux d’Haïti, beaucoup de ses élites ont dû fuir le pays et les membres dynamiques de sa diaspora ont atterri dans des pays comme le Canada ou les les États-Unis. « Donc, je pense qu'à bien des égards, le reste de l'humanité a également une dette certaine envers Haïti, une dette morale »
« Ça va marcher » affirme t-elle, « Nous avons d'autres exemples dans le monde de reconstruction réussie », citant en exemple la reconstruction de la province du Sichuan, en Chine, où 90,000 personnes ont perdu la vie lors d'un séisme en 2008 et le Rwanda où un génocide a fait en 1994 pas moins de 800,000 victimes.
Semblant oublier que la reconstruction de la province du Sichuan en Chine a nécessité 10 milliards de dollars d’investissement sur deux ans, sans qu’il soit nécessaire de faire appelle à l’aide internationale, avec des moyens techniques et des ressources humaines considérables disponible sur place. Quant au génocide du Rwanda ce terrible drame humain, il n’est nullement comparable en terme de dommages à ceux causés par le séisme qui à frappé Haïti et détruit 80% de la capitale faisant près de 300,000 morts. Une catastrophe sans équivalent dans le monde, selon les experts internationaux.
Rappelons qu’Haïti a reçu jusqu’à présent moins d’un milliards des 11 milliards de promesses faites à New-York au sommet des pays donateurs en mars dernier, même si depuis, plus de 3 milliards de projets ont été approuvé par la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH). Des projets pour la plupart, au financement incomplet et incapable de démarrer ou tout simplement des projets à la recherche d'un financement...
Souhaitons que nos concitoyens partagent l’optimisme et la confiance de Mme Michaëlle Jean, ils en ont particulièrement besoin en ce moment, où les troubles et violences post électorales sont venu s’ajouter à l’épidémie de choléra. Souhaitons surtout, que Mme Jean use de ses relations et de son influence pour que les promesses et les paroles de réconfort, se transforment très rapidement en actions.
http://www.haitilibre.com/article-1957-haiti-reconstruction-confiance-et-optimisme-de-michaelle-jean.html
CHOLÉRA en HAÏTI : L’origine de l’épidémie sera connue
ONU Parce que l’ONU est directement mise en cause et qu’il faut répondre aux interrogations du peuple haïtien, l’ONU a décidé de mener son enquête sur les origines de la souche responsable de l’épidémie. « J'annonce aujourd'hui la création d'un panel scientifique international pour examiner l'origine de l'épidémie de choléra en Haïti ; il sera totalement indépendant et aura un accès total à tous les sites et le personnel de l'ONU », avait déclaré le 17 décembre, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU.
L’étude des chercheurs de la Harvard Medical School publiée le 9 décembre dans le New England Journal of Medicine qui restranscrivait le processus d’analyse utilisé pour pouvoir transmettre le plus rapidement possible le profil des souches aux Centers for Disease Control américains (CDC), concluait que l'épidémie était « probablement due à l'introduction, par l'activité humaine, de V. cholerae d'une source éloignée géographique".
Pourquoi une souche d’origine éloignée ? L’analyse bioinformatique des chercheurs confirme que l'agent pathogène du choléra présent en Haïti est étroitement lié à la "El Tor O1, sérotype Ogawa ", une variante venant de l'Asie du Sud. Mais l'existence de cette souche n'ayant jamais été documentée dans la région des Caraïbes ou en Amérique latine, les chercheurs suggèrent que l'épidémie a débuté à la suite de l'introduction d'une nouvelle souche de source géographique éloignée.
Auparavant, le rapport de l’épidémiologiste français, Renaud Piarroux, envoyé à la demande du Ministère de la santé haïtien avait confirmé des rumeurs selon lesquelles le foyer infectieux de l'épidémie de choléra serait parti du camp des Casques bleus népalais situé dans le centre du pays, près du fleuve de l'Artibonite qui aurait ensuite propagé le parasite. Ce rapport avait alimenté des conflits entre Haïtiens et Casques bleus de la Minustah.
Des versions contradictoires : « Il y a plusieurs théories sur l'origine de l'épidémie de choléra. Tous les rapports n'arrivent pas aux mêmes conclusions. La MINUSTAH et le gouvernement haïtien ont conduit un certain nombre de tests. Tous se sont révélés négatifs », a indiqué le Secrétaire général, avant d'expliquer les raisons de la création de cette enquête.
Depuis octobre, l'épidémie de choléra qui frappe l'ensemble du pays a fait plus de 2500 morts et près de 120.000 cas selon les dernières données du Ministère de la Santé haïtien.
Il faut « continuer de sauver des vies » conclut Ban Ki-moon. « La stratégie de réponse à l'épidémie que nous avons lancée le mois dernier n'a été financée qu'à hauteur de 21%, Haïti a besoin de plus de médecins, d'infirmières, d'équipement médical et en a besoin en urgence », a-t-il insisté.
http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-choleacutera-en-haiumlti--lorigine-de-leacutepideacutemie-sera-connue_4634_lirelasuite.htm#lirelasuite
L’étude des chercheurs de la Harvard Medical School publiée le 9 décembre dans le New England Journal of Medicine qui restranscrivait le processus d’analyse utilisé pour pouvoir transmettre le plus rapidement possible le profil des souches aux Centers for Disease Control américains (CDC), concluait que l'épidémie était « probablement due à l'introduction, par l'activité humaine, de V. cholerae d'une source éloignée géographique".
Pourquoi une souche d’origine éloignée ? L’analyse bioinformatique des chercheurs confirme que l'agent pathogène du choléra présent en Haïti est étroitement lié à la "El Tor O1, sérotype Ogawa ", une variante venant de l'Asie du Sud. Mais l'existence de cette souche n'ayant jamais été documentée dans la région des Caraïbes ou en Amérique latine, les chercheurs suggèrent que l'épidémie a débuté à la suite de l'introduction d'une nouvelle souche de source géographique éloignée.
Auparavant, le rapport de l’épidémiologiste français, Renaud Piarroux, envoyé à la demande du Ministère de la santé haïtien avait confirmé des rumeurs selon lesquelles le foyer infectieux de l'épidémie de choléra serait parti du camp des Casques bleus népalais situé dans le centre du pays, près du fleuve de l'Artibonite qui aurait ensuite propagé le parasite. Ce rapport avait alimenté des conflits entre Haïtiens et Casques bleus de la Minustah.
Des versions contradictoires : « Il y a plusieurs théories sur l'origine de l'épidémie de choléra. Tous les rapports n'arrivent pas aux mêmes conclusions. La MINUSTAH et le gouvernement haïtien ont conduit un certain nombre de tests. Tous se sont révélés négatifs », a indiqué le Secrétaire général, avant d'expliquer les raisons de la création de cette enquête.
Depuis octobre, l'épidémie de choléra qui frappe l'ensemble du pays a fait plus de 2500 morts et près de 120.000 cas selon les dernières données du Ministère de la Santé haïtien.
Il faut « continuer de sauver des vies » conclut Ban Ki-moon. « La stratégie de réponse à l'épidémie que nous avons lancée le mois dernier n'a été financée qu'à hauteur de 21%, Haïti a besoin de plus de médecins, d'infirmières, d'équipement médical et en a besoin en urgence », a-t-il insisté.
http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-choleacutera-en-haiumlti--lorigine-de-leacutepideacutemie-sera-connue_4634_lirelasuite.htm#lirelasuite
One Drop...41 millions $ amassés en trois ans
Agence QMI ,hierry Bastien 20/12/2010 16h02
MONTRÉAL - Le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, a dressé un bilan positif des activités de sa fondation One Drop lors d’une conférence interactive, lundi, au cours de laquelle il a annoncé que son organisation avait permis d’amasser près de 41 millions $ depuis sa création en 2007.
La totalité de cette somme sera redistribuée dans les différents projets de la fondation notamment en Haïti, au Salvador et en Inde.
«One Drop a rejoint des centaines de milliers de personnes depuis sa fondation. Et nous devons en faire plus, puisqu’aujourd’hui encore, une personne meurt toutes les 20 secondes d’une maladie reliée à l’eau», a déclaré Guy Laliberté.
«Nous avons créé un effet d’entraînement et fait progresser ensemble le rêve de l’eau pour tous. Nous avons touché et sensibilisé directement plus de 250 000 personnes, nous avons donné accès à de l’eau saine à près de 25 000 autres et tout cela, grâce aux dons généreux provenant de partout à travers le monde», a-t-il poursuivi.
Guy Laliberté a aussi expliqué que le projet pilote de 6,5 millions $ sur cinq ans au Nicaragua, qui s’est achevé cette année, était l’un des faits saillants des trois premières années d’existence de sa fondation.
Pas moins de 95 % des familles qui ont pris part à ce projet ont constaté une diminution des maladies gastro-intestinales. De plus, la présence de One Drop au Nicaragua a fait quadrupler le nombre de récoltes dans la région d’Esteli, assurant ainsi la sécurité alimentaire des familles.
Par ailleurs, quatre marchés de vente de produits agricoles provenant des surplus de production ont été mis sur pied alors que le nombre de femmes ayant accès au microcrédit est passé de 20 à 70 %.
Guy Laliberté a aussi profité de l’occasion pour annoncer la création prochaine d’un fonds de microfinance destiné à appuyer les petits producteurs agricoles des pays en voie de développement n’ayant pas accès au crédit.
Le président de One Drop a également confirmé l’expansion de sa fondation à travers le monde avec la mise sur pied d’affiliés en France, en Grande-Bretagne et aux États-Unis.
D’autres organisations verront le jour au cours des prochaines années.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/12/20101220-160231.html
MONTRÉAL - Le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, a dressé un bilan positif des activités de sa fondation One Drop lors d’une conférence interactive, lundi, au cours de laquelle il a annoncé que son organisation avait permis d’amasser près de 41 millions $ depuis sa création en 2007.
La totalité de cette somme sera redistribuée dans les différents projets de la fondation notamment en Haïti, au Salvador et en Inde.
«One Drop a rejoint des centaines de milliers de personnes depuis sa fondation. Et nous devons en faire plus, puisqu’aujourd’hui encore, une personne meurt toutes les 20 secondes d’une maladie reliée à l’eau», a déclaré Guy Laliberté.
«Nous avons créé un effet d’entraînement et fait progresser ensemble le rêve de l’eau pour tous. Nous avons touché et sensibilisé directement plus de 250 000 personnes, nous avons donné accès à de l’eau saine à près de 25 000 autres et tout cela, grâce aux dons généreux provenant de partout à travers le monde», a-t-il poursuivi.
Guy Laliberté a aussi expliqué que le projet pilote de 6,5 millions $ sur cinq ans au Nicaragua, qui s’est achevé cette année, était l’un des faits saillants des trois premières années d’existence de sa fondation.
Pas moins de 95 % des familles qui ont pris part à ce projet ont constaté une diminution des maladies gastro-intestinales. De plus, la présence de One Drop au Nicaragua a fait quadrupler le nombre de récoltes dans la région d’Esteli, assurant ainsi la sécurité alimentaire des familles.
Par ailleurs, quatre marchés de vente de produits agricoles provenant des surplus de production ont été mis sur pied alors que le nombre de femmes ayant accès au microcrédit est passé de 20 à 70 %.
Guy Laliberté a aussi profité de l’occasion pour annoncer la création prochaine d’un fonds de microfinance destiné à appuyer les petits producteurs agricoles des pays en voie de développement n’ayant pas accès au crédit.
Le président de One Drop a également confirmé l’expansion de sa fondation à travers le monde avec la mise sur pied d’affiliés en France, en Grande-Bretagne et aux États-Unis.
D’autres organisations verront le jour au cours des prochaines années.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/12/20101220-160231.html
Haïti - Social : Haïti terre d’accueil
20/12/2010 14:58:10 Pour la deuxième fois, le Ministère des Haïtiens vivant à l'étranger (MHAVE), dans le cadre de la Journée internationale des Migrants et des Réfugiés, a organisé jeudi dernier, une cérémonie avec remise d’un certificat officiel « Honneur et Mérite », à six immigrés pour leurs contributions à la société haïtienne.
La cérémonie a été précédée par une table ronde intitulée « envisager les migrations internationales en provenance d'Haïti » En plus d’Edwin Paraison, Ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, était présent Rubén Silié Valdez, l'Ambassadeur de la République dominicaine en Haïti, Guy Alexandre, représentant de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), et le professeur Jean Marie Theodata de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).
Le Ministre Paraison, a déclaré que son pays [Haïti] a toujours été une terre d'accueil, même si parfois, certains dirigeants haïtiens ont adoptés des mesures et des politiques défavorables à l’intégration des immigrants.
L'Ambassadeur dominicain, a reconnu pour sa part « la contribution importante » de la migration haïtienne dans son pays, reconnaissant que la main d'œuvre haïtienne, dans la production de sucre, à joué un « rôle vital » dans le développement urbain de villes comme Santo Domingo, Santiago, Puerto Plata et San Pedro de Macoris. Il a souligné que la facilité avec laquelle les Haïtiens parlent des langues étrangères, a conduit les dominicains à employer du personnel haïtien dans le domaine du tourisme et de l’accueil.
Au cours de cette cérémonie, chaque immigrant honoré par le gouvernement haïtien, a donné un témoignage de sa vie et de ses contributions en Haïti : Joan Martineau (États-Unis), mariée à un Haïtien a 41 années de résidence., Maureen Fuekell, une religieuse canadienne qui travaille depuis 47 ans en Haïti, Jean Sprumont (Belgique) depuis 44 ans. Juan Martínez Ventura photographe dominicain (originaire de Boca Chica) depuis 11 ans, et son compatriote Margarita Martinez (originaire d’Azua), en Haïti depuis 18 ans qui appartiennent tous deux, à des organisations de résidents dominicains en Haïti.
S/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1959-haiti-social-haiti-terre-d-accueil.html
La cérémonie a été précédée par une table ronde intitulée « envisager les migrations internationales en provenance d'Haïti » En plus d’Edwin Paraison, Ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, était présent Rubén Silié Valdez, l'Ambassadeur de la République dominicaine en Haïti, Guy Alexandre, représentant de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), et le professeur Jean Marie Theodata de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).
Le Ministre Paraison, a déclaré que son pays [Haïti] a toujours été une terre d'accueil, même si parfois, certains dirigeants haïtiens ont adoptés des mesures et des politiques défavorables à l’intégration des immigrants.
L'Ambassadeur dominicain, a reconnu pour sa part « la contribution importante » de la migration haïtienne dans son pays, reconnaissant que la main d'œuvre haïtienne, dans la production de sucre, à joué un « rôle vital » dans le développement urbain de villes comme Santo Domingo, Santiago, Puerto Plata et San Pedro de Macoris. Il a souligné que la facilité avec laquelle les Haïtiens parlent des langues étrangères, a conduit les dominicains à employer du personnel haïtien dans le domaine du tourisme et de l’accueil.
Au cours de cette cérémonie, chaque immigrant honoré par le gouvernement haïtien, a donné un témoignage de sa vie et de ses contributions en Haïti : Joan Martineau (États-Unis), mariée à un Haïtien a 41 années de résidence., Maureen Fuekell, une religieuse canadienne qui travaille depuis 47 ans en Haïti, Jean Sprumont (Belgique) depuis 44 ans. Juan Martínez Ventura photographe dominicain (originaire de Boca Chica) depuis 11 ans, et son compatriote Margarita Martinez (originaire d’Azua), en Haïti depuis 18 ans qui appartiennent tous deux, à des organisations de résidents dominicains en Haïti.
S/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1959-haiti-social-haiti-terre-d-accueil.html
lundi 20 décembre 2010
Présidentielle en Haïti: les autorités retardent la publication des résultats
(AFP) –PORT-AU-PRINCE — Le Conseil électoral haïtien (CEP) a annoncé dimanche soir qu'il avait décidé de surseoir à la publication prévue pour le 20 décembre des résultats définitifs du premier tour des élections présidentielle et législatives. La publication des résultats préliminaires avait provoqué des manifesfations violentes en Haïti soldées par la mort de plusieurs personnes et la destruction de plusieurs bureaux publics.
"En attendant la fin de la phase contentieuse du processus électoral, l'arrivée et l'accomplissement des travaux d'une mission d'experts de l'OEA sollicitée par le président René Préval, le CEP a décidé de surseoir à la publication des résultats définitifs du premier tour", lit-on dans un communiqué du Conseil.
Le chef de l'état haïtien avait demandé à l'Organisation des Etats américains (OEA) de dépêcher une mission en Haïti afin d'assister les autorités électorales dans la vérification des procès verbaux et la phase de contentieux électoral.
En retour, l'organisation avait demandé un report de la date de publication des résultats contestés par la majorité des candidats dont le chanteur populaire Michel Martelly arrivé en troisième position et non qualifié pour un second tour.
Les résultats préliminaires avaient placé en première position la candidate Mirlande Manigat avec 31% des suffrages devant le candidats du pouvoir Jude Célestin, 22%.
Un groupe de 12 candidats à la présidence continue d'exiger l'annulation des élections accusant le pouvoir d'avoir organiser des fraudes en faveur du protégé du président René Préval.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j6Eu32Pa7WS02gCIrxrD33BTTGAw?docId=CNG.f129ca9127f6f60cfad6740b626c646d.2f1
"En attendant la fin de la phase contentieuse du processus électoral, l'arrivée et l'accomplissement des travaux d'une mission d'experts de l'OEA sollicitée par le président René Préval, le CEP a décidé de surseoir à la publication des résultats définitifs du premier tour", lit-on dans un communiqué du Conseil.
Le chef de l'état haïtien avait demandé à l'Organisation des Etats américains (OEA) de dépêcher une mission en Haïti afin d'assister les autorités électorales dans la vérification des procès verbaux et la phase de contentieux électoral.
En retour, l'organisation avait demandé un report de la date de publication des résultats contestés par la majorité des candidats dont le chanteur populaire Michel Martelly arrivé en troisième position et non qualifié pour un second tour.
Les résultats préliminaires avaient placé en première position la candidate Mirlande Manigat avec 31% des suffrages devant le candidats du pouvoir Jude Célestin, 22%.
Un groupe de 12 candidats à la présidence continue d'exiger l'annulation des élections accusant le pouvoir d'avoir organiser des fraudes en faveur du protégé du président René Préval.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j6Eu32Pa7WS02gCIrxrD33BTTGAw?docId=CNG.f129ca9127f6f60cfad6740b626c646d.2f1
Haïti: le bilan de l'épidémie de choléra dépasse les 2.500 morts
(AFP) – WASHINGTON — L'épidémie de choléra en Haïti a fait plus de 2.500 morts depuis son apparition à la mi-octobre et près de 115.000 cas ont été recensés, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé haïtien consulté dimanche par l'AFP. Au total, 2.535 personnes sont mortes depuis le début de l'épidémie qui ne montre pas de signes de ralentissement et 114.497 personnes ont contracté la maladie, selon un bilan arrêté au 14 décembre.
Le département de l'Artibonite (nord), où s'est déclarée l'épidémie, reste le plus touché, avec 807 morts, tandis que la capitale Port-au-Prince, où vivent dans des conditions très précaires de nombreux sinistrés du séisme de janvier, déplore 235 morts.
Selon l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), branche de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il pourrait y avoir jusqu'à 400.000 cas de choléra au cours des douze prochains mois, dont la moitié au cours des seuls trois prochains mois.
Ces nouveaux chiffres sont publiés alors que les Haïtiens attendent la publication des résultats définitifs du premier tour des élections présidentielle et législatives du 28 novembre, qui avaient été marquées par des incidents et des accusations de fraudes.
Ceux-ci étaient attendus lundi mais l'Organisation des Etats américains (OEA) a annoncé vendredi avoir demandé au président haïtien René Préval que les résultats ne soient pas publiés avant que le recomptage des voix effectué sous son autorité soit terminé.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5guopOWlirbIiXCv7bxs0GtYZDhSw?docId=CNG.d005577fc66cd820ab59f4cb8c6a63b4.821
Le département de l'Artibonite (nord), où s'est déclarée l'épidémie, reste le plus touché, avec 807 morts, tandis que la capitale Port-au-Prince, où vivent dans des conditions très précaires de nombreux sinistrés du séisme de janvier, déplore 235 morts.
Selon l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), branche de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il pourrait y avoir jusqu'à 400.000 cas de choléra au cours des douze prochains mois, dont la moitié au cours des seuls trois prochains mois.
Ces nouveaux chiffres sont publiés alors que les Haïtiens attendent la publication des résultats définitifs du premier tour des élections présidentielle et législatives du 28 novembre, qui avaient été marquées par des incidents et des accusations de fraudes.
Ceux-ci étaient attendus lundi mais l'Organisation des Etats américains (OEA) a annoncé vendredi avoir demandé au président haïtien René Préval que les résultats ne soient pas publiés avant que le recomptage des voix effectué sous son autorité soit terminé.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5guopOWlirbIiXCv7bxs0GtYZDhSw?docId=CNG.d005577fc66cd820ab59f4cb8c6a63b4.821
Haïti - Reconstruction : 267 millions d’aide américaine
19/12/2010 09:14:53 Le gouvernement américain a annoncé l'approbation par la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) [mardi dernier], de quatre projets de reconstruction financés conjointement avec la Banque Interaméricaine de Développement (BID). Ces projets d’un montant total de 267 millions de dollars, en conformités avec les priorité du gouvernement haïtien, concernent la construction du parc industriel près du Cap-Haitien, la revalorisation et l’expansion des quartiers situés aux environs de Port-au-Prince et au Nord d’Haïti, et l’enlèvement de décombres.
Le projet de construction du parc industriel, qui s’inscrit dans les nouveaux pôles de développement, dans la région du Nord va employer directement 18,000 ouvriers haïtiens dans l'industrie du vêtement et jusqu’à 65,000 emplois permanents dès que le parc sera complètement achevé. Ce projet sera subventionné avec une contribution de 124 millions de dollars du gouvernement américain et 50 millions de dollars de la BID, et s’appuie sur un protocole d’accord signé au mois d’Août entre le gouvernement américain, la BID, le gouvernement haïtien, et la compagnie coréenne de manufacture Hansoll Textile Ltd. Les entreprises qui fonctionnent en dehors du parc industriel jouiront des avantages commerciaux offerts par la loi HELP (Haiti Economic Lift Program Act) et le parc pourra doubler les emplois dans le secteur de l’industrie du vêtement en Haïti.
« Le développement du parc industriel dans le Nord représente une opportunité pour Haïti de reconstruire son secteur industriel léger, qui augmentera la prospérité économique des Haïtiens, tout comme il fournira des vêtements de qualité à prix abordable au consommateur américain », a indiqué l’Ambassadeur américain en Haïti Kenneth Merten.
Le gouvernement américain, à travers l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID), maintient également son engagement dans la reconstruction en finançant trois projets qui supporteront la réparation et la réhabilitation de logements, la construction de toutes nouvelles communautés, et l’enlèvement des décombres en utilisant des équipements lourds :
- 65 millions de dollars pour le Projet de revalorisation de quartiers, lequel améliorera les conditions de vie en conformité avec les normes du projet de reconstruction de logement et d’infrastructure communautaire du partenaire d’exécution, la Banque Mondiale, pour environ 10,000 familles dans les communautés touchées par le séisme de janvier dernier.
- 53 millions de dollars pour le Projet de construction de nouveaux villages, lequel permettra de construire des milliers de maisons dans les régions du Nord et de Port-au-Prince. 30 millions de dollars serviront à la construction de logement pour le parc industriel du Nord.
- 25 millions de dollars pour un Projet d'enlèvement de débris, lequel renforcera les efforts déjà mis en œuvre. Le partenaire d'exécution est le Programme de Développement des Nations-Unies qui utilisera des équipements lourds et mobilisera les communautés affectées pour enlever et traiter les débris afin de préparer plusieurs quartiers à la reconstruction.
« Les projets d'infrastructure approuvés par la CIRH jettent les bases pour de meilleures conditions de vie pour de milliers d'Haïtiens et s'appuient sur les efforts soutenus de l'USAID en vue de permettre aux gens de retourner dans leurs communautés », a déclaré Carleene Dei, Directeur de la Mission de l'USAID en Haïti.
En plus de l’assistance humanitaire considérable fournie suite au tremblement de terre du 12 Janvier, le gouvernement américain a identifié quatre secteurs prioritaires tels les infrastructures, l'agriculture, la santé et la gouvernance, à être implémentés dans trois axes de développement qui sont Port-au-Prince, Saint-Marc et le Cap-Haïtien, afin de maximiser l'impact des investissements à long terme des contribuables américains en Haïti et conduire vers la création d'emplois permanents et une Haïti plus prospère.
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1948-haiti-reconstruction-267-millions-d-aide-americaine.html
Le projet de construction du parc industriel, qui s’inscrit dans les nouveaux pôles de développement, dans la région du Nord va employer directement 18,000 ouvriers haïtiens dans l'industrie du vêtement et jusqu’à 65,000 emplois permanents dès que le parc sera complètement achevé. Ce projet sera subventionné avec une contribution de 124 millions de dollars du gouvernement américain et 50 millions de dollars de la BID, et s’appuie sur un protocole d’accord signé au mois d’Août entre le gouvernement américain, la BID, le gouvernement haïtien, et la compagnie coréenne de manufacture Hansoll Textile Ltd. Les entreprises qui fonctionnent en dehors du parc industriel jouiront des avantages commerciaux offerts par la loi HELP (Haiti Economic Lift Program Act) et le parc pourra doubler les emplois dans le secteur de l’industrie du vêtement en Haïti.
« Le développement du parc industriel dans le Nord représente une opportunité pour Haïti de reconstruire son secteur industriel léger, qui augmentera la prospérité économique des Haïtiens, tout comme il fournira des vêtements de qualité à prix abordable au consommateur américain », a indiqué l’Ambassadeur américain en Haïti Kenneth Merten.
Le gouvernement américain, à travers l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID), maintient également son engagement dans la reconstruction en finançant trois projets qui supporteront la réparation et la réhabilitation de logements, la construction de toutes nouvelles communautés, et l’enlèvement des décombres en utilisant des équipements lourds :
- 65 millions de dollars pour le Projet de revalorisation de quartiers, lequel améliorera les conditions de vie en conformité avec les normes du projet de reconstruction de logement et d’infrastructure communautaire du partenaire d’exécution, la Banque Mondiale, pour environ 10,000 familles dans les communautés touchées par le séisme de janvier dernier.
- 53 millions de dollars pour le Projet de construction de nouveaux villages, lequel permettra de construire des milliers de maisons dans les régions du Nord et de Port-au-Prince. 30 millions de dollars serviront à la construction de logement pour le parc industriel du Nord.
- 25 millions de dollars pour un Projet d'enlèvement de débris, lequel renforcera les efforts déjà mis en œuvre. Le partenaire d'exécution est le Programme de Développement des Nations-Unies qui utilisera des équipements lourds et mobilisera les communautés affectées pour enlever et traiter les débris afin de préparer plusieurs quartiers à la reconstruction.
« Les projets d'infrastructure approuvés par la CIRH jettent les bases pour de meilleures conditions de vie pour de milliers d'Haïtiens et s'appuient sur les efforts soutenus de l'USAID en vue de permettre aux gens de retourner dans leurs communautés », a déclaré Carleene Dei, Directeur de la Mission de l'USAID en Haïti.
En plus de l’assistance humanitaire considérable fournie suite au tremblement de terre du 12 Janvier, le gouvernement américain a identifié quatre secteurs prioritaires tels les infrastructures, l'agriculture, la santé et la gouvernance, à être implémentés dans trois axes de développement qui sont Port-au-Prince, Saint-Marc et le Cap-Haïtien, afin de maximiser l'impact des investissements à long terme des contribuables américains en Haïti et conduire vers la création d'emplois permanents et une Haïti plus prospère.
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1948-haiti-reconstruction-267-millions-d-aide-americaine.html
Marqué à vie par Haïti ...Président de Secouristes sans frontières, Jean-Philippe Oustalet a fouillé huit jours les décombres de Port-au-Prince
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| Jean-Christophe Oustalet a rapporté une pierre du magasin d'où a été extraite Hoteline. photo B. Lapègue |
« Nous avons monté la mission dans la nuit. Le lendemain à 8 heures, je posais ma demande de congés et nous sommes partis à 20, se souvient le secouriste bénévole, âgé de 46 ans, qui enchaîne les missions depuis 1994. Après deux jours bloqués à Paris, nous avons atterri à Port-au-Prince. Le 4e jour au matin, nous étions sur zone. C'était le chaos total, tout était défoncé. Mais contrairement au tsunami en Thaïlande, nous savions qu'il y avait beaucoup de chances de trouver de la vie. La tâche était immense. Il faisait très chaud. Nous manquions de tout. Se déplacer, se procurer de l'eau… Tout était compliqué. » Presque sans relâche pendant une semaine, il fouille avec ses hommes les décombres de la capitale haïtienne. En vain. « À 4-5 heures, nous étions debout. On s'arrêtait vers minuit et on définissait notre plan de travail du lendemain pendant la nuit dans le PC de l'ONU, » précise le chef d'équipe natif d'Arrens (65). La persévérance des secouristes français finit par payer. Sept jours après la catastrophe, ils extraient des décombres d'un supermarché Hoteline, une jeune femme de 26 ans, au terme de douze heures de travail acharné de consolidation et déblaiement. Le lendemain, une réplique finit d'écrouler le bâtiment. « Plus de 120 personnes ont été sauvées, ce qui est exceptionnel. Le 13e, le 17e jour… des survivants ont encore été retrouvés. D'habitude, au bout de 3-4 jours c'est fini », souligne Jean-Philippe Oustalet qui a gardé contact avec Hoteline. « Nous correspondons pas mal par mail ou téléphone. Elle a attaqué sa deuxième vie et a repris le travail, mais elle ne peut toujours pas retourner à Port-au-Prince psychologiquement. La force de ces gens, qui souffrent au quotidien, est une leçon de vie à chaque fois. Cela me fait encore plus apprécier la région, mes conditions de travail. »
Un séisme ravage Haïti le 12 janvier
Mardi 12 janvier à 16 h 53 (22 h 53 en France), l'État d'Haïti, situé au large de Cuba, est dévasté par un puissant tremblement de terre (7,3 sur l'échelle de Richter). Située à une vingtaine de kilomètres de l'épicentre, sa capitale, Port-au-Prince, est ravagée. Selon les derniers bilans, plus de 300 000 personnes ont perdu la vie et autant ont été blessées. Le palais présidentiel, le Parlement, la majorité des bâtiments des ministères et de l'administration publique ont été détruits et plus de 313 000 résidences touchées. La valeur totale des dommages est estimée à 7,9 milliards de dollars, soit 120 % du produit intérieur brut du pays en 2009. Actuellement en pleine élection présidentielle, Haïti est en proie à une grave épidémie de choléra qui a déjà fait plus de 2 500 victimes.
« Je suis rentré un dimanche, se souvient-il. Le lundi, j'étais au boulot. C'est sûr, cela fait un gros décalage. Mais je peux m'appuyer sur mon épouse et mes deux enfants, à fond derrière moi. Ma thérapie, c'est de parler de mes missions. Et celle-là, il m'a fallu en parler. C'est pour le moment la plus marquante de ma vie. »
Prêt à repartir
Pas reparti depuis, l'éducateur sportif, longtemps secouriste dans les Alpes avant d'emménager au Pays basque en 1998 pour rejoindre le service des sports de Biarritz, se dit prêt physiquement et psychologiquement à porter à nouveau secours n'importe où. « Je m'oblige à courir tous les jours, qu'il fasse chaud ou froid, car on peut se retrouver en Arménie par - 15 degrés ou en Haïti par + 30, note-t-il. J'ai besoin d'aider les autres. Ce qui me plaît, c'est l'urgence, même si cela laisse toujours un goût d'inachevé. Partir vite, atterrir dans un pays où il n'y a plus rien et arriver à faire quelque chose. Le secours, c'est une passion depuis toujours. Elle est toujours intacte et j'ai la chance que Didier Borotra, mon employeur, me la laisse vivre à fond. Je me considère comme un privilégié. Le jour où je ne serai plus sensible à la misère des personnes secourues, où je ne ressentirai plus rien lorsque je ramasserai des cadavres, j'arrêterai. Mais ce n'est pas encore le cas. »
Secouristes sans frontières Pays basque, Maison des associations de Biarritz, 2, rue Darritchon. Tél. 06 70 15 46 22. Jusqu'au 1er janvier, la une de notre édition locale sera consacrée à des témoins d'actualité. Demain, Michel Berhocoirigoin.
http://www.sudouest.fr/2010/12/20/marque-a-vie-par-haiti-271974-631.php
Gourdon. Neuf jeunes mobilisées pour les enfants d'Haïti
solidarité.- Les jeunes ont confectionné les cartes de vœux pour les vendre au profit des enfants d'Haïti. Neuf jeunes du territoire ont décidé de s'investir dans une expérience audacieuse pour venir en aide aux enfants d'Haïti. Les ados, âgées de 12 à 14 ans se sont engagées dans le projet » Agir pour Haïti, c'est élément-terre », épaulées par l'animatrice jeunesse de la communauté de communes, Céline Stralen. Les contacts pris, depuis septembre, avec l'association « Solidarité Pêche » de Concarneau et l'ONG « La Fondation Verte » vont permettre au groupe de participer, au mois de mars, à la rénovation d'un bateau de pêche. Celui-ci partira ensuite pour Haïti, afin de remettre les fournitures scolaires collectées sur le territoire. En attendant, la petite équipe redouble d'efforts et se rencontre chaque semaine pour préparer des actions qui permettront de récolter des fonds pour acheter des fournitures scolaires. Les jeunes font appel à la population Vente de gâteaux, exposition de graffs, tournois sportifs, lotos, autant d'actions que les jeunes préparent pour sensibiliser les habitants du territoire à la cause des Haïtiens. Leur souhait, mobiliser les petits et les grands en leur donnant l'occasion, par de petites contributions, de participer à leur projet humanitaire.
Leur projet récompensé par la MSA
Parmi les 5 projets sélectionnés dans le Lot, celui des jeunes de Quercy Bouriane est arrivé 2e ex æquo. Les deux premiers sont invités à Paris pour la finale nationale et gagnent d'ores et déjà 1 000 € pour leur projet. Une belle victoire qui récompense les efforts de ces neuf adolescentes qui font preuve d'un grand sens de l'engagement et de la solidarité.Toute l'équipe des jeunes sera présente sous le kiosque, à Gourdon pour une vente de cartes de vœux, mardi 21 décembre, à l'occasion des festivités de Noël organisées par la MJC et Gourdon Dynamic.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/12/20/973905-Gourdon-Neuf-jeunes-mobilisees-pour-les-enfants-d-Haiti.html
Leur projet récompensé par la MSA
Parmi les 5 projets sélectionnés dans le Lot, celui des jeunes de Quercy Bouriane est arrivé 2e ex æquo. Les deux premiers sont invités à Paris pour la finale nationale et gagnent d'ores et déjà 1 000 € pour leur projet. Une belle victoire qui récompense les efforts de ces neuf adolescentes qui font preuve d'un grand sens de l'engagement et de la solidarité.Toute l'équipe des jeunes sera présente sous le kiosque, à Gourdon pour une vente de cartes de vœux, mardi 21 décembre, à l'occasion des festivités de Noël organisées par la MJC et Gourdon Dynamic.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/12/20/973905-Gourdon-Neuf-jeunes-mobilisees-pour-les-enfants-d-Haiti.html
Ebooks : une bibliothèque numérique à Haïti
19, décembre, 2010 par IDBOOX
Categorie : Infos Ebooks
C’est un formidable projet qui voit le jour, grâce à Bibliothèques Sans Frontières (BSF). L’association mettra à la disposition de 15 000 étudiants, professeurs et chercheurs une bibliothèque numérique située à Port au Prince.
Suite au séisme de l’année dernière, 11 des 12 bibliothèques universitaires du pays ont été détruites.
BSF a donc pris la situation très au sérieux. Dès la rentrée de janvier, les étudiants pourront avoir accès à des milliers de livres électroniques, des ressources en ligne, des périodiques numériques.
Pour accueillir les universitaires, un bâtiment écoresponsable a été construit avec des containers recyclés. 80 ordinateurs ont été installés pour permettre l’accès à des ressources techniques et scientifiques dans plus de 10 disciplines !1.A court terme (dès janvier 2011), permettre aux étudiants, professeurs et chercheurs haïtiens d’avoir accès à des ressources documentaires de qualité par l’intermédiaire de la bibliothèque numérique
2.A long terme, doter Haïti d’une bibliothèque universitaire de référence pour ouvrir la voie à une recherche de qualité en Haïti et renforcer durablement l’enseignement supérieur dans le pays. 70 bibliothécaires Haïtiens seront formés au numérique.
2 grands objectifs à court et à moyen terme :
Pour monter ce fabuleux projet, l’organisme s’est appuyé sur des partenaires prestigieux : Cyberlibris, l’ENS de Paris, Caregmia et Ex Libris.
Les éditeurs de livres numériques ont également répondu présents, parmi eux : Springer, Elsevier, Francis Lefebvre, Willey…
Voilà aussi à quoi peut servir la numérisation des fonds, cet exemple est sans appel pour ceux qui se demandent encore si oui ou non il faut passer aux livres numériques.
Appel à solidarité : Haïti un an après…
BSF organise un grand concert le 12 janvier au New Morning à Paris. Prenez vos places, vous passerez une excellente soirée et participerez à l’action.
http://www.idboox.com/ebook/infos-ebooks/ebooks-une-bibliotheque-numerique-a-haiti/
Categorie : Infos Ebooks
C’est un formidable projet qui voit le jour, grâce à Bibliothèques Sans Frontières (BSF). L’association mettra à la disposition de 15 000 étudiants, professeurs et chercheurs une bibliothèque numérique située à Port au Prince.
Suite au séisme de l’année dernière, 11 des 12 bibliothèques universitaires du pays ont été détruites.
BSF a donc pris la situation très au sérieux. Dès la rentrée de janvier, les étudiants pourront avoir accès à des milliers de livres électroniques, des ressources en ligne, des périodiques numériques.
Pour accueillir les universitaires, un bâtiment écoresponsable a été construit avec des containers recyclés. 80 ordinateurs ont été installés pour permettre l’accès à des ressources techniques et scientifiques dans plus de 10 disciplines !1.A court terme (dès janvier 2011), permettre aux étudiants, professeurs et chercheurs haïtiens d’avoir accès à des ressources documentaires de qualité par l’intermédiaire de la bibliothèque numérique
2.A long terme, doter Haïti d’une bibliothèque universitaire de référence pour ouvrir la voie à une recherche de qualité en Haïti et renforcer durablement l’enseignement supérieur dans le pays. 70 bibliothécaires Haïtiens seront formés au numérique.
2 grands objectifs à court et à moyen terme :
Pour monter ce fabuleux projet, l’organisme s’est appuyé sur des partenaires prestigieux : Cyberlibris, l’ENS de Paris, Caregmia et Ex Libris.
Les éditeurs de livres numériques ont également répondu présents, parmi eux : Springer, Elsevier, Francis Lefebvre, Willey…
Voilà aussi à quoi peut servir la numérisation des fonds, cet exemple est sans appel pour ceux qui se demandent encore si oui ou non il faut passer aux livres numériques.
Appel à solidarité : Haïti un an après…
BSF organise un grand concert le 12 janvier au New Morning à Paris. Prenez vos places, vous passerez une excellente soirée et participerez à l’action.
http://www.idboox.com/ebook/infos-ebooks/ebooks-une-bibliotheque-numerique-a-haiti/
Haïti - Épidémie : Fidel Castro tient ses engagements
19/12/2010 12:06:35 Un nouveau contingent médicale de 65 personnes, dont 13 en provenance de l’École de médecine latino américaine, est arrivé vendredi en Haïti. Ces renforts s’inscrivent dans le cadre des engagements pris par le chef de la Révolution cubaine, Fidel Castro le 27 novembre dernier, d’envoyer 300 médecins, infirmières et techniciens de la santé supplémentaires, pour porter à 1,200 les effectifs médicaux cubains en Haïti pour lutter, contre l’épidémie de choléra.
Ce contingent est composé principalement d’infirmières, qui ont été accueilli à leur arrivée, par le Dr Lorenzo Somarriba, coordinateur général de la Brigade médicale cubaine.
Rappelons que le 4 Décembre dernier, la coopération médicale Cuba-Haïti, fêtait son 12 anniversaire. Au cours de ces nombreuses années, des milliers de professionnels de la santé cubains ont servi en Haïti.
http://www.haitilibre.com/article-1953-haiti-epidemiefidel-castro-tient-ses-engagements.html
Ce contingent est composé principalement d’infirmières, qui ont été accueilli à leur arrivée, par le Dr Lorenzo Somarriba, coordinateur général de la Brigade médicale cubaine.
Rappelons que le 4 Décembre dernier, la coopération médicale Cuba-Haïti, fêtait son 12 anniversaire. Au cours de ces nombreuses années, des milliers de professionnels de la santé cubains ont servi en Haïti.
http://www.haitilibre.com/article-1953-haiti-epidemiefidel-castro-tient-ses-engagements.html
L’ONU va enquêter pour déterminer l’origine de l’épidémie de choléra en Haïti
Article publié le : samedi 18 décembre 2010
Par RFI.- Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé, vendredi 17 décembre au soir, une commission d'enquête sur le choléra en Haïti. Il s'agit de déterminer comment est réapparue la maladie qui avait disparu du pays depuis une centaine d'années.
La question qui se pose en Haïti aujourd'hui est de savoir si le choléra a été réintroduit par les casques bleus népalais de la Minustah.
Il y a quelques jours, un épidémiologiste français, le Dr Robert Piarroux, estimait que c'était l'hypothèse la plus vraisemblable après avoir étudié la localisation et l'évolution du nombre de cas. Mais la Minustah, après avoir testé ses soldats, affirmait qu'aucun d'entre eux n'était malade. Mais selon les spécialistes, cela ne veut pas dire qu'ils n'ont pas été malades à la mi-octobre, date de l'apparition de l'épidémie. D'où l'annonce de Ban Ki-moon.
« Il reste des interrogations et des préoccupations légitimes qui nécessitent que l’on apporte la meilleure réponse. C'est pourquoi j'annonce la création d'une commission scientifique pour enquêter sur l'origine de l'épidémie de choléra en Haïti », a déclaré le secrétaire général de l’ONU.
Il n'y a qu'une enquête avec des méthodes judiciaires qui permettrait de savoir si des casques bleus ont été malades et si des déjections ont été jetées dans la rivière Artibonite, affirmait il y a quelques jours le médecin d'une organisation humanitaire. Reste donc à savoir si, malgré les garanties fournies par Ban Ki-moon, cette commission aura la capacité d'enquêter.
http://www.rfi.fr/ameriques/20101218-onu-va-enqueter-determiner-origine-epidemie-cholera-haiti
Par RFI.- Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé, vendredi 17 décembre au soir, une commission d'enquête sur le choléra en Haïti. Il s'agit de déterminer comment est réapparue la maladie qui avait disparu du pays depuis une centaine d'années.
La question qui se pose en Haïti aujourd'hui est de savoir si le choléra a été réintroduit par les casques bleus népalais de la Minustah.
Il y a quelques jours, un épidémiologiste français, le Dr Robert Piarroux, estimait que c'était l'hypothèse la plus vraisemblable après avoir étudié la localisation et l'évolution du nombre de cas. Mais la Minustah, après avoir testé ses soldats, affirmait qu'aucun d'entre eux n'était malade. Mais selon les spécialistes, cela ne veut pas dire qu'ils n'ont pas été malades à la mi-octobre, date de l'apparition de l'épidémie. D'où l'annonce de Ban Ki-moon.
« Il reste des interrogations et des préoccupations légitimes qui nécessitent que l’on apporte la meilleure réponse. C'est pourquoi j'annonce la création d'une commission scientifique pour enquêter sur l'origine de l'épidémie de choléra en Haïti », a déclaré le secrétaire général de l’ONU.
Il n'y a qu'une enquête avec des méthodes judiciaires qui permettrait de savoir si des casques bleus ont été malades et si des déjections ont été jetées dans la rivière Artibonite, affirmait il y a quelques jours le médecin d'une organisation humanitaire. Reste donc à savoir si, malgré les garanties fournies par Ban Ki-moon, cette commission aura la capacité d'enquêter.
http://www.rfi.fr/ameriques/20101218-onu-va-enqueter-determiner-origine-epidemie-cholera-haiti
Haïti - Culture : Un haïtien élu au Centre de la francophonie des Amériques
19/12/2010 08:47:05 Le Centre de la francophonie des Amériques a dévoilé cette semaine, le nom des sept nouveaux administrateurs élus par ses membres, au terme de ses premières élections. Le président du conseil d'administration, monsieur Jean-Louis Roy a félicité les nouveaux élus qui se joignent aux huit administrateurs actuels au sein du conseil d'administration.
Ces nouveaux administrateurs sont : madame Céleste Godin (personne provenant de l'Acadie), madame Trèva Cousineau (personne provenant de l'Ontario), madame Mariette Mulaire (personne provenant de l'Ouest ou des Territoires - Canada), madame Gabrielle Durana (personne provenant de l'extérieur du Canada), madame Monique Giroux (personne provenant du Québec), madame Marie-France Kenny (personne élue parmi les dirigeants des organismes pancanadiens des communautés francophones et acadiennes du Canada) et monsieur Max Jean-Louis.
Max Jean-Louis, un jeune haïtien de 20 ans, a été élu au poste d'administrateur du Centre de la Francophonie des Amériques. Après avoir remercié spécialement, tous ceux qui voté pour lui et qui ont fait cru en ces nombreuses propositions, il s’est dit prêt à assumer ses nouvelles fonctions et à travailler pour la promotion du fait francophone en Amérique. Il regrette que son élection intervienne dans un contexte difficile pour son pays Haïti, marqué par une crise post-électorale et en a profité pour encourager tous les acteurs à se concerter afin de trouver une solution politique durable. « Il faut toujours prioriser l'intérêt général et ne pas désavouer le sang coulé des milliers d'esclaves qui se sont battus pour nous donner notre indépendance » a déclaré le jeune administrateur.
En savoir plus sur le Centre de la francophonie des Amériques :
Le Centre de la francophonie des Amériques contribue à la promotion et à la mise en valeur d’une francophonie porteuse d’avenir pour la langue française dans le contexte de la diversité culturelle en misant sur le renforcement et l’enrichissement des relations ainsi que sur la complémentarité d’action entre les francophones et les francophiles du Québec, du Canada et des Amériques. Il s’intéresse au développement et à l’épanouissement des francophones et des francophiles et soutient le rapprochement des personnes, groupes et communautés intéressés par la francophonie. Il favorise les échanges, le partenariat et le développement de réseaux francophones afin de soutenir des projets structurants liés aux enjeux de société et diffuse l’information concernant diverses thématiques liées à la francophonie.
Le Centre de la francophonie des Amériques bénéficie du soutien financier du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes du Québec.
BF/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1947-haiti-culture-un-haitien-elu-au-centre-de-la-francophonie-des-ameriques.html
Ces nouveaux administrateurs sont : madame Céleste Godin (personne provenant de l'Acadie), madame Trèva Cousineau (personne provenant de l'Ontario), madame Mariette Mulaire (personne provenant de l'Ouest ou des Territoires - Canada), madame Gabrielle Durana (personne provenant de l'extérieur du Canada), madame Monique Giroux (personne provenant du Québec), madame Marie-France Kenny (personne élue parmi les dirigeants des organismes pancanadiens des communautés francophones et acadiennes du Canada) et monsieur Max Jean-Louis.
Max Jean-Louis, un jeune haïtien de 20 ans, a été élu au poste d'administrateur du Centre de la Francophonie des Amériques. Après avoir remercié spécialement, tous ceux qui voté pour lui et qui ont fait cru en ces nombreuses propositions, il s’est dit prêt à assumer ses nouvelles fonctions et à travailler pour la promotion du fait francophone en Amérique. Il regrette que son élection intervienne dans un contexte difficile pour son pays Haïti, marqué par une crise post-électorale et en a profité pour encourager tous les acteurs à se concerter afin de trouver une solution politique durable. « Il faut toujours prioriser l'intérêt général et ne pas désavouer le sang coulé des milliers d'esclaves qui se sont battus pour nous donner notre indépendance » a déclaré le jeune administrateur.
En savoir plus sur le Centre de la francophonie des Amériques :
Le Centre de la francophonie des Amériques contribue à la promotion et à la mise en valeur d’une francophonie porteuse d’avenir pour la langue française dans le contexte de la diversité culturelle en misant sur le renforcement et l’enrichissement des relations ainsi que sur la complémentarité d’action entre les francophones et les francophiles du Québec, du Canada et des Amériques. Il s’intéresse au développement et à l’épanouissement des francophones et des francophiles et soutient le rapprochement des personnes, groupes et communautés intéressés par la francophonie. Il favorise les échanges, le partenariat et le développement de réseaux francophones afin de soutenir des projets structurants liés aux enjeux de société et diffuse l’information concernant diverses thématiques liées à la francophonie.
Le Centre de la francophonie des Amériques bénéficie du soutien financier du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes du Québec.
BF/ HaïtiLibre
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Haïti - Élections : La Mission OEA/CARICOM surveille les contestations
19/12/2010 12:44:44 La période du dépôt des contestations relatives aux résultats préliminaires du premier tour des élections législatives et présidentielles en Haïti a pris fin le 15 décembre dernier, quatre jours après la date prévue au calendrier électoral, en raison des troubles qui ont suivi la publication des résultats préliminaires.
La Commission spéciale de vérification, mécanisme extraordinaire et d’urgence initié le 9 décembre par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) ayant pour but de vérifier la tabulation des résultats préliminaires, ne s’est pas concrétisée. Le 14 décembre, le CEP a informé la Mission d’Observation Électorale Conjointe OEA/CARICOM (MOEC) qu’il « s’est trouvé dans l’obligation de surseoir à la mise en place de la Commission qu’il se proposait de créer afin de prévenir toute éventuelle duplication entre le mandat de celle-ci et celui de la mission commandée par le Chef de l’Etat ».
En ce qui concerne la période des contestations, la MOEC note que le nombre de plaintes déposées par les candidats varie d’un département à l’autre et que la majorité d’entre elles ont été soumises comme on s’y attendait par les candidats à la Chambre basse. La Mission note également que plusieurs candidats profitent des recours juridiques prévus par la Loi électorale. Parmi les contestations déposées, plusieurs sollicitent l’annulation du processus électoral sur la base que les irrégularités, les cas de violence et la fraude ont entaché le premier tour des élections en privant de nombreux électeurs d’exercer leur droit de vote.
La MOEC réitère son appel au CEP afin que, dans le cadre de l’exercice de ses fonctions juridictionnelles, ces plaintes soient traitées avec la transparence, la rigueur et l’équité qu’elles méritent lors des auditions au Bureau du Contentieux Électoral Départemental (BCED) et au Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN). Ces auditions permettent aux candidats d’obtenir réparation lorsqu’ils fournissent la preuve qu’ils ont été victimes d’irrégularités ou de fraude. Malgré les retards enregistrés lors du début de la période d’auditions, le CEP doit prendre son temps pour veiller à ce que les procédures d’adjudication soient effectuées soigneusement.
Ces auditions sont d’une importance critique puisque les décisions rendues conduisent à la proclamation des résultats définitifs du premier tour des élections présidentielles et législatives, initialement prévue pour le 20 décembre mais qui sera probablement reportée. La Mission espère que la période de calme qui prévaut offrira un environnement serein propice à la rigueur des délibérations et à l’équité des décisions qui seront rendues par les BCED et le BCEN.
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1954-haiti-elections-la-missionoea-caricom-surveille-les-contestations.html
La Commission spéciale de vérification, mécanisme extraordinaire et d’urgence initié le 9 décembre par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) ayant pour but de vérifier la tabulation des résultats préliminaires, ne s’est pas concrétisée. Le 14 décembre, le CEP a informé la Mission d’Observation Électorale Conjointe OEA/CARICOM (MOEC) qu’il « s’est trouvé dans l’obligation de surseoir à la mise en place de la Commission qu’il se proposait de créer afin de prévenir toute éventuelle duplication entre le mandat de celle-ci et celui de la mission commandée par le Chef de l’Etat ».
En ce qui concerne la période des contestations, la MOEC note que le nombre de plaintes déposées par les candidats varie d’un département à l’autre et que la majorité d’entre elles ont été soumises comme on s’y attendait par les candidats à la Chambre basse. La Mission note également que plusieurs candidats profitent des recours juridiques prévus par la Loi électorale. Parmi les contestations déposées, plusieurs sollicitent l’annulation du processus électoral sur la base que les irrégularités, les cas de violence et la fraude ont entaché le premier tour des élections en privant de nombreux électeurs d’exercer leur droit de vote.
La MOEC réitère son appel au CEP afin que, dans le cadre de l’exercice de ses fonctions juridictionnelles, ces plaintes soient traitées avec la transparence, la rigueur et l’équité qu’elles méritent lors des auditions au Bureau du Contentieux Électoral Départemental (BCED) et au Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN). Ces auditions permettent aux candidats d’obtenir réparation lorsqu’ils fournissent la preuve qu’ils ont été victimes d’irrégularités ou de fraude. Malgré les retards enregistrés lors du début de la période d’auditions, le CEP doit prendre son temps pour veiller à ce que les procédures d’adjudication soient effectuées soigneusement.
Ces auditions sont d’une importance critique puisque les décisions rendues conduisent à la proclamation des résultats définitifs du premier tour des élections présidentielles et législatives, initialement prévue pour le 20 décembre mais qui sera probablement reportée. La Mission espère que la période de calme qui prévaut offrira un environnement serein propice à la rigueur des délibérations et à l’équité des décisions qui seront rendues par les BCED et le BCEN.
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1954-haiti-elections-la-missionoea-caricom-surveille-les-contestations.html
Haïti-Cholera : L’ONU crée un panel scientifique international pour établir l’origine de la maladie
P-au-P, 19 déc. 2010 [AlterPresse] --- Le Secrétaire General de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Ban Ki Moon, a annoncé le 17 décembre la création d’un panel scientifique international pour examiner l’origine de l’épidémie de cholera en Haïti, alors que des organisations alertent sur une flambée épidémique à la capitale. La décision de Ban Ki Moon survient après la publication de plusieurs rapports et études scientifiques établissant que la bactérie responsable du cholera présente dans le pays provient de l’Asie et que l’épidémie a pour point de départ une base de casques bleus népalais à Mirebalais (est).
Plus de 2500 personnes ont été tuées par le cholera sur près de 115 000 cas enregistrés, selon le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires.
Suite aux troubles post-électoraux qui ont paralysé la capitale haïtienne ainsi que plusieurs villes de province, deux organisations, Solidarités Internationales et ALIMA déclarent constater une flambée de cas de cholera à Port-au-Prince, dans une note acheminée à AlterPresse le 17 décembre.
Plus de 300 cas ont été admis dans les centres de traitement de ALIMA à Delmas (secteur nord) et à Pétion Ville (périphérie est) la semaine dernière, soit autant depuis le début de ses activités il y a un mois, lit-on dans la note.
« Les autres acteurs de soins constatent aussi une augmentation importante dans des quartiers jusque-là moins touchés par l’épidémie », indiquent les deux organisations.
Selon un responsable de Solidarités Internationales, les barricades installées dans les rues ont joué un grand rôle dans l’expansion de la maladie en paralysant les opérations de vidange des latrines et d’approvisionnement en eau dans les camps de sinistrés du 12 janvier.
« L’ensemble des intervenants doit se sentir responsable, d’une part, du fait que l’accès aux soins des patients atteints du choléra ne soit jamais restreint et que, d’autre part, la distribution des secours, et en priorité l’eau potable, ne connaisse aucune diminution », souligne le communiqué. [kft gp apr 19/12/2010 15 :20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10431
Plus de 2500 personnes ont été tuées par le cholera sur près de 115 000 cas enregistrés, selon le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires.
Suite aux troubles post-électoraux qui ont paralysé la capitale haïtienne ainsi que plusieurs villes de province, deux organisations, Solidarités Internationales et ALIMA déclarent constater une flambée de cas de cholera à Port-au-Prince, dans une note acheminée à AlterPresse le 17 décembre.
Plus de 300 cas ont été admis dans les centres de traitement de ALIMA à Delmas (secteur nord) et à Pétion Ville (périphérie est) la semaine dernière, soit autant depuis le début de ses activités il y a un mois, lit-on dans la note.
« Les autres acteurs de soins constatent aussi une augmentation importante dans des quartiers jusque-là moins touchés par l’épidémie », indiquent les deux organisations.
Selon un responsable de Solidarités Internationales, les barricades installées dans les rues ont joué un grand rôle dans l’expansion de la maladie en paralysant les opérations de vidange des latrines et d’approvisionnement en eau dans les camps de sinistrés du 12 janvier.
« L’ensemble des intervenants doit se sentir responsable, d’une part, du fait que l’accès aux soins des patients atteints du choléra ne soit jamais restreint et que, d’autre part, la distribution des secours, et en priorité l’eau potable, ne connaisse aucune diminution », souligne le communiqué. [kft gp apr 19/12/2010 15 :20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10431
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