Haïti: Un bidonville est en train de naître à la sortie nord de Port-au-Prince. Canaan est son nom. Une terre promise pour ceux qui se sont découragés d'attendre une réponse concertée des autorités à leur problème de logement d'avant et d'après le tremblement de terre. Canaan c'est aussi la débrouillardise à l'haïtienne. Des malins et des nécessiteux qui se mettent ensemble pour construire à leur manière, et avec leurs limites, leur avenir.
Il manque les penseurs qualifiés, les urbanistes et les ingénieurs, mais déjà tout le monde est sur les collines pour délimiter leur portion de terre. Il y a des profiteurs, sans doute. Des spéculateurs. Des autorités. Des leaders religieux. Toute la faune des entrepreneurs et des aventuriers qui érigent partout à travers le monde, depuis des siècles, les pays, cité après cité, ici, font un bidonville.
Les ONG sont présentes. Les commerces aussi. Il y aura bientôt les pancartes publicitaires et les vendeurs de tous les rêves. Et, un matin, les camionnettes et les taxis motos établiront les circuits pour desservir la population déjà nombreuse qui habite Canaan.
Les embouteillages à la sortie de Port-au-Prince vers les départements du Centre, de l'Artibonite, du Nord, du Nord-Est et du Nord-Ouest vont un jour prochain chatouiller les nerfs de ceux qui n'ont pas vu bourgeonner et fleurir la nouvelle communauté qui tutoie la route nationale et la surplombe.
Ce jour-là, il sera trop tard, le bidonville sera devenu ville avec son poids politique et son réservoir de votes et de consommateurs bien installés dans un décor aussi sordide que celui qu'ils ont laissé en catastrophe. Sans eau, sans électricité, sans aucune canalisation, sans drainage, sans aucune route d'accès, sans les infrastructures minimales.
De qui relève la naissance d'un bidonville ? De quel ministère ? De quelle autorité ? Qui doit l'accompagner ?
Le géographe Georges Anglade, dans une conférence prononcée au Centre Technique de Planification et d'Economie Appliquée (CTPEA) en 1991, avait déclaré que l'avenir de Port-au-Prince passe par les bidonvilles. Cette assertion ou prévision avait choqué bien de nos planificateurs. Cité L'Eternel, au Bicentenaire, en face du CTPEA, sortait à peine de terre sous l'action des militaires du régime de Prosper Avril, et les étudiants bien intentionnés y voyaient ou espéraient que ce n'était qu'un épisode passager et que le temps allait donner tort au professeur Anglade. Mal nous en prit.
Depuis, des quartiers précaires se sont multipliés dans la région métropolitaine et nous sommes toujours dépourvus de moyens pour comprendre ou maîtriser leur dynamisme.
Le tremblement de terre et la refondation promise de la capitale ne semblent rien changer. La terre tremble engloutit des maisons et laisse sortir de ses entrailles d'autres cités de bric et de broc, nos fameux bidonvilles.
A Canaan, cela se passe de nos jours et vous en êtes les témoins privilégiés.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 17 septembre 2010
Colère dans les camps de sinistrés menacés d'expulsion
Haïti: Plus de huit mois après le fort séisme qui a jeté à la rue 1,3 million de personnes, des milliers d'Haïtiens risquent d'être déplacés de leur camp de sans-abri au moment même où l'île des Caraïbes est traversé par des orages intermittents. Les autorités tentent d'évacuer quelques-uns des 1.300 camps de sans-abri les plus menacés par les intempéries, et certains propriétaires des terrains abritant ces camps de fortune menacent d'expulser les sinistrés pour récupérer l'usage de leurs terrains.
"Nous exigeons des abris plus sûrs et plus durables que ces bâches déchirées qui ne résistent plus aux coups de vent et à la pluie", lance Fefe, un Haïtien d'une quarantaine d'années, qui a manifesté lundi comme près de 200 autres sinistrés devant les grilles du palais présidentiel en ruines.
"Nous sommes fatigués de vivre dans ces conditions, isolés dans un désert, sans hôpital, sans écoles pour nos enfants", dénonce Fefe, à la tête d'un groupe de sans-abri venus de plusieurs camps de déplacés.
"Je suis veuf et j'ai perdu mes deux enfants dans le séisme, mais je continue de me battre pour moi et pour ma mère", ajoute-t-il.
La colère est d'autant plus aiguë que des orages intermittents balayent Haïti depuis le début de la semaine et pour encore quelques jours, comme c'est le cas depuis le début de la saison des pluies qui a commencé en mai.
Lundi, une alerte orange a même été émise par les autorités pour prévenir la population que de fortes pluies étaient probables dans certaines zones inondables.
Et même s'ils ne devraient pas toucher frontalement Haïti, deux puissants ouragans, Julia et Igor, traversent actuellement l'océan Atlantique en direction du golfe du Mexique.
"Notre combat ne va pas s'arrêter aujourd'hui. Nous sommes déterminés à descendre dans la rue tous les jours pour dénoncer ces organisations non gouvernementales qui ne font rien ici", dit Elvire Constant, 39 ans, responsable d'un comité d'un camp de 2.500 familles sinistrées.
"Les ONG sont en Haïti depuis plus de huit mois, nous avons du mal à voir ce qu'elles ont réalisé", déclare la jeune femme.
"Quand va-t-on sortir de cette situation ?", demande-t-elle en pointant du doigt le village de tentes de Caradeux où elle loge depuis plusieurs mois. Comme beaucoup de camps, ce dernier a été monté sur une propriété privée que son propriétaire pourrait vouloir récupérer en procédant à des expulsions.
En mission d'évaluation des droits de l'homme en Haïti, un expert indépendant de l'ONU, le français Michel Forst, a visité certains des 1.300 camps de déplacés et a déploré les conditions de vie des sinistrés.
"Je demande à nouveau un moratoire sur les expulsions forcées de déplacés des camps établis sur des terrains privés. Au moins tant qu'une stratégie nationale ne sera pas mise en oeuvre par le gouvernement d'Haïti", a plaidé Michel Forst.
Huit mois après le séisme, les avenues de la capitale sont encore encombrées de débris qu'il faudrait 10 ans pour enlever, selon des experts. Pour les Haïtiens "rien n'est reconstruit".
"Qui sait quand on va sortir d'ici pour retrouver une vie normale", s'interroge, l'air désolé, Jolicoeur qui a trouvé refuge dans un centre sportif.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83613&PubDate=2010-09-17
"Nous exigeons des abris plus sûrs et plus durables que ces bâches déchirées qui ne résistent plus aux coups de vent et à la pluie", lance Fefe, un Haïtien d'une quarantaine d'années, qui a manifesté lundi comme près de 200 autres sinistrés devant les grilles du palais présidentiel en ruines.
"Nous sommes fatigués de vivre dans ces conditions, isolés dans un désert, sans hôpital, sans écoles pour nos enfants", dénonce Fefe, à la tête d'un groupe de sans-abri venus de plusieurs camps de déplacés.
"Je suis veuf et j'ai perdu mes deux enfants dans le séisme, mais je continue de me battre pour moi et pour ma mère", ajoute-t-il.
La colère est d'autant plus aiguë que des orages intermittents balayent Haïti depuis le début de la semaine et pour encore quelques jours, comme c'est le cas depuis le début de la saison des pluies qui a commencé en mai.
Lundi, une alerte orange a même été émise par les autorités pour prévenir la population que de fortes pluies étaient probables dans certaines zones inondables.
Et même s'ils ne devraient pas toucher frontalement Haïti, deux puissants ouragans, Julia et Igor, traversent actuellement l'océan Atlantique en direction du golfe du Mexique.
"Notre combat ne va pas s'arrêter aujourd'hui. Nous sommes déterminés à descendre dans la rue tous les jours pour dénoncer ces organisations non gouvernementales qui ne font rien ici", dit Elvire Constant, 39 ans, responsable d'un comité d'un camp de 2.500 familles sinistrées.
"Les ONG sont en Haïti depuis plus de huit mois, nous avons du mal à voir ce qu'elles ont réalisé", déclare la jeune femme.
"Quand va-t-on sortir de cette situation ?", demande-t-elle en pointant du doigt le village de tentes de Caradeux où elle loge depuis plusieurs mois. Comme beaucoup de camps, ce dernier a été monté sur une propriété privée que son propriétaire pourrait vouloir récupérer en procédant à des expulsions.
En mission d'évaluation des droits de l'homme en Haïti, un expert indépendant de l'ONU, le français Michel Forst, a visité certains des 1.300 camps de déplacés et a déploré les conditions de vie des sinistrés.
"Je demande à nouveau un moratoire sur les expulsions forcées de déplacés des camps établis sur des terrains privés. Au moins tant qu'une stratégie nationale ne sera pas mise en oeuvre par le gouvernement d'Haïti", a plaidé Michel Forst.
Huit mois après le séisme, les avenues de la capitale sont encore encombrées de débris qu'il faudrait 10 ans pour enlever, selon des experts. Pour les Haïtiens "rien n'est reconstruit".
"Qui sait quand on va sortir d'ici pour retrouver une vie normale", s'interroge, l'air désolé, Jolicoeur qui a trouvé refuge dans un centre sportif.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83613&PubDate=2010-09-17
Ils n'avaient pas le support de la diaspora
Alors qu'ils ont tous été écartés de la course électorale, le secteur où ils sont le plus connus, la diaspora n'a pas levé le petit doigt pour les défendre. Un comportement qui confirme la déclaration suivante de plusieurs leaders, responsables d'organisations ou de simples commerçants de la communauté haïtienne à Miami : « Ils n'ont aucune représentativité dans la communauté. » Le Nouvelliste a été leur parler à Miami. Haïti: La diaspora haïtienne à Miami dans l'Etat de Floride n'a que faire de l'évincement des candidats qui se réclament de ce secteur. La plupart d'entre eux sont totalement inconnus dans ce milieu. Wyclef Jean est donc le seul candidat connu de tous. Non comme un leader politique, mais comme un chanteur noir très apprécié. Certains leaders communautaires avisés ont été même surpris de faire la connaissance de la plupart des prétendants à la magistrature suprême.
Qu'il s'agisse de Lavarice Gaudin, activiste lavalas de Miami et ex-collaborateur de feu père Jean Juste, de l'homme d'affaires Voigt Charles Henry, du Dr. Kessler Dalmacy, de l'ancien ambassadeur d'Haïti à Washington Raymond A. Joseph, de Rodriguez Mario Eddy Gabriel, de Cluny Duroseau Vilaire, de Olicier Pieriche ou même de Wyclef Jean, aucun de ces candidats de la diaspora écartés de la course électorale ne serait élu président si cela dépendait de la communauté haïtienne de Miami, forte de 1,2 million d'Haïtiens.
Même le plus populaire d'entre tous, Wyclef Jean, n'aurait pas eu le vote de ses compatriotes de Miami. Pour Lucie Tondreau, militante de la défense des droits des Haïtiens immigrés aux Etats-Unis, la diaspora de Miami n'avait pas de candidats aux élections présidentielles en Haïti. Elle se questionne même sur l'importance des élections dans le pays, alors que des centaines de milliers de sinistrés sont toujours sous des tentes au lendemain du 12 janvier. « J'ai été étonnée d'entendre certains noms cités comme candidats à la présidence en Haïti. Je connais Lavarice Gaudin comme quelqu'un à Miami qui fait partie de Veye Yo, une organisation de pression, mais jamais comme un parti politique », s'insurge Lucie Tondreau.
Selon Madame Tondreau, la priorité de l'heure en Haïti ce n'est pas les élections. La militante des droits des Haïtiens immigrés aux Etats-Unis a par ailleurs critiqué la diaspora de n'avoir pas su préparer un plan concerté pour venir en aide au pays après le tremblement de terre du 12 janvier dernier.
La position de Lucie Tondreau sur les élections en Haïti et sur l'évincement des candidats de la diaspora est la même que celle d'autres personnalités haïtiennes respectables et influentes de Miami. Des autorités religieuses comme le responsable du diocèse du Sud-Est de la Floride, Mgr H. Fritz Bazin ; le responsable de l'Eglise Episcopale de Saint-Paul et les Martyrs d'Haïti, le Révérend Jean-Baptiste S. Milien, et le pasteur Jonas Georges sont tous d'accord sur le fait que la diaspora haïtienne dans l'Etat de Floride ne se reconnaît pas dans les candidatures de ces prétendants à la magistrature suprême.
Pour Mgr H. Fritz Bazin, c'est ce qui explique que la diaspora n'a pas réagi à l'évincement de ces candidats aux élections.
Comme Lucie Tondreau, les personnalités susmentionnées estiment que les élections ne sont pas la priorité de l'heure en Haïti. Elles estiment que pour le moment, toutes forces doivent se concentrer sur la situation des sinistrés de la catastrophe qui, huit mois après, sont toujours sous des tentes, en attente de l'aide internationale.
A Little Haïti, le bastion des Haïtiens vivant à Miami, un micro trottoir a vite permis de comprendre que ces compatriotes, pour la plupart, ne se préoccupent guère des élections, encore moins des candidats de la diaspora évincés. « Je ne connais que Wyclef. Ce grand chanteur haïtien qui a fait sa réputation dans la musique ici aux Etats-Unis », a déclaré Roosevelt Louis, propriétaire d'un dry cleaning. Il vit depuis plus de 20 ans à Miami.
Pour Frénel Bazar qui travaille dans une compagnie de téléphonie mobile, le transfert d'argent toutes les fins de mois à sa famille est plus important. La question des élections peut attendre.
Une position partagée par un ensemble de nos compatriotes à Little Haïti qui peinent à joindre les deux bouts, alors que leurs familles comptent sur eux pour survivre en Haïti. Les élections en Haïti et les candidats de la diaspora évincés sont la dernière de leurs priorités.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83649&PubDate=2010-09-16
Qu'il s'agisse de Lavarice Gaudin, activiste lavalas de Miami et ex-collaborateur de feu père Jean Juste, de l'homme d'affaires Voigt Charles Henry, du Dr. Kessler Dalmacy, de l'ancien ambassadeur d'Haïti à Washington Raymond A. Joseph, de Rodriguez Mario Eddy Gabriel, de Cluny Duroseau Vilaire, de Olicier Pieriche ou même de Wyclef Jean, aucun de ces candidats de la diaspora écartés de la course électorale ne serait élu président si cela dépendait de la communauté haïtienne de Miami, forte de 1,2 million d'Haïtiens.
Même le plus populaire d'entre tous, Wyclef Jean, n'aurait pas eu le vote de ses compatriotes de Miami. Pour Lucie Tondreau, militante de la défense des droits des Haïtiens immigrés aux Etats-Unis, la diaspora de Miami n'avait pas de candidats aux élections présidentielles en Haïti. Elle se questionne même sur l'importance des élections dans le pays, alors que des centaines de milliers de sinistrés sont toujours sous des tentes au lendemain du 12 janvier. « J'ai été étonnée d'entendre certains noms cités comme candidats à la présidence en Haïti. Je connais Lavarice Gaudin comme quelqu'un à Miami qui fait partie de Veye Yo, une organisation de pression, mais jamais comme un parti politique », s'insurge Lucie Tondreau.
Selon Madame Tondreau, la priorité de l'heure en Haïti ce n'est pas les élections. La militante des droits des Haïtiens immigrés aux Etats-Unis a par ailleurs critiqué la diaspora de n'avoir pas su préparer un plan concerté pour venir en aide au pays après le tremblement de terre du 12 janvier dernier.
La position de Lucie Tondreau sur les élections en Haïti et sur l'évincement des candidats de la diaspora est la même que celle d'autres personnalités haïtiennes respectables et influentes de Miami. Des autorités religieuses comme le responsable du diocèse du Sud-Est de la Floride, Mgr H. Fritz Bazin ; le responsable de l'Eglise Episcopale de Saint-Paul et les Martyrs d'Haïti, le Révérend Jean-Baptiste S. Milien, et le pasteur Jonas Georges sont tous d'accord sur le fait que la diaspora haïtienne dans l'Etat de Floride ne se reconnaît pas dans les candidatures de ces prétendants à la magistrature suprême.
Pour Mgr H. Fritz Bazin, c'est ce qui explique que la diaspora n'a pas réagi à l'évincement de ces candidats aux élections.
Comme Lucie Tondreau, les personnalités susmentionnées estiment que les élections ne sont pas la priorité de l'heure en Haïti. Elles estiment que pour le moment, toutes forces doivent se concentrer sur la situation des sinistrés de la catastrophe qui, huit mois après, sont toujours sous des tentes, en attente de l'aide internationale.
A Little Haïti, le bastion des Haïtiens vivant à Miami, un micro trottoir a vite permis de comprendre que ces compatriotes, pour la plupart, ne se préoccupent guère des élections, encore moins des candidats de la diaspora évincés. « Je ne connais que Wyclef. Ce grand chanteur haïtien qui a fait sa réputation dans la musique ici aux Etats-Unis », a déclaré Roosevelt Louis, propriétaire d'un dry cleaning. Il vit depuis plus de 20 ans à Miami.
Pour Frénel Bazar qui travaille dans une compagnie de téléphonie mobile, le transfert d'argent toutes les fins de mois à sa famille est plus important. La question des élections peut attendre.
Une position partagée par un ensemble de nos compatriotes à Little Haïti qui peinent à joindre les deux bouts, alors que leurs familles comptent sur eux pour survivre en Haïti. Les élections en Haïti et les candidats de la diaspora évincés sont la dernière de leurs priorités.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83649&PubDate=2010-09-16
Le parlement suisse vote une loi permettant de bloquer les fonds des dictateurs....Haïti sera le premier pays bénéficiaire
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| Le Parlement Suisse |
Le parlement Suisse a approuvé aujourd’hui une loi qui permet la création d’un cadre juridique pour que les autorités puissent confisquer les fonds illicites des dictateurs des pays « fragiles » et secondairement les restituer au gouvernement légitime de la nation et non à la famille du voleur.
Avec un vote de 114 voix pour et 49 voix contre, les députés ont approuvé la nouvelle législation, dont le premier pays bénéficiaire sera Haïti qui recevra les 5.7 millions de dollars qui dorment dans les banques de Suisse après avoir été confisqués à la famille Duvalier.
Le 3 février dernier, le Tribunal Fédéral helvétique (FT) avait décidé de rejeter une résolution antérieure d’un tribunal pénal, qui permettait l’envoi aux autorités haïtiennes des 5.7 millions de dollars bloqués dans des comptes en banque en Suisse appartenant au clan Duvalier.
Les juges du Tribunal Fédéral ont choisi comme argument de la prescription pour considérer comme valide les revendications de la famille Duvalier qui réclamait que l’argent leur fût rendu.
Cependant le droit de débloquer les fonds correspond au Conseil Fédéral c’est-à-dire le gouvernement suisse, qui peu de temps après avoir connu le contenu du verdict décida maintenir gelés les fonds en question, au moment ou il annonçait une réforme législative pour éviter dans le futur des cas similaires.
La nouvelle loi a été approuvée à la chambre basse, après avoir été déjà acceptée au niveau du sénat helvétique.
La loi sera appliquée seulement aux « Etats Fragiles »
La nouvelle loi sera appliquée au cas où il n’y aurait pas de collaboration juridique entre la Suisse et le pays d’origine des fonds illicites et toujours quand il sera déterminé qu’il s’agit d’un « état fragile » incapable de faire le nécessaire pour récupérer les fonds.
Durant une première étape, le gouvernement pourra bloquer l’argent, une décision qui pourra être l’objet d’un appel par le Tribunal Administratif (TAF) mais qui n’aura pas d’effet suspensif.
Le Conseil Fédéral disposera d’un temps maximum de dix ans pour commencer la procédure de restitution, temps durant lequel on pourra arriver à une solution « transactionnelle ».
En même temps, le Tribunal Administratif Fédéral devra se prononcer sur la confiscation des biens et l y aura une présomption de caractère illicite quand l’enrichissement du propriétaire de l’argent soit exorbitant ou que la corruption soit notoire.
Si la décision est retenue en faveur de la restitution, celle-ci se fera de façon que l’on soit assuré que l’argent sera investi pour améliorer les conditions de vie des citoyens du pays en question, renforcer l’état de droit et lutter contre l’impunité criminelle.
Une fois finalisée la procédure, la Confédération Helvétique ou les cantons pourront recevoir 2.5% de la valeur confisquée pour couvrir les dépenses occasionnées par le procès.
La chambre basse a rejeté 108 voix contre 50, la motion d’investiguer et de poursuivre les intermédiaires financiers des banques qui ont assumé la gestion des fonds illicites restitués.
Source: http://www.elmundo.es/elmundo/2010/09/13/internacional/1284397780.html
Traduction : Jonas Jolivert pour HAITI RECTO VERSO
La POHDH appelle l’État à respecter les droits fondamentaux des déplacés dans le cadre du processus de reconstruction
P-au-P, 16 sept. 2010 [AlterPresse] --- La Plate- Forme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH) appelle l’État haïtien à respecter les droits fondamentaux des déplacés dans le cadre du processus de reconstruction, apprend AlterPresse d’une note rendue publique huit mois après le séisme du 12 janvier. La note relève que les déplacés vivent continuellement dans des conditions inhumaines.
L’organisation des droits humains dénonce, par ailleurs, des mairies de l’aire métropolitaine, ainsi que certains propriétaires, qui menacent d’expulser, par la force, les gens qui, parce qu’ils n’ont pas d’autre issue, occupent des propriétés privées.
Elle invite le gouvernement haïtien à adopter des mesures pour permettre aux déplacés, qui vivent dans les camps et dans les rues, de trouver des logements décents.
« Ce n’est pas une faveur de l’État aux victimes, mais c’est une dette sociale, selon l’article 22 de la constitution haïtienne », avance la note signée par le coordonnateur de la POHDH, Antonal Mortimé.
La Plate-forme recommande aux gouvernants d’établir un programme de logement social national en faveur de toutes les victimes du tremblement de terre et de tous les citoyens nécessiteux d’Haïti.
« L’État doit aussi mettre en œuvre un plan pour accompagner les handicapés et favoriser la participation de tous dans toutes les activités qui concernent l’avenir du pays », soutient Mortimé.
La POHDH plaide en faveur de la mise en place d’un programme de subvention scolaire, à l’occasion de la rentrée des classes, pour faciliter l’accès à l’école pour tous les petits Haïtiens.
1.300.000 personnes déplacées sont réparties dans 1.300 camps à la capitale et les autres régions touchées par le séisme, et les conditions sont « très précaires », avait déclaré, le jeudi 09 septembre dernier, Michel Forst, expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Haiti, qui s’exprimait aux termes d’une visite de 10 jours dans le pays. [ rh rl apr 16/09/10 11 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9991
Commentaires:
A quoi ça sert de créer des plateformes, des réseaux d'associations pour dire et répéter la même chose comme le jako repèt? Ce que les gens qui pensent pouvoir réfléchir et donner leurs avis sur tout refuse de comprendre, dans le contexte d'Haïti c'est que la reconstruction d'Haïti fait face à un obstacle majeur: les sous promis n'ont pas été débloqués...
En 2008 déjà, l'ONU avait lancé un appel à dons pour faire face à la situation catastrophique qu'avait connu Haïti après le passage de quatre phénomènes atmosphériques dévastateurs, et seulement un maigre pourcentage avait été débloqué.
Donc soyons sérieux et vigilants mais cessons de rêver!
L’organisation des droits humains dénonce, par ailleurs, des mairies de l’aire métropolitaine, ainsi que certains propriétaires, qui menacent d’expulser, par la force, les gens qui, parce qu’ils n’ont pas d’autre issue, occupent des propriétés privées.
Elle invite le gouvernement haïtien à adopter des mesures pour permettre aux déplacés, qui vivent dans les camps et dans les rues, de trouver des logements décents.
« Ce n’est pas une faveur de l’État aux victimes, mais c’est une dette sociale, selon l’article 22 de la constitution haïtienne », avance la note signée par le coordonnateur de la POHDH, Antonal Mortimé.
La Plate-forme recommande aux gouvernants d’établir un programme de logement social national en faveur de toutes les victimes du tremblement de terre et de tous les citoyens nécessiteux d’Haïti.
« L’État doit aussi mettre en œuvre un plan pour accompagner les handicapés et favoriser la participation de tous dans toutes les activités qui concernent l’avenir du pays », soutient Mortimé.
La POHDH plaide en faveur de la mise en place d’un programme de subvention scolaire, à l’occasion de la rentrée des classes, pour faciliter l’accès à l’école pour tous les petits Haïtiens.
1.300.000 personnes déplacées sont réparties dans 1.300 camps à la capitale et les autres régions touchées par le séisme, et les conditions sont « très précaires », avait déclaré, le jeudi 09 septembre dernier, Michel Forst, expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Haiti, qui s’exprimait aux termes d’une visite de 10 jours dans le pays. [ rh rl apr 16/09/10 11 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9991
Commentaires:
A quoi ça sert de créer des plateformes, des réseaux d'associations pour dire et répéter la même chose comme le jako repèt? Ce que les gens qui pensent pouvoir réfléchir et donner leurs avis sur tout refuse de comprendre, dans le contexte d'Haïti c'est que la reconstruction d'Haïti fait face à un obstacle majeur: les sous promis n'ont pas été débloqués...
En 2008 déjà, l'ONU avait lancé un appel à dons pour faire face à la situation catastrophique qu'avait connu Haïti après le passage de quatre phénomènes atmosphériques dévastateurs, et seulement un maigre pourcentage avait été débloqué.
Donc soyons sérieux et vigilants mais cessons de rêver!
L’opposition radicale devenue "force unitaire" prône une nouvelle transition démocratique
Au départ de Préval, un gouvernement provisoire devrait prendre le relais pour organiser des "élections démocratiques et sans exclusion", proclament l’Alternative, Libération, Rasanble et UCCADE qui constituent un front du refus qui pourrait être bientôt fissuré avec l’option d’un certain nombre de candidats en faveur des élections Jeudi 16 septembre 2010, Radio Kiskeya
La conférence des forces politiques, sociales et territoriales convoquée par l’aile radicale de l’opposition s’est achevée jeudi soir sur une déclaration finale de sept points consacrant la création d’une "force unitaire" entre les plateformes l’Alternative, Libération, Rasanble et UCCADE désormais engagées dans un front commun visant à opposer aux prochaines élections une nouvelle transition démocratique.
Selon le texte de la résolution lu par le président du Parti libéral haïtien, Jean André Victor, à l’issue de trois journées de travaux en atelier à Distinction Night Club, en Plaine (banlieue nord de Port-au-Prince), les délégués se sont prononcés pour la tenue d’élections "libres, honnêtes et sans exclusion", mais sous l’autorité d’un autre Conseil électoral indépendant et non partisan.
Ce nouveau processus électoral post-Préval serait initié par un gouvernement de transition appelé à prendre le pouvoir à l’expiration du mandat de l’actuel chef de l’Etat, le 7 février 2011.
Pour atteindre cet objectif dont la finalité est, aux dires des organisateurs du forum, la "refondation de l’Etat-nation", capable d’instaurer de nouveaux rapports politiques et sociaux, les quatre plateformes entendent entamer une campagne de consultations et d’adhésion auprès des autres secteurs de la vie nationale engagés dans la bataille démocratique.
Il est également prévu la création d’un comité de suivi chargé d’organiser des conférences régionales sur les grandes problématiques que doit affronter la société haïtienne dans une perspective de reconstruction.
L’agronome Jean André Victor en a profité pour exhorter les organisations politiques, sociales et territoriales à conveger vers une assemblée extraordinaire en compagnie de tous les membres fondateurs et adhérents des partis ayant créé la "force unitaire".
Pour sa part, l’ancien Premier ministre Rosny Smarth, qui prononçait le discours de clôture, s’est félicité du succès des assises de la Croix-des-Missions qui, selon lui, constituent une réponse aux "élections frauduleuses" programmées par le CEP.
Cependant, malgré cette unité apparente, ces regroupements de l’opposition risquent d’être confrontés à la rébellion de plusieurs dizaines de candidats déterminés à rester dans la course électorale. Parmi eux, certains anciens parlementaires issus des rangs de l’Organisation du Peuple en lutte (OPL).
Les ex-Sénateurs Ricard Pierre (sud-est) et Joseph Pierre-Louis (Nippes, sud-ouest) et les anciens Députés Arcluche Louis-Jeune (Dame-Marie, Grand’Anse, sud-ouest), Eloune Doréus (Môle St-Nicolas/nord-ouest) seraient partants pour les législatives du 28 novembre destinées à combler 11 et 99 sièges vacants respectivement au Sénat et à la Chambre basse. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7055
Commentaires:
Les absents auront définitivement tort.
Ces politiciens de l'ancienne crue s'arrangent pour faire ce qu'ils savent et l'habitude de faire: brailler sans être entendu.
Du vocable "unitaire", peut d'entre eux connaissent ce que cela veut dire. Il y a eu des intentions de rassemblement de partis politiques dans le passé. Aujourd'hui il existe bien des conférences de partis. De minuscules partis s'unissent pour former un tout petit parti, toujours avec le même dénominateur commun: une militance archinulle...
Ceux qui ont intéressemment abandonné le navire de l'opposition radicale savent très bien que les absents auront tort. Et vaut mieux être séanteur que brailleur!
La conférence des forces politiques, sociales et territoriales convoquée par l’aile radicale de l’opposition s’est achevée jeudi soir sur une déclaration finale de sept points consacrant la création d’une "force unitaire" entre les plateformes l’Alternative, Libération, Rasanble et UCCADE désormais engagées dans un front commun visant à opposer aux prochaines élections une nouvelle transition démocratique.
Selon le texte de la résolution lu par le président du Parti libéral haïtien, Jean André Victor, à l’issue de trois journées de travaux en atelier à Distinction Night Club, en Plaine (banlieue nord de Port-au-Prince), les délégués se sont prononcés pour la tenue d’élections "libres, honnêtes et sans exclusion", mais sous l’autorité d’un autre Conseil électoral indépendant et non partisan.
Ce nouveau processus électoral post-Préval serait initié par un gouvernement de transition appelé à prendre le pouvoir à l’expiration du mandat de l’actuel chef de l’Etat, le 7 février 2011.
Pour atteindre cet objectif dont la finalité est, aux dires des organisateurs du forum, la "refondation de l’Etat-nation", capable d’instaurer de nouveaux rapports politiques et sociaux, les quatre plateformes entendent entamer une campagne de consultations et d’adhésion auprès des autres secteurs de la vie nationale engagés dans la bataille démocratique.
Il est également prévu la création d’un comité de suivi chargé d’organiser des conférences régionales sur les grandes problématiques que doit affronter la société haïtienne dans une perspective de reconstruction.
L’agronome Jean André Victor en a profité pour exhorter les organisations politiques, sociales et territoriales à conveger vers une assemblée extraordinaire en compagnie de tous les membres fondateurs et adhérents des partis ayant créé la "force unitaire".
Pour sa part, l’ancien Premier ministre Rosny Smarth, qui prononçait le discours de clôture, s’est félicité du succès des assises de la Croix-des-Missions qui, selon lui, constituent une réponse aux "élections frauduleuses" programmées par le CEP.
Cependant, malgré cette unité apparente, ces regroupements de l’opposition risquent d’être confrontés à la rébellion de plusieurs dizaines de candidats déterminés à rester dans la course électorale. Parmi eux, certains anciens parlementaires issus des rangs de l’Organisation du Peuple en lutte (OPL).
Les ex-Sénateurs Ricard Pierre (sud-est) et Joseph Pierre-Louis (Nippes, sud-ouest) et les anciens Députés Arcluche Louis-Jeune (Dame-Marie, Grand’Anse, sud-ouest), Eloune Doréus (Môle St-Nicolas/nord-ouest) seraient partants pour les législatives du 28 novembre destinées à combler 11 et 99 sièges vacants respectivement au Sénat et à la Chambre basse. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7055
Commentaires:
Les absents auront définitivement tort.
Ces politiciens de l'ancienne crue s'arrangent pour faire ce qu'ils savent et l'habitude de faire: brailler sans être entendu.
Du vocable "unitaire", peut d'entre eux connaissent ce que cela veut dire. Il y a eu des intentions de rassemblement de partis politiques dans le passé. Aujourd'hui il existe bien des conférences de partis. De minuscules partis s'unissent pour former un tout petit parti, toujours avec le même dénominateur commun: une militance archinulle...
Ceux qui ont intéressemment abandonné le navire de l'opposition radicale savent très bien que les absents auront tort. Et vaut mieux être séanteur que brailleur!
Le Club de Madrid pour des "élections pluralistes" dit Lionel Jospin
A l’issue d’une mission de quatre jours qu’il a conduite, l’ex-Premier ministre socialiste français note que les acteurs politiques sont, pour la plupart, préoccupés par l’orientation du processus électoral et promet le soutien de son groupe au processus de reconstruction jeudi 16 septembre 2010, Radio Kiskeya
L’ancien Premier ministre socialiste français, Lionel Jospin, a mis fin jeudi à une mission de quatre jours du Club de Madrid qu’il dirigeait en appelant à la tenue "d’élections pluralistes" en Haïti où des acteurs politiques sont préoccupés et en annonçant un projet d’appui au processus de reconstruction post-séisme.
"Nous avons constaté que les élections auront lieu, que de nombreux candidats se préparent à participer, ce seront donc des élections pluralistes", a déclaré l’ex-dirigeant de gauche qui rendait compte de son séjour lors d’une conférence de presse bilan.
Il a indiqué qu’à travers sa présence, le Club de Madrid, qui réunit 70 ex-chefs d’Etat et de gouvernement de 50 pays engagés dans le renforcement de la démocratie, voulait exprimer, une fois de plus, avec ses maigres moyens, sa solidarité au peuple haïtien dont le courage exemplaire avait impressionné le monde, au lendemain de la tragédie du 12 janvier.
La délégation a eu des entretiens avec le Président René Préval, le Premier ministre Jean-Max Bellerive et plusieurs de ses ministres, les représentants du secteur privé des affaires, le Conseil électoral provisoire, le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Edmond Mulet, le représentant spécial du Secrétaire général de l’OEA, Ricardo Seintenfus et le chef de la mission d’observation électorale conjointe OEA/CARICOM, Colin Granderson.
Accompagné dans son voyage de l’ancien chancelier chilien et chef de la MINUSTAH de 2004 à 2006, Juan Gabriel Valdés, M. Jospin a également eu des discussions séparées avec des leaders politiques favorables et opposés aux présidentielles et législatives du 28 novembre.
Sur la liste des personnalités rencontrées figurent cinq des 19 candidats à la présidence, Mirlande Hyppolite Manigat (RDNP), les ex-Premiers ministres Jacques-Edouard Alexis (MPH) et Yvon Neptune (Ayisyen Pou Ayiti), le Sénateur Jean Hector Anacacis (MODEJHA) et le chanteur Michel Martelly dit "Sweet Micky" (Repons Peyizan).
D’autres échanges se sont déroulés avec Victor Benoît et Serge Gilles, deux dirigeants du parti de la Fusion des sociaux-démocrates, l’un des fers de lance de la partie de l’opposition résolument hostile à l’orientation du processus électoral.
L’ex-Premier ministre français note que les préoccupations de ses interlocuteurs concernent principalement l’indépendance du Conseil électoral, la transparence du processus, l’accès équitable des candidats au financement public de la campagne électorale et aux médias de service public.
Toutes ces appréhensions ont été transmises aux autorités.
Enfin, constatant qu’Haïti jouissait aujourd’hui d’une "souveraineté pas tout à fait complète", Lionel Jospin a fait savoir que le Club de Madrid veut s’impliquer dans le processus de reconstruction à travers un projet baptisé "leadership global pour la reconstruction". Axé sur le dialogue et la bonne gouvernance, il sera réalisé sur une période de 18 mois avec le soutien financier de la Commission européenne. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7053
L’ancien Premier ministre socialiste français, Lionel Jospin, a mis fin jeudi à une mission de quatre jours du Club de Madrid qu’il dirigeait en appelant à la tenue "d’élections pluralistes" en Haïti où des acteurs politiques sont préoccupés et en annonçant un projet d’appui au processus de reconstruction post-séisme.
"Nous avons constaté que les élections auront lieu, que de nombreux candidats se préparent à participer, ce seront donc des élections pluralistes", a déclaré l’ex-dirigeant de gauche qui rendait compte de son séjour lors d’une conférence de presse bilan.
Il a indiqué qu’à travers sa présence, le Club de Madrid, qui réunit 70 ex-chefs d’Etat et de gouvernement de 50 pays engagés dans le renforcement de la démocratie, voulait exprimer, une fois de plus, avec ses maigres moyens, sa solidarité au peuple haïtien dont le courage exemplaire avait impressionné le monde, au lendemain de la tragédie du 12 janvier.
La délégation a eu des entretiens avec le Président René Préval, le Premier ministre Jean-Max Bellerive et plusieurs de ses ministres, les représentants du secteur privé des affaires, le Conseil électoral provisoire, le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Edmond Mulet, le représentant spécial du Secrétaire général de l’OEA, Ricardo Seintenfus et le chef de la mission d’observation électorale conjointe OEA/CARICOM, Colin Granderson.
Accompagné dans son voyage de l’ancien chancelier chilien et chef de la MINUSTAH de 2004 à 2006, Juan Gabriel Valdés, M. Jospin a également eu des discussions séparées avec des leaders politiques favorables et opposés aux présidentielles et législatives du 28 novembre.
Sur la liste des personnalités rencontrées figurent cinq des 19 candidats à la présidence, Mirlande Hyppolite Manigat (RDNP), les ex-Premiers ministres Jacques-Edouard Alexis (MPH) et Yvon Neptune (Ayisyen Pou Ayiti), le Sénateur Jean Hector Anacacis (MODEJHA) et le chanteur Michel Martelly dit "Sweet Micky" (Repons Peyizan).
D’autres échanges se sont déroulés avec Victor Benoît et Serge Gilles, deux dirigeants du parti de la Fusion des sociaux-démocrates, l’un des fers de lance de la partie de l’opposition résolument hostile à l’orientation du processus électoral.
L’ex-Premier ministre français note que les préoccupations de ses interlocuteurs concernent principalement l’indépendance du Conseil électoral, la transparence du processus, l’accès équitable des candidats au financement public de la campagne électorale et aux médias de service public.
Toutes ces appréhensions ont été transmises aux autorités.
Enfin, constatant qu’Haïti jouissait aujourd’hui d’une "souveraineté pas tout à fait complète", Lionel Jospin a fait savoir que le Club de Madrid veut s’impliquer dans le processus de reconstruction à travers un projet baptisé "leadership global pour la reconstruction". Axé sur le dialogue et la bonne gouvernance, il sera réalisé sur une période de 18 mois avec le soutien financier de la Commission européenne. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7053
Edmond Mulet qualifie de "ridicule" l’implication présumée dans l’insécurité de la MINUSTAH à la veille du renouvellement de son mandat
Les élections seront porteuses de la stabilité nécessaire à la reconstruction, mais la bataille présidentielle se décidera au "second tour", prédit le chef de la force onusienne jeudi 16 septembre 2010, Radio Kiskeya
Le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU, Edmond Mulet, a annoncé jeudi que le Conseil de sécurité s’apprêtait à renouveler pour une année supplémentaire le mandat de la MINUSTAH prête à assurer la sécurité des élections et qu’il a défendue contre des "accusations fantaisistes" portant sur son implication présumée dans l’insécurité.
De retour de son voyage à New York où il avait décerné lundi un satisfecit aux casques bleus pour leur rôle qualifié d’essentiel dans la stabilité du pays, le diplomate guatémaltèque a estimé qu’il n’y avait aucun lien entre la remontée de l’insécurité et le maintien de la MINUSTAH promise à une nouvelle prorogation de mandat, le mois prochain.
"Ce que disent certaines personnes est farfelu, ridicule et complètement absurde. Nous n’avons aucun intérêt à provoquer l’insécurité et l’instabilité en Haïti", a martelé M. Mulet, principal intervenant à la conférence de presse hebdomadaire de la force onusienne.
Il a reconnu qu’il y avait, depuis quelque temps, une certaine recrudescence de l’insécurité qui ne dépasse pas toutefois le niveau atteint en 2008 et 2009. En raison de l’évasion, losr du séisme du 12 janvier, de plusieurs milliers de détenus, parmi eux de nombreux bandits invétérés, les forces de sécurité onusiennes et haïtiennes sont quelque peu inquiètes de l’impact éventuel de l’insécurité sur le processus électoral. Pour cette raison, des mesures prophylactiques sont donc envisagées, a tenu à rassurer le patron de la MINUSTAH.
Il rappelle que les casques bleus sont impliqués dans l’organisation des élections à un double niveau logistique et sécuritaire qui a déjà fait l’objet d’un plan défini conjointement avec la Police Nationale.
Parlant du scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre, Edmond Mulet, apporte un soutien total au Conseil électoral provisoire, pourtant critiqué de toutes parts, et encourage les haïtiens à se rendre massivement aux urnes afin d’éviter toute remise en cause de la légitimité des élus.
Sans expliquer les bases de ses projections, le chef de la MINUSTAH, comme d’ailleurs le Président René Préval, a pratiquement prédit un scrutin présidentiel à deux tours.
"Il y aura peut être, vraisemblablement, un second tour en Haïti pour la première fois. Et les deux candidats qui arriveront en tête le 28 novembre s’affronteront peut être en janvier", a déclaré le diplomate qui souligne qu’un ajustement financier sera sans doute nécessaire alors que pour le premier tour tous les bailleurs de fonds vont respecter leurs engagements. A preuve, le Canada devrait annoncer la semaine prochaine le décaissement de sa contribution au budget général des élections fixé à 29 millions de dollars.
"La communauté internationale a tout intérêt à avoir des élections libres, transparentes et démocratiques pour assurer une bonne reconstruction", a d’autre part avancé Edmond Mulet pour qui les prochaines joutes seront garantes de la stabilité du pays.
A l’avènement des nouvelles autorités en 2011, une évaluation des besoins sécuritaires d’Haïti sera réalisée.
Dans l’intervalle, les priorités de l’ONU restent la consolidation de l’Etat de droit, de la sécurité et de la stabilité ainsi que la fourniture de l’aide humanitaire.
Depuis 2004, une force de 9.000 hommes est déployée en Haïti et s’est considérablement renforcée après la catastrophe du 12 janvier avec l’arrivée de nouvelles troupes. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7056
Le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU, Edmond Mulet, a annoncé jeudi que le Conseil de sécurité s’apprêtait à renouveler pour une année supplémentaire le mandat de la MINUSTAH prête à assurer la sécurité des élections et qu’il a défendue contre des "accusations fantaisistes" portant sur son implication présumée dans l’insécurité.
De retour de son voyage à New York où il avait décerné lundi un satisfecit aux casques bleus pour leur rôle qualifié d’essentiel dans la stabilité du pays, le diplomate guatémaltèque a estimé qu’il n’y avait aucun lien entre la remontée de l’insécurité et le maintien de la MINUSTAH promise à une nouvelle prorogation de mandat, le mois prochain.
"Ce que disent certaines personnes est farfelu, ridicule et complètement absurde. Nous n’avons aucun intérêt à provoquer l’insécurité et l’instabilité en Haïti", a martelé M. Mulet, principal intervenant à la conférence de presse hebdomadaire de la force onusienne.
Il a reconnu qu’il y avait, depuis quelque temps, une certaine recrudescence de l’insécurité qui ne dépasse pas toutefois le niveau atteint en 2008 et 2009. En raison de l’évasion, losr du séisme du 12 janvier, de plusieurs milliers de détenus, parmi eux de nombreux bandits invétérés, les forces de sécurité onusiennes et haïtiennes sont quelque peu inquiètes de l’impact éventuel de l’insécurité sur le processus électoral. Pour cette raison, des mesures prophylactiques sont donc envisagées, a tenu à rassurer le patron de la MINUSTAH.
Il rappelle que les casques bleus sont impliqués dans l’organisation des élections à un double niveau logistique et sécuritaire qui a déjà fait l’objet d’un plan défini conjointement avec la Police Nationale.
Parlant du scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre, Edmond Mulet, apporte un soutien total au Conseil électoral provisoire, pourtant critiqué de toutes parts, et encourage les haïtiens à se rendre massivement aux urnes afin d’éviter toute remise en cause de la légitimité des élus.
Sans expliquer les bases de ses projections, le chef de la MINUSTAH, comme d’ailleurs le Président René Préval, a pratiquement prédit un scrutin présidentiel à deux tours.
"Il y aura peut être, vraisemblablement, un second tour en Haïti pour la première fois. Et les deux candidats qui arriveront en tête le 28 novembre s’affronteront peut être en janvier", a déclaré le diplomate qui souligne qu’un ajustement financier sera sans doute nécessaire alors que pour le premier tour tous les bailleurs de fonds vont respecter leurs engagements. A preuve, le Canada devrait annoncer la semaine prochaine le décaissement de sa contribution au budget général des élections fixé à 29 millions de dollars.
"La communauté internationale a tout intérêt à avoir des élections libres, transparentes et démocratiques pour assurer une bonne reconstruction", a d’autre part avancé Edmond Mulet pour qui les prochaines joutes seront garantes de la stabilité du pays.
A l’avènement des nouvelles autorités en 2011, une évaluation des besoins sécuritaires d’Haïti sera réalisée.
Dans l’intervalle, les priorités de l’ONU restent la consolidation de l’Etat de droit, de la sécurité et de la stabilité ainsi que la fourniture de l’aide humanitaire.
Depuis 2004, une force de 9.000 hommes est déployée en Haïti et s’est considérablement renforcée après la catastrophe du 12 janvier avec l’arrivée de nouvelles troupes. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7056
Cuba et la CARICOM évaluent la situation en Haïti
A l’occasion de la troisième réunion ministérielle prévue vendredi à La Havane entre les deux parties jeudi 16 septembre 2010, Radio Kiskeya
La troisième réunion ministérielle entre Cuba et les pays de la Communauté Caraïbe (CARICOM) se déroule ce vendredi à La Havane avec un agenda portant notamment sur la situation en Haïti, huit mois après le séisme destructeur du 12 janvier.
Selon le quotidien cubain Juventud Rebelde, les ministres des quinze membres du bloc caribéen discuteront avec leurs homologues cubains de différents dossiers qui intéressent les deux parties.
Le renforcement de la coopération régionale devrait déboucher sur des accords économiques, commerciaux, scientifiques et techniques incluant la protection de l’environnemnt et la promotion du développement durable.
Cuba et la CARICOM, dont Haïti est membre, s’étaient mobilisées pour venir en aide au pays peu après le tremblement de terre dévastateur ayant laissé un bilan de 300.000 morts. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7054
La troisième réunion ministérielle entre Cuba et les pays de la Communauté Caraïbe (CARICOM) se déroule ce vendredi à La Havane avec un agenda portant notamment sur la situation en Haïti, huit mois après le séisme destructeur du 12 janvier.
Selon le quotidien cubain Juventud Rebelde, les ministres des quinze membres du bloc caribéen discuteront avec leurs homologues cubains de différents dossiers qui intéressent les deux parties.
Le renforcement de la coopération régionale devrait déboucher sur des accords économiques, commerciaux, scientifiques et techniques incluant la protection de l’environnemnt et la promotion du développement durable.
Cuba et la CARICOM, dont Haïti est membre, s’étaient mobilisées pour venir en aide au pays peu après le tremblement de terre dévastateur ayant laissé un bilan de 300.000 morts. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7054
Le sénateur Latortue invite ses collègues à reprendre les séances
Le sénateur Youri Latortue (AAA) promet qu'il y aura des séances en assemblée à partir de la semaine prochaine. Le grand corps est dysfonctionnel depuis le 10 mai même si les membres des commissions poursuivent leurs travaux. M. Latortue persiste à réclamer le départ du président Kelly Bastien, condition sine qua none pour la reprise des séances en assemblées. Faisant remarquer que le mandat des membres du bureau est arrivé à terme en janvier 2010, le parlementaire accuse le sénateur Bastien d'avoir violé les règlements et la constitution. M. Latortue assure qu'il n'est pas candidat à la présidence du grand corps parce qu'il préfère concentrer son action au sein du Coreh et de l'AAA.
Interrogé sur l'importance d'une reprise des séances, M. Latortue a fait valoir que le sénat doit travailler sur plusieurs dossiers brûlants dont le renouvellement du mandat du gouverneur de la Banque Centrale. Le grand corps devra également se prononcer sur des projets de lois sociaux, tels celui relatif à la paternité responsable.
Intervenant à la rubrique " Le Point sur le 100.1" de radio Métropole M. Latortue a appuyé les déclarations de son collègue Melius Hypolithe (OPL) relatives à la propension des sénateurs de la majorité à prendre leurs décisions au Palais National. Il critique ce fonctionnement étrange qui met le sénat à la remorque de l'exécutif.
La dernière résolution du grand corps a été le vote de la loi d'urgence qui laisse un goût amer au sénateur Latortue. Il est très critique envers le chef de l'Etat qui dans le même temps a refusé d'appliquer plusieurs législations.
En tant que chef de file du Coreh, le sénateur Latortue poursuit inlassablement ses démarches en vue promouvoir des ententes entre les candidats de l'opposition aux prochaines élections. Il prône un front commun des forces de l'opposition en vue d'affronter la plateforme gouvernementale selon lui impopulaire.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18258
Interrogé sur l'importance d'une reprise des séances, M. Latortue a fait valoir que le sénat doit travailler sur plusieurs dossiers brûlants dont le renouvellement du mandat du gouverneur de la Banque Centrale. Le grand corps devra également se prononcer sur des projets de lois sociaux, tels celui relatif à la paternité responsable.
Intervenant à la rubrique " Le Point sur le 100.1" de radio Métropole M. Latortue a appuyé les déclarations de son collègue Melius Hypolithe (OPL) relatives à la propension des sénateurs de la majorité à prendre leurs décisions au Palais National. Il critique ce fonctionnement étrange qui met le sénat à la remorque de l'exécutif.
La dernière résolution du grand corps a été le vote de la loi d'urgence qui laisse un goût amer au sénateur Latortue. Il est très critique envers le chef de l'Etat qui dans le même temps a refusé d'appliquer plusieurs législations.
En tant que chef de file du Coreh, le sénateur Latortue poursuit inlassablement ses démarches en vue promouvoir des ententes entre les candidats de l'opposition aux prochaines élections. Il prône un front commun des forces de l'opposition en vue d'affronter la plateforme gouvernementale selon lui impopulaire.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18258
L'Allemagne accorde un don de 2 millions de dollars de matériels à la police
Le chargé d'affaires de l'Allemagne à Port-au-Prince, Thomas Olivier, a remis hier aux responsables de la sécurité publique un lot de matériels de logistique et de transport au profit de la police nationale. Il s'agit de 35 voitures, 36 motocyclettes, des préfabriqués et des matériels de bureau estimés à 2 millions de dollars. Au cours d'une cérémonie spéciale à l'académie de Police, le diplomate allemand a soutenu que les préfabriqués destinés à des commissariats de police sont équipés de meubles, de climatiseurs, d'ordinateurs et de génératrices. Il s'agit d'une nouvelle manifestation de la solidarité de l'Allemagne avec Haïti, a martelé M. Olivier rappelant que l'amélioration du climat sécuritaire est une condition du développement économique.
De son coté, le secrétaire d'Etat à la sécurité publique, Aramick Louis, a salué le don du gouvernement et du peuple allemand et a donné l'assurance d'une bonne gestion. Faisant remarquer que ces matériels permettront à renforcer la capacité de la police haïtienne, M. Louis a estimé que ce geste est d'autant plus significatif qu'il a lieu avant le coup d'envoi de la campagne électorale.
Pour sa part, le chef de la police Mario Andrésol a annoncé que les préfabriqués seront transmis aux commissariats de Jacmel, Léogane et Port-au-Prince ainsi qu'à la direction générale. En ce qui a trait aux véhicules il assure que la répartition sera équitable soulignant que certaines régions reculées pourront enfin obtenir des véhicules.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18257
De son coté, le secrétaire d'Etat à la sécurité publique, Aramick Louis, a salué le don du gouvernement et du peuple allemand et a donné l'assurance d'une bonne gestion. Faisant remarquer que ces matériels permettront à renforcer la capacité de la police haïtienne, M. Louis a estimé que ce geste est d'autant plus significatif qu'il a lieu avant le coup d'envoi de la campagne électorale.
Pour sa part, le chef de la police Mario Andrésol a annoncé que les préfabriqués seront transmis aux commissariats de Jacmel, Léogane et Port-au-Prince ainsi qu'à la direction générale. En ce qui a trait aux véhicules il assure que la répartition sera équitable soulignant que certaines régions reculées pourront enfin obtenir des véhicules.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18257
jeudi 16 septembre 2010
183 candidats à la députation et 20 au Sénat en attente
Haïti: Cent-quatre-vingt-trois (183) candidats pour quatre-vingt-dix-neuf (99) sièges à pourvoir à la députation, et vingt (20) pour onze (11) sièges au Sénat, tel est en chiffre le nombre de ceux en attente de la décision finale des plateformes et regroupements politiques Uccade, Alternative, Libération et Rasanble sur leur participation ou non aux élections présidentielles et législatives du 28 novembre 2010. À date, en dépit des positions exprimées dans les médias par leurs dirigeants, aucun d'entre eux n'aurait de position arrêtée. Certains doivent poursuivre les pourparlers avec leurs candidats. D'autres attendent la résolution de la Conférence des forces politiques, sociales et territoriales, qui doit prendre fin ce jeudi, à Distinction Night Club, au nord de Port-au-Prince. Avec soixante-quatorze (74) candidats à la députation et neuf (9) au Sénat, la Plateforme Alternative ne se serait pas encore entendue avec ses poulains sur leur éventuelle participation, même après trois rencontres. L'un des responsables, Harry Marsan, informe de la tenue d'une quatrième rencontre avec les candidats sur la question, sans être en mesure pour autant d'avancer de date.
Cette situation est presque la même pour les quatre (4) plateformes et regroupements politiques se réclamant de l'opposition. La position finale de Rasanble ne sera pas connue avant la semaine prochaine. La dernière rencontre avec ses candidats date du samedi 11 septembre, laquelle n'a pas permis pour autant d'aboutir à une décision finale. Dr Turneb Delpé informe de la tenue d'une réunion avec ses trente-cinq (35) candidats à la députation et trois (3) au Sénat pour finaliser ou conclure sur leur position d'ici la fin de la conférence des forces politiques sociales et territoriales.
Si Alternative et Rasanble ne sont pas en mesure d'avancer une date leur dernière rencontre avec les candidats, ce n'est pas le cas pour Libération. La réunion de ce parti avec ses vingt-sept candidats à la députation et deux (2) au Sénat aura lieu le deuxième dimanche du mois d'octobre, soit le 10.
Les dirigeants de l'Uccade sont plus catégoriques. Pas question de participer aux prochaines élections. Ses quarante-sept (47) candidats à la députation et six (6) au Sénat, paraît-il, s'alignent sur cette position. Toutefois, Jeantel Joseph, l'un des responsables de ce groupement politique, n'écarte pas la possibilité d'un assouplissement de leur position, indépendamment de la résolution finale de la conférence des forces publiques, sociales et territoriales.
À rappeler que depuis le mardi 14 septembre, à l'initiative des plateformes et regroupements politiques Uccade, Alternative, Libération et Rasanble, se tient la Conférence des forces politiques, sociales et territoriales. Objectifs : jeter les bases d'une force politique unitaire, s'entendre autour d'un projet de société, présenter à la population une alternative au système politique en place. La question des élections doit également faire partie des débats.
Le flou persiste sur la participation ou non de ces plateformes et regroupements politiques aux prochaines élections présidentielles et législatives. Des discordances et des incohérences sont facilement identifiables dans leur position. D'un côté, ils menacent de poursuivre en justice le Conseil électoral provisoire (CEP) ainsi que les candidats qui auraient utilisé leur nom ou leur emblème dans le cadre de ces élections. De l'autre, ils parlent de discussion en cours avec leurs poulains sur leur participation ou non à ces joutes.
Dans la foulée, le Conseil électoral provisoire projette l'apparente sérénité, d'une équipe qui ne veut pas se laisser intimider. Le CEP, en plus d'évoquer l'article 104 de la loi électorale pour rappeler que seuls les candidats peuvent décider du retrait ou non de leur candidature, signale n'avoir reçu, à date, aucune notification de refus formel de participation aux prochaines joutes d'aucun parti, groupement, de regroupement ou de plateforme politique. Le cap est mis sur le 28 novembre ; tous les candidats, tous les partis, groupements, regroupements et plateformes politiques inscrits dans le registre électoral iront aux élections.
Jacques Desrosiers
jadesro@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83612&PubDate=2010-09-15
Cette situation est presque la même pour les quatre (4) plateformes et regroupements politiques se réclamant de l'opposition. La position finale de Rasanble ne sera pas connue avant la semaine prochaine. La dernière rencontre avec ses candidats date du samedi 11 septembre, laquelle n'a pas permis pour autant d'aboutir à une décision finale. Dr Turneb Delpé informe de la tenue d'une réunion avec ses trente-cinq (35) candidats à la députation et trois (3) au Sénat pour finaliser ou conclure sur leur position d'ici la fin de la conférence des forces politiques sociales et territoriales.
Si Alternative et Rasanble ne sont pas en mesure d'avancer une date leur dernière rencontre avec les candidats, ce n'est pas le cas pour Libération. La réunion de ce parti avec ses vingt-sept candidats à la députation et deux (2) au Sénat aura lieu le deuxième dimanche du mois d'octobre, soit le 10.
Les dirigeants de l'Uccade sont plus catégoriques. Pas question de participer aux prochaines élections. Ses quarante-sept (47) candidats à la députation et six (6) au Sénat, paraît-il, s'alignent sur cette position. Toutefois, Jeantel Joseph, l'un des responsables de ce groupement politique, n'écarte pas la possibilité d'un assouplissement de leur position, indépendamment de la résolution finale de la conférence des forces publiques, sociales et territoriales.
À rappeler que depuis le mardi 14 septembre, à l'initiative des plateformes et regroupements politiques Uccade, Alternative, Libération et Rasanble, se tient la Conférence des forces politiques, sociales et territoriales. Objectifs : jeter les bases d'une force politique unitaire, s'entendre autour d'un projet de société, présenter à la population une alternative au système politique en place. La question des élections doit également faire partie des débats.
Le flou persiste sur la participation ou non de ces plateformes et regroupements politiques aux prochaines élections présidentielles et législatives. Des discordances et des incohérences sont facilement identifiables dans leur position. D'un côté, ils menacent de poursuivre en justice le Conseil électoral provisoire (CEP) ainsi que les candidats qui auraient utilisé leur nom ou leur emblème dans le cadre de ces élections. De l'autre, ils parlent de discussion en cours avec leurs poulains sur leur participation ou non à ces joutes.
Dans la foulée, le Conseil électoral provisoire projette l'apparente sérénité, d'une équipe qui ne veut pas se laisser intimider. Le CEP, en plus d'évoquer l'article 104 de la loi électorale pour rappeler que seuls les candidats peuvent décider du retrait ou non de leur candidature, signale n'avoir reçu, à date, aucune notification de refus formel de participation aux prochaines joutes d'aucun parti, groupement, de regroupement ou de plateforme politique. Le cap est mis sur le 28 novembre ; tous les candidats, tous les partis, groupements, regroupements et plateformes politiques inscrits dans le registre électoral iront aux élections.
Jacques Desrosiers
jadesro@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83612&PubDate=2010-09-15
Eric Smarki Charles, le rêve présidentiel d'un douanier
Au terme d'une brillante carrière de 25 ans à la douane, Eric Smarki Charles, 48 ans, a de nouveaux rêves, dont celui de devenir président de la République d'Haïti. Portrait d'un Port-de-Paisien d'origine modeste qui a forcé le destin... Haïti: Eric Smarki Charles est né le 22 septembre 1962 à Balladé, une bourgade située à une dizaine de kilomètres de Port-de-Paix. Le nourrisson, fragile, est frappé par le sort deux mois seulement après sa naissance. Son père passe l'arme à gauche et laisse sa mère, Anne Elisabeth Genita Charles, dans un total désarroi, avec trois enfants d'un autre homme sur les bras et très peu de ressources économiques. « Enfant naturel reconnu par ma mère, je ne connais même pas le nom de mon père », raconte Eric S. Charles, ton sec, peu enclin à donner des détails ni à lever le voile sur le rapport ambigu, énigmatique qu'il entretient avec la mémoire de son géniteur.
Même pas sevré, à six mois, sa mère le confie à sa grand-mère, Mme Carmilia Pierre Charles, et tente, obnubilée par le rêve américain, l'aventure à Miami, comme beaucoup d'autres Port-de-Paisiens de l'époque. Mi-orphelin, privé de sa maman, le petit, encore frileux, trouve pourtant l'amour et le réconfort auprès de sa grande soeur Nicole. « Nicole, à 14 ans, venait à peine de finir son brevet d'études quand elle s'est sacrifiée pour s'occuper de moi et de mes autres frères », s'exclame Eric Smarki Charles, dont la reconnaissance et l'amour se mesurent à l'aune du respect voué à Nicole, une « adolescente au grand coeur ».
A six ans, le gamin retrouve l'affection de sa mère Anne Elisabeth Genita Charles, revenue au pays avec ses désillusions après une expérience mitigée aux Etats-Unis. « J'étais content quand maman était à la maison », explique Eric S. Charles, qui a entre-temps découvert les chiffres, les lettres et les couleurs à la modeste école maternelle de M. Adam Faton à Balladé. «Cependant, c'est à l'initiative de mon oncle, Exalus Charles, que mon éducation a pris son envol. Pour que nous puissions, mes frères et moi, aller à l'école, il a donné à ma mère une petite chambre en ville, à Port-de-Paix. J'avais six ans et mes grands frères 9 et 11 ans quand on est entré ensemble, dans la même classe de 7e », conte-t-il, le regard figé de celui qui se paie un flash-back.
Turbulent, bagarreur et élève moyen, Eric S Charles redouble la classe élémentaire II. « C'est le déclic. Je suis devenu brillant, appliqué, studieux après ce revers », se rappelle Eric S. Charles qui a laissé tomber le football et les billes. « On mangeait une fois par jour. On était à l'étroit, mais on s'est accrochés parce qu'on avait des rêves et des ambitions», explique Eric S. Charles, reconnaissant envers son parrain Mercidieu Telcy dont le support fut inestimable dans ces moments de vaches maigres.
Admis au lycée Tertullien Guilbeau, Eric S. Charles cale. Il a du mal à s'adapter. Il redevient un élève moyen de la 6e jusqu'à la 3e secondaire qu'il redouble. Comme en primaire, cette mésaventure va redonner des ailes, des envies à l'adolescent qui côtoie en tant qu'enfant de choeur l'actuel directeur de l'ULCC, M. Amos Desrosiers, ex-prêtre, le père François Gaillot, le père Frantz Colimon, le père Jean-Marie Vincent, martyr après son assassinat durant le coup-d'Etat de l'armée contre l'ex-président Jean-Bertrand Aristide (septembre 1991/ octobre 1994). Un saut dans l'univers des scouts (St-Jean Baptiste) se charge de renforcer la discipline de fer de l'adolescent complètement métamorphosé, en qui sommeillait un "leader" reconnu par le père Richet Antoine lors d'un camp à Môle St-Nicolas. « A 17 ans, je me suis occupé de moi tout seul parce que toute ma famille, ma mère, ma soeur Nicole et mes frères étaient partis pour les États-Unis à l'exception du benjamin, mon petit frère », dit-il.
Rentré à Port-au-Prince en 1984, il est admis en philo au lycée Toussaint Louverture. « J'ai réussi dès juin, et le 9 septembre 1985 j'ai été employé à la douane par M. Emile Charles, un parent à moi », confie Eric S. Charles qui, deux années plus tard, décroche son diplôme de gestion d'entreprise et de comptabilité à l'Institut supérieur des sciences économiques, politiques et juridiques du docteur en économie Rony Durand. Entre 1987 et 1991, il obtient la licence en sciences économiques de la faculté de droit et des sciences économiques de l'Université d'État d'Haïti (UEH) et entame sa fulgurante ascension, occupant des postes de direction dans presque toutes les douanes installées dans les ports et aéroports du pays au cours des 25 dernières années.
Fier de son bilan
« Les recettes collectées par la douane du port de Port-au-Prince représentent 60 % du budget de la République. L'ensemble des recettes des autres douanes du pays est de 35 %, et les 5 % restantes proviennent de la DGI, explique Eric S. Charles, qui se félicite de l'augmentation des perceptions sous son administration à la douane du port de Port-au-Prince. En 2004, les recettes étaient de 500 millions de gourdes, et maintenant elles ont atteint 1 milliard 651 millions de gourdes », selon le douanier doublé d'une solide expérience en gestion, titulaire d'une chaire de monnaie et banque à la faculté des sciences économiques du Cap-Haïtien alors qu'il dirigeait la douane de cette ville, avec le leadership et les capacités d'un grand technicien comme Jean-Jacques Valentin, directeur général des douanes (AGD) . M. Charles, sans être légalement obligé de le faire, a remis sa démission comme directeur de la douane du port de Port-au-Prince en août 2010.
Marié et père de deux enfants, ce boulimique du savoir, qui a suivi des cours d'alphabétisation et promotion collective à la Faculté des sciences de l'Éducation, admirateur de l'économiste émérite et ex-ministre des Finances, Henri Bazin, dévoile le secret de sa réussite : « fermeté et souplesse ». « Il faut être rigoureux et flexible. Mais pour réussir, il faut également créer des conditions humaines facilitant la production. Je crée toujours l'ambiance humaine favorisant cela », explique l'enfant de Port-de-Paix.
« Cependant, je ne badine pas avec les mauvaises pratiques. J'ai adressé des rapports négatifs contre des fonctionnaires qui ont conduit au renvoi de ces derniers », se souvient Eric S. Charles, qui se dit propre, en reconnaissant s'être fait aussi quelques ennemis au cours des dernières années. « S'il y a des graffitis sur les murs qui m'accusent de corruption, ils sont peut-être l'oeuvre de mes adversaires », dit-il sèchement.
Plus politique que l'on croit
Alors qu'il poursuit sa carrière de douanier, Eric S. Charles, en 1990, introduit par Evans Paul, milite dans la mouvance lavalassienne. « En 1991, je rencontre William Jeanty et Dismy César, mes mentors politiques. En décembre 1994 j'ai intégré le Parti Louvry Barye (PLB) de feu Renaud Bernardin et en 1995 je deviens coordonnateur du parti. En 2010, suite à un conflit avec le directoire qui décide de l'intégration du PLB dans la plate-forme Inite, j'ai quitté le parti et je suis candidat à la présidence sous la bannière du Parti Evolution nationale Haïtienne (PENH) », raconte-t-il.
« C'est une impression de méconnaissance que l'on a de moi parce que mon travail ne m'a pas permis de donner des interviews. Mais je vous assure que je suis connu à travers tout le pays où j'ai travaillé comme douanier », répond Eric S. Charles à ceux qui disent qu'il est un novice et un candidat à la présidence transparent. « Je suis neuf, du sang neuf », ajoute-t-il en prônant l'inclusion. « Il faut l'émergence d'une nouvelle classe moyenne », selon ce politique qui s'inspire du parcours de Toussaint Louverture et de Dumarsais Estimé. Comme d'autres candidats, M. Charles, longiligne, physique d'un boxeur poids plume, cheveux sel et poivre, du haut de ses 48 ans, promet de s'attaquer aux grands maux de la République. Il veut reconstruire. Faire du neuf dans presque tous les domaines afin de changer les conditions de vie de l'Haïtien : l'agriculture, l'énergie, l'environnement, etc.
D'origine modeste, Eric S. Charles a fait une carrière remarquable à la douane. Entre-temps, l'homme a des rêves. Beaucoup de rêves, dont celui de troquer son fauteuil de douanier contre celui de président de la République. Le 28 novembre 2010, on saura si les électeurs acceptent de « dédouaner » sa marchandise, son projet politique et tout le reste...
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83588&PubDate=2010-09-15
Même pas sevré, à six mois, sa mère le confie à sa grand-mère, Mme Carmilia Pierre Charles, et tente, obnubilée par le rêve américain, l'aventure à Miami, comme beaucoup d'autres Port-de-Paisiens de l'époque. Mi-orphelin, privé de sa maman, le petit, encore frileux, trouve pourtant l'amour et le réconfort auprès de sa grande soeur Nicole. « Nicole, à 14 ans, venait à peine de finir son brevet d'études quand elle s'est sacrifiée pour s'occuper de moi et de mes autres frères », s'exclame Eric Smarki Charles, dont la reconnaissance et l'amour se mesurent à l'aune du respect voué à Nicole, une « adolescente au grand coeur ».
A six ans, le gamin retrouve l'affection de sa mère Anne Elisabeth Genita Charles, revenue au pays avec ses désillusions après une expérience mitigée aux Etats-Unis. « J'étais content quand maman était à la maison », explique Eric S. Charles, qui a entre-temps découvert les chiffres, les lettres et les couleurs à la modeste école maternelle de M. Adam Faton à Balladé. «Cependant, c'est à l'initiative de mon oncle, Exalus Charles, que mon éducation a pris son envol. Pour que nous puissions, mes frères et moi, aller à l'école, il a donné à ma mère une petite chambre en ville, à Port-de-Paix. J'avais six ans et mes grands frères 9 et 11 ans quand on est entré ensemble, dans la même classe de 7e », conte-t-il, le regard figé de celui qui se paie un flash-back.
Turbulent, bagarreur et élève moyen, Eric S Charles redouble la classe élémentaire II. « C'est le déclic. Je suis devenu brillant, appliqué, studieux après ce revers », se rappelle Eric S. Charles qui a laissé tomber le football et les billes. « On mangeait une fois par jour. On était à l'étroit, mais on s'est accrochés parce qu'on avait des rêves et des ambitions», explique Eric S. Charles, reconnaissant envers son parrain Mercidieu Telcy dont le support fut inestimable dans ces moments de vaches maigres.
Admis au lycée Tertullien Guilbeau, Eric S. Charles cale. Il a du mal à s'adapter. Il redevient un élève moyen de la 6e jusqu'à la 3e secondaire qu'il redouble. Comme en primaire, cette mésaventure va redonner des ailes, des envies à l'adolescent qui côtoie en tant qu'enfant de choeur l'actuel directeur de l'ULCC, M. Amos Desrosiers, ex-prêtre, le père François Gaillot, le père Frantz Colimon, le père Jean-Marie Vincent, martyr après son assassinat durant le coup-d'Etat de l'armée contre l'ex-président Jean-Bertrand Aristide (septembre 1991/ octobre 1994). Un saut dans l'univers des scouts (St-Jean Baptiste) se charge de renforcer la discipline de fer de l'adolescent complètement métamorphosé, en qui sommeillait un "leader" reconnu par le père Richet Antoine lors d'un camp à Môle St-Nicolas. « A 17 ans, je me suis occupé de moi tout seul parce que toute ma famille, ma mère, ma soeur Nicole et mes frères étaient partis pour les États-Unis à l'exception du benjamin, mon petit frère », dit-il.
Rentré à Port-au-Prince en 1984, il est admis en philo au lycée Toussaint Louverture. « J'ai réussi dès juin, et le 9 septembre 1985 j'ai été employé à la douane par M. Emile Charles, un parent à moi », confie Eric S. Charles qui, deux années plus tard, décroche son diplôme de gestion d'entreprise et de comptabilité à l'Institut supérieur des sciences économiques, politiques et juridiques du docteur en économie Rony Durand. Entre 1987 et 1991, il obtient la licence en sciences économiques de la faculté de droit et des sciences économiques de l'Université d'État d'Haïti (UEH) et entame sa fulgurante ascension, occupant des postes de direction dans presque toutes les douanes installées dans les ports et aéroports du pays au cours des 25 dernières années.
Fier de son bilan
« Les recettes collectées par la douane du port de Port-au-Prince représentent 60 % du budget de la République. L'ensemble des recettes des autres douanes du pays est de 35 %, et les 5 % restantes proviennent de la DGI, explique Eric S. Charles, qui se félicite de l'augmentation des perceptions sous son administration à la douane du port de Port-au-Prince. En 2004, les recettes étaient de 500 millions de gourdes, et maintenant elles ont atteint 1 milliard 651 millions de gourdes », selon le douanier doublé d'une solide expérience en gestion, titulaire d'une chaire de monnaie et banque à la faculté des sciences économiques du Cap-Haïtien alors qu'il dirigeait la douane de cette ville, avec le leadership et les capacités d'un grand technicien comme Jean-Jacques Valentin, directeur général des douanes (AGD) . M. Charles, sans être légalement obligé de le faire, a remis sa démission comme directeur de la douane du port de Port-au-Prince en août 2010.
Marié et père de deux enfants, ce boulimique du savoir, qui a suivi des cours d'alphabétisation et promotion collective à la Faculté des sciences de l'Éducation, admirateur de l'économiste émérite et ex-ministre des Finances, Henri Bazin, dévoile le secret de sa réussite : « fermeté et souplesse ». « Il faut être rigoureux et flexible. Mais pour réussir, il faut également créer des conditions humaines facilitant la production. Je crée toujours l'ambiance humaine favorisant cela », explique l'enfant de Port-de-Paix.
« Cependant, je ne badine pas avec les mauvaises pratiques. J'ai adressé des rapports négatifs contre des fonctionnaires qui ont conduit au renvoi de ces derniers », se souvient Eric S. Charles, qui se dit propre, en reconnaissant s'être fait aussi quelques ennemis au cours des dernières années. « S'il y a des graffitis sur les murs qui m'accusent de corruption, ils sont peut-être l'oeuvre de mes adversaires », dit-il sèchement.
Plus politique que l'on croit
Alors qu'il poursuit sa carrière de douanier, Eric S. Charles, en 1990, introduit par Evans Paul, milite dans la mouvance lavalassienne. « En 1991, je rencontre William Jeanty et Dismy César, mes mentors politiques. En décembre 1994 j'ai intégré le Parti Louvry Barye (PLB) de feu Renaud Bernardin et en 1995 je deviens coordonnateur du parti. En 2010, suite à un conflit avec le directoire qui décide de l'intégration du PLB dans la plate-forme Inite, j'ai quitté le parti et je suis candidat à la présidence sous la bannière du Parti Evolution nationale Haïtienne (PENH) », raconte-t-il.
« C'est une impression de méconnaissance que l'on a de moi parce que mon travail ne m'a pas permis de donner des interviews. Mais je vous assure que je suis connu à travers tout le pays où j'ai travaillé comme douanier », répond Eric S. Charles à ceux qui disent qu'il est un novice et un candidat à la présidence transparent. « Je suis neuf, du sang neuf », ajoute-t-il en prônant l'inclusion. « Il faut l'émergence d'une nouvelle classe moyenne », selon ce politique qui s'inspire du parcours de Toussaint Louverture et de Dumarsais Estimé. Comme d'autres candidats, M. Charles, longiligne, physique d'un boxeur poids plume, cheveux sel et poivre, du haut de ses 48 ans, promet de s'attaquer aux grands maux de la République. Il veut reconstruire. Faire du neuf dans presque tous les domaines afin de changer les conditions de vie de l'Haïtien : l'agriculture, l'énergie, l'environnement, etc.
D'origine modeste, Eric S. Charles a fait une carrière remarquable à la douane. Entre-temps, l'homme a des rêves. Beaucoup de rêves, dont celui de troquer son fauteuil de douanier contre celui de président de la République. Le 28 novembre 2010, on saura si les électeurs acceptent de « dédouaner » sa marchandise, son projet politique et tout le reste...
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83588&PubDate=2010-09-15
Bellerive implore la communauté internationale de tenir ses promesses
La 14e Conférence annuelle des Amériques (Americas Conference), co-organisée par la Banque Mondiale et le journal The Miami Herald, s'est achevée hier, à Coral Gables, en Floride, après deux jours d'échanges entre hommes politiques, hommes d'affaires, experts et observateurs. Les thèmes débattus ont été l'immigration, le trafic de drogue ou encore les richesses naturelles et leur utilisation. Le Premier ministre Jean-Max Bellerive représentait Haïti au plus grand forum annuel des dirigeants internationaux et des leaders des gouvernements de l'Amérique latine et des Caraïbes. Haïti: La 14e Conférence annuelle des Amériques qui s'est déroulée les 14 et 15 septembre a réuni des cadres supérieurs, des dirigeants politiques et des chefs de gouvernement de l'hémisphère parmi lesquels des orateurs confirmés tels que Mauricio Funes, président du Salvador, Arturo Valenzuela, sous-secrétaire d'État américain aux Affaires de l'hémisphère occidental ; Jean-Max Bellerive, Premier ministre d'Haïti ; Augusto de la Torre, économiste en chef pour l'Amérique latine et des Caraïbes et autres.
La conférence a débuté par une adresse spéciale de David Landsberg, président et éditeur du Miami Herald Media Company qui publie le journal Miami Herald, et de Pamela Cox, vice-présidente pour l'Amérique latine et les Caraïbes pour la Banque mondiale. Une séquence d'adresses principales portant sur les questions les plus sensibles de la région a complété la première journée.
« Cette année, la conférence est très forte, avec des orateurs principaux qui représentent l'Amérique latine dans l'évolution du paysage politique », a déclaré David Landsberg. « Nous avons aussi un groupe solide de leaders de niveau ministériel de l'ensemble de l'hémisphère, de sorte que vous pouvez compter sur un échantillon intéressant de points de vue sur les problèmes les plus pressants de la région », a-t-il annoncé.
Et, de fait, cette conférence a mis en vedette des pannels et des discussions sur des sujets importants pour l'avenir de l'Amérique latine notamment :
• Le président salvadorien Mauricio Funes, dans un discours remarqué, en a appelé à l'unité pour se saisir des différents problèmes de la région et tenter d'y trouver des solutions ;
• Arturo Valenzuela, sous-secrétaire d'État américain aux Affaires de l'hémisphère occidental, a évoqué la politique américaine et le visage politique des Amériques ;
• Le Premier ministre Jean-Max Bellerive a centré son discours autour des efforts de la reconstruction d'Haïti autant qu'autour des possibilités économiques et des défis en Amérique latine.
Le statut de l'innovation en Amérique latine et le profil du Brésil comme puissance montante dans la région ont également figuré parmi les thèmes débattus lors de cette conférence.
Bellerive : entre contraintes et résultats
C'est avec les larmes aux yeux que le Premier ministre Jean-Max Bellerive a pris la parole le mardi 15 septembre, suite à la projection du documentaire "Nou bouke" produit par le Miami Herald sur le séisme du 12 janvier 2010. « Même dans la fonction que j'occupe, chaque fois que je vois ces images, c'est toujours aussi dur ; car nous essayons d'oeuvrer pour l'avenir, mais le passé nous rattrape toujours », a-t-il avoué en prélude à son discours, tout en remerciant le Miami Herald pour sa remarquable couverture médiatique depuis le 12 janvier 2010.
D'entrée de jeu, le Premier ministre a déclaré que « même si la plus grande partie du travail qui a été effectué (depuis le séisme) n'est pas encore visible aux yeux des observateurs, je vous assure que nous faisons des progrès significatifs et travaillons activement à implémenter notre plan d'action », a-t-il dit. Pour étayer son point de vue, il a énuméré toutes les conditions extrêmement difficiles auxquelles est confronté son gouvernement, comme la relocalisation des sinistrés dans des nouveaux logements dont le coût reviendrait à 10 milliards de dollars pour 400 000 familles. De même, concernant le déblayage des débris, il a rappelé que l'USAID avait estimé qu'il faudrait 1 000 camions par jour pendant 1 000 jours pour effectuer ce travail à Port-au-Prince uniquement. « Haïti n'a jamais eu et n'a pas mille camions, et nous ne sommes en poste que depuis 240 jours ; or, ce que nous avons accompli depuis est remarquable, considérant les circonstances et les challenges », a-t-il précisé.
Après avoir rappelé toutes les contraintes et urgences qu'implique la reconstruction d'Haïti, le Premier ministre a imploré la communauté internationale de tenir ses engagements envers Haïti. « Nous implorons la communauté internationale de tenir ses promesses et d'être claire sur les termes de décaissement de ses engagements et des projets spécifiques afin que nous puissions progresser vers notre vision et nos objectifs dans un délai raisonnable », a-t-il dit. « Dans une situation aussi accablante que la nôtre, avec autant de demandes sur le plan humain, il faut du temps pour prioriser. Nous travaillons pour reconstruire une nation toute entière, non comme elle l'était, mais meilleure qu'elle ne l'était », a-t-il poursuivi.
M. Bellerive a ensuite énuméré les actions entreprises par son gouvernement depuis le séisme du 12 janvier. Selon lui, la « décentralisation est bien en cours » avec la construction des routes à travers les provinces. « À ce jour, nous avons investi près de $ 276 millions de dollars dans les infrastructures routières, ajoutant 246 kilomètres de plus dans les provinces. » Il a mis en exergue la route de Mirebalais qui sera officiellement inaugurée au début de l'année 2012 et qui relie cette ville à la capitale en seulement 35 minutes.
Au niveau des infrastructures, près de 360 kilomètres de routes et 23 ponts ont été construits pour une valeur de 580 millions de dollars. Selon le Premier ministre, « quatre-vingts pour cent (80 %) de la capacité énergétique pré-séisme ont été entièrement restaurées et notre système de communication également », a-t-il révélé en déclarant : « Notre plan est en voie de réalisation, et il fonctionne ». Il a poursuivi en annonçant que « deux larges projets » en matière de logement débuteront en octobre prochain, l'un au Fort National et l'autre au Bowen Field, totalisant $ 150 millions. Ces projets devraient accueillir 20 000 Haïtiens dans 5 000 appartements. Selon M. Bellerive, les structures des habitations dans la capitale ont été évaluées et la population est en train de retourner chez elle.
En matière d'investissements, le Premier ministre a déclaré que son gouvernement poursuit ses efforts pour que ces derniers se fassent en dehors de Port-au-Prince. À titre d'exemple, il a cité l'investissement de $ 55 millions de la compagnie Royal Caribbean International dans des projets de croisières touristiques sur la côte nord d'Haïti. « Notre plan est en voie de réalisation et il fonctionne », a-t-il fait savoir.
En ce qui concerne le secteur de l'éducation, le Premier ministre s'est réjoui de constater que 80 % des élèves qui allaient à l'école avant le 12 janvier y sont retournés, tout en rappelant que le tremblement de terre avait détruit 80 % des écoles. « Nous avons alloué $ 100 millions de financement au système scolaire », a-t-il dit tout en admettant que le pays a toujours besoin de nouveaux professeurs, éducateurs et administrateurs dont beaucoup ont péri au cours du séisme. « Nous avons encore besoin de livres et d'équipements modernes, mais nous avons réellement progressé en 240 jours. Notre plan est en voie de réalisation et il fonctionne », a-t-il répété.
Dans le secteur agricole, le Premier ministre a annoncé que « la production nationale s'est radicalement améliorée », mais sans citer d'exemple pour prouver ses dires. Il s'est contenté de rappeler que la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) avait annoncé des projets à hauteur de 1,6 milliard de dollars, incluant une enveloppe de $ 200 millions pour la création de 50,000 emplois dans le secteur agricole. De même que pour le secteur de la santé, M. Bellerive s'est réjoui qu'il n'y ait pas eu d'épidémies et a souligné que « le niveau de santé (de la population) s'est en fait amélioré depuis le séisme ». Selon lui, cela est dû à la distribution massive d'eau potable et à la présence de nouvelles installations sanitaires dans le pays.
Une fois de plus, le Premier ministre a insisté sur la création d'emplois qui, pour lui, est « vitale » et constitue la « colonne vertébrale du plan d'action du gouvernement ». Il a révélé que ce dernier oeuvrait pour attirer des investisseurs dans le secteur textile, alors que le secteur privé haïtien investissait dans l'énergie, le tourisme et autres. Tout en soulignant que « le secteur privé haïtien croit dans le futur d'Haïti », il a rappelé que le gouvernement a récemment signé un accord avec le State Department des États-Unis et des investisseurs privés coréens pour la création de zones franches, tant dans le Nord du pays que dans l'aire métropolitaine. « L'objectif principal est la création d'emplois (...) car nous en avons désespérément besoin ainsi que davantage d'investissements privés », a-t-il avoué. « Nous demandons à la communauté internationale et aux investisseurs privés de croire en Haïti et d'avoir foi en notre processus électoral en agissant maintenant. Nous implorons la communauté internationale d'agir vite en respectant ses promesses pour ne pas perdre cette opportunité autant que le momentum des progrès réalisés jusqu'à aujourd'hui ».
Bellerive : entre frustration et détermination
Concient que la communauté internationale fonctionne actuellement sur le mode « wait and see » par rapport au processus électoral, M. Bellerive insiste : « La reconstruction d'Haïti ne peut pas attendre ». Rappelant que le gouvernement a rempli toutes les conditions exigées par la communauté internationale, le Premier ministre a souligné que « nous devons tous nous efforcer à livrer ce dont le pays a besoin à ce tournant historique pour Haïti. Nous devons mettre nos énergies en commun, utiliser toutes les ressources possibles et reconstruire Haïti. Parce que nous croyons tous que nous pouvons le faire. Parce que nous croyons tous que nous le ferons », a-t-il lancé.
Rappelant que la « la stabilité et la continuité sont les clés de la reconstruction», M. Jean-Max Bellerive n'a pas caché sa frustration devant la lenteur de la communauté internationale à agir et a lancé la question suivante à l'assemblée : « Que faut-il faire pour terminer le travail que nous avons commencé ? »
Selon lui, tout est prêt pour la tenue des élections, et, aujourd'hui, « nous grimpons la montagne du rétablissement et de la reconstruction, et nous ne pouvons nous permettre de supporter d'autres contraintes. La montagne est immense, mais nous apercevons son sommet, et nous y arriverons car nous avons foi en notre mission et notre chemin. Nous vous demandons, à tous, de marcher avec nous sur la route menant vers une nouvelle Haïti. Nous ne pouvons pas le faire sans votre empreinte. Nous ne pouvons pas réaliser tout cela sans vous à nos côtés. Et nous réussirons car nous croyons dans la force et l'endurance de notre peuple et sa volonté d'arriver à construire ce dont nous rêvons depuis des siècles : une Haïti prospère et la concrétisation du potentiel qu'offre cette belle île tant à sa population qu'au reste du monde », a conclu le Premier ministre.
Nancy Roc, Montréal, le 15 septembre 2010.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83631&PubDate=2010-09-15
La conférence a débuté par une adresse spéciale de David Landsberg, président et éditeur du Miami Herald Media Company qui publie le journal Miami Herald, et de Pamela Cox, vice-présidente pour l'Amérique latine et les Caraïbes pour la Banque mondiale. Une séquence d'adresses principales portant sur les questions les plus sensibles de la région a complété la première journée.
« Cette année, la conférence est très forte, avec des orateurs principaux qui représentent l'Amérique latine dans l'évolution du paysage politique », a déclaré David Landsberg. « Nous avons aussi un groupe solide de leaders de niveau ministériel de l'ensemble de l'hémisphère, de sorte que vous pouvez compter sur un échantillon intéressant de points de vue sur les problèmes les plus pressants de la région », a-t-il annoncé.
Et, de fait, cette conférence a mis en vedette des pannels et des discussions sur des sujets importants pour l'avenir de l'Amérique latine notamment :
• Le président salvadorien Mauricio Funes, dans un discours remarqué, en a appelé à l'unité pour se saisir des différents problèmes de la région et tenter d'y trouver des solutions ;
• Arturo Valenzuela, sous-secrétaire d'État américain aux Affaires de l'hémisphère occidental, a évoqué la politique américaine et le visage politique des Amériques ;
• Le Premier ministre Jean-Max Bellerive a centré son discours autour des efforts de la reconstruction d'Haïti autant qu'autour des possibilités économiques et des défis en Amérique latine.
Le statut de l'innovation en Amérique latine et le profil du Brésil comme puissance montante dans la région ont également figuré parmi les thèmes débattus lors de cette conférence.
Bellerive : entre contraintes et résultats
C'est avec les larmes aux yeux que le Premier ministre Jean-Max Bellerive a pris la parole le mardi 15 septembre, suite à la projection du documentaire "Nou bouke" produit par le Miami Herald sur le séisme du 12 janvier 2010. « Même dans la fonction que j'occupe, chaque fois que je vois ces images, c'est toujours aussi dur ; car nous essayons d'oeuvrer pour l'avenir, mais le passé nous rattrape toujours », a-t-il avoué en prélude à son discours, tout en remerciant le Miami Herald pour sa remarquable couverture médiatique depuis le 12 janvier 2010.
D'entrée de jeu, le Premier ministre a déclaré que « même si la plus grande partie du travail qui a été effectué (depuis le séisme) n'est pas encore visible aux yeux des observateurs, je vous assure que nous faisons des progrès significatifs et travaillons activement à implémenter notre plan d'action », a-t-il dit. Pour étayer son point de vue, il a énuméré toutes les conditions extrêmement difficiles auxquelles est confronté son gouvernement, comme la relocalisation des sinistrés dans des nouveaux logements dont le coût reviendrait à 10 milliards de dollars pour 400 000 familles. De même, concernant le déblayage des débris, il a rappelé que l'USAID avait estimé qu'il faudrait 1 000 camions par jour pendant 1 000 jours pour effectuer ce travail à Port-au-Prince uniquement. « Haïti n'a jamais eu et n'a pas mille camions, et nous ne sommes en poste que depuis 240 jours ; or, ce que nous avons accompli depuis est remarquable, considérant les circonstances et les challenges », a-t-il précisé.
Après avoir rappelé toutes les contraintes et urgences qu'implique la reconstruction d'Haïti, le Premier ministre a imploré la communauté internationale de tenir ses engagements envers Haïti. « Nous implorons la communauté internationale de tenir ses promesses et d'être claire sur les termes de décaissement de ses engagements et des projets spécifiques afin que nous puissions progresser vers notre vision et nos objectifs dans un délai raisonnable », a-t-il dit. « Dans une situation aussi accablante que la nôtre, avec autant de demandes sur le plan humain, il faut du temps pour prioriser. Nous travaillons pour reconstruire une nation toute entière, non comme elle l'était, mais meilleure qu'elle ne l'était », a-t-il poursuivi.
M. Bellerive a ensuite énuméré les actions entreprises par son gouvernement depuis le séisme du 12 janvier. Selon lui, la « décentralisation est bien en cours » avec la construction des routes à travers les provinces. « À ce jour, nous avons investi près de $ 276 millions de dollars dans les infrastructures routières, ajoutant 246 kilomètres de plus dans les provinces. » Il a mis en exergue la route de Mirebalais qui sera officiellement inaugurée au début de l'année 2012 et qui relie cette ville à la capitale en seulement 35 minutes.
Au niveau des infrastructures, près de 360 kilomètres de routes et 23 ponts ont été construits pour une valeur de 580 millions de dollars. Selon le Premier ministre, « quatre-vingts pour cent (80 %) de la capacité énergétique pré-séisme ont été entièrement restaurées et notre système de communication également », a-t-il révélé en déclarant : « Notre plan est en voie de réalisation, et il fonctionne ». Il a poursuivi en annonçant que « deux larges projets » en matière de logement débuteront en octobre prochain, l'un au Fort National et l'autre au Bowen Field, totalisant $ 150 millions. Ces projets devraient accueillir 20 000 Haïtiens dans 5 000 appartements. Selon M. Bellerive, les structures des habitations dans la capitale ont été évaluées et la population est en train de retourner chez elle.
En matière d'investissements, le Premier ministre a déclaré que son gouvernement poursuit ses efforts pour que ces derniers se fassent en dehors de Port-au-Prince. À titre d'exemple, il a cité l'investissement de $ 55 millions de la compagnie Royal Caribbean International dans des projets de croisières touristiques sur la côte nord d'Haïti. « Notre plan est en voie de réalisation et il fonctionne », a-t-il fait savoir.
En ce qui concerne le secteur de l'éducation, le Premier ministre s'est réjoui de constater que 80 % des élèves qui allaient à l'école avant le 12 janvier y sont retournés, tout en rappelant que le tremblement de terre avait détruit 80 % des écoles. « Nous avons alloué $ 100 millions de financement au système scolaire », a-t-il dit tout en admettant que le pays a toujours besoin de nouveaux professeurs, éducateurs et administrateurs dont beaucoup ont péri au cours du séisme. « Nous avons encore besoin de livres et d'équipements modernes, mais nous avons réellement progressé en 240 jours. Notre plan est en voie de réalisation et il fonctionne », a-t-il répété.
Dans le secteur agricole, le Premier ministre a annoncé que « la production nationale s'est radicalement améliorée », mais sans citer d'exemple pour prouver ses dires. Il s'est contenté de rappeler que la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) avait annoncé des projets à hauteur de 1,6 milliard de dollars, incluant une enveloppe de $ 200 millions pour la création de 50,000 emplois dans le secteur agricole. De même que pour le secteur de la santé, M. Bellerive s'est réjoui qu'il n'y ait pas eu d'épidémies et a souligné que « le niveau de santé (de la population) s'est en fait amélioré depuis le séisme ». Selon lui, cela est dû à la distribution massive d'eau potable et à la présence de nouvelles installations sanitaires dans le pays.
Une fois de plus, le Premier ministre a insisté sur la création d'emplois qui, pour lui, est « vitale » et constitue la « colonne vertébrale du plan d'action du gouvernement ». Il a révélé que ce dernier oeuvrait pour attirer des investisseurs dans le secteur textile, alors que le secteur privé haïtien investissait dans l'énergie, le tourisme et autres. Tout en soulignant que « le secteur privé haïtien croit dans le futur d'Haïti », il a rappelé que le gouvernement a récemment signé un accord avec le State Department des États-Unis et des investisseurs privés coréens pour la création de zones franches, tant dans le Nord du pays que dans l'aire métropolitaine. « L'objectif principal est la création d'emplois (...) car nous en avons désespérément besoin ainsi que davantage d'investissements privés », a-t-il avoué. « Nous demandons à la communauté internationale et aux investisseurs privés de croire en Haïti et d'avoir foi en notre processus électoral en agissant maintenant. Nous implorons la communauté internationale d'agir vite en respectant ses promesses pour ne pas perdre cette opportunité autant que le momentum des progrès réalisés jusqu'à aujourd'hui ».
Bellerive : entre frustration et détermination
Concient que la communauté internationale fonctionne actuellement sur le mode « wait and see » par rapport au processus électoral, M. Bellerive insiste : « La reconstruction d'Haïti ne peut pas attendre ». Rappelant que le gouvernement a rempli toutes les conditions exigées par la communauté internationale, le Premier ministre a souligné que « nous devons tous nous efforcer à livrer ce dont le pays a besoin à ce tournant historique pour Haïti. Nous devons mettre nos énergies en commun, utiliser toutes les ressources possibles et reconstruire Haïti. Parce que nous croyons tous que nous pouvons le faire. Parce que nous croyons tous que nous le ferons », a-t-il lancé.
Rappelant que la « la stabilité et la continuité sont les clés de la reconstruction», M. Jean-Max Bellerive n'a pas caché sa frustration devant la lenteur de la communauté internationale à agir et a lancé la question suivante à l'assemblée : « Que faut-il faire pour terminer le travail que nous avons commencé ? »
Selon lui, tout est prêt pour la tenue des élections, et, aujourd'hui, « nous grimpons la montagne du rétablissement et de la reconstruction, et nous ne pouvons nous permettre de supporter d'autres contraintes. La montagne est immense, mais nous apercevons son sommet, et nous y arriverons car nous avons foi en notre mission et notre chemin. Nous vous demandons, à tous, de marcher avec nous sur la route menant vers une nouvelle Haïti. Nous ne pouvons pas le faire sans votre empreinte. Nous ne pouvons pas réaliser tout cela sans vous à nos côtés. Et nous réussirons car nous croyons dans la force et l'endurance de notre peuple et sa volonté d'arriver à construire ce dont nous rêvons depuis des siècles : une Haïti prospère et la concrétisation du potentiel qu'offre cette belle île tant à sa population qu'au reste du monde », a conclu le Premier ministre.
Nancy Roc, Montréal, le 15 septembre 2010.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83631&PubDate=2010-09-15
Pour faire du neuf avec les jeunes
La Fondation « Etre Ayisyen » est officiellement lancée, ce mercredi 15 septembre dans son local sis à Delmas 66, avec l'ambition de changer les paradigmes au niveau de la société haïtienne. Les jeunes de 15 à 34 ans sont particulièrement visés par cette Fondation qui a profité également de cette cérémonie pour rendre public le premier numéro de son journal intitulé « Le Défi ».
Haïti: « La refondation du pays ne sera possible que si nous commençons par la reconstruction mentale de l'être. Cette nouvelle Haïti, quand nous la concevons, quand nous la visionnons, il faut la voir dans les trente prochaines années. Ceci ne peut se faire qu'avec les jeunes en leur inculquant une culture entrepreneuriale solide. » C'est par ces termes que le président de la Fondation « Etre Ayisyen », l'entrepreneur Mathias Pierre, a débuté la présentation et la vision de cette Fondation à un public composé en majorité de jeunes.
« Les jeunes ont besoin de nouveaux modèles », a fait savoir M. Mathias, disant que sa Fondation va travailler pour changer les paradigmes dans la société. « Il faut un changement dans ce pays. Pour que ceci puisse être possible, il faut aller au-delà des symboles que représentent l'argent, le pouvoir et la gloire », a-t-il exhorté les jeunes qui sont toujours considérés comme l'avenir du pays. Ces jeunes, selon lui, doivent se fixer de nouveaux objectifs pour être capables de passer au travers des défis qui s'érigent aujourd'hui devant la jeunesse haïtienne. L'auteur du livre "Le pouvoir du rêve" dit que sa Fondation va accompagner la jeunesse pour la réalisation de tels objectifs. Cette Fondation compte faire la promotion de l'éducation et de l'entreprenariat auprès des jeunes dans tout le pays.
Cette Fondation comporte plusieurs organes de gestion, dont un conseil consultatif qui soutient le conseil de gestion, un comité des finances pour exercer un rôle de vigie sur les affaires financières,et un comité des réseaux sociaux (comité des jeunes) chargé de l'encadrement et de la formation des jeunes. Elle comporte également deux centres notamment le Centre technique de réflexion, de production scientifique et d'élaboration de projets (CTRPSEP), qui est l'organe de production de la Fondation, et le Centre de développement humain pour la formation des jeunes en développement humain.
La Fondation « Etre Ayisyen » a aussi présenté son journal intitulé Le Défi, qui est l'outil médiatique de l'institution pour susciter chez les jeunes l'esprit d'entrepreneur. Ce bimensuel se veut, selon son directeur Jérôme Marion, un espace d'éducation et d'incitation à faire autrement.
Les 5 ruptures d'Anthony Barbier
Anthony Barbier qui dirige l'organe CTRPSEP de la Fondation « Etre Ayisyen », se déclare révolté contre les organisations internationales. « Il y a un ensemble d'organisations internationales et non gouvernementales qui veulent nous faire croire que la pauvreté est notre unique destin. Nous devons refuser cela. Pour cette tendance, il nous faut 5 ruptures dans ce pays », a fulminé M. Barbier.
Tout d'abord, M. Barbier invite les jeunes à rompre avec l'Etat traditionnel qui est, selon lui, fondé sur l'arbitraire. Il renchérit que le pays doit rompre avec l'économie de prédation qui renferme les hommes d'affaires dans le commerce et leur refuse une économie de production. La posture nationaliste hypocrite doit être aussi rompue. Car, selon lui, chaque fois qu'il va y avoir des investissements solides dans le pays, des pseudo-nationalistes prétendent qu'on vend le pays. Enfin, il appelle la société à rompre avec la mentalité de mysticisme qui met un dieu au-devant de tout ce qu'il entreprend.
Carlin Michel
michelcarlin@yahoo.fr
cmichel@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83619&PubDate=2010-09-15
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| Mathias Pierre, président de la Fondation « Etre Ayisyen » |
« Les jeunes ont besoin de nouveaux modèles », a fait savoir M. Mathias, disant que sa Fondation va travailler pour changer les paradigmes dans la société. « Il faut un changement dans ce pays. Pour que ceci puisse être possible, il faut aller au-delà des symboles que représentent l'argent, le pouvoir et la gloire », a-t-il exhorté les jeunes qui sont toujours considérés comme l'avenir du pays. Ces jeunes, selon lui, doivent se fixer de nouveaux objectifs pour être capables de passer au travers des défis qui s'érigent aujourd'hui devant la jeunesse haïtienne. L'auteur du livre "Le pouvoir du rêve" dit que sa Fondation va accompagner la jeunesse pour la réalisation de tels objectifs. Cette Fondation compte faire la promotion de l'éducation et de l'entreprenariat auprès des jeunes dans tout le pays.
Cette Fondation comporte plusieurs organes de gestion, dont un conseil consultatif qui soutient le conseil de gestion, un comité des finances pour exercer un rôle de vigie sur les affaires financières,et un comité des réseaux sociaux (comité des jeunes) chargé de l'encadrement et de la formation des jeunes. Elle comporte également deux centres notamment le Centre technique de réflexion, de production scientifique et d'élaboration de projets (CTRPSEP), qui est l'organe de production de la Fondation, et le Centre de développement humain pour la formation des jeunes en développement humain.
La Fondation « Etre Ayisyen » a aussi présenté son journal intitulé Le Défi, qui est l'outil médiatique de l'institution pour susciter chez les jeunes l'esprit d'entrepreneur. Ce bimensuel se veut, selon son directeur Jérôme Marion, un espace d'éducation et d'incitation à faire autrement.
Les 5 ruptures d'Anthony Barbier
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| Anthony Barbier, responsable du CTRPSEP |
Tout d'abord, M. Barbier invite les jeunes à rompre avec l'Etat traditionnel qui est, selon lui, fondé sur l'arbitraire. Il renchérit que le pays doit rompre avec l'économie de prédation qui renferme les hommes d'affaires dans le commerce et leur refuse une économie de production. La posture nationaliste hypocrite doit être aussi rompue. Car, selon lui, chaque fois qu'il va y avoir des investissements solides dans le pays, des pseudo-nationalistes prétendent qu'on vend le pays. Enfin, il appelle la société à rompre avec la mentalité de mysticisme qui met un dieu au-devant de tout ce qu'il entreprend.
Carlin Michel
michelcarlin@yahoo.fr
cmichel@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83619&PubDate=2010-09-15
En Haïti, Jospin prévoit des élections pluralistes
Publié le 16 septembre 2010.-
Agence France-Presse, Port-au-Prince
L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin, en mission en Haïti, a estimé jeudi que les élections prévues fin novembre dans le pays seraient pluralistes, mais noté que certains acteurs étaient préoccupés concernant l'organisme chargé d'organiser le scrutin.
«Nous avons constaté que les élections auront lieu, que de nombreux candidats se préparent à participer, ce seront donc des élections pluralistes», a déclaré M. Jospin lors d'une conférence de presse au sujet du scrutin prévu le 28 novembre.
«Nous savons aussi que des forces politiques qui contestent le processus ont décidé de ne pas y prendre part», a ajouté l'ex-Premier ministre.
M. Jospin conduit une mission sur le processus électoral pour le «Club de Madrid», organisation indépendante d'anciens présidents et d'anciens chefs de gouvernement de plus de 50 pays, dévouée au renforcement des valeurs démocratiques.
Il a rencontré des responsables politiques haïtiens, des intellectuels, des hommes d'affaires et a été reçu par le chef de l'État René Préval.
«Beaucoup de candidats rencontrés ont marqué leurs préoccupations à l'égard du déroulement du processus électoral, de l'indépendance du Conseil électoral provisoire (CEP) et de sa capacité technique à organiser ce processus», a indiqué M. Jospin assurant avoir transmis ces préoccupations aux autorités et aux organisations chargées de préparer les élections.
Au-delà du processus électoral, M. Jospin a discuté avec ses interlocuteurs de la gouvernance et de la reconstruction d'Haïti frappé par un puissant séisme le 12 janvier.
«L'aide qui vous est apportée est certainement un témoignage de solidarité internationale. Elle est indispensable, mais l'objectif est qu'Haïti se gouverne pleinement lui-même et relève lui-même le défi de la reconstruction et de son développement avec l'effort de tous», a-t-il lancé.
M. Jospin boucle vendredi sa mission d'une semaine.
Egalement à propos des prochaines élections, l'ONU en Haïti a donné l'assurance jeudi qu'elle allait apporter un soutien logistique aux autorités.
M. Edmond Mulet représentant en Haïti du secrétaire général de l'ONU, a indiqué que les Casques bleus se chargeraient de la sécurité du scrutin de concert avec la police nationale haïtienne.
«La communauté internationale voit la tenue d'élections honnêtes, transparentes et démocratiques comme un pas nécessaire pour avoir une bonne reconstruction d'Haïti», a déclaré M. Mulet.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/16/01-4316336-en-haiti-jospin-prevoit-des-elections-pluralistes.php
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| M. Jospin conduit une mission sur le processus électoral pour le «Club de Madrid», organisation indépendante d'anciens présidents et d'anciens chefs de gouvernement de plus de 50 pays. PHOTO: REUTERS |
L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin, en mission en Haïti, a estimé jeudi que les élections prévues fin novembre dans le pays seraient pluralistes, mais noté que certains acteurs étaient préoccupés concernant l'organisme chargé d'organiser le scrutin.
«Nous avons constaté que les élections auront lieu, que de nombreux candidats se préparent à participer, ce seront donc des élections pluralistes», a déclaré M. Jospin lors d'une conférence de presse au sujet du scrutin prévu le 28 novembre.
«Nous savons aussi que des forces politiques qui contestent le processus ont décidé de ne pas y prendre part», a ajouté l'ex-Premier ministre.
M. Jospin conduit une mission sur le processus électoral pour le «Club de Madrid», organisation indépendante d'anciens présidents et d'anciens chefs de gouvernement de plus de 50 pays, dévouée au renforcement des valeurs démocratiques.
Il a rencontré des responsables politiques haïtiens, des intellectuels, des hommes d'affaires et a été reçu par le chef de l'État René Préval.
«Beaucoup de candidats rencontrés ont marqué leurs préoccupations à l'égard du déroulement du processus électoral, de l'indépendance du Conseil électoral provisoire (CEP) et de sa capacité technique à organiser ce processus», a indiqué M. Jospin assurant avoir transmis ces préoccupations aux autorités et aux organisations chargées de préparer les élections.
Au-delà du processus électoral, M. Jospin a discuté avec ses interlocuteurs de la gouvernance et de la reconstruction d'Haïti frappé par un puissant séisme le 12 janvier.
«L'aide qui vous est apportée est certainement un témoignage de solidarité internationale. Elle est indispensable, mais l'objectif est qu'Haïti se gouverne pleinement lui-même et relève lui-même le défi de la reconstruction et de son développement avec l'effort de tous», a-t-il lancé.
M. Jospin boucle vendredi sa mission d'une semaine.
Egalement à propos des prochaines élections, l'ONU en Haïti a donné l'assurance jeudi qu'elle allait apporter un soutien logistique aux autorités.
M. Edmond Mulet représentant en Haïti du secrétaire général de l'ONU, a indiqué que les Casques bleus se chargeraient de la sécurité du scrutin de concert avec la police nationale haïtienne.
«La communauté internationale voit la tenue d'élections honnêtes, transparentes et démocratiques comme un pas nécessaire pour avoir une bonne reconstruction d'Haïti», a déclaré M. Mulet.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/16/01-4316336-en-haiti-jospin-prevoit-des-elections-pluralistes.php
Haïti - Environnement : Miami fait don de 2 camions de poubelle à Port-de-Paix
16/09/2010 15:05:02.- Port-de-Paix ne disposait que d’un seul camion poubelle pour le ramassage de ses déchets urbain. Depuis le séisme de janvier dernier, la deuxième ville du pays, épargnée par le tremblement de terre, à vu sa population s’accroître considérablement de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés qui fuyaient la capitale. Cette soudaine surcharge démographique n’a pas été sans poser de grave problème sanitaire à la ville. Avec des équipements pour la gestion des déchets déjà insuffisant avant le séisme, la ville s’est retrouvé avec les nouveaux arrivants dans l’incapacité de faire face au ramassage de l’augmentation considérable de déchets urbain. Guillet Salvador, le maire de Port-de-Paix sur la côte Nord peut aujourd’hui retrouver le sourire grâce à la générosité de la ville de Miami et de Waste Management, une entreprise spécialisée dans l’assainissement urbain qui ont fait don de deux camions poubelles et d’un chèque de 25.000 $ pour le transport des véhicules en Haïti et assurer l’entretien initial. En outre, une partie de ces fonds sera utilisée pour acheter des centaines de poubelles, des brouettes, des pelles et autres fournitures pour la ville.
Tomas Regalado, le maire de Miami s’est félicité de cette contribution « C'est extraordinaire, ça va faire une différence dans une ville qui a été submergé par les déchets » d’autant que la reconstruction se faisant attendre, les réfugiés de Port-de-Paix sont là pour longtemps. Le maire de Port-de-Paix à vivement remercié ses contributeurs « Nous apprécions grandement ce que la ville de Miami en partenariat avec Waste Management, ont fait pour nous aider dans cette situation de grands besoins ».
Port-de-Paix va enfin sortir d’une situation déplorable et dangereuse pour la santé humaine dès que ces équipements, que tout le monde attend avec impatience, débarqueront au port.
S/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1202-haiti-environnement-miami-fait-don-de-2-camions-de-poubelle-a-port-de-paix.html
Tomas Regalado, le maire de Miami s’est félicité de cette contribution « C'est extraordinaire, ça va faire une différence dans une ville qui a été submergé par les déchets » d’autant que la reconstruction se faisant attendre, les réfugiés de Port-de-Paix sont là pour longtemps. Le maire de Port-de-Paix à vivement remercié ses contributeurs « Nous apprécions grandement ce que la ville de Miami en partenariat avec Waste Management, ont fait pour nous aider dans cette situation de grands besoins ».
Port-de-Paix va enfin sortir d’une situation déplorable et dangereuse pour la santé humaine dès que ces équipements, que tout le monde attend avec impatience, débarqueront au port.
S/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1202-haiti-environnement-miami-fait-don-de-2-camions-de-poubelle-a-port-de-paix.html
Sept policiers, dont deux femmes, sous les verrous
L’appartenance présumée à des gangs, l’implication dans le narcotrafic et le banditisme leur sont notamment reprochés, révèle le chef de la DCPJ, Frantz Thermilus Mercredi 15 septembre 2010, Radio Kiskeya
Le directeur central de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, a annoncé mercredi l’arrestation au cours d’opérations séparées de sept agents de la Police Nationale, dont deux femmes, pour leur implication présumée dans des actes de banditisme
Appréhendés entre la mi-août et ce mois-ci, ces policiers auraient pour certains des ramifications avec des gangs et seraient, pour d’autres, des trafiquants de drogue et des kidnappeurs.
Intervenant lors de la conférence de presse hebdomadaire de la PNH, le numéro un de la police judiciaire a clairement identifié le policier Emmanuel St-Phard qui, avec un cousin, ferait partie du puissant gang de Willy Etienne capturé la semaine dernière à Port-au-Prince.
L’agent se serait mis au service de la bande criminelle basée dans le nord, avec des tentacules dans deux autres départements, alors qu’il était affecté au Plateau Central.
Pour sa part, Luxon Denis, un membre de la Brigade d’intervention motorisée (BIM) aurait participé, avec un cousin, à la surveillance de deux femmes qui avaient été enlevées et gardées en otage à Delmas 95 (est de la capitale).
Frantz Thermilus a aussi mentionné les cas d’autres policiers liés au kidnapping, Nanga Taylor, Daniel Laurent, Farlène Michel et Roseletta Alexis. Concernant ces deux jeunes femmes, l’une appartient à la BIM tandis que l’autre était cantonnée à Jacmel (sud-est).
D’autre part, un policier s’est fait arrêter après avoir laissé un bandit utliser son uniforme en vue de se faire passer lui-même pour un agent de l’ordre.
Réitérant la volonté de l’état-major de la police d’épurer l’institution, le commissaire divisionnaire Frantz Thermilus soutient que des enquêtes sont diligentées en permanence sur les cas de policiers impliqués dans le gangstérisme. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7050
Le directeur central de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, a annoncé mercredi l’arrestation au cours d’opérations séparées de sept agents de la Police Nationale, dont deux femmes, pour leur implication présumée dans des actes de banditisme
Appréhendés entre la mi-août et ce mois-ci, ces policiers auraient pour certains des ramifications avec des gangs et seraient, pour d’autres, des trafiquants de drogue et des kidnappeurs.
Intervenant lors de la conférence de presse hebdomadaire de la PNH, le numéro un de la police judiciaire a clairement identifié le policier Emmanuel St-Phard qui, avec un cousin, ferait partie du puissant gang de Willy Etienne capturé la semaine dernière à Port-au-Prince.
L’agent se serait mis au service de la bande criminelle basée dans le nord, avec des tentacules dans deux autres départements, alors qu’il était affecté au Plateau Central.
Pour sa part, Luxon Denis, un membre de la Brigade d’intervention motorisée (BIM) aurait participé, avec un cousin, à la surveillance de deux femmes qui avaient été enlevées et gardées en otage à Delmas 95 (est de la capitale).
Frantz Thermilus a aussi mentionné les cas d’autres policiers liés au kidnapping, Nanga Taylor, Daniel Laurent, Farlène Michel et Roseletta Alexis. Concernant ces deux jeunes femmes, l’une appartient à la BIM tandis que l’autre était cantonnée à Jacmel (sud-est).
D’autre part, un policier s’est fait arrêter après avoir laissé un bandit utliser son uniforme en vue de se faire passer lui-même pour un agent de l’ordre.
Réitérant la volonté de l’état-major de la police d’épurer l’institution, le commissaire divisionnaire Frantz Thermilus soutient que des enquêtes sont diligentées en permanence sur les cas de policiers impliqués dans le gangstérisme. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7050
Affaire Manouchka Brice : la police aux trousses des meurtriers
Tous les gangs sont visés dans le cadre de l’enquête ouverte sur le meurtre de l’épouse du DDO de la PNH, Ralph Stanley Jean Brice, a averti le chef de la police judiciaire, Frantz Thermilus mercredi 15 septembre 2010, Radio Kiskeya
Près d’une semaine après l’assassinat de Manouchka Louis Brice, épouse du directeur départemental de l’ouest de la PNH, Ralph Stanley Jean Brice, la police n’est toujours pas en mesure de déterminer le mobile de ce meurtre, a affirmé mercredi le chef de la police judiciaire, Frantz Thermilus, qui promet une riposte à la dimension de l’acte.
"Quand certaines autorités sont frappées, tous les gangs doivent en ressentir les effets, dans n’importe quel pays au monde", a martelé le patron de la DCPJ en soulignant que deux suspects ont abandonné la capitale ces derniers jours pour se réfugier dans le sud du pays.
De ce fait, la PNH souhaite mener l’enquête "la plus discrètement possible" et doit par conséquent éviter toute "fuite" dans le traitement des informations qui pourrait éveiller des soupçons chez certains, a expliqué le commissaire divisionnaire Frantz Thermilus.
Au nom de la police, il a redit qu’aucune arrestation n’a encore été effectuée depuis la mort de Manouchka Louis Brice, une mère de famille de 39 ans.
Le directeur central de la police judiciaire assure que toutes les ressources disponibles sont mobilisées afin de traquer avec succès les meurtriers, particulièrement dans les zones criminogènes de Port-au-Prince.
Faisant remarquer que la "hiérarchie existait même au ciel", M. Thermilus a déclaré que si l’insécurité touche directement les hauts responsables de la police, ceux-ci ne seront pas en mesure de garantir la sécurité des simples citoyens.
Mortellement blessée au volant de sa voiture vendredi soir à proximité de son domicile dans le quartier de Vivy Mitchel, à Frères (Pétion-Ville, est de Port-au-Prince), la femme du DDO de la PNH devait rendre l’âme quelques instants plus tard à l’hôpital de la Communauté Haïtienne.
Trois individus circulant à bord d’un véhicule auraient mené l’attaque, selon la police. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7051
Près d’une semaine après l’assassinat de Manouchka Louis Brice, épouse du directeur départemental de l’ouest de la PNH, Ralph Stanley Jean Brice, la police n’est toujours pas en mesure de déterminer le mobile de ce meurtre, a affirmé mercredi le chef de la police judiciaire, Frantz Thermilus, qui promet une riposte à la dimension de l’acte.
"Quand certaines autorités sont frappées, tous les gangs doivent en ressentir les effets, dans n’importe quel pays au monde", a martelé le patron de la DCPJ en soulignant que deux suspects ont abandonné la capitale ces derniers jours pour se réfugier dans le sud du pays.
De ce fait, la PNH souhaite mener l’enquête "la plus discrètement possible" et doit par conséquent éviter toute "fuite" dans le traitement des informations qui pourrait éveiller des soupçons chez certains, a expliqué le commissaire divisionnaire Frantz Thermilus.
Au nom de la police, il a redit qu’aucune arrestation n’a encore été effectuée depuis la mort de Manouchka Louis Brice, une mère de famille de 39 ans.
Le directeur central de la police judiciaire assure que toutes les ressources disponibles sont mobilisées afin de traquer avec succès les meurtriers, particulièrement dans les zones criminogènes de Port-au-Prince.
Faisant remarquer que la "hiérarchie existait même au ciel", M. Thermilus a déclaré que si l’insécurité touche directement les hauts responsables de la police, ceux-ci ne seront pas en mesure de garantir la sécurité des simples citoyens.
Mortellement blessée au volant de sa voiture vendredi soir à proximité de son domicile dans le quartier de Vivy Mitchel, à Frères (Pétion-Ville, est de Port-au-Prince), la femme du DDO de la PNH devait rendre l’âme quelques instants plus tard à l’hôpital de la Communauté Haïtienne.
Trois individus circulant à bord d’un véhicule auraient mené l’attaque, selon la police. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7051
Un brésilien à la tête de la sélection nationale de football
Un brésilien à la tête de la sélection nationale de football
Avec un mandat de quatre ans, Edson Araujo Tabarez a pour mission d’offrir à Haïti un billet pour le Mondial 2014 au Brésil
mercredi 15 septembre 2010,
Le comité exécutif de la Fédération haïtienne de football a présenté officiellement mercredi l’entraîneur brésilien Edson Araujo Tabarez comme le nouveau sélectionneur national avec l’objectif primordial de qualifier le pays pour la Coupe du monde 2014 qu’accueillera le Brésil.Lors d’une conférence de presse, le président de la FHF, Dr Yves Jean-Bart, et le vice-président, Julio Cadet, ont salué l’arrivée à Port-au-Prince du technicien rendue possible grâce à un partenariat conclu récemment avec l’ONG brésilienne opérant en Haïti, Viva Rio.Le nouvel entraîneur, dont le salaire n’a pas été dévoilé, hérite d’un poste vacant depuis queque temps.S’exprimant en français, Edson Araujo Tabarez, qui a pris ses fonctions immédiatement, a fixé à 2014 la fin de son mandat. Il a mis en garde contre tout "optimisme excessif et des attentes irréalistes du public haïtien", mais a promis de se mettre au travail dans un contexte très difficile afin d’offrir à Haïti une chance de qualification dans la zone CONCACAF.Présenté comme un entraîneur expérimenté ayant notamment travaillé en Europe et en Asie, M. Tabarez a dirigé le club brésilien du Gremio de Porto Alegre et la sélection vietnamienne de football.Le partenariat avec Viva Rio permet à la sélection féminine senior d’effectuer actuellement un stage au Brésil. Son homologue masculine doit partir bientôt vers la même destination.L’unique participation d’Haïti à une phase finale de Coupe du monde remonte à 1974 en Allemagne avec l’immortel attaquant Emmanuel "Manno" Sanon. spp/Radio Kiskeya
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