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mardi 23 novembre 2010

Haïti ...Une femme à la tête du pays?

Agence QMI Jean-Luc Lavallée 23/11/2010 22h05
Mirlande Manigat
Photo AFP
PORT-AU-PRINCE - À cinq jours du scrutin en Haïti, le comité de la candidate Mirlande Manigat est gonflé à bloc et confiant qu’elle devienne la première femme élue présidente de ce pays des Antilles.
Élections présidentielles en Haïti
Si l’on se fie aux sondages qui la placent en tête, elle devrait à tout le moins franchir le premier tour de l’élection présidentielle, qui aura lieu dimanche. «Nous sommes plus que confiants, mais nous savons que celui qui est en face de nous est très coquin. C’est pour ça que nous avançons avec prudence et sérénité, mais nous nous dirigeons vers la victoire finale», a déclaré Hugues Sylvain, coordonnateur du comité de Mirlande Manigat dans le département de l’Ouest.
Ce responsable électoral travaille dans un édifice endommagé, voire insalubre, qui fait office de bureau de campagne. Une situation qui détonne avec le budget de son principal adversaire, Jude Célestin, dauphin du président actuel René Préval, qui semble regorger de moyens. Son visage est d’ailleurs tapissé partout dans les rues de Port-au-Prince, capitale dévastée par un séisme en janvier et où les détritus et les gravats jonchant le sol sont omniprésents.
Célestin aurait dix fois plus d’affiches que tout autre candidat selon diverses personnes consultées sur le terrain. «C’est très indécent de s’afficher de la sorte, et avec quel argent? Celui du gouvernement, du pays, de la population», a lancé Hugues Sylvain. Celui-ci est incapable de chiffrer le nombre de pancartes à l’effigie de Mme Manigat, mais il affirme qu’elle a prôné la retenue dans le contexte actuel. «Il faut penser aux autres, à ceux qui souffrent, il faut faire quelque chose pour eux.»
Manigat et le choléra
M. Sylvain est convaincu que Mme Manigat saura gérer l’épidémie de choléra si elle est choisie par le peuple haïtien. «Elle va tout de suite avoir le support des autres pays pour remédier à la situation. Elle va pouvoir prendre soin de ses enfants, de ses fils et ses filles, nous en avons besoin. Elle a une équipe dynamique qui va contribuer à ce que nous ayons le changement tant espéré dans ce pays. Elle ne va pas diriger avec une baguette magique, mais quand même, vous allez voir du changement dans les quatre mois à venir», a-t-il soutenu.
Mirlande Manigat est mariée à un ancien président d’Haïti, Leslie Manigat, qui a gouverné pendant quelques mois en 1988. Elle est âgée de 70 ans, ce qui semble être à la fois une force et une faiblesse aux yeux de l’électorat. «Mon expérience me met à l’abri des vanités, des ambitions, surtout la richesse et la gloire», peut-on lire sur son profil diffusé sur le web. Elle dit espérer un «changement radical d’attitudes de la part de gouvernants incapables et corrompus», faisant référence aux gouvernements précédents.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2010/11/20101123-220511.html
Commenatires:
Haïti reste un pays de paradoxes. Les paradoxes ont jalonnés l'existence de ce "truc" qui eut un rêve d'être et d'existence qui s'est métamorphosé en lutte pour la survie. Ces paradoxes définissent tellement la configuration du pays qu'ils imprégnent la conduite de tout ce qui touche de près ou de loin à Haïti.
Aujourd'hui on mène une lutte contre le choléra qui est synonyme de mort dans ce pays juste à cause des défaillances criantes de son système sanitaire. Les cris d'alarme qui s'écoutent aux quatre coins du monde résonnent avec une certaine cacophonie car ils invitent à traiter une expression ponctuelle d'un problème profond que l'on évite d'évoquer au nom de lois et de conceptualisations qui s'appliquent mal quand l'humanité d'un peuple est en danger.
Les conditions insalubres dans lesquelles nous vivons les haïtiens demandent des changements profonds en rupture avec ce qui a été fait pendant deux siècles et surtout pendant les dernières années.
Le laisser-aller cultivé au nom de l'autodétermination des nations doit être remplacé par une actions constructive quand il faut se battre contre l'autodestruction.
Aujourd'hui on comprend mal comment on peut exiger des sommes pour endiguer le choléra et promouvoir la réalisation d'élections présidentielles truquées qui sans aucun doute vont déboucher sur l'accouchement d'un gouvernement incapable de réaliser les changements de rigueur pour éviter le pire.
A qui profite le crime? A qui Haïti fait mal?
Quand faudra-t-il choisir entre autodertermination et autodestruction?
Tout le monde sait aujourd'hui et ce , depuis des années, que l'option MANIGAT version Lesly et aujourd'hui version Mirlande a toujours été la meilleure option pour le pays. Mais au nom du suffrage universel, on a fait et appuyé n'importe quoi  dans la continuité du "BON DIEU BON" haïtien. Et les résultats nauséabondsnc ertes, nous pendent au nez et nous empêche de respirer.
Tournons donc la tête d'Haïti, faisons comme si!
Un haïtien indigné.

Haïti: Paris va négocier un accord pour acheminer les enfants en cours d'adoption

(AFP) – Il y a 7 heures PARIS — Paris va négocier avec les autorités d'Haïti un accord bilatéral pour permettre, dans le respect de la législation haïtienne, d'acheminer en France d'ici la fin de l'année les derniers 320 enfants haïtiens en cours d'adoption, a déclaré mardi l'ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret.
"La ministre des Affaires étrangères (Michèle Alliot-Marie) m'a demandé, dès mon retour à Port-au-Prince, d'entamer des discussions avec les plus hautes autorités du pays pour pouvoir négocier un accord bilatéral", a déclaré M. Le Bret lors d'une conférence de presse à Paris.
"On espère que cette approche plus politique des dossiers va nous permettre de rapatrier d'ici la fin de l'année si possible les derniers enfants qui étaient en cours de jugement avant le (séisme du) 12 janvier" et qui sont au nombre de 320, a-t-il dit.
Cette volonté d'accélérer le calendrier s'explique en partie par l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti où le séisme a fait plus de 250.000 morts. Selon les règles en vigueur, un jugement doit sanctionner une adoption avant la délivrance d'un passeport à un enfant.
Il ne s'agit "pas de passer outre les procédures qui sont indispensables - que ce soit une décision administrative ou à caractère judiciaire, il faut qu'il y ait une décision des autorités du pays d'adoption pour que ensuite les enfants puissent avoir un statut en rentrant en France", a expliqué l'ambassadeur.
Mais "on va essayer de substituer, dans le respect de la législation du pays, un régime qui est extrêmement difficile pour les familles puisqu'il y a 11 étapes" à franchir pour achever le processus d'adoption qui peut durer entre un et trois ans, a-t-il dit.
Au total, un millier d'enfants étaient en cours d'adoption avant le séisme et quelque 700 ont depuis rejoint leur famille.
Des mesures renforcées ont déjà été arrêtées pour "accélérer les possibilités de départ" pour la France d'environ 70 enfants haïtiens "dont le dossier d'adoption est finalisé" par un jugement, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères.
Ces enfants sont dépourvus de passeport et "une démarche est effectuée auprès des autorités haïtiennes en vue de mettre en place une procédure exceptionnelle permettant le départ accéléré des enfants et de garantir leur statut juridique en France", a précisé lors d'un point-presse le porte-parole Bernard Valero.
Les nouvelles mesures, incluant aussi une meilleure "protection sanitaire et médicale de tous les enfants" en cours d'adoption, ont été décidées en raison de "l'urgence générée par l'épidémie de choléra", a-t-il ajouté.
Parmi les nouvelles mesures, figure aussi l'envoi en Haïti d'une "importante équipe médicale en mesure de réagir immédiatement" dans les crèches, a ajouté le porte-parole. Enfin "la France va contribuer à hauteur de 85.000 euros pour le fonctionnement d'un centre d'observation et de consultation" et "de 80.000 euros de matériels et consommables d'hygiène pour prévenir l'épidémie dans la zone de Port-au-Prince, en liaison avec les autorités haïtiennes".
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jFBh7TwGPVmMkV1EwNyDTD-dXBtA?docId=CNG.e403a522a2bd769c89d7b298554b03fa.c1

Haïti: la campagne présidentielle menace de sombrer dans la violence

Publié le 23 novembre 2010
Clarens Renois

Agence France-Presse
Port-au-Prince
Un candidat visé par un attentat, deux hommes abattus lors d'affrontements entre militants: à cinq jours des élections présidentielle et législatives de dimanche en Haïti, la campagne électorale menaçait de céder à la violence, en pleine épidémie de choléra.
Les victimes sont des sympathisants des candidats à la présidentielle Jude Célestin, du parti INITE, proche du pouvoir, et Charles-Henri Baker, du parti RESPE. Elles ont été tuées lundi soir lors d'affrontements à Beaumont (sud-ouest), rapportaient des radios haïtiennes, qui signalaient plusieurs blessés.
Un responsable de la police locale, Pradel Casamajor, a indiqué que deux personnes avaient été abattues, sans préciser les circonstances de leur mort. «Nous sommes en train d'enquêter pour comprendre ce qui s'est passé».
«Deux groupes de manifestants qui accompagnaient les candidats en campagne se sont affrontés à coup de pierres, de bouteilles et d'armes à feu», selon un journaliste local joint par téléphone.
À beaumont également, le cortège de M. Célestin a également été la cible de tirs par balles, selon un membre de son parti. «M. Célestin est sain et sauf, il n'a pas été atteint lors de cette attaque perpétrée par ses adversaires», a déclaré un candidat du parti au sénat, Jean Laveaud Frédérique.
Cet affrontement est intervenu après que M. Baker a assuré à la presse ce week-end que des hommes en armes avaient tenté d'enlever sa directrice de campagne.
Lundi également, des incidents ont éclaté dans le nord-ouest d'Haïti où un bureau électoral a été saccagé par les partisans de la candidate Mirlande Manigat qui protestaient contre la composition des membres des bureaux électoraux, formés exclusivement, selon eux, de proches de M. Célestin, rapportaient des radios de Port-au-Prince.
L'ancien premier ministre Jacques-Edouard Alexis a mis en garde lundi contre la possibilité que des armes aient été distribuées dans le pays à l'approche des élections.
Ce climat de violence menace la bonne tenue d'élections cruciales pour la stabilité d'un pays exsangue après le séisme du 12 janvier qui a fait plus de 250 000 morts, et qui se débat depuis la mi-octobre avec une épidémie de choléra dont le bilan ne cesse de grimper.
La maladie a fait 1415 morts et entraîné plus de 25 000 hospitalisations, selon le décompte communiqué mardi par le ministère de la Santé.
Des «fonds d'urgence doivent être débloqués» car le financement de la lutte contre le choléra est beaucoup trop faible, a estimé mardi la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Elisabeth Byrs. «C'est une situation d'extrême urgence, une question d'heures».
Quatre des 19 candidats à la présidentielle ont demandé un report des élections à cause de la maladie, qui a suscité des manifestations violentes la semaine dernière, notamment à l'encontre des casques bleus népalais de l'ONU, accusés d'avoir importé la bactérie mortelle.
La menace immédiate de la maladie semblait d'ailleurs éclipser en partie l'enjeu des élections, comme en témoignait mardi la Une du Nouvelliste, le plus ancien quotidien du pays, consacrée aux morgues qui «refusent les cadavres contaminés».
Le choléra poussait même les Haïtiens à changer leurs habitudes: nombre d'entre eux ont arrêté de se serrer les mains pour se saluer. À la place, ils s'entrechoquent les poings ou les coudes en pliant le bras.
Malgré tout, des centaines de personnes attendaient mardi matin devant le commissariat de police de Pétionville, au nord de Port-au-Prince, espérant recevoir une carte d'identité qui leur permettra de voter.
Fortuné Miclose, 25 ans, est arrivée à 4h30. «C'est pour voter, pour avoir le changement. Si Dieu le veut, je vais pouvoir voter dimanche», dit-elle à l'AFP.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/23/01-4345549-haiti-la-campagne-presidentielle-menace-de-sombrer-dans-la-violence.php

Une course contre la montre en Haïti

Publié le 23 novembre 2010 Agnès Gruda, envoyée spéciale
La Presse
(Port-au-Prince) Il est à peine 9h30 du matin, mais le soleil tape déjà fort sur le mur de pierre devant le bureau principal de l'Office national d'identification (ONI), à Port-au-Prince, où quelques centaines de personnes espèrent obtenir la carte qui leur permettra de voter, dimanche.
Marie Monique Paul, 20 ans, est arrivée dès 3h du matin, hier, pour être sûre de ne pas rater son tour. En guise de protection contre le soleil, elle a noué un chemisier sur sa tête. «J'ai laissé mon bébé à la maison. Je veux voter pour que le pays change.»
Cette carte pour laquelle les Haïtiens sont prêts à attendre pendant des heures sous un soleil de plomb ne permet pas seulement d'exercer le droit de vote. Dans ce pays, c'est la seule véritable carte d'identité, indispensable à la banque, dans les transactions avec l'État ou quand on cherche du travail.
Parmi les gens qui forment trois longues files devant l'ONI, plusieurs n'ont d'ailleurs pas du tout l'intention de participer au scrutin. «J'ai 79 ans, je n'ai jamais voté, et je ne vais pas commencer cette année. Les politiciens ne sont pas capables de régler les problèmes du pays», dit Marie Lilianne Renard. Pour les affaires de ce monde, elle s'en remet de toute façon à Dieu.
Mais la plupart souhaitent récupérer cette carte avant le 28 novembre, jour du scrutin où les Haïtiens éliront 110 députés et sénateurs, ainsi que leur prochain président.
Devant les bureaux de l'Office, qui compte sept centres de distribution dans la capitale, les gens s'appuient les uns contre les autres pour se protéger contre les resquilleurs. Quand le portail de fer s'entrouvre, tout le monde pousse en même temps. Parfois, des policiers agitent leur matraque pour calmer la foule.
«C'est important d'aller voter, il faut élire un nouveau président pour faire enfin fonctionner ce pays», dit Célestin Hyppolite, qui a perdu sa carte en juillet et s'attendait à pouvoir la remplacer, hier.
Une femme résume sa motivation électorale en ces termes: «Si je ne vais pas voter, quelqu'un ira le faire à ma place!»
Certains s'y sont pris à plusieurs reprises, à défaut de pouvoir confirmer par téléphone si leur carte était déjà prête. Bébé Whimer, par exemple, attendait de pouvoir réclamer la carte d'identité de sa grand-mère. Est-elle prête? «Je n'en sais rien, j'ai essayé d'appeler plusieurs fois, ça ne répond jamais.»
Une fois passé le portail, les électeurs font sagement la queue devant une table où une poignée d'employés distribuent les cartes. «Nous avons augmenté nos effectifs mais ça s'est avéré insuffisant, on ne s'attendait pas à une telle masse de gens», dit Jean François Alexis, responsable des communications à l'ONI.
Après le tremblement de terre du 12 janvier, l'Office d'identification avait fait face à une affluence encore plus grande. Des milliers de gens avaient tout perdu dans le séisme, y compris leurs papiers.
La liste électorale haïtienne compte 4,7 millions de noms. Certaines victimes du séisme du 12 janvier y figurent toujours - faute d'un corps identifié en bonne et due forme, la loi haïtienne exige d'attendre un an avant d'effacer les noms des disparus. Une porte ouverte à la fraude électorale? Pas du tout, assure Jean François Alexis: l'identité sera bien vérifiée au bureau de scrutin. Mais tous ne sont pas aussi optimistes.
Depuis le tremblement de terre, l'Office national d'identification a produit 386 000 cartes d'identité. Mais on est loin de la production locale: 250 000 de ces cartes ont été fabriquées à... New York.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/23/01-4345348-une-course-contre-la-montre-en-haiti.php

Haïti - Élections : Lut Faber aurait mieux fait de se taire

23/11/2010 12:14:03 La chef de la délégation de l'Union européenne en Haïti, Lut Faber-Gossens, a déclaré en conférence de presse, qu'il n'y avait pas d'obstacle à la tenue des élections dimanche prochain en Haïti. Elle souligne que le calendrier électoral est respecté et « qu’il n'y a pas de problème particulier pour aller voter ».
Lut Fabert a même tenu à préciser « que l'environnement en Haïti est comparable à celui de n'importe quel pays qui prépare des élections » [!]

Elle juge indispensable d'élire, comme prévu dimanche prochain, un nouveau président et un nouveau parlement « Ne pas avoir d’élections en ce moment pourrait mettre en péril la stabilité politique en Haïti. On est en pleine reconstruction d'un pays où on a besoin d'un gouvernement capable de gérer la situation. Il ne peut pas y avoir d'interruption dans l'élan mis en place après le séisme » ajoutant que « le choléra ne devrait pas empêcher les haïtiens d'aller voter dimanche. Tout est prêt, la Minustah est prête à assurer la sécurité » a affirmé la diplomate européenne.
Nous sommes heureux d’apprendre de cette « éminente diplomate », que la situation pré-électorale en Haïti est comparable à celle de n’importe qu’elle autre pays [?]. Pendant un instant, nous avons cru que les violences électorales en Haïti étaient une exception... Nous ignorions jusqu’à présent, qu’en Europe les élections engendraient des violences similaires.
Vouloir rassurer est une chose, dire n’importe quoi en est une autre. Lut Faber a manqué une occasion de se taire. Elle dit « on est en pleine reconstruction » et parle du risque d’interruption « de l'élan mis en place ». Elle doit avoir « une bonne vue », car sur le terrain, cette reconstruction et cet élan, ne sont guère visible, à moins que pour cette diplomate, l’élan de reconstruction fait référence à la multiplication des camps dans notre pays ?
Pense-t-elle nous rassurer lorsqu’elle nous dit que la Minustah est prête à assurer la sécurité des élections...? Lorsque l’on sait, qu’il a fallut 4 jours, 4 mortes et plus de 20 blessés à la Minustah, pour rétablir la sécurité dans le Nord, face à quelques casseurs et criminels armés, nous ne pouvons que douter de ses propos. De plus, rappelons qu’actuellement la seule présence des casques bleus suffit à provoquer des mouvements de violence anti-Minustah.
http://www.haitilibre.com/article-1722-haiti-elections-lut-faber-aurait-mieux-fait-de-se-taire.html

Louis-Marie Leblanc veut accueillir sa famille

Mise à jour le mardi 23 novembre 2010 à 17 h 47 Louis-Marie Leblanc
L'enseignant de la Commission scolaire de la Jonquière, d'origine haïtienne, lance une campagne de parrainage pour faire venir sept membres de sa famille au Québec.
Louis-Marie Leblanc vit au Saguenay depuis 37 ans avec sa conjointe et ses quatre enfants.
Depuis le tremblement de terre qui a dévasté Haïti le 12 janvier dernier, il s'inquiète pour ses soeurs et leurs familles. L'une d'elles dirigeait une école et l'autre faisait de la couture à domicile avant le séisme. Elles ne peuvent plus travailler. La récente épidémie de choléra rend leur vie encore plus difficile.
Avec les ouragans, les tempêtes, les inondations, dit-il, il n'y a rien vraiment qui est sur le point de se rétablir en Haïti. Ce n'est pas possible pour eux d'envisager un avenir dans le pays.— Louis-Marie Leblanc
M. Leblanc a obtenu le soutien de la fabrique Notre-Dame-de-la-Paix de l'arrondissement de Jonquière et du diocèse de Chicoutimi pour former un comité de parrainage.
Le comité doit amasser des milliers de dollars en dons pour accueillir les quatre adultes et trois enfants de la famille de l'enseignant de l'arrondissement de Jonquière. Le président du comité, Gilles Deschênes, soutient que les fonds sont un moyen de réaliser un objectif. « C'est-à-dire, en quelque sorte, de sauver des vies, de pouvoir emmener des gens au pays, qu'ils aient un avenir et une vie qui a de l'allure », mentionne M. Deschênes.
L'abbé Iréné Girard explique aussi que la communauté devrait prendre en charge les réfugiés. « On devra également en répondre pendant cinq ans. Pourquoi cinq ans? Entre autres du fait que ces gens-là n'ont pas droit à l'aide sociale avant cinq ans », souligne-t-il.
Les dossiers d'immigration de la famille Leblanc ont été approuvés par le gouvernement du Québec. Il ne manque que l'autorisation d'Ottawa. Louis-Marie Leblanc espère être réunie avec les siens pour Noël.
Le comité de parrainage va solliciter les dons des entreprises, des commerces et des citoyens de Saguenay.
http://www.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/2010/11/23/003-parrainage-leblanc-haiti.shtml

Israël, premier combattant du choléra en Haïti




Rédigé par JSS le Nov 23rd, 2010 and filed under Israël-Relations internationales, Israël-Territoires Disputés. Vous pouvez suivre les réponses à cet article grâce au RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback à cet article
Depuis le début de la propagation du choléra en Haïti, les services de secours israéliens sont déployés dans plusieurs points de l’ile pour aider les patients à survivre. Un hôpital de campagne a été mis en place et des médecins volontaires venus d’Israël et du Canada travaillent main dans la main à combattre ce fléau.
Avec les temps qui courent et la maladie qui avance, Israël a fait parvenir ces derniers jours un nouvel avion cargo, chargé de dizaines de lits supplémentaires, ainsi que de l’équipement spécialisé pour combattre la maladie. D’après certaines sources à Jérusalem, l’État Juif pourrait très bientôt faire parvenir à cette population en détresse, des système de purification des eaux.
L’hôpital de campagne israélien a déjà reçu les félicitations des membres de l’ONU présent sur place. Pas une journée ne se passe sans qu’un casque bleu fasse appel aux israéliens pour soigner un enfant en danger de mort.
En plus de leur mission de sauvetage, les médecins israéliens ont également fourni une formation au niveau du personnel local et des communautés de la région de Leoganne. L’importance de maintenir une bonne hygiène et la façon de bien faire face à l’épidémie était à l’ordre du jour.
Les autorités sanitaires ont signalé 64 nouveaux décès dus au choléra ces derniers jours ce qui portent le bilan à plus de 1300 morts. Plus de 20.000 personnes ont déjà été soignés ou auscultés pour des symptômes liés à cette maladie.
IsraAID et ses organismes associés israéliens fournissent une assistance appuyée à Haïti depuis le premier jour du tremblement de terre qui a frappé l’ile. Les équipes ont des programmes allant de l’animation des dans centres communautaires au développement des programmes médicaux, en passant par la production alimentaire ou encore par la mise en avant de la parité homme-femme.
http://jssnews.com/2010/11/23/israel-premier-combattant-du-cholera-en-haiti/

Sean Penn : Son glorieux combat sans relâche depuis dix mois !

NEWS PUBLIÉE, LE MARDI 23 NOVEMBRE 2010 À 15:57 Le 12 janvier 2010, un terrible séisme ravage l'île d'Haïti. Le bilan humain est effrayant : en date du 9 février 2010, Marie-Laurence Jocelyn Lassegue, ministre des Communications, confirme un bilan de 250 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. Face à ce drame, le monde entier s'est mobilisé et de nombreuses personnalités sont montées au créneau, accentuant la médiatisation de ce tremblement de terre.

Emissions, concerts caritatifs : de nombreuses manifestations ont été mises en places et les stars se sont montrées très affectées. Près d'un an après le tremblement se distingue toutefois une personnalité parmi elles, une star hollywoodienne qui, par son travail humanitaire qui s'étend sur le long terme, vient d'obtenir son "plus beau rôle", si l'on reprend les mots de Libération : Sean Penn. Le quotidien français fait état de l'action du comédien. Extraits.

De la rébellion à l'action
Militant de gauche qui a écrit à George W. Bush une lettre ouverte pour dénoncer en 2002 la guerre que les Etats-Unis s'apprêtaient à lancer contre l'Irak et s'est mobilisé après l'ouragan Katrina en 2005 en Louisiane, Sean Penn a fait parler de lui à Haïti. Sauveur, porteur de cartons pleins de vivres et de médicaments, "il a passé six mois sur place à dormir sous une tente et à répondre aux urgences", indique Libération. Sean Penn n'est pas une star à Haïti, c'est un homme habité par une volonté puissante.
Il n'a pas fallu beaucoup de temps avant que l'acteur américain se rende sur les lieux. Après six jours d'images insoutenables à la télévision, Sean Penn est venu sur place avec une équipe de médecins et des spécialistes de l'humanitaire. Son objectif était de voir l'étendue de la catastrophe mais il a pris des initiatives et a fondé au côté d'une philanthrope et activiste, Diana Jenkins, une ONG, J/P HRO, Jenkins Penn Human Relief Organization. Loin de se limiter à envoyer de l'argent, Sean Penn est impliqué à tous les niveaux : "Voilà maintenant dix mois que Sean Penn a pris la direction de ce camp de 55 000 personnes qui était, en un autre temps, le club de golf de Pétionville, dans la banlieue sud-est de Port-au-Prince", précise Libération.
Longtemps, Sean Penn a traîné derrière lui une image de beau gosse rebelle d'Hollywood, un bagarreur gauchiste en constante révolte. Aujourd'hui et à Haïti, personne ne s'attarde sur sa réputation. "Un acteur américain ? Ah bon, nous on connaît Brad Pitt et Tom Cruise, Sean Penn, on pensait juste que c'était le patron", déclarent deux adolescents du camp géré par la star. Son engagement total a pu être nourri de sa vie personnelle, lui qui a vécu une douloureuse séparation avec la mère de ses enfants, Robin Wright, comme il le laissait supposer dans une interview pour Vanity Fair. Ou encore l'histoire de son fils Hopper, sauvé miraculeusement d'un accident cérébral après une chute de skateboard.

Une seule priorité : reconstruire
Toutefois, l'acteur n'est pas là pour parler de sa vie et surtout pas de ses états d'âme, il n'a qu'une chose en tête : faire avancer les choses à Haïti. Il montre aux journalistes l'école qu'il a montée très vite, dans les jours qui ont suivi la catastrophe : "Ça permet d'apporter un peu de stabilité à quelques gamins. [...] Evidemment, ce n'est pas suffisant, mais on manque de ressources. Il faut qu'on trouve de l'argent. Et puis, il faut aussi préparer le départ des gens du camp pour qu'ils bénéficient d'abris plus pérennes. Autant dire que je suis là pour longtemps..." Le cinéma est donc mis de côté et il a fait le strict minimum pour la promotion du thriller politique Fair Game. Il vient de tourner There Must Be The Place et est attendu de pied ferme dans Tree of Life.
Sean Penn utilise de façon constructive sa colère, dont la source est simple : "Ce n'est pas le tremblement de terre qui tue les gens, c'est la pauvreté." La situation à Haïti l'insupporte mais il ne se limite pas aux discours emplis de colère contre les promesses non tenues, l'argent promis non versé (sur les 164 millions de dollars attendus après un appel de l'ONU il y a dix jours, seul 6,8 millions de dollars ont été récoltés) : "Lui si hostile à la chose militaire a appris à travailler avec l'armée, qui lui a même décerné une médaille", explique Libération. "Ici, si tu travailles tout seul, tu n'arrives à rien. Tu peux toujours dire 'moi je' mais t'as l'air d'un con. C'est le 'nous' qui importe", explique Sean Penn.
Accomplir des choses à Haïti est un objectif qui prend au coeur pour Sean Penn. C'est pour cela qu'il n'a pu contenir son énervement face aux prétentions électorales du chanteur, ex-Fugees, Wyclef Jean. Ce dernier a souhaité se présenter à l'élection présidentielle et Sean Penn l'a accusé d'être muet et peu présent pour pouvoir accéder à cette fonction. Wyclef a répondu pour sa défense que Sean Penn était certainement trop occupé à sniffer de la cocaïne pour le voir, une argumentation douteuse qui met en lumière l'écart entre les accomplissements de l'acteur et du chanteur.
Le défi est loin d'être terminé pour Sean Penn. "Il faut impliquer les entreprises, créer des emplois. Mais il faut de l'argent et de l'expertise." Pour lui, les camps sont comme "des châteaux de cartes qui dépendent des dons et de la bonne volonté des individus". Sean Penn fait aussi face à des critiques et à des épreuves : "Nous sommes l'organisation la plus offensive [...]. Mais nous avons été critiqués par de nombreuses ONG parce que soi-disant on se disperse. Pourtant, la seule façon de faire avancer les choses, c'est de travailler comme une pieuvre avec plusieurs bras qui interviennent sur plusieurs fronts en même temps."
Puis vient le danger du choléra qui a atteint l'île. Selon un dernier bilan des autorités sanitaires haïtiennes, 23 377 personnes ont été hospitalisées et 1 344 sont décédées des suites de la maladie. L'acteur salue le travail des médecins mais se désole face à la situation : "Il existe 700 hôpitaux et cliniques dans le pays. Mais seuls 65 acceptent les malades du choléra, parce que les gens ont peur de la maladie. [...] L'une de nos infirmières sur place nous dit que les gens meurent dans la rue comme dans un film d'horreur."
L'horreur, Sean Penn la voit de près mais il ne détourne pas le regard. "Si nous le voulons vraiment, nous pouvons sauver les Haïtiens", déclare-t-il avec un optimisme "à l'américaine", digne d'un héros de cinéma... sorti de l'écran.
http://www.purepeople.com/article/sean-penn-son-glorieux-combat-sans-relache-depuis-dix-mois_a68436/1

lundi 22 novembre 2010

Haïti : les soldats népalais restent

AFP 22/11/2010
Les Nations unies ne retireront pas les soldats népalais chargés du maintien de la paix en Haïti, malgré les accusations selon lesquelles ils seraient à l'origine de l'épidémie de choléra qui a fait plus de 1.300 morts, a indiqué l'ONU. "A l'heure actuelle, il n'est pas prévu de les retirer", a assuré à l'AFP Tony Banbury, secrétaire général assistant pour la planification, interrogé sur l'avenir du contingent népalais d'un peu plus de 1.000 soldats et policiers.
Les Casques bleus népalais ont été placés sous protection spéciale depuis le début de manifestations la semaine dernière contre leur présence dans le centre et le nord du pays, à la suite de rumeurs selon lesquelles ils auraient transmis la bactérie du choléra. La mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) a qualifié ces accusations de "malveillantes". "Le pays souffre, il y a des gens qui meurent. Il est naturel que les Haïtiens veuillent connaître la source" du choléra, a souligné M. Banbury, qui a été étroitement associé à la mission de l'ONU en Haïti depuis le séisme dévastateur de janvier qui a fait 250.000 morts.
"Mais nous ignorons" l'origine de l'épidémie et "les épidémiologistes indiquent qu'il est difficile de la déterminer. Plusieurs experts très professionnels s'orientent dans des directions très différentes", a-t-il ajouté. "Nous devons nous concentrer sur la réponse (au choléra), même s'il est important de savoir d'où il vient", a-t-il ajouté.
"La crise est vraiment grave et les vrais chiffres des morts sont significativement plus élevés que les chiffres diffusés. Il y a plus de morts que ce que nous savons et davantage de gens contractent" la maladie, a-t-il observé. Les porte-parole de l'ONU ont souligné que des tests effectués dans le camp des Népalais avaient tous été négatifs.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/22/97001-20101122FILWWW00615-les-casques-bleus-nepalais-restent-en-haiti.php

4e choléra en République Dominicaine

AFP.- 22/11/2010 Les autorités dominicaines ont confirmé lundi un quatrième de choléra dans ce pays voisin de Haïti, où la maladie très contagieuse a déjà tué plus de 1.300 personnes. "C'est une patiente de 20 ans, repérée samedi lors d'un examen de routine", a déclaré le ministre de la Santé publique, Bautista Rojas. Cette jeune habitante de la province de la capitale, Saint-Domingue, est cependant d'ores et déjà hors de danger, comme les trois autres malades recensés jusqu'ici dans ce pays qui partage l'île d'Hispaniola avec Haïti.
Le premier était un Haïtien travaillant en République dominicaine, qui avait contracté la maladie lors d'un voyage dans son pays, mais les deux autres, une femme de 55 ans et sa petite-fille de trois mois, n'ont jamais mis les pieds dans le pays voisin. Elles vivent dans un quartier de Saint-Domingue, situé à quelques mètres d'un fleuve contaminé.
Le gouvernement dominicain a augmenté les mesures de contrôle sanitaire ces derniers jours pour enrayer la propagation de la maladie, limitant le commerce binational et l'entrée d'Haïtiens sur son territoire.
Il a également lancé une campagne nationale de prévention, destinée à faire adopter par tous les mesures d'hygiène indispensables pour éviter la contagion.
De nombreuses personnes traversent habituellement chaque jour la frontière de 376 kilomètres entre la République dominicaine et Haïti pour travailler, étudier ou s'adonner à des trafics de marchandises non contrôlés
.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/22/97001-20101122FILWWW00610-4e-cholera-en-republique-dominicaine.php

Haiti-Rép. Dominicaine/Choléra : Un terreau pour la stigmatisation des migrants haïtiens en R.D.

Lundi 22 novembre 2010
Par Wooldy Edson Louidor
P-au-P., 22 nov. 2010 [AlterPresse] --- La psychose de peur qui a régné dans un grand pan de la société dominicaine quant à la propagation du choléra sur leur territoire semble se justifier.
Le premier cas de choléra identifié le 16 novembre en République Dominicaine n’est autre qu’un migrant haïtien qui, selon les premières informations disponibles, était venu d’Haïti après avoir pris des vacances dans son pays natal entre le 31 octobre et le 12 novembre.
Stigmatiser les migrants haïtiens, est-ce pour autant justifiable ? Tout semble indiquer que le choléra offre un terreau pour la stigmatisation des ressortissants haïtiens dans la république voisine.
Nécessité de mesures d’accompagnement pour la mise en œuvre de dispositions contre la propagation du choléra
En dépit du renforcement des contrôles frontaliers, migratoires et épidémiologiques à la frontière commune, les autorités dominicaines n’ont pas pu empêcher l’introduction du choléra sur leur territoire.
Maintenant elles s’attellent à « contenir » et prévenir la propagation de la maladie, en annonçant tout un train de dispositions.
Certaines de ces dispositions gouvernementales visent directement les migrants haïtiens, par exemple l’arrêt temporaire de l’embauche de la main d’œuvre haïtienne dans les secteurs du tourisme et de la construction.
Cependant, sans des mesures d’accompagnement efficaces pour prévenir et punir toute forme de discrimination contre la minorité haïtienne, ces dispositions à l’origine bien-intentionnées (visant à empêcher la propagation de l’épidémie) ne risquent-elles pas d’être utilisées à mauvais escient par des groupes ultranationalistes dominicains et même par des employeurs ?

Un « autre » motif de stigmatisation contre les migrants haïtiens
En outre, les ultranationalistes dominicains ne chôment pas, ils profitent du moindre prétexte pour passer à l’attaque avec leur lourde artillerie : « trop d’haïtiens dans notre pays », « ils sont partout dans notre pays », « c’est une invasion pacifique haïtienne », « ils prennent nos emplois », « ils nous apportent tous leurs maux : misère, maladies, insalubrité, coutumes africaines sataniques », « ils sont une charge sociale »…
Le choléra, considéré comme maladie de la pauvreté, pourrait devenir une nouvelle étiquette collée aux migrants haïtiens.
La maladie pourrait se convertir en un autre motif de stigmatisation contre les migrants haïtiens qui sont déjà accusés par les ultranationalistes dominicains d’être à l’origine de tous les maux connus par le pays voisin dont la pauvreté, le VIH Sida, le sous-développement...

Un nouveau prétexte pour mieux exploiter la main d’œuvre haïtienne
Le choléra pourrait également favoriser l’exploitation de la main d’œuvre haïtienne dans les secteurs du tourisme et surtout de la construction.
L’arrêt temporaire de l’embauche de la main d’œuvre haïtienne dans les deux secteurs susmentionnés ne risque-t-il pas de rendre beaucoup plus vulnérables les droits et la dignité des travailleurs haïtiens ?
Des employeurs ne vont-ils pas profiter de la disposition gouvernementale pour ne pas payer leur dû aux travailleurs de nationalité haïtienne après des jours ou des semaines de dur labeur ? Quelles sont les mesures qui seront prises pour veiller à l’application de cette disposition ? En cas de violation, qui sera puni : le travailleur ou l’employeur ? Comment s’assurer que les autorités migratoires, militaires et policières dominicaines vont respecter les droits des travailleurs haïtiens en faisant appliquer ces dispositions ?... Autant de questions qui exigent des réponses claires.
À l’instar de leur condition de « sans papier », la situation actuelle de présumé « porteur de choléra » peut-être instrumentalisée par les employeurs dominicains à des fins de discrimination, d’exploitation et d’abus de toute sorte, quand on connait déjà la vulnérabilité des travailleurs migrants haïtiens dans le pays voisin.
À rappeler que des médias dominicains n’ont cessé, surtout après le 12 janvier 2010, d’attirer l’attention sur le phénomène de l’accélération de la migration haïtienne dans le pays voisin et sur les conditions de vie insalubres dans lesquelles vivent nos ressortissants dans plusieurs bidonvilles ou « ceintures de misère » dominicains.
Ils ont également souligné l’invasion du secteur de la construction et du tourisme par les migrants haïtiens réputés pour leur main d’œuvre bon marché qui sont préférés aux citoyens dominicains par les employeurs.
Des journalistes et des ultranationalistes dominicains, avec une verve par moment agressive, ont insisté sur la nécessité urgente pour l’État dominicain de renforcer le contrôle frontalier et migratoire en vue d’empêcher et de contrecarrer l’arrivée massive des Haïtiens surtout dans les zones touristiques dominicaines telles que Higüey, Bávaro, Punta Caná, Verón.., ainsi que dans les principales villes du pays voisin. [wel gp apr 22/11/2010 09 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10277

Epidémie de choléra en Haïti : la DDC détache des experts supplémentaires

Berne, 22.11.2010 - Une médecin et un infirmier sont engagés dès aujourd’hui aux côtés des experts suisses détachés à Haïti fin octobre pour aider les autorités à produire de l’eau potable propre. Ils s’attacheront à soutenir les efforts déployés par l’Hôpital Albert Schweizer pour combattre le choléra dans la région d’Artebonite, principal foyer de l’épidémie. La Direction du développement et de la coopération (DDC) du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) engage des moyens supplémentaires pour lutter contre l’épidémie de choléra qui sévit en Haïti. Une médecin et un infirmier renforcent dès aujourd’hui l’équipe médicale de l’Hôpital Albert Schweizer pour la prise en charge et le traitement des malades du choléra. L’hôpital se situe dans la région d’Artebonite, principal foyer de l’épidémie.
Depuis fin octobre, deux experts du Corps suisse d’aide humanitaire (CSA) apportent leur soutien à la Direction haïtienne de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA) pour vérifier l’absence de contamination fécale de l’eau potable dans les zones rurales et adopter, au besoin, les mesures qui s’imposent. Ils s’attaquent ainsi à la cause même de la maladie, l’eau contaminée constituant le principal vecteur du choléra.
La DDC participe en outre à hauteur de 100’000 francs à la mise en œuvre d’un projet de Caritas portant sur la distribution de sets d’hygiène et la réalisation d’une campagne d’information sur la prévention du choléra.
La DDC examine actuellement d’autres demandes de soutien en personnel que des organisations d’entraide lui ont soumises dans le cadre de la lutte contre le choléra. Pour optimiser la coordination, la DDC organise cette semaine une table ronde sur ce thème à l’intention des œuvres d’entraide suisses présentes en Haïti.
http://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&msg-id=36337

Choléra en Haïti: Ignatieff veut une mission d'urgence

Publié le 22 novembre 2010
Lia Lévesque, La Presse Canadienne
Le Canada devrait dépêcher immédiatement une mission d'urgence en Haïti afin de voir s'il faut y déployer davantage de ressources pour faire face à l'épidémie de choléra, estime le chef libéral fédéral Michaël Ignatieff.
De passage à Montréal, lundi, où il s'adressait aux étudiants du Collège Dawson, le chef libéral a aussi rencontré la presse. Il a notamment été interrogé sur la crise qui sévit en Haïti, où une élection générale doit se tenir, alors que la population est aux prises avec une épidémie de choléra.
M. Ignatieff n'a pas voulu dire s'il jugeait préférable de reporter la date des élections, comme le proposent certains observateurs, se disant plus préoccupé de voir des enfants mourir du choléra.
Le Canada, a-t-il soutenu, ne peut rester les bras croisés devant ce drame. Il doit dépêcher une mission d'urgence stratégique pour évaluer la situation, a-t-il plaidé.
M. Ignatieff a également eu droit à quelques questions portant sur sa position sur la présence des troupes canadiennes en Afghanistan après 2011. Il ne s'oppose pas à la tenue d'un vote à la Chambre des communes sur la prolongation de la mission jusqu'en 2014, pour des fins de formation des Afghans, mais les libéraux n'iront pas jusqu'à soumettre eux-mêmes cette question au vote
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/22/01-4345174-cholera-en-haiti-ignatieff-veut-une-mission-durgence.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4345176_article_POS2

La méfiance s'installe à quelques jours des élections haïtiennes

Publié le 22 novembre 2010
Clarens Renois, Agence France-Presse
Port-au-Prince
Haïti attendait lundi les élections présidentielle et législatives de dimanche sur fond de mécontentement de la population, toujours aux prises avec l'épidémie de choléra, et de certains candidats face aux difficultés d'organisation du scrutin.
Les radios haïtiennes rapportaient lundi matin des manifestations à Miragoâne, une ville côtière du sud du pays, où la population a érigé des barrages pour protester contre la désignation, frauduleuse selon elle, des superviseurs électoraux, accusés d'être des membres du parti au pouvoir.
Ce week-end, quatre des 19 candidats à la présidence ont demandé un report des scrutins à cause du choléra. L'épidémie a suscité des manifestations violentes la semaine dernière dans tout le pays, notamment à l'encontre des casques bleus de l'ONU, accusés d'avoir importé le choléra.
«Nous demandons aux autorités de repousser la date des élections, d'établir et de publier un plan de lutte contre l'épidémie de choléra qui menace la vie de tous les Haïtiens», ont écrit Josette Bijou, Gérard Blot, Garaudy Laguerre et Wilson Jeudy, tous très mal classés dans les sondages.
Mais lundi, le candidat Jacques-Édouard Alexis, ancien premier ministre du président René Préval, a insisté sur la nécessité d'organiser le scrutin comme prévu, tout en reconnaissant qu'«Haïti ne pourra pas réaliser les élections dans des conditions normales».
Malgré le choléra et le fait que des centaines de milliers de personnes vivent sous la tente depuis le séisme du 12 janvier, le président Préval, critiqué pour son inaction face à l'épidémie de choléra, «doit partir le 7 février», date de l'expiration de son mandat, a affirmé M. Alexis au cours d'une conférence de presse. «C'est pourquoi il faut organiser les élections. Le peuple doit aller voter», a-t-il insisté.
Mais, a averti ce candidat, «nous ne permettrons pas que cette élection se termine par des résultats contestés» et «nous n'accepterons pas un candidat doublure» de Préval.
Près de 4,7 millions d'Haïtiens sont appelés à choisir un successeur au président Préval et élire 11 sénateurs et 99 députés.
Parmi d'autres, la Conférence des évêques d'Haïti a appelé dimanche à aller voter «pour choisir des dirigeants qui travailleront pour tout le peuple» et à ne pas participer à la violence.
Plusieurs partis politiques ont dénoncé des actes d'intimidation de l'électorat lors de rassemblements dans les provinces ainsi que la menace des armes qui pourrait perturber la journée de vote.
Selon le dernier bilan communiqué lundi par le ministère de la Santé, le choléra a fait au total 1344 morts dans le pays depuis le début de l'épidémie à la mi-octobre, soit 69 de plus que dans le précédent bilan quotidien.
Le nombre d'hospitalisations atteint 23 377 depuis le début de l'épidémie et 56 901 cas de contamination ont été recensés. Le département de l'Artibonite, situé au nord de l'île, où s'est déclarée la maladie, est le plus touché, avec la moitié des décès (701).
Mais Renato Souza, infirmier et porte-parole de Médecins sans frontières à l'hôpital Sainte-Catherine de Cité-soleil, le plus grand bidonville de Port-au-Prince, disait constater une stabilisation. «Cité soleil c'est un des foyers du choléra. Depuis une semaine, les cas de choléra qui arrivent ici sont assez stables. Environ 200 par jour. Depuis ce matin, on en a eu 77.»
«Le choléra est arrivé il y a deux semaines et demie à Port-au-Prince. Au début, le nombre de cas doublait chaque jour. Depuis la semaine dernière ça s'est stabilisé», confirmait Isabelle Janson, membre de MSF à l'Hôpital Sainte-Catherine.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/22/01-4345176-la-mefiance-sinstalle-a-quelques-jours-des-elections-haitiennes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4345012_article_POS1

Chronique d'une révolte suspendue

Publié le 22 novembre 2010
Agnès Gruda, La Presse
(Cap-Haïtien) Après le capharnaüm de Port-au-Prince, Cap-Haïtien apparaît comme un havre de paix sur lequel souffle la brise fraîche de la mer. Pendant quatre jours, la semaine dernière, de violentes émeutes ont pourtant embrasé cette ville. Que voulaient vraiment les protestataires? S'agissait-il d'une éruption spontanée? Autopsie d'une révolte qui couve toujours, à l'approche des élections de dimanche.
La semaine dernière, le policier montréalais Gilles Saindon a eu la frousse de sa vie quand un gros boulon métallique a fracassé la vitre du camion de l'ONU qu'il conduisait à Cap-Haïtien, grande ville côtière à une demi-heure de vol de Port-au-Prince.
Il était vers 8h40, lundi, et le policier en mission auprès de l'UNPOL, la police des Nations unies, escortait des Casques bleus népalais dans la deuxième ville en importance d'Haïti.
Des manifestants venaient d'attaquer un véhicule qui transportait d'autres soldats népalais. Et Gilles Saindon faisait partie de ceux qui venaient d'être appelés à la rescousse.
En voyant un tas de pneus en flammes, le convoi a tenté de rebrousser chemin. Soudain, une vitre a explosé et un collègue du policier s'est affalé sur le siège arrière en gémissant.
«On était sur la panique pas à peu près», raconte Gilles Saindon, qui est rentré à toute vitesse à la caserne de la MINUSTAH -la mission de stabilisation de l'ONU en Haïti.
C'était le début de quatre jours de violences qui ont mis la ville sens dessus dessous, forcé ses habitants à se terrer à la maison et coupé toutes les voies d'accès à Cap-Haïtien.
Ce que l'on a surtout retenu de cette semaine folle, c'est que les manifestants réclamaient le départ des forces de l'ONU qu'ils accusent d'avoir causé l'épidémie de choléra.
Samedi, j'ai passé la journée à Cap-Haïtien. C'était assez pour comprendre que la réalité est infiniment plus complexe. C'est un peu comme des couches de peinture superposées où, en grattant un peu, on découvre sans cesse de nouvelles images. Qui révèlent les unes après les autres un peu de ce qui s'est passé -et de ce que les gens en pensent..

«L'État n'a pas pris ses responsabilités»
L'aéroport est relié à la ville par une route défoncée où il ne reste que de rares plaques d'asphalte. À notre arrivée, le sol noirci était jonché de boules de fils roux -c'est tout ce qui restait des tas de pneus qui avaient brûlé pendant quatre jours.
Au bout de la rue Espagnole, principale artère commerciale, nous entrons dans ce qu'on appelle ici «les ghettos», quartiers défavorisés en périphérie du centre-ville.
«L'État aurait dû installer des centres de traitement du choléra dans tous les ghettos. Ici, les gens n'ont pas les moyens de payer pour se rendre à l'hôpital!»
Dans la cité Elie Lescot, les hommes nous regardent avec méfiance. Roudy Cameus, un des leaders du coin, accepte finalement de nous parler. Gérant d'un «reposoir du voyageur», abri où les gens de passage à Cap-Haïtien peuvent passer la nuit sur des planches de carton, moyennant quelques gourdes, Roudy Cameus est révolté par l'irresponsabilité du gouvernement.
A-t-il participé au mouvement de protestation? «Évidemment, comme tout le monde», dit-il en prenant ses voisins à témoin.
Il en veut au président René Préval de n'avoir jamais mis les pieds à Cap-Haïtien durant toute la durée de son mandat! Les gens du Nord ont de bonnes raisons pour se sentir abandonnés. Frappée de plein fouet par le choléra, la population a explosé.

Mais pourquoi alors avoir visé la MINUSTAH?
«La MINUSTAH et Préval, c'est la même chose», résume Roudy Cameus. Il assure que l'éruption de révolte était spontanée. Et ce n'est pas fini, avertit-il.
«Je comprends la grogne»
Le délégué général du département du Nord, Ardouin Zéphirin, a passé la journée de samedi à faire le point sur la situation qui régnait à Cap-Haïtien, à l'issue des émeutes. C'est lui qui a négocié la fin des protestations avec les nombreux groupes de manifestants.
«Ils voulaient de l'argent, mais je leur ai promis de réparer les routes et de construire plus de centres contre le choléra», raconte-t-il dans ses bureaux d'un centre-ville à l'architecture coloniale un peu décrépite.
Jeune administrateur plein de bonne volonté, Ardouin Zéphirin comprend la colère populaire. «Comme citoyen, je suis d'accord avec les manifestants.» Et comme délégué général? «Je les comprends aussi.»
Il faut dire que dès que la ville s'est embrasée, cinq ministres s'y sont précipités pour calmer le jeu. Dans cette ville délaissée par la capitale, «c'est quasiment un miracle».
M. Zéphirin admet que des politiciens ont exploité la fureur populaire: «Ils auraient été idiots de ne pas le faire.»
La main cachée
Cap-Haïtien entre dans ce que les épidémiologistes appellent le «pic» du choléra. Dans le gymnase des Médecins sans frontières, les lits de camp sont cordés au maximum. Un homme se soulage sur un pot, à la vue de tous. Des femmes sont affalées, les seins nus.
«Tout le monde a peur du choléra», affirme Nawoon Marcellus, candidat au Sénat du parti Inité, formation du président sortant René Préval. «Moi aussi, j'ai peur.Hier je suis allé chercher les cadavres de deux amis morts du choléra.» Selon lui, c'est cette peur omniprésente qui a conduit les gens à descendre dans la rue.
Mais il est convaincu qu'une «main cachée» a tiré les ficelles de la révolte. «Il y a des gens qui veulent saboter les élections sous prétexte de choléra», avance-t-il.
Ils sont nombreux, à Cap-Haïtien, à croire que cette main est, en fait, celle de M. Marcellus. La veille de l'explosion, le candidat au Sénat a organisé un défilé électoral qui a mal tourné, relate Cyrus Sibert, journaliste et blogueur respecté. Ce soir-là, des coups de feu ont été tirés. Et le lendemain, tout s'est embrasé.
Selon le journaliste, Inité traîne de la patte dans les sondages. Et c'est le régime lui-même qui souhaite annuler les élections en créant de l'instabilité sociale. Ou en affaiblissant la MINUSTAH pour pouvoir trafiquer les urnes à l'abri des regards indiscrets.
«Au début des protestations, les manifestants criaient: «À bas les élections, à bas le choléra»», raconte le journaliste. Puis, le slogan a changé. Cette fois, il visait le régime lui-même.
«Des gens proches du pouvoir ont allumé le feu et le baril de poudre a explosé», résume Cyrus Sibert. Il n'est pas le seul à croire que la stratégie d'un régime aux abois a fait boomerang, à Cap-Haïtien. Mais il est un des rares à le dire ouvertement. Et à penser que si le calme est revenu ce week-end à Cap-Haïtien, ce n'est peut-être qu'une simple trêve.

Haïti - Élections : Jude Célestin Président ? Tous les moyens sont bons

22/11/2010 13:45:37 L’homme du président René Préval, Jude Célestin, se fait discret dans la campagne. Il refuse de rencontrer la presse afin d’éviter d'avoir à répondre à des questions embarrassantes et laisse le soin à ses partisans de faire campagne à sa place le jour... et a ses commandos la nuit...
Les sondages donnent le candidat perdant. Mais ses partisans crient à la manipulation. Pour eux, la victoire de Jude Célestin ne fait aucun doute...
Ce qui ne fait aucun doute, ce sont les méthodes peu orthodoxes utilisées par la plateforme INITE pour conduire le candidat Célestin à la victoire. Une campagne où la dialectique des armes remplace les long discours...
Rappelons deux exemples parmi d’autres : l’incident qui s’est produit dans la nuit du Jeudi 11 au vendredi 12 novembre 2010, aux environs de 2 heures du matin, ou des partisans et des sympathisants d’INITE, ont semé la terreur à l’entrée de la ville de Jacmel, au « portail Léogâne ». Yves Rabel, coordonnateur dans le Sud-Est, du parti « Ansanm nou fò » y avait été malmené et menacé par un commando d’individus lourdement armés, dirigé par le sénateur Joseph Lambert. Certains de ces individus se s’étaient clairement identifié, comme des partisans d’INITE.
Ou encore l’incident du lundi 25 Octobre aux environs de 15:00 heures, à Maissade, Hinche (département du Centre) ou quatre individus armés, dans un véhicule identifié au parti INITE, ont tirée des coups de feu sur le véhicule utilisé par M. Jean Leonard Joseph, et son entourage, candidat pour Union de Citoyens Haïtiens Démocrates pour le Développement et l'Education (UCADDE).
Bien sûr les armes ne sont qu’un élément utilisé dans la campagne d’INITE, il faut aussi prévoir la manipulation du scrutin et agir sur les bureaux de vote. Richard Désir, l’un des représentants du parti « Renmen Ayiti », du Candidat à la présidence, Jean Henry Céant, a dénoncé récemment la relocalisation de certains bureaux de vote habituellement placés au centre ville de Jacmel, et qui se trouvent actuellement dans la localité de Bréman située à l’Est de Jacmel. « Tous ces bureaux de vote vont être placés à l’école Nationale de Bréman à environ 10 mètres de la résidence du sénateur Joseph Lambert, coordonnateur National de la Plateforme INITE où les électeurs ne seront pas en sécurité lors du déroulement des joutes, en raison du commando d’INITE [aux ordres du Sénateur Lambert], qui à déjà commencé à semer la terreur dans la ville. ».
Si cela n'est pas encore insuffisant INITE n'hésite pas à payer les gens. Un reportage vidéo d’Aljazeera met en lumière cette pratique.
Journaliste d’Aljazeera (JA) : Combien d'argent le comité du camp reçoit t-il pour supporter Jude Célestin, et aller dans les rallye... ?
Le responsable du camp (RC) : Juste un exemple, s'il nous donne 200,000 gourdes, je peux garder 5,000 gourdes et donner aux gens 500 gourdes ou 1,000 gourdes. Ils n'ont pas d'argent [les autres candidats], la seule personne qui a de l'argent dans ce pays en ce moment est Jude Célestin!
JA : Vous pensez que Célestin est un bon candidat ?
RC : Nous ne disons pas qu'il est un bon candidat. Nous devons manger. Il est le seul qui a de l'argent maintenant. Nous avons besoin d'argent, voilà pourquoi. Et non pas parce que nous l'aimons. Oui, il nous a donné de l'argent déjà. Il nous donnera encore plus d'argent.
Quelque semaines avant cette entrevue, des accusations similaires avaient déjà été portés contre Jude Célestin, qui les avait rejeté (lors d'un entretien avec la même journaliste), affirmant que « Ce n’est pas l'argent qui peut acheter des votes en Haïti. C'est une question de conviction et d'idéologie politique ».
Il suffit de constater l’utilisation de commandos de partisans d’INITE dans les rassemblement d’autres candidats, dont la mission consiste à semer le désordre et empêcher le bon déroulement de ces manifestations politiques, pour avoir une bonne idée de ce que Jude Célestin entend par «Idéologie politique» et la définition personnelle qu’il a du mot «démocratie».
Dans 7 jours nos compatriotes sont appelés à voter, mais peut-on réellement affirmer qu’il s’agit d’élection libre? D’un processus démocratique dans de telles circonstances? Ces actes et manœuvres dignes du banditisme, vont probablement se multiplier d’ici à dimanche. Rappelons que jusqu’à présent, aucune mesure judiciaire n’a été prise contre les personnes identifiées et impliquées dans ces faits, [sous protectorat du pouvoir en place] et que toutes ces personnes, continueront en toute impunité au grand jour comme ne nuit, à multiplier leurs actions d’intimidation pour convaincre les électeurs de faire le bon choix, celui de voter pour Jude Célestin ou de s’abstenir.
http://www.haitilibre.com/article-1716-haiti-elections-jude-celestin-president-tous-les-moyens-sont-bons.html

HAITI CHOLERA.. LES SOIGNANTS LUXEMBOURGEOIS MENACES

L'équipe de la Croix-Rouge luxembourgeoise a été contrainte de suspendre l’installation du campement pour la prise en charge de personnes atteintes du choléra à Gressier.



Équipe directement visée
Le personnel de la Croix-Rouge luxembourgeoise sur place a dû évacuer les lieux. «Ils sont arrivés avec des bidons d’essence pour mettre le feu aux tentes. Ils étaient très énervés», confirme Marc Crochet, directeur des opérations de la Croix-Rouge luxembourgeoise, contacté par L’essentiel Online. «Il y avait déjà eu des manifestations qui étaient essentiellement liées aux futures élections et nous n’en avions pas tenu compte, mais cette fois-ci, notre équipe était directement visée».
En effet, la population de Gressier, en l’absence de cas de choléra concret dans la ville, s’est vivement opposée à l’installation de ce centre par peur de voir l’épidémie se propager: «Bien que la maladie soit déjà aux portes de la ville, les habitants pensent qu’ils ne seront pas touchés. Ils ont peur que nous amenions des malades d’autres villes et que l’épidémie se propage», explique Marc Crochet.
Personnel évacué
Suite à ces manifestations, l’équipe de la Croix-Rouge a finalement renoncé à l’installation du campement. Les malades seront accueillis dans le centre de santé et les cas les plus graves seront transportés par ambulance vers l’hôpital de la ville voisine. «Les soignants restent confiants. Il y a eu d’autres cas similaires dans le nord du pays et la population a finalement compris que la Croix-Rouge était là pour les aider. Et puis, le climat actuel permet encore de vivre normalement», rassure le directeur des opérations Marc Crochet.
Aucune mesure de sécurité supplémentaire n’a été mise en place. Mais, l’équipe médicale, qui logeait dans le centre de santé, a été évacuée à l’extérieur de la ville: «Il faut voir comment évolue le climat. Les élections doivent avoir lieu lundi, si tout se passe bien, le calme devrait revenir à partir de la semaine prochaine», espère Marc Crochet.
L'essentiel Online/jb
Samedi, les habitants de Gressier sont venus manifester leur colère contre la mise en place d’un campement de prise en charge pour des personnes atteintes du choléra.

Haïti-Insécurité : Quatre coopérants français agressés à Pétionville

Lundi 22 novembre 2010 P-au-P, 22 nov. 2010 [AlterPresse] --- Quatre coopérants français du secteur de l’éducation ont été attaqués par des membres de la population de Pétionville [périphérie est de la capitale], le dimanche 21 novembre, a appris AlterPresse.
L’information a été confirmée par le commissaire de police de Pétionville, Vanel Lacroix, qui précise que l’un d’entre eux a été blessé.
Selon le responsable policier, les coopérants français faisaient leur jogging dominical lorsqu’ils ont été pris a partie par plusieurs individus.
Il indique qu’aucune arrestation n’a pu être effectuée et que les quatre ressortissants ont été retenus temporairement au commissariat de Pétionville « pour leur sécurité ».
Cet incident s’est produit quelques jours après les violentes manifestations qui se sont déroulées au Cap (Nord), à Hinche (Est) et à Port-au-Prince (Ouest) pour réclamer le départ des casques bleus.
Ces derniers sont accusés d’être responsables de la propagation de l’épidémie de choléra qui a fait 1344 morts durant les 4 dernières semaines.
Le contingent népalais basé à Mirebalais (Est) est particulièrement pointé du doigt pour avoir apparemment déversé des matières fécales dans un affluent du fleuve Artibonite.
Dans le contexte actuel, des Organisations Non Gouvernementales (ONG) auraient fait circuler des messages vers leurs employés étrangers leur demandant d’observer la prudence. [rh gp apr 22/11/2010 13:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10280

Présidentielle en Haïti : les partisans de Jude Célestin en marche pour leur candidat

 lundi 22 novembre 2010 Une haïtienne marche à coté des affiches de Jude Celestin, candidat à l'élection présidentielle en Haïti. Port-au-Prince, le 30 octobre 2010.
Eduardo Munoz / ReutersPar RFI
Alors que l’aide humanitaire reprend dans le nord de Haïti, la campagne électorale pour les élections présidentielle et législatives prévues le 28 novembre 2010 bat son plein. Évoquant le choléra qui sévit dans le pays, des candidats à la présidentielle avaient demandé le 21 novembre, le report des scrutins. Un appel qui n'a pas été entendu. Au total, 19 candidats sont en lice, mais l'homme adoubé par l'actuel président René Préval, Jude Célestin, est absent de la campagne. Ses partisans, pourtant, défilent régulièrement dans les villes.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Affiches portées à bout de bras, tee-shirts jaunes à l’effigie de Jude Célestin, le portrait du candidat du Parti inite est omniprésent dans le défilé. Plus de 500 personnes marchent en musique pour leur favori. Jude célestin a le désavantage d’avoir été choisi par René Préval, l’actuel président qui est peu apprécié par la population. Mais pour Omar, ce n’est pas un problème. « René Préval a une façon de fonctionner, ainsi que Jude Célestin. Ils sont différents. Il s’occupe de la jeunesse haïtienne, il construit des ponts, des routes… Je crois que Jude Célestin, c’est le choix de la jeunesse haïtienne ».
Un candidat bâtisseur présenté comme celui qui offre du travail aux jeunes. Dans le cortège, un étudiant en sciences économiques ne doute absolument pas de la victoire de Jude Célestin. « Il a le peuple avec lui. En Haïti, c’est la masse qui compte. Donc, si vous voulez gagner, il faut gagner la masse. De ce fait, par déduction, Jude sera président ».
Les sondages donnent le candidat perdant. Mais les jeunes crient à la manipulation. Jude Célestin est absent de la campagne. Il refuse de rencontrer la presse. Mais cela ne dérange pas ses partisans car, pour eux, plus que de beaux discours, c’est du concret qu’il faut.
http://www.rfi.fr/ameriques/20101122-presidentielle-haiti-partisans-jude-celestin-marche-leur-candidat

Hélène nous transmets ce courrier qu’elle a reçu d’Haïti

Chère Hélène, Ce qui se passe à Haïti dépasse l’imagination quant à l’horreur de la situation. Et la colère, l’indignation que tu exprimes, est tout à fait justifiée et légitime. En outre, comme toi, je m’interroge sur les millions d’euros de dons qui ont été collectés pour Haïti, suite au tremblement de terre. Sauf pour quelques ONG sérieuses (exemple : médecins du monde, l’UNICEF) et chevronnées qui ont bien fait et continuent de bien faire leur travail (malgré des conditions effarantes) on ne peut qu’être perplexe sur le suivi des annonces faites par les différents chefs d’États et de gouvernements pour aider Haïti. Des grands trémolos dans la voix et puis... dans les faits, mystère ! Quid des subsides ? où ? pour qui ?
Il est probable que :
1 - Les annonces de dons au niveau des gouvernements n’aient pas été suivies ou peu ou mal gérées par les administrations chargées de l’’exécution du dossier.
2 - La corruption - massive - ait entrainé l’évasion et les détournements des aides financières, matérielles et humaines arrivées à destination. Cette corruption est hélas quasi inévitable dans ce pays comptant parmi les plus pauvres de la planète, où, même avant le tremblement de terre, les structures institutionnelles sont en totale déliquescence.
3 - Le choléra, dans la situation catastrophique dans laquelle est placée la population, ait en effet trouvé un terrain de choix et qu’il soit installé pour longtemps...

À cet égard, que des élections puissent être tenues dans ces conditions, c’est un non sens, c’est surréaliste ! Quelle signification pourra-t-on donner aux résultats alors que la plupart des électeurs n’aura pas eu les conditions minimales suffisantes au plan matériel (ne parlons même pas de la "campagne électorale") pour aller voter ? Ce constat décrit, que pouvons nous faire ? Certes, on peut aiguillonner nos gouvernants avec moult courriers, fax, courriels, etc. Mais pas d’illusion à se faire : les gouvernements, USA et Europe en tête, ont d’autres choses à fouetter et se moquent d’Haïti :
1 - En ce moment tout ce beau monde se réunit pour la session de l’OTAN.
2 - le "G20" est soucieux de faire des courbettes pour plaire aux Marchés (sous entendu du Capital)
3 - L’Europe elle même est, à très court terme, focalisée sur l’Irlande ; laquelle est sommée de se plier au remède de cheval préconisés par L’UE et le FMI, et appliqué à grand renfort de purge d’austérité budgétaire déjà en Islande, en Grèce, en Hongrie, dans les trois états baltes, en Espagne et ON SE DIT : À QUI LE TOUR et tout le monde de se tourner vers le Portugal...
Quant aux autres pays de l’UE, regarde bien les préconisations de la Commission européenne, et vois comme elles vont être très fidèlement appliquées, malgré les rodomontades des gouvernants fiers de leur "indépendance nationale". Les "spécialistes éclairés", TOUS formés dans le même moule néolibéral, insistent sur la nécessité de convergence des politiques économiques, des convergences en matière de fiscalité et régime social. Dans l’absolu, certes l’harmonisation est souhaitable pour éviter les dumpings fiscaux et sociaux entre partenaires au sein de l’ensemble européen. Mais la diversité des situations et des cultures au sein de l’Europe nécessiterait, au contraire, des mesures contre-cycliques, de relance de la conso. des ménages, (pour qu’il y ait de l’activité du fait de la demande ainsi favorisée des ménages). Il faudrait des politiques très fines, différenciées et très ajustées par pays. Au lieu de cela, ce qui est promu : Cure d’austérité budgétaire radicale pour résorber les dettes publiques et ramener au plus vite les déficits budgétaires à 3% du PIB. Mais cette austérité ne touchera pas tout le monde avec la même violence, les plus pauvres vont payer d’abord...
La preuve : on ne prête qu’aux riches, c’est bien connu. Or, en ce moment, au niveau des États (comme "préteur en dernier ressort" et/ou "assureur en dernier ressort") ce sont les banques centrales qui prêtent à coup de milliards de $ et d’€ aux banques (il faut sauver le Général Capital et ses armées d’actionnaires). Quant aux pauvres... Ils peuvent crever... Dont la pauvre Haïti... CQFD !
Bise H. B.
rougemidi.org
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article15217
Commentaires:
Une vision trop bon enfant de al réalité d'Haïti charriant des clichés archaïques. Cette personne devrait s'informer avant de faire aprt de SES probabilités!