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dimanche 11 juillet 2010

Haïti: Bill Clinton frustré par la lenteur des donateurs

Jonathan M. Katz, Associated Press, Port-au-Prince
L'ancien président des États-Unis Bill Clinton s'est dit frustré, samedi, par la lenteur du processus de reconstruction en Haïti, mais a affirmé qu'il croyait que le pays pourra surmonter ces difficultés s'il est capable de développer son autonomie.
Dans une entrevue téléphonique avec l'Associated Press, six mois après le séisme destructeur, M. Clinton a affirmé que les donateurs internationaux n'avaient versé que 10% des fonds promis. Il a aussi signalé les problèmes énormes dans le nettoyage des débris et dans la construction d'habitations.
L'ancien président a affirmé que les tentatives pour fournir un toit aux 1,6 million d'Haïtiens qui vivent toujours sous des tentes et des toiles étaient horriblement frustrantes. Plusieurs obstacles se dressent à l'horizon, notamment un combat continu entre les propriétaires terriens du pays et les autorités gouvernementales pour l'utilisation de terrains. Le manque de fonds demeure aussi un problème selon lui.
Bill Clinton est le coprésident de la commission internationale qui gère les 5,3 milliards $ en promesses d'aide humanitaire. Il regrette le fait que seule une petite partie de ces fonds ait été versée jusqu'à maintenant, et en suppression de dette plutôt qu'en argent.
Seuls le Brésil, la Norvège et l'Australie ont remis de l'argent pour la reconstruction du pays dévasté. Les États-Unis doivent aussi être ajoutés à cette liste, bien qu'ils n'aient fourni que 30 millions $, sur un total de 1,15 milliard promis.
M. Clinton a précisé qu'il planifiait contacter les donateurs dès la semaine prochaine afin de leur rappeler leurs engagements respectifs.
Les frustrations de l'ancien président des États-Unis semblent partagées dans les rues de Port-au-Prince, où bien peu a changé depuis les semaines suivant le séisme. Entre 230 000 à 300 000 personnes sont décédées lors de cette catastrophe selon les autorités.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/aide-internationale/201007/10/01-4297290-haiti-bill-clinton-frustre-par-la-lenteur-des-donateurs.php

samedi 10 juillet 2010

L'opposition veut relancer la mobilisation antigouvernementale

Après la coupe du monde de football qui a constitué une trêve politique, les leaders de l'opposition haïtienne entendent relancer la mobilisation antigouvernementale. Les dirigeants des partis et organisations politiques qui contestent le CEP se proposent d'intensifier la mobilisation à partir du 13 juillet 2010.

Membre du groupe minoritaire, la sénatrice Edmonde Supplice Beauzile (Alternative) déplore le refus du président Préval de dialoguer avec les acteurs politiques. Elle appelle à la mobilisation contre ce gouvernement qu'elle assimile à une dictature.
De plus, la secrétaire générale de la Fusion invite les dirigeants des organisations représentées au CEP à se désolidariser de l'organisme électoral.
De son coté, le sénateur William Jeanty (Konba) soutient que le prochain scrutin ne sera pas libre et démocratique. Le parlementaire refuse de prendre en compte l'appui de l'ambassadeur américain au processus électoral arguant que seule la décision du peuple haïtien comptera.
Le secrétaire général de Konba explique que les conditions ne sont pas réunies pour la tenue de bonnes élections. Contrairement aux dirigeants de l'Union et Respect, le sénateur Jeanty ne croit pas qu'un dialogue entre les acteurs politiques et le chef de l'Etat permettra d'harmoniser les points de vue.
A l'instar de Fanmi Lavalas, Konba a été exclu du dernier processus électoral.
Le parti Fanmi Lavalas reprendra également ses manifestations de protestation le 15 juillet. Marise Narcisse réclame l'intégration de Fanmi Lavalas dans le processus électoral et des élections anticipées.
LLM / Radio Métropole Haïti

Des haïtiens étaient à la recherche des opportunités d'affaires en Corée du Sud

Une délégation de la Commission présidentielle tripartite de Mise en œuvre de la Loi Hope a séjourné en Corée du Sud du 6 au 11 juin dernier afin de rencontrer des dirigeants d'entreprises locales appartenant au secteur textile.

La délégation composée de Georges Sassine et de Lionel de La Tour, présidée par la ministre du Commerce et de l'industrie Madame Jocelyne Colimon Féthière a approché 7 compagnies avec l'aide de l'organisme de promotion des investissements Coréens la «Kotra».
Plusieurs d'entre elles se sont montrées intéressées à investir dans la fabrication de vêtements en Haïti, notamment Kyungseung qui recherche actuellement un terrain pour y construire sa propre usine.
Trois autres ont évoqué l'investissement probable en Haïti, de 25 millions de dollars dans les 18 prochains mois.
Enfin, d'autres entreprises ont conditionné l'installation d'unités de fabrication et de teintures de textiles, à la construction de parc industriel dans la zone de Corail- Cesselesse et dans le nord du pays.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17968

Kenneth Merten affirme que la CIRH est un partenaire de la reconstruction d'Haïti

L'ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Kenneth Merten, vante les mérites de la Commission Intérimaire de Reconstruction d'Haïti (CIRH), laquelle établit un bon partenariat entre l'Etat haïtien, le secteur privé et la communauté internationale. Cette structure permet aux haïtiens d'avoir des échanges réguliers avec la communauté internationale sur les projets prioritaires, assure le diplomate.
Intervenant à la rubrique " Le point sur le 100.1 " de radio Métropole, Kenneth Merten a fait remarquer que la commission intérimaire permet aux bailleurs de fonds de vérifier les dépenses dans les projets sélectionnés.
Les différentes entités représentées au sein de la commission ont déjà convenu des secteurs prioritaires. Le diplomate américain croit savoir que l'agriculture et la santé ont été identifiées parmi les secteurs prioritaires.
Interrogé sur la méfiance de certains acteurs de la vie nationale à l'égard de cette structure, M. Merten assure que le gouvernement haïtien aura le leadership de la reconstruction. On veut reconstruire le pays suivant la vision des haïtiens, insiste t-il.
Les fonds promis par les Etats-Unis pour la reconstruction n'ont pas encore été approuvés par le congrès et la chambre des représentants. A ce jour chaque chambre a approuvé un document différent. Ces documents devront être conciliés et votés dans les mêmes termes.
Kenneth Merten affirme que l'aide américaine pour la reconstruction sera supérieure au milliard de dollars décaissés durant la période d'urgence. Il assure que les Etats-Unis entendent poursuivre l'assistance humanitaire qui devra être accordée en priorité aux personnes vulnérables et aux défavorisés.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17967

Le PAM s'investit dans la sécurité alimentaire en Haïti

Le Programme alimentaire mondial (PAM), qui a apporté une assistance alimentaire à environ 4 millions de personnes après le séisme, a récemment mis en place une stratégie, pour construire des fondations solides qui assureront une véritable sécurité alimentaire à des centaines de milliers d'Haïtiens.

La Directrice du PAM, Josette Sheeran a indiqué que son organisation travaille avec le gouvernement haïtien et d'autres partenaires sur des programmes qui utilisent des projets de nourriture ou d'argent contre travail, de repas scolaires, et des initiatives nutritionnelles pour reconstruire une sécurité alimentaire en Haïti. Ces programmes Cash and food for work réalisés en collaboration avec des ONG offrent ainsi de l'argent aux Haïtiens qui sont employés sur des projets concrets de reconstruction, pour qu'ils puissent couvrir leurs dépenses.
35 000 personnes ont été recrutés dans ces différents programmes de Cash for work. La Directrice du PAM pour Haïti, Myrta Kaulard, révèle que l'agence espère étendre le programme à 140 000 personnes avant la fin 2010. « Nous soutenons un grand nombre de personnes qui autrement auraient beaucoup de difficultés à se nourrir, » a déclaré Myrta Kaulard, Représentante du PAM en Haïti, en ajoutant que les rations et revenus distribués aux participants sont conçus pour subvenir aux besoins de familles allant jusqu'à cinq personnes.
En outre, le PAM s'est également impliqué dans le programme de cantine scolaire. Chaque jour, l'agence offre 655.000 repas chauds. " Les distributions de repas scolaires sont l'une des pierres angulaires de nos opérations" a ajouté Mme.Kaulard. «C'est une façon simple et efficace de garantir que les enfants obtiennent au moins un repas nutritionnel par jour, et de les inciter à continuer leur éducation ».
Dans le même temps le PAM a également distribué des repas prêts à la consommation à environ 370 orphelinats, hébergeant 37.000 enfants dont beaucoup ayant perdu leurs parents dans le séisme.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17965

Haïti/ONU: chef d'État major suspendu

AFP.- Le chef d'Etat major de la force militaire de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah), le Canadien Bernard Ouellette, a été relevé de ses fonctions par Ottawa qui n'a plus "confiance" en lui, a indiqué hier le porte-parole du ministre canadien de la Défense.
"C'est une décision qui a été prise par la hiérarchie" militaire canadienne, "en raison de l'incapacité du Colonel Ouellette à répondre ces derniers mois à la baisse de moral (des Casques bleus) et à (maintenir) la cohésion des équipes", a déclaré à l'AFP Jay Paxton, porte-parole du ministre Peter MacKay. "Il a perdu la confiance" de l'Etat major canadien, a-t-il souligné, précisant qu'une enquête interne avait été ouverte.
Selon les médias canadiens, Ottawa reproche notamment au haut gradé d'avoir entretenu une "relation inappropriée", une allégation qu'a refusée de commenter M. Paxton. Le porte-parole n'était pas en mesure d'indiquer si le militaire avait déjà quitté le pays caribéen, qui doit commémorer lundi les six mois du terrible séisme qui a fait entre 250.000 et 300.000 morts et près de 1,5 million de sans-abri, selon l'ONU.
Soldat expérimenté, qui a notamment servi en Bosnie, le colonel Ouellette avait pris la tête des quelque 7.000 militaires de l'ONU déployés en Haïti en juillet 2009. Son renvoi intervient un peu plus d'un mois après celui du plus haut gradé canadien en Afghanistan, le brigadier-général Daniel Ménard, qui avait été relevé de ses fonctions après des allégations de "conduite inappropriée".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/10/97001-20100710FILWWW00413-haitionu-chef-d-etat-major-suspendu.php

Haïti rattrapé par ses démons

Agnès Gruda.- La Presse
Au départ, l'idée paraissait simple: envoyer des maisons prêtes-à-monter par bateau, jusqu'en Haïti, où des centaines de milliers de gens s'entassaient dans des camps insalubres après le tremblement de terre du 12 janvier.
Dès les semaines qui ont suivi la catastrophe, le Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) a donc entrepris d'étudier des modèles de «maisons en kit». Mais encore fallait-il trouver des terrains où les installer. Gros problème: même avant le séisme, les registres fonciers haïtiens étaient chaotiques. Ça ne s'est pas arrangé depuis.
«Nous ne pouvions pas transporter des maisons sans savoir où les mettre. Et nous ne pouvions pas commencer à les monter sur des débris ou des terrains incertains», explique Carine Guidicelli, directrice des communications du CECI.
Et puis, il n'y avait pas que le chaos foncier. Étonnamment fluides dans les semaines suivant le séisme, les douanes haïtiennes ont repris, depuis, leur rythme habituel. Lent. Très lent.
Confronté à la perspective de transporter des maisons sans destination connue pour les laisser moisir au port de la capitale, le CECI a abandonné son projet. Pour s'attaquer plutôt à la construction d'une centaine de maisons à Léogâne, cette ville qui a été pratiquement rasée le 12 janvier.
Contrairement aux cabanes prêtes-à-monter, les nouvelles habitations, bâties avec des gravats recyclés, seront de «vraies» maisons, destinées à durer. On prend le temps de démêler les titres de propriété avec les autorités locales et les voisins. Le processus est laborieux. Et on est encore loin, très loin, d'avoir posé la première pierre de la première maison...
On estime que le tremblement de terre du 12 janvier a enseveli Haïti sous 20 millions de mètres cubes de débris. Six mois plus tard, à peine 250 000 mètres cubes ont été retirés. C'est à peine plus d'un pour cent!
Pourquoi si peu? Pourquoi pas plus vite? L'histoire des maisons prêtes-à-monter donne quelques éléments de réponse. Car elle est loin d'être unique. La Société canadienne de la Croix-Rouge voulait elle aussi construire des maisons sur des fondations de béton à Léogâne. Et elle a trébuché elle aussi sur les titres fonciers incertains. Pour se rabattre sur des cabanes démontables qu'elle compte fixer au sol avec des sangles. Un projet critiqué par les Architectes de l'urgence, qui craignent que ces maisons temporaires ne se transforment en de futurs bidonvilles.
Mais pour Jean-Pierre Taschereau, responsable des opérations d'urgence à la Croix-Rouge canadienne, il n'y avait pas vraiment le choix: «Au moins, si le propriétaire réclame son terrain, les maisons pourront être déménagées.»
***
Cette confusion foncière pose aussi problème pour ces millions de tonnes de gravats qu'il faudra bien placer quelque part. Mais sur quel terrain? Appartenant à qui?
En d'autres mots, si les choses piétinent, c'est en partie à cause de ce qu'était Haïti avant le 12 janvier. «Nous nous faisons rattraper par le contexte du pays. Ce qui n'allait pas bien avant ne va pas mieux aujourd'hui.», résume Jean-Pierre Taschereau.
C'est ce qui se produit aux douanes, par exemple, où «le système a repris le dessus». Un exemple: les Architectes de l'urgence ont acheminé 280 abris au port de Port-au-Prince. Ils poireautent là depuis un mois en attendant d'être dédouanés.
«Haïti est à une croisée des chemins critique», constate le rapport d'un comité du Sénat américain, qui dénonce lui aussi le fouillis foncier et le blocage douanier.
Mais derrière ces deux problèmes se dessine une tendance plus large: la faiblesse du gouvernement haïtien, incapable ne serait-ce que d'accélérer les procédures douanières.
Plusieurs craignent que les élections annoncées pour novembre ne fassent qu'exacerber cette impuissance, en politisant à outrance la moindre décision du gouvernement. Imaginons que celui-ci ait besoin d'exproprier un terrain pour y accueillir un projet de construction. Osera-t-il le faire, au risque de perdre des appuis politiques?
«Le gouvernement est trop faible, et il n'y a que les élections qui l'intéressent!» dénonce Michèle Striffler, députée européenne qui rentre d'Haïti et doit présenter un rapport sur sa mission à la mi-juillet.
Et ajoutez à cela la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti, coprésidée par Bill Clinton, censée choisir les projets financés à même les 10 milliards promis en mars par les donateurs internationaux - et qui n'a encore tenu qu'une seule réunion.
Mais en même temps, peut-être était-il irréaliste d'imaginer que les choses puissent aller plus vite? «Quand le World Trade Center s'est effondré, il en a fallu, du temps, pour tout dégager. Eh bien, ici, c'est plein de World Trade Center», souligne Marie-Ève Bertrand, de Care Canada, qui travaille sur des projets d'abris à Léogâne.
D'autres font valoir que les lenteurs ne sont pas toutes haïtiennes. Les Architectes de l'urgence veulent réparer des centaines de maisons à Léogâne et Port-au-Prince. Depuis trois mois, ils attendent des fonds de l'Union européenne et de l'ONU. «On n'a toujours pas vu le premier centime», dénonce leur président, Patrick Coulombel.
Peu importe les raisons, son constat est implacable: «Six mois après le tremblement de terre, la reconstruction n'a même pas commencé. C'est absolument anormal.»
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/agnes-gruda/201007/09/01-4297098-haiti-rattrape-par-ses-demons.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4297101_article_POS1

Commentaires:
Dans une demarche de justice et d’equite, j’aurais aime que le journaliste fasse un effort dans le sens du titre de son article de facon a mettre l’accent sur la responsabilite et les deviances affichees dans le comportement de ceux qui se sont precipites sur Haiti pour aider. Le titre le plus juste serait : La communaute internationale embourbee dans les vieux demons d’Haiti. Tout ce que decrit avec justesse le journaliste et l’ensemble des communicateurs qui se sont faits du jour au lendemain specialistes de la question haitienne auraient du s’impregner de l’ensemble des problemes structurels et conjoncturels du pays et de sa societe avant de s’engouffrer tetes baissees et visieres relevees dans un labyrynthe inextricable. Aujourd’hui la lenteur qui etend son manteau sur l’ensemble des actions et des activites de reconstruction n’incombe pas uniquement a Haiti et a son pseudo gouvernement. Nous sommes en 2010, l’improvisation ne devrait plus etre un art. Soyons serieux et faisons preuve d’intelligence.

Wilson St-Jean n'ira pas à Haïti mais garde espoir

La Tribune: François Gougeon.-

(Sherbrooke) Déçu de ne pouvoir aller visiter les siens à Haïti cet été, le professeur d'éducation physique Wilson St-Jean sent au moins la lumière au bout du tunnel: les démarches sont réellement engagées dans le processus de réunification à Sherbrooke de ses parents et de deux soeurs mineures.
On se souviendra que l'ancien athlète du Vert et Or a vécu une gamme intense d'émotions en janvier dernier à cause du séisme meurtrier en Haïti. Lui-même y avait perdu des proches.
«Après ma visite lors de la semaine de relâche scolaire à l'hiver, j'avais prévu retourner à Haïti cet été. Je devais partir le 14 juillet, mais j'ai tout annulé à cause du prix du billet d'avion, soit environ 1100 $. Pourtant l'été passé j'avais payé 400 $», a indiqué à La Tribune le solide gaillard, qui a célébré ses 34 ans mardi.
L'autre problème de Wilson St-Jean, c'est que comme il n'a pas sa permanence d'enseignant à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), il est sans revenu depuis la fin des classes. S'il ne s'inquiète pas trop de trouver une école où enseigner au retour de septembre, il préfère économiser ses sous pour en acheminer le plus possible à sa famille à Haïti. «Les médias n'en parlent plus, mais la situation est toujours très difficile dans le pays. Mais au moins, ça bouge un peu plus pour la reconstruction», fait valoir M. St-Jean.
Quant au fonds institué par son ancien professeur Jean-Pierre Cuerrier, il servira à faire venir au Québec quatre des siens. «Les démarches avancent, mais c'est très compliqué. Il faut notamment un avocat pour préparer les papiers à Haïti, un bilan médical et tout plein de détails... Mais au moins, le dossier est maintenant dans la machine», dit-il.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/201007/10/01-4297138-wilson-st-jean-nira-pas-a-haiti-mais-garde-espoir.php

Haïti: pourquoi rien ne bouge?

La cathédrale Notre-Dame de Port-au-Prince est exactement dans le même état six mois plus tard. Ce qui était un marché avant le séisme est devenu un camp pour les sinistrés. Photo: Martin Chamberland, La Presse.-


Patrick Lagacé.- La Presse

Rien n'a changé. C'est ce qui frappe le visiteur qui revient à Port-au-Prince, six mois après le séisme du 12 janvier. Rien n'a changé. Ou si peu. Trop peu.
Il y a six mois, des gravats obstruaient les rues, on voyait partout des immeubles écroulés sur eux-mêmes ou tanguant au-dessus de la voie publique et des voitures écrasées comme des crêpes.
Aujourd'hui, près de 200 jours après le séisme, ce tableau est encore la norme dans les quartiers de Port-au-Prince. De temps en temps, ici et là, de façon aléatoire, les débris d'un édifice ont été ramassés. Il reste un terrain vague, bien souvent entre deux immeubles en miettes.
Pardonnez le cliché: la reconstruction avance à pas de tortue. En fait, avant même de parler de reconstruction, il faudra évacuer les débris. Ce qui commence à ressembler, à l'échelle de Port-au-Prince, à ramasser les débris d'un bungalow lavallois avec une spatule.
Pour témoigner des efforts de reconstruction, le photographe Martin Chamberland, de La Presse, avait immortalisé des dizaines d'endroits de Port-au-Prince, au mois de janvier. Avec l'idée de revenir plus tard reprendre des photos aux mêmes endroits.
C'est ce que Martin a fait, au début de la semaine, pour marquer les six mois du tremblement de terre. Je l'accompagnais. Dans la Toyota bringuebalante de notre guide, nous nous sommes mis à la recherche des lieux photographiés il y a six mois. Premier arrêt: rue Estimé, quartier Fort national.
Un tableau réjouissant nous attendait. Les débris de plusieurs immeubles avaient été ramassés. En ce dimanche suffocant, un bulldozer attendait le retour de son conducteur. Il y avait clairement, ici, du mouvement.
Jean-Louis Jean-Hubert, dont la minuscule demeure a été jugée digne de ne pas être rasée, n'est pourtant pas impressionné. «Ça ne s'améliore pas», dit-il dans ses chaussures Crocs roses, en regardant la photo de sa rue prise il y a six mois.
Le second arrêt, au Champ-de-Mars, devant le Palais présidentiel, confirme ce que M. Jean-Hubert nous a dit, rue Estimé. Le Palais ressemble encore au vieillard penché qu'il était en janvier. Pas l'ombre d'un bulldozer en vue.
«Il ne s'est rien passé depuis deux mois. Ils ont commencé des travaux, puis il sont partis», nous informe Carlo, un jeune homme qui habite le quartier de tentes flambant neuf du Champ-de-Mars.
Martin Chamberland pointe sa Canon sur le palais. Avant, après: seul le dôme central, amputé, est absent du cliché du mois de juillet. Le symbole du pouvoir exécutif haïtien est laissé à l'abandon, en ruine.
Une ville pétrifiée
Le reste de la journée sera à peu près de la même eau. Partout, le photographe de La Presse a retrouvé les mêmes tableaux qu'il y a six mois. Comme si Port-au-Prince était encore pétrifié.
Enfin, le lendemain, lundi, des signes d'action là où s'élevait l'église Notre-Dame du Perpétuel Secours! Un terrain clôturé, des bruits de machinerie lourde, des hommes casqués qui s'activent. Ce jour-là, on nivelait le terrain, dernière étape avant la construction d'une école.
Pour Hervé Jacques, de Fideli Construction, la reconstruction d'Haïti se passe très bien, merci. Il a supervisé des travaux aux Cayes, à l'Hexagone, à La Plaine. Fideli, dit-il, démolit et construit depuis des semaines. «Et nous aurons terminé cette école dans une semaine. Nous allons travailler jour et nuit.»
La restauration de ce terrain illustre bien le caractère aléatoire de la reconstruction de Port-au-Prince. C'est l'UNICEF, l'agence de l'ONU pour les enfants, qui finance la construction de cette école, une structure légère. Des religieuses l'administreront.
Pourquoi cette école? Pourquoi ici? Pourquoi maintenant? Parce que c'est comme ça que se déroule principalement la reconstruction: de façon organique, sans réelle direction centrale, sans supervision de l'État. Par les deniers et les efforts d'intérêts privés, de l'ONU et d'ONG.
Au stade Sylvio-Cator, les sinistrés qui occupaient l'enceinte dans les semaines qui ont suivi le séisme ont été relogés tout autour. Ce camp menace, comme tous les autres, de devenir un bidonville permanent, étouffant d'exiguïté.
George David, membre du comité de citoyens, nous accueille. Nous lui expliquons notre projet photo. «Rien n'évolue, dit-il. Rien ne change. Il n'y a pas de projets. Le gouvernement ne fait rien pour nous. On parle de la reconstruction d'Haïti, mais je ne la vois pas!»
On ne la voit pas, certes, elle est désespérément lente, cette reconstruction, mais elle est là. C'est le paradoxe de cette reconstruction: elle n'est pas faite que de briques et de béton. Prenez Médecins sans frontières. L'ONG médicale avait quatre points de service en Haïti avant le 12 janvier. Elle en a désormais plus de 17 grâce aux fonds recueillis et à la sensibilisation internationale. Petit exemple, selon Stefano Zannini, chef de mission de MSF en Haïti, de la «chance extraordinaire» que représente encore pour le pays la catastrophe de janvier.
Il y a cependant des ratés immenses dans la planification, note Zannini. Le quart de toute l'eau distribuée dans les camps est fourni pas MSF. «C'est anormal quand on sait que nous sommes une organisation médicale. Ça veut dire que quelqu'un n'assure pas ce travail.»
Un autre arrêt, pour une autre photo. Encore au Champ-de-Mars. Vue sur le bidonville avec, au fond, la «Tour 2004», une affreuse structure d'inspiration nord-coréenne, incomplète, érigée pour souligner les 200 ans de la révolution haïtienne.
Et encore une fois, le tableau est pareil à celui du mois de janvier. Six mois plus tard, cependant, un fil électrique s'est détaché d'un poteau et pend entre deux tentes. Un enfant joue avec le fil. Heureusement, le courant électrique n'a jamais été fiable, dans ce pays, séisme ou pas.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201007/09/01-4297101-haiti-pourquoi-rien-ne-bouge.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B42_acc-manchettes-dimanche_369233_accueil_POS6

vendredi 9 juillet 2010

Haïti en scène: la musique comme porteuse d'espoir

En point de presse jeudi, le Festival d'été a lancé, en présence de chanteurs d'Haïti sur scène, une collecte de fonds pour les victimes du tremblement de terre du 12 janvier.

Le Soleil, Erick Labbé

Daphnée Dion-Viens, Le Soleil.-
(Québec) «La musique, c'est très important pour Haïti. C'est notre façon de projeter une image positive de notre pays. Ça donne de l'espoir.»
Après que la terre a tremblé, le 12 janvier, Marie-Brunette a passé huit heures prisonnière des décombres. Mais sa blessure au pied ne l'a pas empêchée de recommencer à chanter rapidement, quelques semaines après le séisme.
La troupe Haïti sur scène n'a pas été épargnée par la catastrophe : cinq de ses membres sont morts et trois danseurs ont été amputés. Malgré tout, les activités ont repris rapidement après le séisme, grâce à l'invitation du Festival d'été en mars. «On est un groupe très soudé», affirme son metteur en scène, Bertrand Labarre. «Quarante-huit heures après le tremblement de terre, la centaine de membres du groupe avaient repris contact entre eux.»
L'aventure a commencé en 2005, lorsque M. Labarre, un Français d'origine qui enseigne à Port-au-Prince, a commencé à recruter de jeunes artistes afin de développer un genre musical jusqu'ici peu connu en Haïti : les comédies musicales. Avec les moyens du bord et d'autres comparses, il met en scène une version revisitée de l'opéra rock Starmania, aux accents créoles.
Coup de foudre de Michaëlle Jean
La gouverneure générale Michaëlle Jean, en visite à Haïti, assiste à l'un de leurs spectacles. Coup de foudre. Elle les présente à Luc Plamondon, qui tombe lui aussi sous le charme. Le parolier se donne comme mission d'assurer la survie de la troupe.
Depuis, Haïti en scène a présenté sa version de Starmania à Montréal en 2008, à guichets fermés. Mais depuis le séisme du 12 janvier, tout a changé pour la troupe, qui veut désormais organiser des ateliers dans des camps où vivent encore des milliers de sinistrés.
«On formera 70 jeunes qui animeront des ateliers de danse, de chant et de théâtre afin de monter des comédies musicales dans 25 camps, explique M. Labarre. Il y a beaucoup d'oisiveté générée par le manque d'activités et on fait le pari que ça peut marcher. Notre préoccupation, c'est maintenant de s'occuper de nos gens et de donner de l'emploi à nos jeunes.»
Au cours des derniers mois, M. Labarre a multiplié les demandes de financement pour assurer la survie du projet. Les réponses se font attendre.
«Chaque sou gagné est un combat», laisse-t-il tomber.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/festival-dete/201007/08/01-4296768-haiti-en-scene-la-musique-comme-porteuse-despoir.php

Haïti: l'aide canadienne aurait été freinée par des problemes

.- La Presse Canadienne.- Halifax .-
L 'Équipe d'intervention en cas de catastrophe (EICC) du Canada est arrivée en Haïti dans la foulée du violent séisme du 12 janvier sans équipement et entraînement adéquats, tandis que de l'aide médicale d'urgence a dû céder sa place aux journalistes, selon un bilan provisoire.
Le rapport, dont La Presse Canadienne a obtenu copie en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, révèle que l'aide envoyée en Haïti a été tellement précipitée et qu'elle était gérée par tellement d'organismes au Canada que les soldats sont arrivés sans armes, sans munitions et sans certaines pièces de leurs vêtements pare-balles.
Il ajoute que l'EICC a perdu le contrôle de ce qui était envoyé en Haïti, ce qui a entraîné des retards dans l'acheminement de matériel essentiel au traitement des victimes.
Des médicaments et du personnel médical ont aussi peiné à rejoindre l'île, à bord d'un des premiers vols, parce qu'ils ont dû céder leur place à des journalistes. Le rapport n'explique pas pourquoi cette équipe spécialisée ne possédait pas d'emblée tout l'équipement et toute la formation requis pour son déploiement d'urgence.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201007/09/01-4296977-haiti-laide-canadienne-aurait-ete-freinee-par-des-problemes.php
Commentaires:
Merci le Canada. Nous attendons que d'autres langues se delient et divulguent les verites de ce fiasco dont les haitiens auront ete souvent le dindon de la farce.

jeudi 8 juillet 2010

Daphnée Dion-Viens, Le Soleil
(Québec) Le Festival d'été a lancé un appel à la générosité du public jeudi, en organisant une collecte de fonds pour aider à la reconstruction d'Haïti, six mois après le tremblement de terre qui a dévasté le pays. La troupe Haïti en scène, composée de jeunes chanteurs qui ont survécu au séisme, a d'ailleurs ouvert le spectacle de jeudi sur les Plaines. L'opération se répétera demain.
Des bénévoles étaient à pied d'oeuvre jeudi en fin de soirée pour ramasser les dons des spectateurs aux sorties du site. L'argent amassé servira à financer des projets reliés à la culture et l'éducation, en lien avec les valeurs du Festival d'été, a indiqué hier sa présidente, Marie-France Poulin. «Ce qui est le plus important pour un peuple quand tout est détruit, c'est la culture et l'éducation. Nous espérons que le public sera généreux», a-t-elle affirmé lors d'un point de presse. Mme Poulin a assuré que le Festival d'été contribuera aussi à cette opération, sans vouloir préciser le montant du don qui sera fait.
La collecte de fonds est organisée en collaboration avec le Centre de la francophonie des Amériques, inauguré à Québec en 2008. L'argent amassé servira à mettre sur pied des centres de lecture et d'animation culturelle, des classes pédagogiques pour les tout-petits et à reconstruire l'Institut francophone pour la gestion des Caraïbes. «Nous souhaitons qu'Haïti ne tombe pas dans l'oubli, c'est pour ça qu'on se mobilise», a lancé Chantale Moreno, de l'Organisation internationale de la Francophonie.
La dizaine de jeunes chanteurs de la troupe Haïti en scène, qui a interprété jeudi des extraits de l'opéra rock Starmania, remontera sur la scène des Plaines demain, en première partie des spectacles de Mark Masri et de Lara Fabian. Ils interpréteront cette fois-ci d'autres extraits de comédies musicales, comme Notre-Dame de Paris.
Il y a quelques années, Luc Plamondon est tombé sous le charme de cette troupe qui a réussi, avec les moyens du bord, à monter une solide version de Starmania qui a été présenté à Montréal, en 2008 (voir autre texte). «Je vis une histoire d'amour avec Haïti en scène», a affirmé jeudi M. Plamondon à Québec. «Il y a malheureusement eu 300 000 morts lors du tremblement de terre, mais il y a neuf millions d'Haïtiens qui restent debout et qui doivent survivre, a-t-il affirmé. Les Haïtiens ont en commun avec nous l'amour de la chanson. Il faut sauver la musique.»

Son conjoint s'est porté candidat à la présidentielle en Haïti

Louis-Denis Ebacher, Le Droit.-
Le conjoint de Yolande Knight est René St-Fort, un candidat à la présidentielle en Haïti dont l'adresse est située à Chelsea.
« Il s'est porté candidat à la course présidentielle en Haïti, et n'y vit même pas », a laissé tomber le procureur de la Couronne affecté au dossier de Mme Knight, Walter DeVanz.
Yolande Knight a confirmé dans son témoignage d'hier que M. St-Fort était bien son conjoint depuis deux ans, et que ce dernier résidait à Chelsea.
Mme Knight aurait subtilisé 1,1 million $ à l'organisme de charité d'Ottawa Total Communication Environnement, dont elle occupait le poste de directrice financière, jusqu'en 2009.
Me DeVanz s'est questionné sur la pertinence de laisser la femme recouvrer sa liberté, hier, puisqu'elle possède la double nationalité canado-américaine (son père vivait à New York avant sa mort, sa mère vient tout juste de déménager de Winnipeg à Ottawa), qu'elle a des amis en Europe, et que son conjoint a un pied à terre en Haïti.
La Couronne allègue que M. St-Fort a aussi utilisé la carte de crédit de l'organisme victime de fraude.
René St-Fort est le chef du Parti réformiste national, selon sa page web officielle.
« Après des études secondaires couronnées de succès, René St.-Fort rentre à l'Université d'Ottawa, obtint un baccalauréat en Sciences politiques puis une maîtrise en Criminologie dont le mémoire portait sur l'immigration illégale aux États-Unis et au Canada. Puis il obtint une Licence en Droit », lit-on dans sa biographie.
On apprend plus loin qu'il a déjà comparu devant un comité du Sénat, en 1992, « pour témoigner contre l'application des sanctions économiques qui allaient être imposées à Haïti à l'occasion du coup d'état d'alors. »
La seule adresse liée à René St-Fort à Chelsea nous a conduits à une maison cossue du secteur Tenega, à vendre et visiblement non habitée.
L'arrêté déclenchant les élections en Haïti n'a toujours pas été signé, même si certains candidats ont annoncé leurs intentions.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/justice-et-faits-divers/201007/07/01-4296412-son-conjoint-sest-porte-candidat-a-la-presidentielle-en-haiti.php

Haïti: toujours l'état d'urgence, dit la Croix-Rouge

Paul Journet, La Presse
«Avant même le séisme, la situation à Haïti n'était même pas à la hauteur de ce qu'on veut maintenir en situation de crise. Et les choses ne se sont certainement pas améliorées depuis», affirme Jean-Pierre Taschereau, qui a été chef des opérations internationales de la Croix-Rouge à Haïti.
«En plus, on arrive au coeur de la saison des ouragans, ajoute-t-il. On calcule qu'il y a 50% de probabilités qu'un ouragan frappe directement Haïti.»
Près de sept mois après le séisme, la Croix-Rouge brosse un portrait sombre de la situation sur le terrain. L'état d'urgence demeure. L'ONG doit encore se concentrer sur les services de base. Elle se donne quatre priorités : les abris, les soins médicaux, l'accès à l'eau et la préparation aux ouragans.
La Croix-Rouge est à construire 7500 abris à Jacmel et à Léogâne, et 7500 autres ailleurs au pays. Mais deux obstacles compliquent la tâche : le manque d'espace et les droits de propriété. «Les débris au sol sont 25 fois plus importants que ceux du World Trade Center à New York. Pour les enlever, il faudrait 1000 camions par jour pendant 1000 jours», explique M. Taschereau.
Mais il n'y a pas beaucoup de camions. La majeure partie du travail se fait encore à bras.
Avant le séisme, les habitants des bidonvilles de Port-au-Prince disposaient d'un espace vital de 9 mètres carrés. C'est cinq fois moins que les critères de la Croix-Rouge. Il a donc fallu abaisser ces standards.
Il y a aussi le problème des titres fonciers. Selon le droit haïtien, tout abri appartient au propriétaire de la terre sur laquelle il est construit. Cela complique et retarde la construction.
L'accès à l'eau potable est également très limité. Avant le séisme, Haïti était le seul pays où l'accès à l'eau diminuait au lieu d'augmenter. Le réseau de distribution doit maintenant être reconstruit. En attendant, la Croix-Rouge utilise des camions-citernes pour pomper, traiter et distribuer 2,4 millions de litres d'eau par jour.
Certains prétendent que l'ONG nuit à l'économie locale en fournissant gratuitement des biens et des services. «On donne priorité à l'humanitaire avant l'économie, dit M. Taschereau. Mais ce n'est pas soutenable, on ne peut continuer de faire cela à long terme.»
La Croix-Rouge canadienne a reçu 196 millions de dollars en dons pour Haïti. Au 1er juin, elle avait dépensé un peu plus de 100 millions : environ 40 millions pour l'intervention d'urgence et 60 pour la reconstruction.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201007/07/01-4296382-haiti-toujours-letat-durgence-dit-la-croix-rouge.php
Commentaires:
Nous avions pris le pari d'illustrer cet article avec nos propres photos, prises il y a quelques jours apres une mission realisee pour le compte d'une ONG  francaise. On a du mal a croire que les ONGs sur place aient depense autant d'argent dans la reconstruction et dans la gestion du quotidien en se referant a l'etat actuel du pays etd e ces habitants.
En dehors de "parquer" des etres humains sous des tentes dans des endroits desertiques et invivables on a du mal a voir les constructions proprement dites. Apres plus de six mois on est a se demander si la prise en charge des haitiens dans une action commune bien coordonnee faisant intervenir a la fois les ONGs et les acteurs gouvernementaux ne seraient pas envisageables.
La communaute internationale , au lieu de faire des declarations appuyant les elections presidentielles devraient conseiller et aider le gouvernement a se mettre d'accord avec le vraies forces vives de la nation, - s'il en reste encore- pour elaboer un plan coherent qui ressemble a quelque chose.

Haïti : six mois après le séisme, les ONG restent inquiètes

Les fonds promis par l'aide internationale tardent à arriver. Un sentiment de frustration se développe dans la population face à la lenteur de la reconstruction.
Le 12 janvier 2010, un violent séisme dévastait Haïti, faisant plus de 250.000 morts et plus de 1,5 million de sans-abri. Six mois plus tard, alors que commence la saison des cyclones, les ONG présentes sur place dressent un bilan provisoire. Dès janvier, l'action d'associations comme Médecins sans frontières, Handicap international ou Médecins de monde a permis de limiter la propagation d'épidémies et de maladies contagieuses. Les situations d'urgence risquent pourtant de se reproduire.

Médecins du Monde d'abord, puis MSF jeudi 8 juillet, ont expliqué que la situation sanitaire est à présent sous contrôle mais que les conditions de vie des rescapés restent particulièrement précaires.
Médecins du Monde rappelle que l'aide financière promise par les Nations unies et les états tardent à arriver alors que les besoins restent énormes, selon elle, "seuls quelques centaines de millions de dollars sur les 10 milliards promis ont été effectivement versés par les Etats et les bailleurs."
Fin de la gratuité des soins
Médecins du Monde est d'autant plus inquiète que les six mois de gratuité des soins décrétés par le gouvernement haïtien vont toucher à leur fin. Avant le séisme, plus de 60% de la population n'avait pas accès au système de santé. "Le retour à un système payant des actes de soins dans les hôpitaux exclut donc la majorité de la population dont les plus vulnérables" s'alarme l'association. Et, six mois après la catastrophe, la demande reste importante : 5000 consultations médicales gratuites sont effectuées chaque semaine par les équipes Médecins du Monde dans 10 cliniques sous tente installées dans les quartiers les plus défavorisés.
A ce jour, plus de 10.000 personnes ont bénéficié du programme de santé d'Handicap International qui a aussi mis en place des actions de soutien psychosocial pour 13 000 personnes. L'association dispose sur place d'une équipe de 500 personnes dont 80 expatriés.
Au 31 mai, Médecins sans frontières annonce avoir soigné plus de 173.000 patients et mené quelque 11.000 opérations chirurgicales. "Lors des premiers mois, on devait traiter beaucoup de victimes directes du séisme", a détaillé le docteur Mégo Terzian, responsable des opérations d'urgence de MSF. "Aujourd'hui, la majorité des cas sont liés à des accidents domestiques, de la route et à des violences, ou des maladies chroniques" a-t-il constaté. Présente sur place depuis des années, l'association revient peu à peu à un fonctionnement de l'hôpital d'avant le séisme.
Reconstruction trop lente
Sur le terrain, les intervenants estiment que les améliorations des conditions de vie sont trop lentes. Après la distribution de tentes, les projets de reconstructions tardent à se concrétiser et l'accès à l'eau potable reste difficile. En période de cyclone, la mise en place d'habitations temporaires adaptées devient une urgence pour les populations sinistrées isolées. Selon Médecins sans frontières, un millions de sans-abri sont directement menacés.
Handicap International estime ainsi qu'il lui faudra entre trois et cinq ans d'action pour répondre au défi humanitaire en Haïti.
Handicap International compte suivre l'accompagnement et la rééducation des blessés sur la durée. L'association espère aussi pouvoir former le personnel haïtien de rééducation et d'appareillage afin de lui permettre, à terme, la gestion de ces projets.
Toutes les ONG présentes s'engagent poursuivre leur aide à la reconstruction du système de santé haïtien dans les années à venir. Toutes lancent le même appel aux pays donateurs : "Tenez vos engagements, débloquez les fonds promis !"
(Louis Morice - Nouveobs.com)
http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/monde/20100708.OBS6837/haiti-six-mois-apres-le-seisme-les-ong-restent-inquietes.html
Commentaires:
Moi aussi je suis inquiet. Non pas par la lenteur de la reconstruction ni par les conditions de vie non ameliorees des haitiens. Je suis tres inquiet par le manque flagrant de coordination qui s'observe dans la gestion du post desastre. On a l'impression que tout le monde s'est accomode a la situation actuelle.
On se demande qui est en charge. Qui commande qui assure la coordination. Qui surveille l'action de ces ONGS.
ON en reparlera largement sur Haiti Recto Verso dans les jours a venir. Nous revenons d'une mission de quel\ques jours a Port-au-Prince...

Waka Waka through the streets of Leogane, Haiti

vendredi 2 juillet 2010

4 morts en Haïti après la défaite du Brésil face aux Pays Bas

Au moins 4 personnes on trouvé la mort en Haïti, après la défaite de l'équipe brésilienne en quart de finale (2-1) face aux Pays-Bas, ce vendredi 2 juillet.
Une première personne est décédée des suites d'une crise cardiaque. L'incident s'est passé à Pétion –Ville ‘ un quartier de la capitale haïtienne.
Une deuxième personne s'est suicidée dans le quartier du Belair. Il s'agit d'un jeune fan du Brésil qui s'est jeté sous les roues d'une voiture.
Scénario identique à Nérette, non loin de Pétion–Ville.
Alors que dans le département des Nippes plus précisément dans la commune de Petite Riviere, un individu qui se présentait comme un fan de la Seleçao aurait poignardé un jeune garçon après une dispute.
Selon les autorités policières haïtiennes plusieurs personnes ont été blessées lors des échauffourées opposant des fans du Brésil à ceux de l'équipe d'Argentine de Football qui ont suivis l'élimination du Brésil.
Notons que bien avant cette défaite de nombreux citoyens avaient élevé la voix pour dénoncer, les agissements des fans du Brésil qui à chaque victoire de leur équipe bloquent plusieurs artères de la capitale, ce qui provoque des embouteillages, dans Port –au- Prince
EJ/Radio Métropole Haïti

Plusieurs secteurs apportent leur appui aux conseillers électoraux

Plusieurs entités ayant désigné des représentants au Conseil Electoral Provisoire (CEP) ont renouvelé leur confiance aux membres du CEP. La Fédération Protestante et le secteur syndical estiment que leurs représentants sont dignes de confiance et peuvent organiser des élections honnêtes et crédibles. Le secrétaire général de la Fédération Protestante d'Haïti , Pasteur Sylvain Exantus, affirme que son collègue Pasteur Leonel Raphaël est entrain d'accomplir convenablement sa tache au sein de l'organisme électoral. Il soutient que M. Raphaël a fait montre de sa compétence et utilise son énergie pour favoriser le bon déroulement du processus électoral. Le pasteur Exantus croit que les secteurs ayant désigné des représentants devraient renouveler ou non leur confiance à leurs représentants.
Il révèle que plusieurs secteurs auraient déjà renouvelé leur confiance à des membres du CEP.
Le secteur syndical figure parmi les organisations qui veulent maintenir leurs représentants au CEP. L'un des dirigeants de la CTH, Paul Loulou Chery, renouvelle sa confiance au conseiller électoral Jacques Belzinc.
Faisant remarquer que ce conseiller n'est accusé d'aucune exaction, M. Chery affirme que M. Belzinc représente ce secteur valablement Le syndicaliste dit ne pas comprendre l'acharnement de certains dirigeants de partis politiques qui réclament le départ d'un CEP qui à ce jour n'a pas organisé aucune élection.
Cet avis est partagé par le chef national du culte vodou, Max Beauvoir, qui avait la semaine dernière renouvelé sa confiance à l'actuel CEP. Selon M. Beauvoir aucune raison ne peut justifier le renvoi de l'actuel CEP.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17934

Préval veut redynamiser la coopération avec les pays de l'Amérique Latine

Le chef de l'Etat haïtien René Préval a débuté hier jeudi une visite officielle de 72 heures à Cuba. Au cours de son séjour le président haïtien aura des séances de travail avec les membres du gouvernement cubain sur le renouvellement de l'accord de coopération dans le secteur de la santé. L'accord prévoit l'octroi de bourses d'études en médecine pour plusieurs milliers de jeunes haïtiens et la présence de missions sanitaires dans le pays. Ces dernières années des centres ophtalmologiques ont été implantés aux Gonaïves et a Port-au-Prince par la coopération cubaine.
Le président Préval inscrit cette visite dans le cadre des efforts visant à redynamiser la coopération avec les pays de la région.
En début de semaine le chef de l'Etat haïtien avait effectué une brève visite à Santo Domingo. En cette occasion il avait pu planifier avec son homologue dominicain l'agenda de la reprise des activités de la commission mixte bilatérale.
Au début de la semaine prochaine le chef de l'Etat effectuera de brèves visites à la Jamaïque et au Venezuela. Ces séjours à l'extérieur sont prévus au cours des 8 premiers jours de juillet. Tout en admettant que la reconstruction d'Haïti est prioritaire le président Préval considère comme indispensable une redynamisation de la coopération avec les pays de la région.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17933

L'opposition prête à en découdre avec le chef de l'Etat

Les dirigeants des partis politiques expriment leur opposition à la décision du chef de l'Etat de lancer le processus électoral avec le CEP de Gaillot Dorsainvil. Les dirigeants du GREH, Himmler Rébu, de Respect, Charles Henry Baker et de Union, Chavannes Jeunes souhaitent un consensus entre les partis de l'opposition afin de provoquer le départ des conseillers électoraux. Charles Henry Baker veut adopter une disposition pour participer au scrutin même avec ce CEP considéré comme non crédible. Il soutient qu'un boycott des élections permettra au président Préval de gagner tous les sièges au Parlement. Il entend poursuivre la structuration de son parti et prévient que les acteurs politiques devront faire montre de vigilance.
Tout en étant vigilant, le chef de file de l'Union, Chavannes Jeune, n'a pas encore pris une décision en ce qui a trait à sa participation aux joutes. Il dénonce " l'arrogance " du chef de l'Etat qui ferme la porte au dialogue avec les partis politiques. Qualifiant la prorogation du mandat du CEP de provocation pasteur Jeunes réitère sa détermination à lutter pour forcer le départ du CEP.
Le chef de file de l'Union, ancien allié du chef de l'Etat s'est désolidarisé du gouvernement depuis l'intégration irrégulière de l'UNCRH au sein de la plateforme Inité. Union avait été exclu du dernier processus électoral.
De son coté le principal dirigeant du Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH), Himmler Rébu, soutient que le président Préval s'est " engagé dans la voie de la bêtise". Critiquant vertement les dernières actions du président Préval, M. Rébu soutient que les actions sont guidées par la volonté de conserver le pouvoir. Le chef de file du Greh refuse de faire des commentaires sur la participation de son parti aux prochaines joutes.
Réagissant au discours du président Préval, l'ex colonel Rebu a soutenu que les faits prouvent la partialité du CEP. Il rappelé que la méfiance envers le CEP a débuté après le tirage au sort truqué pour les numéros des partis politiques.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17932