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jeudi 25 décembre 2008

PIERRE FAUSTIN PRESENTE BAZE CREOLE

Dans le milieu festif antillais, « BAZE CREOLE » est devenue indiscutablement une vraie référence. Le travail acharné et soutenu de cette association spécialisée dans la présentation de soirées animées, colorées, épicées et à déguster sans modération, est la base de son succès qui se manifeste par des évènements pleinement réussis.
Le dernier succès en date ramène au 8 novembre quand une foule immense a répondu à l’invitation de faire la fête avec l’un des meilleurs exposants du KONPA, le CARIMI au Florida Palace.

Le 27 décembre prochain, BAZE CREOLE s’apprête à clôturer l’année 2008 dans la plus pure des traditions des fêtes bien réussies. Elle présente en fait aux amants de la bonne ambiance du divertissement sain un plateau royalement garni avec TI-KABZY, orné des présences féminines enchanteresses de IZLY et MYELI aux salons de Vaufrèges dans le neuvième arrondissement à Marseille.
Le moment reste plus que propice pour proposer à nos lecteurs de faire de plus amples connaissances avec cette association devenue institution pour ainsi dire dans le monde de la musique antillaise à Marseille.
Pour ce faire nous vous présentons une interview réalisée à Monsieur PIERRE FAUSTIN, trésorier de BAZE CREOLE

HRV : Monsieur PIERRE FAUSTIN bonjour, pour les habitués des soirées antillaises « Baze Créole » et vous-même vous passez de présentation, Haïti Recto Verso croit qu’il est tout à fait légitime de rentrer dans les entrailles de cette institution pour la présenter à ses lecteurs. Présentez nous BAZE CREOLE, elle a été crée quand et quels étaient les objectifs ayant motivé sa naissance ?
PIERRE FAUSTIN : Bonjour, BAZE CREOLE a été créée le 13 octobre 2005, dans le but de promouvoir les artistes antillais en général. Permettre aux musiciens, les groupes musicaux de performer lors des manifestations culturelles proposées par l’association.
BAZE CREOLE participe activement au développement et à la promotion de la musique créole à travers toutes ses expressions rythmiques.
BAZE CREOLE aide aussi les artistes, les groupes, les auteurs, compositeurs et interprètes à s’exprimer par le biais des radios et discothèques.

HRV : Pouvez vous nous nommer et citer les membres de BAZE CREOLE ?
PIERRE FAUSTIN : A l’exception de notre président monsieur MONDESIR Laurent, monsieur Remy FEVRY notre conseiller et moi-même le trésorier, nous ne possédons pas de groupe définitif constitué. Nous nous sommes fixés un nombre d’individus pour aller au bout de nos projets mais les gens ne savent pas que pour produire des orchestres en direct à Marseille demande un travail constant.

HRV : Depuis la constitution de BAZE CREOLE quel genre de rectification ou d’adaptation avez-vous du infuser à son fonctionnement ?
PIERRE FAUSTIN : Au début nous voulons fidéliser une équipe mais au fil des temps ces personnes étaient en désaccord aux principes de notre organisation le président a été obligé de recadrer certaines choses et certains membres qui entravaient le bon fonctionnement de BAZE CREOLE.


HRV : Quels sont selon vous les plus grands obstacles à la réalisation des objectifs de BAZE CREOLE ?
PIERRE FAUSTIN : Les obstacles sont de deux types :

1) Je dirais d’une part le manque de participation et d’investissement des membres de la communauté haïtienne de Marseille qui ne se sentent pas toujours concernés par les activités de Baze Creole qui travaille à la promotion de la culture haïtienne en général et de la musique haïtienne en particulier
2) 2) La gourmandise des promoteurs qui demandent des cachets de plus en plus élevés pour les groupes, tandis qu’ici à Marseille nous n’avons pas toujours la possibilité de remplir les salles comme c’est le cas à paris.

HRV : Bon, Comme tout le monde le sait on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Vous allez dans le bon sens avec la qualité du travail que vous faites. Vous finirez par les fidéliser et les intégrer dans vos projets. Depuis sa création combien de soirées avez-vous organisé sous la bannière de BAZE CREOLE ?
PIERRE FAUSTIN : Aujourd’hui, Nous comptons quinze soirées organisées et présentées en « LIVE » sous le label de BAZE CREOLE.


HRV : Quelle est la pertinence de BAZE CREOLE au niveau de l’univers musical haïtien en Haïti et en Diaspora ?
PIERRE FAUSTIN : BAZE CREOLE a marqué son nom par les prestations de classe des groupes mondialement connus tels que : T- VICE que nous avons présenté au public Marseillais à trois reprises, DJAKOUT MIZIK, KLEAN ou encore CARIMI. Aujourd’hui ces groupes là savent exactement à qui ils ont affaire quand il s’agit de BAZE CREOLE. Ils connaissent nos critères d’exigence de sérieux et de qualité dans le choix des groupes. Nous espérons dans un futur proche renforcer encore davantage les liens avec les groupes et les promoteurs d’ailleurs


HRV : Quels sont les groupes qui selon vous ont animé les meilleures soirées ici à Marseille ?
PIERRE FAUSTIN : C’est définitivement une question très difficile, car toutes nos soirées ont été musicalement bien animées par les orchestres que nous avions choisis. Il y a toujours une sélection basée sur des critères tels que les capacités des salles en matière de nombre de places, les capacités en matière de performances des groupes afin de faire plaisir d’abord aux fans du KONPA. A marseille les soirées titrées antillaises tournent entre cinq et sept cent personnes. Pour atteindre ces chiffres il faut faire venir T-VICE, CARIMI ou DJAKOUT MIZIK en LIVE.

HRV : De nos jours on a l’impression que le comportement du public par rapport au KONPA a beaucoup changé. Aujourd’hui entre les morceaux de zouk et de Salsa, les morceaux de KONPA trouvent une place normale et les gens dansent volontiers notre rythme. A quoi attribuez-vous ce changement en faveur du KONPA ?
PIERRE FAUSTIN : Le KONPA love est pour quelques choses, ce style a remis des vieux morceaux comme « lèlèn cheri » de SHOOGAR COMBO et autres en avant. Actuellement dans les soirées les dj’s enchaînent comme vous dites,T-VICE, CARIMI et TI-KABZY le morceau RELAX que tout le monde adore mais les gens ne savent pas que ce tube est une composition de TI-KABZY.Je peux vous dire aussi qu’il existait une émission sur le KONPA animée par deux animateurs haïtiens qui ont toujours tout fait pour que cette musique soit bien présentée au public.

HRV : Qu’est ce qui manque au KONPA alors pour aller au-delà des soirées dansantes et assurer une présence continue dans les médias ?
PIERRE FAUSTIN : Il faut que les producteurs, les managers et les orchestres soient moins gourmands. Ils doivent travailler dans la durée, mais ça c’est plus facile à dire qu’à faire. Aujourd’hui, quand vous organisez une soirée avec un groupe le manager est toujours tenté de vous demander combien d’argent vous avez dans la caisse, histoire de vous réclamez encore plus d’argent la prochaine fois que vous lui solliciterez un nouveau contrat.

HRV : BAZE CREOLE compte–t-elle assurer la promotion des autres facettes de la Culture Haïtienne dans la région ?
PIERRE FAUSTIN : Le président, notre conseiller et moi, nous sommes entrain de réfléchir pour un éventuel élargissement et une diversification de nos projets mais c’est difficile. Marseille est une place assez compliquée dans ce domaine.

HRV : A propos de la soirée du 27 décembre que pouvez –vous nous dire en prélude pour nous faire venir l’eau à la bouche déjà ?
PIERRE FAUSTIN : Cette date est très importante, le plateau que nous allons présenter est inédit. TI-KABZY viendra avec un nouveau live et c’est le meilleur groupe KONPA au CANADA.
IZLY est notre princesse du KONPA et du zouk love, c’est la meilleure chanteuse de sa promotion, au niveau musique et voix, nous n’avons pas trouvé plus compétente qu’elle.
MYELI, chanteuse du zouk love viendra pour la première fois et nous présentera ses nouveaux tubes.
Une soirée à ne pas manquer. Ne vous faites guère raconter cette manifestation qui s’annonce MEMORABLE.

HRV : Que doit attendre le public marseillais et des environs pour l’année 2009 en matière de présentation de groupe ?
PIERRE FAUSTIN : Nous allons travailler de plus en plus sur le prestige de nos soirées, car dans la philosophie de BAZE CREOLE la qualité prime au détriment de la quantité.

HRV : Faustin entre toi et moi quel groupe aimerais-tu présenter comme un cadeau aux inconditionnels de BAZE CREOLE ?
DOC, (Dr DL) entre toi et moi, je sais lequel est ton groupe préféré, si l’occasion se présente BAZE CREOLE fera tout pour te le présenter en guise de cadeau et en faire profiter les fans du KONPA et BAZE CREOLE bien entendu. Pour répondre correctement à ta question, le président et moi, nous prions et nous travaillons pour pouvoir faire venir à Marseille le groupe qui pendant des années a représenté vraiment Haïti dans le monde, cet orchestre c’est un vrai monument dans le paysage de la musique haïtienne et antillaise. Vous voyez de qui je parle…

Merci Monsieur PIERRE FAUSTIN, nous croyons avoir notre petite idée la dessus et nous pensons dores et déjà que ce sera un met succulent à déguster sans modération. Haïti Recto Verso par ce petit entretien prétend exprimer sa gratitude et toute sa reconnaissance à BAZE CREOLE pour l’immense travail que vous réaliser à travers vos soirées pour mettre au haut de la scène la musique antillaise en général et haïtienne en particulier. Nous vous souhaitons du succès et que cette organisation grandisse pour le bonheur des fans du KONPA.

René Préval célèbre la Noël avec les enfants

Au Palais National où étaient réunis des centaines d’enfants, la tenue traditionnelle du père noël était de rigueur pour le Président, les autres officiels et les jeunes invités ; René Préval se déclare satisfait de l’efficacité de la PNH dans la lutte contre l’insécurité et le kidnapping
mercredi 24 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval a distribué des cadeaux à des centaines d’enfants, dont des handicapés, lors d’une cérémonie organisée mercredi au Palais National (siège de la Présidence) à l’occasion de la Noël.
Dans une ambiance festive et sur un mode interactif, le chef de l’Etat a mis en relief l’importance de l’éducation dans l’épanouissement et le développement des enfants. Il a aussi estimé que les jeunes handicapés doivent pouvoir jouir pleinement des droits fondamentaux reconnus à tous les êtres humains.
M. Préval en a profité pour exprimer ses regrets face aux catastrophes naturelles successives et à l’effondrement du collège La Promesse Evangélique qui ont endeuillé des centaines de familles et emporté des tout-petits, au cours du deuxième semestre de 2008. Le Président a tout de même présenté les vœux traditionnels de joyeux Noël et bonne année à tous les haïtiens.
Il a aussi annoncé son intention de s’associer à un futur acte de reconnaissance officielle de la précieuse contribution de l’éducatrice récemment décédée, Denise Magloire Fouchard « Babou », à la formation des enfants souffrant de déficiences mentales. Préval a répondu favorablement à une proposition du secrétaire d’Etat à l’intégration des handicapés, Michel Péan, d’instituer le Prix Babou Magloire qui devra permettre de distinguer des handicapés.
Parlant de l’insécurité, le chef de l’Etat s’est réjoui des efforts considérables de la Police Nationale à l’origine de l’amélioration de la situation sécuritaire et du recul du kidnapping. Tout en soulignant qu’il n’a pas l’intention d’ignorer la persistance du phénomène, René Préval note que la PNH a obtenu des « résultats positifs » dans la gestion de deux cas d’enlèvement qui avaient récemment défrayé la chronique : ceux de Jénane Ledan et de Monique Pierre. Un satisfecit très flatteur pour les responsables de la police qui, à leur tour, ont rendu « hommage à la générosité » du Président de la république qui n’a jamais marchandé son appui au renforcement de l’institution.
Faut-il le rappeler, Mme Ledan, bien connue dans les milieux socioprofessionnels, avait été libérée le 6 décembre dernier lors d’une intervention de la PNH à Delmas 40B (est de Port-au-Prince). En revanche, le corps mutilé et troué de balles de Mme Pierre -concubine du commissaire de police écroué Ernst Dorfeuille- avait été retrouvé à ONA-Ville (banlieue nord), quelques heures après son enlèvement à son domicile, le 29 novembre dernier.
Pour cette fête de noël au Palais National, la ministre à la condition féminine, Marie-Laurence Lassègue, tenait le rôle de MC et chantait dans différentes séquences de la cérémonie.
Le Président Préval, sa ministre ainsi que le secrétaire d’Etat Péan, le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol et le chef de la police judiciaire, Frantz Thermilus étaient tous habillés en …père noël.
L’animation musicale était assurée par l’orchestre philharmonique de Sainte Trinité et le couple Pierre Rigaud Chéry/Marie Chantale Drice (Kreyololo).
Egalement présent, un prestidigitateur haïtien évoluant aux Etats-Unis a émerveillé l’assistance par ses tours de magie au secret bien gardé. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5540

Reprise des activités pour les compagnies de transport à la frontière

Les syndicalistes dominicains ont décidé hier après midi d'appliquer l'accord conclu avec les syndicalistes de Malpasse dimanche dernier, informe le commissaire de police de Malpasse, Varnel Lacroix.
Selon les termes de l'accord, deux bus de la compagnie Capital Coach Line peuvent effectuer quotidiennement le trajet Port-au-Prince – Santo Domingo jusqu'au 8 janvier.
Le commissaire Lacroix révèle qu'un bus de cette compagnie sera autorisée à franchir la frontière quotidiennement à partir du 8 janvier faisant remarquer que les syndicalistes haïtiens on accepté les restrictions des dominicains.Dans le même temps, les responsables des compagnies de transport, Terra Bus et Caribe Tour, avaient souhaité une intervention des autorités dominicaine et haïtienne en vue de mettre un terme au conflit à la frontière. Ils rappellent qu'à l'occasion des fêtes de fin d'année il a été prévu une augmentation du nombre de voyage quotidien sur le circuit Port-au-Prince – Santo domingo.
Les responsables de ces compagnies estiment que le comportement agressif des syndicalistes de Jimani affectait plusieurs milliers de passagers et faisait perdre plusieurs millions de dollars.
La Capital Coach Line est l'unique compagnie haïtienne assurant la liaison par voie terrestre entre les deux pays à coté de 4 compagnies dominicaines et du syndicat des travailleurs de Jimani.
Les membres de ce syndicat, qui comptent une trentaine de bus sur le trajet, ont lancé ces dernières semaines des attaques contre les véhicules de la Capital Coach Line. " Les 19 novembre et 5 décembre nos bus ont été attaqués par des membres de cette organisation", déclare le directeur de Capital Coach Line, Hugues Jean François.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14534

Des postulantes de la Police dénoncent des agressions sexuelles

Les plaintes et dénonciations d'un groupe de postulantes de la PNH suscitent des interrogations sur le processus de recrutement de la police.Plusieurs jeunes filles affirment avoir été victimes d'attouchements sexuels lors des tests médicaux réalisés par les recruteurs. Dans une interview à radio Métropole, la porte parole de ces jeunes filles indique avoir été contacté par un individu se présentant comme un fonctionnaire de la Minustah. " Nous avions été surprises par l'allure des tests", dit-elle expliquant qu'elle a du se mettre à poils pour le contrôle de sa taille. " Celui qui réalisait les tests a fait des touchées vaginales pour toutes les filles, y compris celles qui avaient leur menstruations", ajoute t-elle. En réaction, le chef de la police, Mario Andrésol nie toute responsabilité de son institution dans ce dossier. " Les tests médicaux sont réalisés par des spécialistes de l'hôpital Citimed et aucun médecin de la PNH n'y est impliqué", assure M. Andrésol espérant que toute la lumière doit être faite sur ce dossier. Soulignant que ces mêmes plaintes avaient été formulées à l'endroit des médecins de la PNH, M. Andrésol craint une manipulation en vue de nuire à l'institution. Il invite les jeunes filles qui se sentent humilier à porter plainte auprès de l'inspection générale de la Police. " Elles peuvent également s'adresser à des organisations de défense des droits des femmes ", lance M. Andrésol pour qui le tollé dans les medias ne permettra pas de faire la lumière sur cette affaire. Par ailleurs, le chef de la police fait remarquer que le pourcentage de réussite lors des concours d'admission de la PNH est très faible. " Seulement 4 000 sur 31 500 postulants ont réussi les tests intellectuels", révèle M. Andrésol soulignant que nombre de jeunes sont inaptes à intégrer l'institution policière.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14532

mardi 23 décembre 2008

Une route qui fait rêver

S'il a été, et est toujours, agréable de se retrouver sur les berges du Fer-à-Cheval ou sur les rives du lac de Péligre, de flâner dans les rues de Hinche ou de Thomonde, il n'était pas du tout amusant de penser au trajet et de prendre la route qui va de Port-au-Prince à Hinche, une route qui avait tout pour être une véritable torture. Et les habitants de ce département n'avaient d'autre rêve que de voir le chemin tortueux qui desservait leur région devenir une route, une vraie, sur laquelle il serait agréable de rouler.
La construction de la route qui va de Croix-des-Bouquets à Hinche revêt donc une importance particulière pour le développement économique du département du Centre, sans compter son apport dans la vie sociale de ses habitants. Large, bien construit, le tronçon de route qui va du bas du morne « Kabrit » à la localité de « Terre- Rouge » est on ne peut plus agréable. Suivant pratiquement le tracé de l'ancienne route, il paraît pourtant beaucoup moins sinueux et les pentes semblent moins ardues. Le drainage semble avoir été bien étudié dans son ensemble et il est peu probable que cette route nationale numéro 3 puisse être endommagée par les prochaines averses (il n'est que d'attendre !). La vue extraordinairement prenante et grandiose que l'on a de la plaine du Cul-de-Sac et du lac Azueï suffit à faire de cette Nationale une véritable attraction touristique. La route traversant un vaste territoire très peu habité, le silence environnant n'est troublé, très souvent, que par le ronronnement des moteurs et les cris des insectes. Il n'y a que quelques hameaux où une certaine activité humaine apporte une note de vie, troublant cette ambiance de paix que l'on retrouve un ou deux kilomètres plus loin.

Cette route, sensiblement moins dangereuse que la précédente, présente cependant quelques faiblesses au niveau de la sécurité, faiblesses dues probablement au fait que les travaux ne sont pas encore terminés, en dépit des apparences qui laisseraient croire le contraire. Au niveau de certaines courbes, il n'y a pas encore de parapet, bien que les bordures de la route en soient pourvues presque partout. Bien construits et d'apparence très solides, ces parapets de pierres et de béton sont ce qu'il pouvait y avoir de plus rassurant sur cette route bordée de précipices. De plus, esthétiquement, ils s'intègrent beaucoup plus harmonieusement au décor que les habituels garde-fous en métal auxquels nous sommes habitués. Quelques dizaines de kilomètres après avoir traversé « Terre-Rouge », le décor change. Par endroits, la route est encore en terre battue et des hommes, répartis en plusieurs groupes, sont au travail sous le chaleureux et chaud soleil tropical, s'échinant à construire les canaux d'évacuation et les déversoirs, tandis que d'autres s'occupent de la pose de tuyaux d'adduction d'eau potable. Plus loin, les pelleteuses, compacteuses et autres tracteurs sont occupés à préparer la chaussée pour l'asphaltage. La route garde la ligne. Elle est toujours tout aussi large et devient de moins en moins sinueuse au fur et à mesure que l'on approche de Mirebalais. La route n'est pas encore asphaltée et, par endroits, il existe encore des crevasses et des flaques de boue. Cependant, on est loin de la route impraticable qui rendait le trajet infernal. On en est déjà au point où une petite voiture peut oser tranquillement partir de Port-au-Prince à destination de Mirebalais. Ce n'est déjà pas si mal ! On peut déjà imaginer le plaisir que l'on aura à se rendre dans le Plateau central !Le seul vrai inconvénient est le risque assez élevé d'éboulements sur plusieurs points de la route, risque qu'il est réellement difficile de pallier, car le coût des travaux risquerait d'être particulièrement élevé. Malheureusement, tout ne saurait être parfait. Le département du Centre, en dépit de son importance économique et stratégique au sein de la République, n'a jamais bénéficié, tout comme celui des Nippes, d'une attention particulière de la part des autorités gouvernementales concentrées à Port-au-Prince. Laissé pour compte, il s'est tourné, économiquement, vers la République voisine qui est devenue, pour lui, un partenaire privilégié avec qui, pourtant, le commerce est tout, sauf équitable.
Le Plateau central, en dépit de certaines contraintes géologiques et autres, a une grande importance pour le développement de l'agriculture. La zone, dont le sous-sol est particulièrement riche en argile, se prête volontiers à la création de lacs collinaires qui sont extrêmement importants pour le développement de l'aquaculture, une activité dont les retombées ne peuvent être que bénéfiques pour les cultivateurs de la région.
Grands producteurs d'avocats et de « pois congo » (haricots), les cultivateurs, devant l'absence d'infrastructures et face aux difficultés de transport, se sont encore une fois tournés vers la République dominicaine, pour écouler leurs produits qui sont généralement bradés à vil prix. Ce qui ne profite en rien à l'économie nationale. De plus, on connaît l'importance que revêt la production de mangues pour l'économie du pays qui en est le quatrième exportateur mondial. L'absence de routes, de voies de pénétration handicapent les activités des secteurs concernés par la production et la commercialisation de cette denrée.

Reprenons la route !Passé Mirebalais, c'est vraiment autre chose. Poussière, rocaille, nids-de-poule, crevasses, tout y est ! On en revient au bon vieux temps, quand se rendre à Hinche était toute une expédition qu'il fallait préparer à l'avance, en saison pluvieuse. Vivement que les choses changent !Cette route peut changer la réalité économique et sociale des habitants du département du Centre, et contribuer à l'intégration réelle de la région dans le processus de développement économique et touristique de tout le pays. Ce n'est là qu'un pas, un tout petit pas, mais dans la bonne direction.

Patrice-Manuel Lerebours

La tragédie anglaisienne

Les Anglais boit jusqu'à la lie la coupe de la tragédie environnementale provoquée par des scieurs de long et ceux qui font le commerce de charbon de bois dans les hauteurs du Parc Macaya. Désormais, à la moindre averse, les eaux des rivières laissent dans leur sillage des champs dévastés et des terres lessivées.
La rivière des Anglais a laissé dans son sillage quelque deux cent hectares dévastés, plantés en banane, pois, maïs, igname après les intempéries d'août et de septembre 2008, selon Jean Lamy, un planteur d'une soixantaine d'années. Caricatural, ce membre de l'Association des Irrigants Planteurs des Anglais (AIPA) soutient que « la plaine des Anglais, jadis un grenier, est en passe de devenir un galet». Sur un peu plus de six kilomètres, jusqu'à l'embouchure, le lit de la rivière, qui prend sa source dans les mornes dénudés du Parc Macaya, s'est considérablement étendu. Les troncs de mapou, de manguiers, de cocotiers... jonchant la rivière comme des cadavres à Waterloo, témoignent de ce que nous avons vécu, rappelle le sexagénaire qui appelle à l'endiguement de la rivière, à la régulation de l'exploitation des ressources du parc et à la réalisation d'une campagne de reboisement.

Sinon, il n'y aura plus d'avenir, prévient Jean Lamy, suppléant juge de paix au milieu des années quatre vingt quand, commente-t-il, l'autorité de l'Etat était établie et respectée. Père de dix enfants, M. Lamy laisse transpirer ses craintes, son angoisse comme pour les conjurer alors que son avenir et celui de quelque 30.000 Anglaisiens s'assombrissent. «Quand un planteur perd un hectare de terre, il fait un pas de plus vers la pauvreté. C'est arithmétique. Un hectare planté en pois donne 450 marmites. On effectue deux récoltes en une année. La marmite coûte 150 gourdes », raconte-il.

Tandis qu'il croise le chemin de Mme Rodila Civil, une vielle femme, au bord de la folie, qui revient contempler ce qui reste de sa maison, Jean Lamy rappelle que le 23 octobre 2005, l'AIPA avait écrit au Premier ministre Gérard Latortue, au président Boniface Alexandre afin d'attirer leur attention sur l'amenuisement de l'espace agricole à cause de la rivière. Rien n'a été fait. Et voilà.

Outre le risque de voir les 497 hectares de plaine irrigués à Les Anglais lessivés par des eaux en furie dévalant les hauteurs de Macaya, la ville risque d'être effacée et ses habitants jetés sur les routes de l'exode vers les Cayes ou Port-au-Prince, se lamente-t-il avec dans la voix une colère non diffuse au moment où un camion bondé de charbon de bois, de planches se fraie un passage au milieu de grosses pierres de la rivière pour trouver la nouvelle sortie de la ville.

La tragédie de Macaya. Des planteurs qui se lamentent, des scieurs de long, des commerçants de charbon et des autorités publiques qui s'en balancent des conséquences de ces actions, c'est, si besoin était, une image qui illustre la problématique, la tragédie du Parc Macaya, selon Bruno Mentor, directeur exécutif d'une fondation du même nom. « Les communautés des périphéries n'ont pas conscience de ce que représente le parc. Autrement, elles se seraient impliquées dans sa protection, déplore-t-il.
Chaque année, les dommages causés par le déboisement démesuré de la forêt sont estimés à plus de 19 millions de dollars américains», selon une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Floride. Bruno Mentor, qui craint la destruction de villes comme les Anglais, Port-à-Piment et Chardonnières lors des saisons cyclonique à venir appelle à la mobilisation de la société civile, des communautés pour faire face à ce désastre environnemental. De 100% en 1956, la couverture végétale du parc est passée à 14,8 % en 1978 avant de tomber à 3,6 % en 1984. Une situation qui a entraîné la perte de biodiversité et d'habitat, l'érosion, l'élargissement des lits des rivières, sans compter l'inondation des zones côtières, l'ensablement de certains segments du littoral, la perte de la biodiversité marine, la destruction ou le déplacement de certaines espèces marines.
Situé dans le massif de La Hotte et s'étendant sur les mornes Formond et Macaya, le Parc Macaya est, par sa position géographique, l'un des plus importants parcs naturels du pays. Quelque sept rivières des départements du Sud et de la Grand'Anse - l'Acul, la Ravine du Sud, Les Anglais, Port-à-Piment communément appelée « Bras gauche et Bras droite », Roseaux et la Guinaudée - prennent leurs sources dans l'espace de Macaya.
Le parc, qui reçoit près de 3 000 millimètres cubes d'eau de pluie par an, alimente les deux plus importants systèmes d'irrigation de la Presqu'île du Sud : Avezac et Dubreuil. La faune et la flore du parc comprennent de nombreuses espèces rares ou endémiques, selon Bruno Mentor. Comme Jean Lamy, Bruno Mentor souhaite que le réseau des organisations impliquées dans la protection de l'environnement se renforce afin de donner le ton à la société et à l'Etat dans la campagne existentielle de réhabilitation de notre habitat. Originaire de Rendel, M. Mentor laisse apparaître ses pires craintes face au spectre d'anéantissement de nombreuses villes de la côte après avoir vu ce qui s'est passé à Les Anglais, une ville où il a encore des amis d'enfance. La tragédie...
Roberson Alphonse

Haïti Recto Verso commente
Il existe de ces déclarations de nos politiciens qui sont à disserter dans les latrines immondes tant leurs contenues sont nauséabondes et indigestes. Parmi ces réflexions se trouve justement celle sortie de la bouche de nos parlementaires autour de la question du déboisement et de l’abattage des arbres : On ne peut pas interdire aux haïtiens de couper les arbres ! Les citoyens de leur côté avancent, en connaissance de cause qu’il faudrait arrêter de couper les arbres mais ils n’ont pas d’autres ressources
Je l’ai entendue cette réflexion sortir de la bouche d’un sénateur très à la mode, faisant la une de l’actualité.
Cependant il existe une réflexion primaire à faire qui démontrerait le caractère exigu de la logique de ceux qui pensent de la sorte. En effet, ça fait des années que je lis que la couverture forestière d’Haïti était estimée à 2.5%. Les gens ont depuis continué à couper les arbres. Logiquement un arbre ne pousse pas du jour au lendemain. Cela veut dire que malgré les velléités des programmes de reboisement mal conçus, il arrivera un jour ou il n’y aura plus d’arbre… Et alors que feront ceux qui vivent du charbon de bois et donc de l’abattage des arbres.
En Haïti, un pays ou toute l’activité politique a été concentrée et définie comme la conquête absolue et surtout le maintien du pouvoir au détriment de tout projet social et républicain, se trouve prisonnier d’un nombre incalculable de cercles vicieux. La survie du pays dépend de la volonté des dirigeants de rompre ces cercles vicieux qui étendent un spectre létal à moyen terme sur ce qui reste de la nation.
Il faut des décisions impopulaires et antidémocratiques à souhait. La protection du morne l’hôpital en réclame ; la protection des habitants des bidonvilles en exige.
Il faut déclarer illégal l’abattage des arbres…point final… Et aussi trouver des solutions palliatives qui existent déjà ou qui doivent être inventées car nous n’avons plus de forêts inépuisables !

Libération d'un enfant par les policiers de Cazeau

Un enfant de 6 ans, Madisson Junior Almonor, a été libéré hier à Tabarre par les forces de l'ordre. Enlevé mardi dans la résidence de ses parents dans le quartier de Maïs gâté, l'enfant a été retrouvé les mains liées dans une maison inachevée à la rue Théodat à Tabarre.
Le responsable du sous commissariat de Cazeau, l'inspecteur Likenson Gauthier, indique que les informations fournies par le Centre de Renseignements et d'opération (CRO) ont permis de réaliser l'intervention avant qu'une rançon soit versée aux bandits. Interrogé par un journaliste de radio Métropole, Madisson Junior Almonor, dit se souvenir de l'endroit où il a été séquestré. " Je me suis rendu à pied dans le lieu de détention", explique Almonor qui n'a pas vu les visages de ses agresseurs.
L'enfant a été enlevé vers une heure du matin indique la tante de Almonor qui elle aussi n'a pas eu le temps d'identifier les kidnappeurs.
La semaine dernière, 3 bandits responsables de nombreuses exactions dans le quartier de La Saline (Port-au-Prince) ont été appréhendés par les forces de l'ordre. Jose Mevene, Mercius Fenel et Julio Pyram, ont été arrêtés quelques minutes après la manifestation organisée par le parti Lavalas le 16 décembre dernier informe le porte parole de la PNH, Gary Desrosiers.
Il assure que des plaintes avaient été formulées à l'encontre de ces bandits qui ont établi leurs repaires dans le quartier de Fort Touron.
Les autorités policières avaient révélé que 5 cas d'assassinat ont été recensés au cours des premières semaines de décembre. 330 arrestations ont été effectuées dans les différentes régions du pays durant cette période, dans le cadre de la lutte contre le banditisme selon M. Desrosiers.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14525

Dépôt mardi à la Chambre basse du budget 2008/2009

Oui au bénéfice de l’urgence, mais non à la précipitation, dit le président de la commission des finances, Jean Marcel Lumérant
lundi 22 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le ministre de l’économie et des finances, Daniel Dorsainvil, procédera mardi au dépôt du projet de budget de l’exercice 2008/2009, a annoncé le président de la commission des finances de la Chambre des Députés, Jean Marcel Lumérant.
Le parlementaire n’était toutefois pas en mesure d’opiner sur la conception et l’orientation du budget, le texte n’ayant pas encore été mis en circulation au Parlement.
Le Député Lumérant a réitéré la volonté de la commission qu’il préside de travailler avec célérité en vue de faciliter l’adoption par l’assemblée de la nouvelle loi de finances avant le deuxième lundi de janvier, date constitutionnelle de l’ouverture de la première session ordinaire de l’année législative.
Les deux Chambres pourraient même analyser conjointement le projet de budget, a ajouté M. Lumérant avant de faire remarquer que la sérénité sera de rigueur et le texte passé au crible.
L’initiative en matière budgétaire revenant à la Chambre basse, les Députés devront se prononcer sur le document avant que le Sénat ne l’analyse à son tour.
En cas d’approbation, le nouveau budget sera effectif avec un retard de plus de trois mois sur l’année fiscale en cours ouverte depuis le 1er octobre dernier. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5534

204 nouveaux casques bleus péruviens attendus en Haïti

Ce nouveau contingent, qui porte à plus de 1.800 les soldats péruviens déployés jusqu’ici au sein de la MINUSTAH, arrive samedi pour assurer la rotation des troupes
lundi 22 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le vice-ministre péruvien de la défense, José Antonio Raymundo, a salué lundi le départ à destination de Port-au-Prince de 204 nouveaux casques bleus qui doivent intégrer à partir du 27 décembre (samedi) la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), rapporte l’Associated Press.
Issus des régiments d’infanterie, de la marine et de la force aérienne de leur pays, ces éléments seront déployés en Haïti dans le cadre de la rotation des troupes de la compagnie Pérou.
« Plus de 1.800 casques bleus péruviens ont rendu des services précieux en aidant à la consolidation de la paix et de la démocratie en Haïti », a déclaré le vice-ministre Raymundo au cours d’une cérémonie d’adieu qui s’est tenue au QG de l’armée péruvienne à Lima.
Il a aussi évoqué, sans donner de précisions, le cas de plusieurs soldats péruviens blessés lors d’opérations de la MINUSTAH destinées à reprendre le contrôle des zones les plus affectées par la violence.
Comme à l’ordinaire, le séjour des nouveaux casques bleus sera d’une durée de six mois.
Avant d’être envoyé en mission, l’ensemble du groupe a suivi pendant six semaines des cours basés sur les opérations de maintien de la paix dans le centre d’entraînement du commandement conjoint des Forces Armées du Pérou.
Déployée en Haïti depuis l’été 2004, la mission onusienne compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux, en majorité des latino-américains. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5532

lundi 22 décembre 2008

PROBLEME D'AFFICHAGE

Depuis quelques jours suite à une manipulation malheureuse toutes les informations de la colonne de droite du blog ont cessé de s’afficher surtout si on utilise internet explorer comme logiciel de navigation. Avec Firefox ça marche comme avant malgré un chevauchement des photos sur les textes.
Nous essayons de chercher la raison de cet inconvénient qui nous prive d’un important secteur d’interactivité. Sur blogger nous avions consulté plus de 110 questions posées par les utilisateurs rapportant leurs difficultés et nous ne sommes pas encore tombées sur quelqu’un qui aurait expérimenté ce même type de problème. Il faut dire qu’il nous reste encore beaucoup de questions avant d’épuiser le stock de 775 !
Il ne s’agit surement pas d’un problème de configuration du logiciel car le problème reste le même sur plusieurs ordinateurs.
J’espère pouvoir résoudre et régler les choses pour une bonne fois très bientôt. En attendant si un lecteur a une idée de comment le faire et s’il veut bien partager son savoir avec nous, nous lui serons d’une reconnaissance éternelle !

Carla Bruni-Sarkozy, fait un don de 160 000 dollars à deux associations caritatives haïtiennes

La première dame de France, Carla Bruni-Sarkozy, a choisi d'accorder l'intégralité de ses royalties à trois associations dépendant de la Fondation de France et agissant en faveur de l'enfance vulnérable : deux en Haïti et une en France.82 000 euros ont été octroyés à l'association des Amis des Salésiennes missionnaires qui veut réhabiliter l'école St Jean l'Évangéliste, aux Gonaïves, dévastée par le passage de quatre cyclones fin août et début septembre. Le centre d'éducation Timkatec recevra une allocation de 78 000 euros pour prendre en charge les enfants vivant dans les rues de Port-au-Prince.Le troisième cheque de Carla Bruni-Sarkozy est atribué à L'enfant@l'hôpital, qui permet aux enfants malades de poursuivre leur vie scolaire et de maintenir leurs relations avec le monde extérieur pendant leur hospitalisation, grâce au multimédia." Je suis très heureuse de donner mon premier chèque de royalties à la fondation et que la musique serve à cela ", a soutenu Mme Sarkozy. " Je me suis tournée vers la Fondation, car son choix d'œuvres est formidable et sa gestion très transparente, sa réputation donne des certitudes et inspire confiance", ajoute t-elle.Pour sa part, le président de la Fondation de France, Yves Sabouret, se félicite: " C'est un acte de générosité très important, vous êtes un exemple qui nous honore et nous rend heureux ", a-t-il lancé à l'endroit de la première dame de France.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14519
Merci Madame SARKOZY!!!

Un conflit paralyse le trafic routier entre Haïti et la R. Dominicaine

Deux ministres échouent à convaincre un syndicat de chauffeurs haïtiens de laisser passer les autobus dominicains après des attaques contre la compagnie haïtienne Capital Coach Line en territoire voisin
samedi 20 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Un conflit entre transporteurs haïtiens et dominicains a dégénéré ces dernières heures, entraînant la paralysie des activités à la frontière de Malpasse/Jimanì (environ 40 km au nord-est de Port-au-Prince), où les ministres de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé et des affaires étrangères, Allrich Nicolas ont tenté sans succès samedi de normaliser la situation.
Le syndicat des chauffeurs haïtiano-dominicains (Sin-Trans-Haï-Do), basé à Fonds-Parisien, a bloqué depuis samedi l’entrée des autobus dominicains en territoire haïtien après une série d’attaques et de menaces dont ont fait l’objet des bus de la compagnie haïtienne Capital Coach Line se rendant de l’autre côté de la frontière.
De ce fait, des voyageurs haïtiens et dominicains sont confrontés à d’énormes difficultés.
Après plusieurs heures de discussion avec l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo, Fritz Cinéas et les représentants du syndicat, les ministres Bien-Aimé et Nicolas ont, en présence du commissaire de police de Malpasse, Vanel Lacroix, invité les protestataires à mettre fin à leur mouvement. Une proposition immédiatement rejetée, les transporteurs ayant fait valoir que plus rien ne garantissait la sécurité de leurs autobus face aux attitudes de plus en plus violentes des membres du syndicat de chauffeurs de la ville frontalière dominicaine de Jimanì.
Le titulaire de l’intérieur a mis en garde contre une aggravation de la situation à la frontière au cas où les membres du Sin-Trans-Haï-Do resteraient campés sur leur position.
Pour sa part, le chancelier Nicolas a promis d’engager des pourparlers avec les autorités dominicaines afin de trouver une solution à la crise. Mais, dans l’intervalle, il a souhaité que les transporteurs dominicains soient autorisés à reprendre leurs activités vers Haïti.
Le secrétaire général du syndicat des chauffeurs haïtiano-dominicains, Jean Norlex Volcy, a été désigné pour poursuivre au nom des siens les négociations avec le gouvernement.
Interrogé par Radio Kiskeya, Roosvelt Jean-François, directeur de Capital Coach Line, a précisé que mercredi dernier des membres du syndicat dominicain avaient tenté d’incendier un autobus de la seule compagnie haïtienne opérant sur le circuit Port-au-Prince/Santo Domingo. Un informateur avait permis in extremis au véhicule d’échapper à la fureur de plusieurs individus armés de bidons d’essence qui étaient en embuscade sur une montagne surplombant la route internationale Malpasse/Jimanì, l’un des principaux points de passage entre les deux pays.
Dans le même temps, les vitres d’un autre bus de la compagnie ont été brisées à coups de pierres. « Nos pouvons acheter de nouveaux autobus, mais pas la vie de nos passagers », a lancé M. Jean-François dénonçant les ambitions monopolistiques des grandes compagnies de transport dominicaines telles Caribe Tour et Terrabus qui seraient à l’origine des violences en cascade contre Capital Coach Line.
M. Jean-François en a profité pour rejeter une proposition des autorités haïtiennes de conclure la semaine prochaine un protocole d’accord avec les dominicains.
L’entrepreneur haïtien, qui déclare s’acquitter de façon irréprochable de ses obligations fiscales des deux côtés de l’île, dénonce la décision des autorités dominicaines de réduire de 3 à 1 seul, les voyages quotidiens de ses autobus tandis que 30 véhicules dominicains de transport de passagers pénètrent tous les jours en territoire haïtien.
Membre du Sin-Trans-Haï-Do, Capital Coach Line, fondée en 2003, est une compagnie qui compte aujourd’hui plus d’une trentaine d’employés. Elle dispose de cinq autobus d’une capacité moyenne de 40 places, importés tous du Brésil à raison de 250.000 dollars américains l’unité.
Sur le très lucratif marché haïtiano-dominicain du transport routier, un passager paie US $75 pour un aller/retour Port-au-Prince/Santo Domingo qui nécessite un trajet d’environ 600 kilomètres. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5530

Nouvel appel en faveur d’Haïti de la Fédération protestante de France

Beaucoup reste à faire pour relancer la reconstruction du pays après les inondations, déclare au terme d’une visite à Port-au-Prince le président de la FPF, Claude Baty, qui a remis à la Fédération protestante d’Haïti une enveloppe de 45.000 dollars
samedi 20 décembre 2008,
Radio Kiskeya

Le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France (FPF), a mis en relief samedi "l’immense travail qui reste à faire pour la reconstruction d’Haïti" et appelé ses compatriotes à effectuer des dons en faveur du pays où il a séjourné du 8 au 15 décembre.
Dans un communiqué rendu public à Paris et relayé par l’AFP, le responsable religieux a annoncé avoir remis à la Fédération protestante d’Haïti un montant de 33.000 euros (environ 45.000 dollars) que la FPF a pu réunir grâce à un fonds d’urgence ouvert en septembre dernier à la suite du passage dévastateur en Haïti de plusieurs ouragans et tempêtes tropicales.
Les fonds collectés ont permis l’achat de kits alimentaires, le financement de la rentrée scolaire au profit d’un certain nombre d’élèves et la réalisation de travaux de déblaiement dans des régions que les intempéries avaient rendues impraticables. Une partie de l’argent devrait être aussi consacrée à des projets dans le secteur agricole et environnemental.
« Alors que des ONG de première urgence s’apprêtent à quitter Haïti en janvier 2009, les besoins de reconstruction restent considérables », relève la Fédération protestante de France.
Dans son communiqué, elle soutient que la Fédération Protestante d’Haïti joue un rôle important dans le domaine social et éducatif tout en s’impliquant activement dans la lutte contre la corruption, "fléau amoindrissant les forces vives du pays". Renouvelant son appel à la solidarité en faveur d’Haïti, la FPF indique que tous les contributeurs à son fonds d’urgence bénéficieront d’une déduction d’impôts.
Durant sa visite à Port-au-Prince, le pasteur Claude Baty était à la tête d’une délégation de pasteurs et de membres du service protestant de mission.
En août et septembre, quatre cyclones et tempêtes tropicales avaient fait plus de 800 morts et environ 800.000 sinistrés en Haïti où des communautés peinent encore à se relever après ces catastrophes en série. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5529

Affaire Monique Pierre : arrestation d’un inspecteur de police

D’autres arrestations en vue, selon la police
dimanche 21 décembre 2008,
Radio Kiskeya
L’inspecteur de police César Yvens Sully a été appréhendé samedi à Port-au-Prince, dans le cadre de l’enquête ouverte sur l’enlèvement suivi de l’assassinat le 29 novembre dernier de Mme Monique Pierre, a appris Radio Kiskeya de sources policières.
L’enquête aurait révélé qu’au moins deux heures avant d’être abattue de plusieurs balles, Monique Pierre était gardée dans une maison dont le locataire n’est autre que l’inspecteur de police, révèlent ces sources
L’ordre d’arrestation a été émis par les autorités judiciaires. L’affaire est en effet à la charge du Cabinet d’instruction où deux autres suspects ont été déjà entendus en plusieurs occasions. Il s’agit du commissaire de police des Gonaïves (Artibonite, Nord), Ernst Bouquet Dorfeuille, concubin de la défunte, et de son ami Ansy Coulanges, ex-membre de l’institution policière. Les deux sont actuellement détenus au Pénitencier national.
Selon des précisions obtenues auprès de la police, l’inspecteur Sully fit partie du Swat Team, une unité spécialisée de la Police Nationale d’Haïti (PNH). Transféré par la suite au Sous-Commissariat de police de Cité Soleil (vaste bidonville situé au Nord de la capitale), il devait être renvoyé de l’institution en 2003 pour « homicide volontaire ». Il allait être réintégré au sein de la police un an plus tard. Au moment où il a été appréhendé, il se trouvait une fois de plus sous le coup d’une mesure d’exclusion pour « abandon de poste », cette fois-ci.
D’autres arrestations sont en vue, a fait savoir un responsable de la police sous couvert de l’anonymat. Il a réitéré la ferme détermination de la police de faire échec aux kidnappeurs, aux trafiquants de drogue et aux bandits en général.
Lors d’un point de presse le 3 décembre dernier, la PNH avait clairement associé Monique Pierre aux milieux de la drogue. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5531

samedi 20 décembre 2008

32 millions de dollars américains partagés par des autorités suite à une perquisition chez un trafiquant de drogue, révèle l’ex-Doyen du Tribunal civi

Me Ronel Gelin s’étonne de la décision de le relever de sa fonction de Doyen et exige que toute la lumière soit faite sur cette affaire
vendredi 19 décembre 2008, Radio Kiskeya
Au lieu de deux millions de dollars américains (2.000.000.00), c’est plutôt trente-deux millions de dollars américains (32.000.000.00) qui avaient été trouvés chez l’oncle du trafiquant de drogue Alain Désir lors de la perquisition policière effectuée le 13 novembre dernier en son domicile à Port-de-Paix (Nord-Ouest).
Cette « sensationnelle révélation » a été faite jeudi sur les ondes de Radio Kiskeya et de plusieurs autres radios de la capitale par le Doyen du Tribunal civil de Port-de-Paix, Me Ronel Gelin, quelques heures après l’annonce par le Ministère de la justice de la décision de le relever de sa fonction de responsable du tribunal, « dans l’attente des résultats d’une enquête menée par deux commissions parlementaires ».
Le magistrat accuse de nombreuses autorités, dont le Commissaire du gouvernement de la juridiction Me Michelet Balthazar, d’implication dans le partage de cette colossale somme de laquelle un reliquat « scandaleusement modique » a été finalement déclaré et remis aux autorités centrales. Il soutient que le commissaire du gouvernement avait osé lui envoyer "sa part du gâteau".
Le tollé soulevé dans la population par un tel scandale a éclaboussé la justice à un point tel que le Doyen du Tribunal de 1ère instance explique avoir dû fermer les portes du tribunal dans l’attente des résultats d’une sérieuse enquête sur le dossier. « Tout le monde était pointé du doigt. On nous traitait tous de voleurs. Alors, il fallait faire quelque chose afin que toute la lumière soit faite », a ajouté le magistrat.
Me Gelin affirme par ailleurs son étonnement de la décision prise à son encontre par le Ministère de la justice. Il dénonce aussi avoir dû comparaître, à Port-au-Prince, par-devant un parterre de juges et de fonctionnaires comprenant plusieurs des personnes dénoncées dans l’affaire. « Des voleurs se sont avisés de me juger », a-t-il déclaré avec indignation.
Le Ministère de la justice s’est pour sa part contenté d’invoquer, dans un communiqué daté du 12 décembre, l’insubordination pour justifier sa décision de relever le juge de sa fonction de Doyen du Tribunal de 1ère instance. En aucun cas, le principe de la continuité du service public ne doit être mis en cause, soutient le Ministère. Préalablement à cette décision, des parlementaires influents, dont le 1er sénateur de l’Artibonite (Artibonite, Nord), Youri Latortue, avait formellement exigé du Ministre de la Justice Jean Joseph Exumé qu’il fasse rouvrir les portes du Tribunal civil de Port-de-Paix.
L’opération antidrogue menée le 13 novembre à Port-de-Paix avait « officiellement » permis aux autorités judiciaires et policières haïtiennes d’intercepter la somme de un million sept cent quarante mille deux cent dix dollars américains (1.740. 210.00) chez l’oncle du présumé narcotrafiquant Alain Désir, extradé aux Etats-Unis.
Cinq cent dix mille dollars (510.000.00) avaient été également retrouvés dans un sac à main lors de la perquisition menée au domicile de M. Marc Frédéric par le commissaire du gouvernement de la juridiction et des agents du Bureau de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS). Un coffre-fort et des munitions avaient été également confisqués et transportés à Port-au-Prince à des fins d’investigation.
Au cours d’une deuxième phase de l’opération au siège de la Banque Centrale à Port-au-Prince, un million deux cent trente mille deux cent dix dollars américains (1.230.210.00) avaient été découverts dans le coffre, selon des sources policières anonymes.
Aucune estimation officielle du montant de la somme confisquée lors de l’opération n’est jusqu’à présent disponible. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5526
HRV commente:
Nous ne sommes pas sûrs que cette attitude fruit d'une énorme tentation soit une attitude caractéristique de nos concitoyens s'étant taillés une forte réputation de corrompus.
Il faut avoir réfléchi mille fois pour ne pas se laisser aller. Cependant ce qui aurait du mettre la puce à l'oreille c'est le fait que les autorités qui se seraient partagés le butin aient été plusieurs. Dans ce cas, le moindre mécontentement se traduit immédiatement par la "vente pure et simple de la mêche".
Nous connaissons des gens et nous avons entendu des histoires d'employés au contact de l'argent braqués par des voyous qui ont su mettre un peu de sous de côté avant d'appeler la police.
Dans le cas précis des autorités haïtiennes, cette idée nous hantait depuis quelques temps déjà, quand la presse rapportait des actes de saisie des biens des narcotrafiquants. Nus savions sans peur de nous tromper que des titres de propriétés allaient être trafiqués pour que les bien de ces vendeurs de drogues n'aillent pas grossir le maigre et inexistant cheptel de l'état. Qui s'inquiète de l'Etat en Haïti?
Ce dernier scandale est aussi succulent que les autres et nous attendons des noms de fonctionnaires faisant partie d'institutions prestigieuses..suivez notre regard.
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Drogue/Port-de-Paix : la PNH rejette les accusations de l’ex-doyen
vendredi 19 décembre 2008
Le porte-parole de la Police Nationale dans le Nord-Ouest, Harry Registre, a rejeté vendredi les accusations portées par l’ex doyen du tribunal civil de Port-de-Paix, Me Ronel Gélin, contre les agents de la PNH qui auraient emporté une partie de l’argent confisqué chez un présumé narcotrafiquant.
Le porte-parole annonce qu’une enquête est en cours en vue d’identifier et de sanctionner des policiers qui auraient éventuellement participé au partage du butin.
Me Gélin, qui estime qu’une importante partie de l’argent saisi le 12 novembre dernier chez Alain Désir a disparu, a été démis de ses fonctions après avoir fermé le tribunal civil de Port-de-Paix.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1834

Un mort dans l’attaque d’un « tap-tap » par des inconnus armés

330 arrestations la semaine dernière dans le cadre de la lutte contre le banditisme

vendredi 19 décembre 2008, Radio Kiskeya
Le nommé Bélizaire Jean Venet a été tué par balle jeudi à la rue Dr Aubry, à Port-au-Prince, par des individus qui dépouillaient de tous leurs biens les occupants du « tap-tap » (taxi) à bord duquel il se trouvait.
Les agresseurs, vraisemblablement au nombre de trois selon des témoins, ont profité du ralentissement du véhicule dû à l’embouteillage à une heure de pointe, pour accomplir leur forfait. Bélizaire Jean Venet tentait apparemment de réagir quand les bandits ont ouvert le feu en sa direction. Il aurait été atteint de 3 projectiles.
Cet incident survenu en plein jour a suscité un grand émoi au centre-ville.
Arrivé sur les lieux quelques minutes après, l’appareil judiciaire a dressé le constat d’usage.
Une nette recrudescence d’actes de banditisme est constatée dans le pays à chaque période de fin d’année.
A l’occasion de son point de presse hebdomadaire, la police a fait état jeudi de 330 arrestations effectuées dans différentes régions du pays au cours de la semaine écoulée, dans le cadre de la lutte contre le banditisme. La plupart des chefs d’accusation retenus contre les prévenus sont le kidnapping, le viol, le vol et d’autres crimes et délits. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5527
HRV commente:
Au grand dam des défenseurs des droits des bandits, on aurait souhaité une depêche avec un tout autre titre: trois bandits armés tombent sous les projectiles d'un paisible citoyen braqué dans une tap tap à la rue docteur Aubry.
Les bandits sans scrupules avaient attaqué un véhicule de transport public en pleine rue de port-au-prince profitant des embouteillage de l'heure de pointe.
Ce civil qui a débarrassé la société de ces malfras sera décoré par les forces de l'ordre tout en espérant que les citoyens continueront à agir dans le sens de leur protection pour reprendre les rues et la ville aux bandits qui ne respectent plus aucune autorité ni aucune loi.

Le directeur général de la PNH aux Gonaïves pour préparer la fête de l’indépendance

Le directeur général de la PNH aux Gonaïves pour préparer la fête de l’indépendance
Mario Andrésol commence à établir un plan de sécurité pour le 1er janvier et présente le successeur du commissaire Ernst Dorfeuille emprisonné
vendredi 19 décembre 2008, Radio Kiskeya
Le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, a présenté vendredi le nouveau commissaire principal des Gonaïves (Artibonite, nord), lors d’une visite dont l’objectif principal était la mise en place d’un plan de sécurité en prévision de la célébration du 205e anniversaire de l’indépendance nationale.
Jean-Claude Jeune, qui était au cours des sept dernières années affecté à la direction de l’institut national de la réforme agraire (INARA) dans l’Artibonite, succède au commissaire Ernst Bouquet Dorfeuille, écroué dans le cadre de l’enquête ouverte sur l’enlèvement suivi de l’exécution de sa compagne Monique Pierre, le 29 novembre dernier.
Dans ses premières déclarations, l’officier de police s’est dit « prêt à poursuivre le travail du commissaire Dorfeuille » et à améliorer les conditions de travail de la police.
Pour sa part, le commandant en chef de la PNH a annoncé l’arrivée bientôt aux Gonaïves d’un nouveau commissaire municipal nommé Barthélemy. Mario Andrésol, qui pourrait retourner la semaine prochaine dans la région, a promis des matériels et équipements pour le commissariat de la Cité de l’indépendance et l’amélioration de la sécurité à l’échelle du département.
Une délégation du ministère des travaux publics s’est également rendue aux Gonaïves vendredi afin de lancer des travaux d’assainissement à l’approche du 1er janvier.
Le Président René Préval et d’autres officiels doivent participer aux manifestations prévues à l’occasion de la fête de l’indépendance. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5528

Des partis politiques sont préoccupés par le processus électoral

Moins d'une trentaine de partis politiques ont rempli les formalités requises par le Conseil électoral pour la participation aux prochaines élections sénatoriales La Fusion des sociaux démocrates, l'OPL, le MPH et le Mochrena figurent parmi les partis politiques qui ont attendu la date limite, 18 décembre pour se lancer dans le processus électoral.
Au nombre des partis absents de la liste des autorités électorales le Grand Rassemblement pour l'évolution d'Haïti (Greh) de Himmler Rébu. Il refuse de s'inscrire parce que des questions essentielles liées à l'organisation des joutes n'ont pas encore été élucidées par les autorités.
Et même, si tout comme plusieurs autres dirigeants de partis, il a reçu une lettre de bonne intention du Premier Ministre, M. Rébu refuse de s'aventurer. " Nous contestons la loi électorale, parce que c'est une loi scélérate qui comporte des aspects immoraux, des erreurs techniques et d'autres aspects politiquement inacceptable", ajoute t-il.
Le chef de file du GREH n'entend même pas analyser le délai et le calendrier électoral estimant qu'il faut d'abord un accord sur la loi électorale. Tout en espérant une séance de travail avec l'exécutif autour de cette question M. Rébu prend le risque de rester sur la touche lors des prochaines joutes.
Au sein des 27 partis inscrits, certains dont le Mochrena et l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL), affichent leurs inquiétudes en ce qui a trait au processus électoral.
Le porte parole de l'OPL, Harry Marsan, affirme que le parti a respecté l'échéance afin d'être en accord avec ses convictions. " L'OPL n'est pas prête à participer aux élections à n'importe quelle condition ", lance M. Marsan.
Il soutient que l'OPL est particulièrement préoccupée par le processus de recrutement des membres des BED.
En ce qui a trait aux divergences de vues au sein de la Convention des partis politiques, M. Marsan fait remarquer qu'il s'agit d'un espace de dialogue et non d'une plateforme électorale.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14512

Un ouvrage pour mettre en évidence les monuments historiques

La Citadelle, le Palais Sans Souci et le site de Ramiers, classés patrimoine de l'humanité, et d'autres monuments historiques sont mis en évidence dans l'ouvrage " Monuments à la liberté" réalisé par l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) et Logo Plus.
" L'ouvrage présente un nouveau regard sur ces monuments qui affirment l'indépendance d'Haïti", soutient Daniel Elie, directeur de l'ISPAN. " Le patrimoine haïtien est en danger", lance M. Elie pour qui les difficultés économiques de l'état haïtien ne permettent pas de protéger le patrimoine.
De plus, il croit que le développement des villes s'accompagne de destruction du patrimoine. " L'ISPAN n'a pas les moyens financiers pour faire face à ses responsabilités " déplore M. Elie soulignant que seulement 1% du budget est alloué à la culture. Faisant remarquer que l'ISPAN est pauvre, il informe qu'il faut réaliser des acrobaties pour trouver les ressources financières pour se rendre régulièrement sur certains sites.
Daniel Elie rappelle que le patrimoine permet de comprendre les différentes étapes dans la vie de la nation. " Une vingtaine de fortifications ont été construites afin de défendre le pays face à la menace étrangère", insiste M. Elie. " Les canons en bronze et en fonte se trouvant à la Citadelle ont été récupérés de la flotte de Leclerc", assure t-il.
De son coté, la directrice de Logo Plus, Monique Roucourt, se réjouit de la collaboration de l'ISPAN dans le succès de ce projet conçu par son institution. " Nous voulons montrer à chaque haïtien ce que nous avons comme richesse et qu'il faut préserver pour les générations futures", dit-elle faisant remarquer que l'ouvrage est produit est trois langues.
" Haïti ce n'est pas seulement la misère, c'est aussi un héritage", ajoute t-elle.

Le rhum Barbancourt fait peau neuve à l'occasion de son 150 eme anniversaire

Les rhums (une, trois, cinq étoiles), le Pango Rhum, et le rhum blanc sont présentés avec de nouvelles étiquettes, remplaçant celles imprimées depuis 1960.
Le directeur générale de la compagnie Barbancourt, Thierry Gardère, soutient que le nouveau timbre offre plus de visibilité et permet aux consommateurs de distinguer plus facilement les différentes catégories de produits. " La dernière fois que nous avons fait de grosses modifications au niveau des étiquettes remonte à 1960. Pour l'exportation il fallait quand même donné un air plus moderne à l'étiquette et la rajeunir un peu ", ajoute t-il.
Soulignant que les anciens emballages cohabiteront avec les nouveaux pendant trois mois le directeur de Barbancourt explique que les bouteilles de 750 ml, de 375 ml, de 175 ml et les miniatures du Rhum Barbancourt ont connu cette modification dans leur présentation.
La compagnie Barbancourt a connu au cours de ces 4 dernières années une augmentation de 50% de sa production.
Le rhum trois étoiles, représente 65% des 2 800 000 litres de rhum produites chaque année par la compagnie qui exporte son rhum en Amérique du Nord, en Europe et dans quelques pays d'Asie, Vietnam et Singapour notamment. Les exportations représentent 35 % de la production que les haïtiens de la diaspora haïtienne consomment en grande partie.
Même avec un nouveau look, le rhum Barbancourt conservera les prix habituels. " Ni les prix, ni les saveurs, ni les capsules n'ont rien à voir avec ce changement annoncé ", assure le directeur administratif et financier, William Eliacin.
Les procédés de fermentation exigent du temps, 1 an pour le rhum Une Etoile, 4 ans pour le Trois Etoiles, 5 ans pour le Cinq Etoiles, 8 ans pour la Réserve spéciale et 15 ans pour la Réserve du Domaine.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14515