Les membres de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) ont eu une séance de travail hier avec les membres de la commission justice du sénat. Le dossier des prêts hypothécaires de l’ONA et les cas de détournement de fonds à la mairie de Léogane ont été au centre des discussions.
Le président de la commission sénatoriale de justice, Youri Latortue, a indiqué que les sénateurs ont réclamé la poursuite du dossier de corruption à l’ONA auprès du tribunal correctionnel. Dans le même temps les sénateurs se sont prononcés pour un audit de la gestion de l’ONA " Les responsables de la Cour des Comptes ont donné l’assurance qu’un audit spécifique sera réalisé sur le dossier des prêts hypothécaires", dit-il faisant remarquer que les sénateurs sont également préoccupés par la faible couverture sociale estimée à 3%.
La collaboration entre l’Unité de Lutte contre la Corruption, organe du ministère des finances et la Cour des Comptes, institution indépendante a également été abordée par les sénateurs. Par ailleurs, des manifestants ont une nouvelle fois réclamé la libération du maire de Léogane, Santos Alexis, appréhendé sous l’accusation de détournement de fonds publics. Des pneus enflammés ont été placés sur la route nationale # 2 et dans certaines artères de la ville par les manifestants.
Les partisans de M. Alexis se déclarent prêts à paralyser les activités économiques dans la ville jusqu'à la libération du maire.
Par ailleurs, la Cour des Comptes dans un rapport a fait état de l’implication du maire de Savanette dans le détournement de plusieurs millions de gourdes alloués dans le cadre de l’état d’urgence. Des citoyens de plusieurs villes accusent leurs édiles respectifs d’avoir détourné des fonds alloués dans le cadre de l’état d’urgence. " Si les enquêtes de l’ULCC se poursuivent plusieurs maires seront accusés formellement de détournement de fonds publics", a fait remarquer le président du sénat, Kelly Bastien.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14198
HRV commente :
En ce qui concerne le dossier impliquant le Maire de Léogane, Monsieur Santos Casseus, alias « tèt frèt », premier citoyen de la ville de la reine Anacaona, le nom d’un influent parlementaire Léoganais est cité. La somme s’élèverait à 7.000.000 de gourdes.
Une particularité de la vie politique haïtienne c’est la capacité de réunir des manifestants capables d'inspirer la peur et de paralyser les villes, brûler et tuer. On dirait qu’il y aurait un bureau qui recrute des militants disposés à parier leurs vies pour le premier cuidam. Ceci moyennant quelques sous!
Ce sont des dossiers à suivre pour jauger et juger du comportement des nouvelles autorités.
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 22 octobre 2008
Préval : La colonisation, l’occupation américaine et les dictatures, à l’origine des problèmes environnementaux en Haïti
Octobre 2008
P-au-P, 21 oct. 08 [AlterPresse] --- Le président René Préval estime que la colonisation, l’occupation américaine d’Haiti et le règne de la dictature des Duvalier ont causé des torts considérables à l’environnement haïtien.
Préval a fait ces considérations lors d’une rencontre avec la presse, en rentrant ce 21 octobre à Port-au-Prince, après avoir participé au 12e sommet de la Francophonie à Montréal.
A ces assises des chefs d’Etat et de gouvernement francophones, René Préval affirme avoir attiré l’attention des participants sur l’origine des problèmes écologiques auxquels fait face le pays.
Reprenant les grandes lignes de son discours à Montréal, Préval soutient que la première agression sur l’environnement haïtien remonte à l’arrivée de Christophe Colomb en 1492.
En plus de l’extermination des Indiens, premiers habitants du territoire, l’écosystème a été mis à rude épreuve, souligne en substance le président.
A partir de l’indépendance nationale (1804), poursuit Préval, les généraux s’accaparèrent des plaines et les paysans durent occuper les montagnes. Pour survivre, ces derniers recoururent à l’abattage des arbres, « une agression qui dure depuis 200 ans », estime René Préval.
D’autre part, le président haïtien pointe du doigt la responsabilité des Américains qui ont occupé le pays de 1915 à 1934. Durant cette période, les compagnies américaines établies sur le territoire détruisirent ce qui restait de forêts, avance-t-il.
Les 29 années de présidence à vie de François et Jean-Claude Duvalier (1957-1986) ont également contribué à ce processus de dégradation du système écologique d’Haïti, selon René Préval.
Le chef de l’Etat haïtien informe que son exposé sur l’origine des problèmes environnementaux d’Haïti a suscité des débats parmi les panélistes.
Parallèlement, René Préval dit avoir recherché le soutien de plusieurs délégations pour affronter l’actuelle situation, créée suite au passage de 4 ouragans et tempêtes tropicales en aout et septembre derniers en Haïti.
La nécessité de jeter des ponts métalliques sur certaines rivières pour remplacer ceux qui ont été endommagés ou détruits a été soulevée, de même que la pénurie d’énergie électrique qui persiste en Haïti, indique Préval.
A ce sommet de la Francophonie, René Préval était à la tête d’une imposante délégation composée entre autres de parlementaires et d’hommes d’affaires haïtiens. [do gp apr 21/10/2008 19 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7815
HRV commente: Le Président René Préval n’a surement pas tort. Il a simplement oublié d’autres facteurs qui jouent aussi un rôle dans la dégradation de l’environnement haïtien : l’incompétence, la médiocrité, l’indifférence, l’irresponsabilité des dirigeants ; la corruption endémique et cautionnée au sein de notre administration publique
P-au-P, 21 oct. 08 [AlterPresse] --- Le président René Préval estime que la colonisation, l’occupation américaine d’Haiti et le règne de la dictature des Duvalier ont causé des torts considérables à l’environnement haïtien.
Préval a fait ces considérations lors d’une rencontre avec la presse, en rentrant ce 21 octobre à Port-au-Prince, après avoir participé au 12e sommet de la Francophonie à Montréal.
A ces assises des chefs d’Etat et de gouvernement francophones, René Préval affirme avoir attiré l’attention des participants sur l’origine des problèmes écologiques auxquels fait face le pays.
Reprenant les grandes lignes de son discours à Montréal, Préval soutient que la première agression sur l’environnement haïtien remonte à l’arrivée de Christophe Colomb en 1492.
En plus de l’extermination des Indiens, premiers habitants du territoire, l’écosystème a été mis à rude épreuve, souligne en substance le président.
A partir de l’indépendance nationale (1804), poursuit Préval, les généraux s’accaparèrent des plaines et les paysans durent occuper les montagnes. Pour survivre, ces derniers recoururent à l’abattage des arbres, « une agression qui dure depuis 200 ans », estime René Préval.
D’autre part, le président haïtien pointe du doigt la responsabilité des Américains qui ont occupé le pays de 1915 à 1934. Durant cette période, les compagnies américaines établies sur le territoire détruisirent ce qui restait de forêts, avance-t-il.
Les 29 années de présidence à vie de François et Jean-Claude Duvalier (1957-1986) ont également contribué à ce processus de dégradation du système écologique d’Haïti, selon René Préval.
Le chef de l’Etat haïtien informe que son exposé sur l’origine des problèmes environnementaux d’Haïti a suscité des débats parmi les panélistes.
Parallèlement, René Préval dit avoir recherché le soutien de plusieurs délégations pour affronter l’actuelle situation, créée suite au passage de 4 ouragans et tempêtes tropicales en aout et septembre derniers en Haïti.
La nécessité de jeter des ponts métalliques sur certaines rivières pour remplacer ceux qui ont été endommagés ou détruits a été soulevée, de même que la pénurie d’énergie électrique qui persiste en Haïti, indique Préval.
A ce sommet de la Francophonie, René Préval était à la tête d’une imposante délégation composée entre autres de parlementaires et d’hommes d’affaires haïtiens. [do gp apr 21/10/2008 19 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7815
HRV commente: Le Président René Préval n’a surement pas tort. Il a simplement oublié d’autres facteurs qui jouent aussi un rôle dans la dégradation de l’environnement haïtien : l’incompétence, la médiocrité, l’indifférence, l’irresponsabilité des dirigeants ; la corruption endémique et cautionnée au sein de notre administration publique
Elections pour le renouvellement du tiers du Sénat : début janvier 2009 éventuellement, selon un membre du Conseil Electoral Provisoire
Promesse d’un calendrier électoral à la fin de l’année
Mercredi 22 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat haïtien pourraient se tenir début janvier 2009, si aucun inconvénient ne se présente dans l’intervalle, a déclaré mardi le conseiller électoral Jacques Belzin, dans une interview accordée à Radio Kiskeya.
Un calendrier électoral est à l’étude à ce sujet et pourrait être rendu public d’ici la fin de l’année, a fait savoir M. Belzin. Pour l’instant, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) s’attelle à la relocalisation des Bureaux Electoraux Départementaux (BED) et des Bureaux Electoraux Communaux (BEC). Une telle démarche est d’autant plus justifiée que la carte de l’appareil électoral à l’échelle du pays a dû subir des modifications en raison des dégâts causés par les récents ouragans et tempêtes tropicales, a-t-il expliqué.
L’institution électorale se propose par ailleurs d’initier dès la semaine en cours le processus de paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire à des membres des BED et des BEC. Cependant, Jacques Belzin précise que le CEP n’a pas encore accès aux fonds du Trésor public mis à sa disposition dans le budget rectificatif 2007-2008 voté récemment par les deux Chambres du Parlement haïtien.
A rappeler que, dans une interview accordée récemment à Radio Kiskeya, des membres de BED et de BEC qui avaient reçu une formation appropriée en gestion électorale grâce à l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ont dénoncé une habile et subtile manœuvre de l’actuel CEP visant à reconfigurer l’appareil électoral en excluant les employés ayant la qualification requise en matière d’organisation d’élections. Ils ont fait remarquer que, n’était leur professionnalisme, le pays ne serait pas aujourd’hui doté d’un Parlement aussi diversifié, référence au fait que diverses sensibilités politiques y sont représentées.
Les élections pour le renouvellement du tiers du Sénat haïtien constituent un enjeu majeur pour la survie du système politique haïtien. Si elles ne se tiennent pas dans le délai requis, le Sénat, et par voie de conséquence le pouvoir législatif, courent le risque de devenir à terme, tout à fait inopérants. L’autre enjeu majeur de ces élections est constitué par le fait que le Sénat dont le tiers aura été renouvelé, devra participer à la dernière session de la 48ème législature aux débats devant aboutir à la proposition des amendements à apporter à la Constitution de 1987. Ces propositions devraient être entérinées dans leur intégralité par la prochaine législature, tel que le prescrit la Constitution. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5350
HRV Commente :
Merde alors ! Je croyais que les élections sénatoriales partielles allaient être renvoyées sine die dans le cadre de l’état d’urgence déclaré et voté après le passage des cyclones et des ouragans.
J’ai du mal à comprendre comment, dans la conjoncture actuelle, les élections sénatoriales puissent rentrer dans le cadre de l’urgence. Pas d’attitude anti élection. Anti-démocratique certes si on tient compte de la définition et la conceptualisation de la démocratie « made in » Haïti.
Mon problème avec les élections fait suite à plusieurs observations. La première reste sans nul doute le pauvre rendement des parlementaires haïtiens en général en matière de législation à proprement parler.
En effet l’activité des parlementaires s’est surtout inspirée de leurs attributions constitutionnelles qui les placent comme des juges-arbitres de l’administration étatique. Ainsi les parlementaires ont alimenté plus de débats désuets et inutiles quand ils ne se trouvaient pas impliqués dans certains scandales.
Du coup, on peut se demander si les choses n’iraient pas mieux sans la présence de nos faiseurs de loi.
Disons aussi que c’est presque aberrant et amoral penser que l’état et la communauté internationale débourseront près de 17.000.000 de dollars pour élire 10 sénateurs. C'est-à-dire 1.700.000 dollars par sénateur. N’est ce pas cher payer pour un rendement si insignifiant ?
La problématique des élections se concrétise aussi dans l’attitude des parlementaires à vouloir changer de veste pour se comporter en concepteur et exécuteur de projets « douteux » dans le cadre d’une activité campagne électorale ; et ceci au détriment des vrais problèmes de la nation.
Aie démocratie quand tu nous tiens !
Mercredi 22 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat haïtien pourraient se tenir début janvier 2009, si aucun inconvénient ne se présente dans l’intervalle, a déclaré mardi le conseiller électoral Jacques Belzin, dans une interview accordée à Radio Kiskeya.
Un calendrier électoral est à l’étude à ce sujet et pourrait être rendu public d’ici la fin de l’année, a fait savoir M. Belzin. Pour l’instant, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) s’attelle à la relocalisation des Bureaux Electoraux Départementaux (BED) et des Bureaux Electoraux Communaux (BEC). Une telle démarche est d’autant plus justifiée que la carte de l’appareil électoral à l’échelle du pays a dû subir des modifications en raison des dégâts causés par les récents ouragans et tempêtes tropicales, a-t-il expliqué.
L’institution électorale se propose par ailleurs d’initier dès la semaine en cours le processus de paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire à des membres des BED et des BEC. Cependant, Jacques Belzin précise que le CEP n’a pas encore accès aux fonds du Trésor public mis à sa disposition dans le budget rectificatif 2007-2008 voté récemment par les deux Chambres du Parlement haïtien.
A rappeler que, dans une interview accordée récemment à Radio Kiskeya, des membres de BED et de BEC qui avaient reçu une formation appropriée en gestion électorale grâce à l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ont dénoncé une habile et subtile manœuvre de l’actuel CEP visant à reconfigurer l’appareil électoral en excluant les employés ayant la qualification requise en matière d’organisation d’élections. Ils ont fait remarquer que, n’était leur professionnalisme, le pays ne serait pas aujourd’hui doté d’un Parlement aussi diversifié, référence au fait que diverses sensibilités politiques y sont représentées.
Les élections pour le renouvellement du tiers du Sénat haïtien constituent un enjeu majeur pour la survie du système politique haïtien. Si elles ne se tiennent pas dans le délai requis, le Sénat, et par voie de conséquence le pouvoir législatif, courent le risque de devenir à terme, tout à fait inopérants. L’autre enjeu majeur de ces élections est constitué par le fait que le Sénat dont le tiers aura été renouvelé, devra participer à la dernière session de la 48ème législature aux débats devant aboutir à la proposition des amendements à apporter à la Constitution de 1987. Ces propositions devraient être entérinées dans leur intégralité par la prochaine législature, tel que le prescrit la Constitution. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5350
HRV Commente :
Merde alors ! Je croyais que les élections sénatoriales partielles allaient être renvoyées sine die dans le cadre de l’état d’urgence déclaré et voté après le passage des cyclones et des ouragans.
J’ai du mal à comprendre comment, dans la conjoncture actuelle, les élections sénatoriales puissent rentrer dans le cadre de l’urgence. Pas d’attitude anti élection. Anti-démocratique certes si on tient compte de la définition et la conceptualisation de la démocratie « made in » Haïti.
Mon problème avec les élections fait suite à plusieurs observations. La première reste sans nul doute le pauvre rendement des parlementaires haïtiens en général en matière de législation à proprement parler.
En effet l’activité des parlementaires s’est surtout inspirée de leurs attributions constitutionnelles qui les placent comme des juges-arbitres de l’administration étatique. Ainsi les parlementaires ont alimenté plus de débats désuets et inutiles quand ils ne se trouvaient pas impliqués dans certains scandales.
Du coup, on peut se demander si les choses n’iraient pas mieux sans la présence de nos faiseurs de loi.
Disons aussi que c’est presque aberrant et amoral penser que l’état et la communauté internationale débourseront près de 17.000.000 de dollars pour élire 10 sénateurs. C'est-à-dire 1.700.000 dollars par sénateur. N’est ce pas cher payer pour un rendement si insignifiant ?
La problématique des élections se concrétise aussi dans l’attitude des parlementaires à vouloir changer de veste pour se comporter en concepteur et exécuteur de projets « douteux » dans le cadre d’une activité campagne électorale ; et ceci au détriment des vrais problèmes de la nation.
Aie démocratie quand tu nous tiens !
Sandro Joseph pourrait être écarté de son poste par le chef de l’état
Le chef de l’état, René Préval, envisage une mise à l’écart de Sandro Joseph de la direction de l’Office Nationale Assurance (ONA) afin de faciliter le travail du juge instructeur en charge du dossier. " Pour faciliter le traitement du dossier on peut l’écarter", a indiqué le président Préval précisant que cette décision ne doit pas être considérée comme une accusation.Il a fait remarquer que sa décision vise à éviter toute interférence dans le traitement du dossier par les autorités judiciaires. Soulignant que son souhait est que la procédure judiciaire suit son cours, M. Préval a révélé que le dossier de corruption à l’ONA a été transmis hier mardi au cabinet d’instruction. Répondant aux questions des journalistes, le président Préval a expliqué sa démarche par le souci d’éviter toute confusion entre les pouvoirs. " Nous ne sommes pas responsables de l’appareil judiciaire", argue t-il rappelant que le président de la république ne doit pas se substituer aux institutions. Le chef de l’état dit ne pas voir de problème dans le traitement du dossier de blanchiment d’argent au sein de l’ONA. " L’ULCC a soumis son rapport au commissaire du gouvernement lequel a transmis le dossier au juge instructeur", explique t-il. Au début du mois, l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) avait sollicité du parquet de Port-au-Prince, la mise en mouvement de l’action publique contre le directeur de l’ONA, Sandro Joseph, accusé d’avoir mal géré les fonds des assurés.Selon l’ULCC, M Joseph avait entre autres dépensé 27 384 dollars pour offrir un véhicule en cadeau à son ex-compagne, Judith Drouillard Benoît. Selon les documents, Sandro Joseph avait décaissé cette somme le 14 février 2007, jour de la saint Valentin et date anniversaire de la naissance de son ex-compagne.
-----------------------------------
Le directeur de l’ONA pourrait être "écarté", selon le Président Préval
Le chef de l’Etat y voit une solution pour mettre à la disposition de la justice Sandro Joseph accusé de "blanchiment d’argent"
mardi 21 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval a annoncé mardi son intention d’écarter le directeur général de l’Office national d’assurance vieillesse (ONA), Sandro Joseph, afin de le mettre à la disposition du cabinet d’instruction qui enquête sur son implication présumée dans le « blanchiment d’argent ».
Le chef de l’Etat, qui a précisé qu’il n’accusait pas pour autant M. Joseph, s’exprimait lors d’une conférence de presse à l’aéroport international Toussaint Louverture, quelques heures après son retour du Canada où il a participé le week-end dernier au XIIe sommet de la Francophonie..
« Nous pouvons écarter Sandro Joseph pour faciliter le traitement du dossier, sans porter des accusations contre lui », a affirmé M. Préval en réponse à une question d’un journaliste de Radio Kiskeya. Il a aussi donné l’assurance que l’Exécutif entendait éviter toute « interférence » dans cette affaire, rappelant qu’il ne pouvait se substituer aux autorités judiciaires.
Le Président a estimé qu’il revient désormais au cabinet d’instruction de se prononcer sur le dossier, l’Unité de lutte contre la corruption et le parquet de Port-au-Prince ayant déjà joué leur partition.
Il y a quelques jours, le Sénateur Jean Hector Anacacis, réputé proche du chef de l’Etat, l’avait invité à limoger le directeur général de l’ONA afin de permettre sa comparution en justice.
Dans le cadre d’une affaire à rebondissements qui a défrayé la chronique et tenu en haleine, ces dernières semaines, l’opinion publique, Sandro Joseph est soupçonné d’avoir acheté au comptant une voiture neuve à son ex-compagne, Judith Drouillard Benoît, pour la coquette somme de 27.000 dollars américains, le jour de la Saint-Valentin, le 14 février 2007.
Officiellement visé par un mandat d’amener après avoir échappé in extremis à une offensive de la police judiciaire à son propre bureau, le haut fonctionnaire nie toute responsabilité dans cette transaction, préférant parler d’une machination politico-judiciaire contre lui. Selon l’un des avocats du patron de l’ONA, Aviol Fleurant, Mme Benoìt aurait eu dans le temps une liaison avec Jacques Baudouin Kétan, un puissant trafiquant de drogue haïtien emprisonné et condamné aux Etats-Unis.
Pour éviter toute « médiatisation à outrance » du dossier qui dégénérait en un affrontement à distance entre quatre acteurs, Sandro Joseph, Judith Benoît, le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis et son prédécesseur, Claudy Gassant, le Premier ministre Michèle Pierre-Louis avait annoncé la semaine dernière devant une commission sénatoriale qu’un juge d’instruction était désormais en charge de cette affaire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5349
HRV Commente :
Le miracle n’aura surement pas lieu. Oui. Disons…non. LE miracle de voir une enquête aboutir un jour en Haïti malgré des preuves irréfutables.
Ce croustillant dossier devrait être traité au creuset de la transparence universelle dans un pays classé parmi les nations-renégats à cause de la corruption et le désengagement institutionnel. Mais il passera comme à l’accoutumé aux cribles natif-natales, notre bon « kasé fèy kouvri sa ».
Il faut reconnaître que dans l’entourage de ces allégations de corruption gravitent des personnages et des noms pas des plus idoines ni des plus propres.
Le bruyant avocat de la bénéficiaire qui semble de par son passé avoir appris que c’est un acte d’intelligence que de savoir manger dans tous les râteliers.
Parallèlement aux accusations de corruption prouvées par l’achat de ce véhicule de luxe, il conviendrait aussi de traiter les prêts hypothécaires accordés à des parlementaires, faisant intervenir les sous d’une institution à vocation sociale qui aurait investi cependant moins de 3% dans ce domaine.
La facilité avec laquelle les sénateurs impliqués ont reçu leurs prêts hypothécaires pourraient facilement rentrer dans le cadre de ce que l’on appel trafic d’influence. Personne ne peut affirmer que tous les assurés de l’ONA peuvent bénéficier de prêts établis dans des conditions similaires à celles qui ont rendu faciles les transactions en faveur des parlementaires.
On comprend mieux pourquoi – si ma mémoire est bonne- Monsieur Sandro Joseph avait bénéficié d’une bonne note lors d’une présentation au cours d’une convocation devant le parlement.
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Le directeur de l’ONA pourrait être "écarté", selon le Président Préval
Le chef de l’Etat y voit une solution pour mettre à la disposition de la justice Sandro Joseph accusé de "blanchiment d’argent"
mardi 21 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval a annoncé mardi son intention d’écarter le directeur général de l’Office national d’assurance vieillesse (ONA), Sandro Joseph, afin de le mettre à la disposition du cabinet d’instruction qui enquête sur son implication présumée dans le « blanchiment d’argent ».
Le chef de l’Etat, qui a précisé qu’il n’accusait pas pour autant M. Joseph, s’exprimait lors d’une conférence de presse à l’aéroport international Toussaint Louverture, quelques heures après son retour du Canada où il a participé le week-end dernier au XIIe sommet de la Francophonie..
« Nous pouvons écarter Sandro Joseph pour faciliter le traitement du dossier, sans porter des accusations contre lui », a affirmé M. Préval en réponse à une question d’un journaliste de Radio Kiskeya. Il a aussi donné l’assurance que l’Exécutif entendait éviter toute « interférence » dans cette affaire, rappelant qu’il ne pouvait se substituer aux autorités judiciaires.
Le Président a estimé qu’il revient désormais au cabinet d’instruction de se prononcer sur le dossier, l’Unité de lutte contre la corruption et le parquet de Port-au-Prince ayant déjà joué leur partition.
Il y a quelques jours, le Sénateur Jean Hector Anacacis, réputé proche du chef de l’Etat, l’avait invité à limoger le directeur général de l’ONA afin de permettre sa comparution en justice.
Dans le cadre d’une affaire à rebondissements qui a défrayé la chronique et tenu en haleine, ces dernières semaines, l’opinion publique, Sandro Joseph est soupçonné d’avoir acheté au comptant une voiture neuve à son ex-compagne, Judith Drouillard Benoît, pour la coquette somme de 27.000 dollars américains, le jour de la Saint-Valentin, le 14 février 2007.
Officiellement visé par un mandat d’amener après avoir échappé in extremis à une offensive de la police judiciaire à son propre bureau, le haut fonctionnaire nie toute responsabilité dans cette transaction, préférant parler d’une machination politico-judiciaire contre lui. Selon l’un des avocats du patron de l’ONA, Aviol Fleurant, Mme Benoìt aurait eu dans le temps une liaison avec Jacques Baudouin Kétan, un puissant trafiquant de drogue haïtien emprisonné et condamné aux Etats-Unis.
Pour éviter toute « médiatisation à outrance » du dossier qui dégénérait en un affrontement à distance entre quatre acteurs, Sandro Joseph, Judith Benoît, le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis et son prédécesseur, Claudy Gassant, le Premier ministre Michèle Pierre-Louis avait annoncé la semaine dernière devant une commission sénatoriale qu’un juge d’instruction était désormais en charge de cette affaire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5349
HRV Commente :
Le miracle n’aura surement pas lieu. Oui. Disons…non. LE miracle de voir une enquête aboutir un jour en Haïti malgré des preuves irréfutables.
Ce croustillant dossier devrait être traité au creuset de la transparence universelle dans un pays classé parmi les nations-renégats à cause de la corruption et le désengagement institutionnel. Mais il passera comme à l’accoutumé aux cribles natif-natales, notre bon « kasé fèy kouvri sa ».
Il faut reconnaître que dans l’entourage de ces allégations de corruption gravitent des personnages et des noms pas des plus idoines ni des plus propres.
Le bruyant avocat de la bénéficiaire qui semble de par son passé avoir appris que c’est un acte d’intelligence que de savoir manger dans tous les râteliers.
Parallèlement aux accusations de corruption prouvées par l’achat de ce véhicule de luxe, il conviendrait aussi de traiter les prêts hypothécaires accordés à des parlementaires, faisant intervenir les sous d’une institution à vocation sociale qui aurait investi cependant moins de 3% dans ce domaine.
La facilité avec laquelle les sénateurs impliqués ont reçu leurs prêts hypothécaires pourraient facilement rentrer dans le cadre de ce que l’on appel trafic d’influence. Personne ne peut affirmer que tous les assurés de l’ONA peuvent bénéficier de prêts établis dans des conditions similaires à celles qui ont rendu faciles les transactions en faveur des parlementaires.
On comprend mieux pourquoi – si ma mémoire est bonne- Monsieur Sandro Joseph avait bénéficié d’une bonne note lors d’une présentation au cours d’une convocation devant le parlement.
20 haïtiens et 10 cubains arrêtés en R. Dominicaine
Les compatriotes reconduits à la frontière et les cubains, venus d’Haïti, transférés à Santo Domingo pour investigation
mardi 21 octobre 2008,
Radio Kiskeya
L’armée dominicaine a procédé mardi à l’arrestation de 20 ressortissants haïtiens et de 10 cubains qui tentaient de se rendre en République Dominicaine en traversant la rivière Massacre qui sépare les deux pays, selon une dépêche de l’agence espagnole EFE.
Une source militaire a annoncé que les sans-papiers haïtiens ont été rapatriés immédiatement tandis que les cubains étaient soumis à interrogatoire par les services d’intelligence dominicains. Ils devaient être transférés au siège des Forces Armées à Santo Domingo en vue de l’approfondissement de l’enquête.
Arrivés en Haïti à bord d’une frêle embarcation, ces clandestins ont affirmé avoir voulu transiter par le territoire national pour voyager à destination de Porto Rico puis de Miami où les attendaient leurs familles. Chacun avait payé entre 300 et 350 dollars américains pour être transporté à Ouanaminthe (nord-est d’Haïti) avant de tenter une entrée en territoire voisin sous une fausse identité dominicaine.
Les dix cubains ont demandé aux autorités de Santo Domingo de ne pas les rapatrier, arguant que leur vie serait en danger en cas de retour à La Havane.
Selon la presse dominicaine, des centaines de cubains utiliseraient chaque année le territoire haïtien pour se rendre en République Dominicaine dans le but ultime de pouvoir émigrer aux Etats-Unis via Porto Rico. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5348
mardi 21 octobre 2008,
Radio Kiskeya
L’armée dominicaine a procédé mardi à l’arrestation de 20 ressortissants haïtiens et de 10 cubains qui tentaient de se rendre en République Dominicaine en traversant la rivière Massacre qui sépare les deux pays, selon une dépêche de l’agence espagnole EFE.
Une source militaire a annoncé que les sans-papiers haïtiens ont été rapatriés immédiatement tandis que les cubains étaient soumis à interrogatoire par les services d’intelligence dominicains. Ils devaient être transférés au siège des Forces Armées à Santo Domingo en vue de l’approfondissement de l’enquête.
Arrivés en Haïti à bord d’une frêle embarcation, ces clandestins ont affirmé avoir voulu transiter par le territoire national pour voyager à destination de Porto Rico puis de Miami où les attendaient leurs familles. Chacun avait payé entre 300 et 350 dollars américains pour être transporté à Ouanaminthe (nord-est d’Haïti) avant de tenter une entrée en territoire voisin sous une fausse identité dominicaine.
Les dix cubains ont demandé aux autorités de Santo Domingo de ne pas les rapatrier, arguant que leur vie serait en danger en cas de retour à La Havane.
Selon la presse dominicaine, des centaines de cubains utiliseraient chaque année le territoire haïtien pour se rendre en République Dominicaine dans le but ultime de pouvoir émigrer aux Etats-Unis via Porto Rico. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5348
mardi 21 octobre 2008
Débat sur la nationalité lors du congrès de la Haitian League
Le premier congrès de la Haitian League à New Jersey la semaine dernière, a permis entre autre de réaliser des débats sur l’intégration des membres de la diaspora dans la vie politique haïtienne.
Des leaders de la communauté haïtienne aux Etats-Unis et des personnalités politiques haïtiennes, dont les sénateurs Kelly C. Bastien et Rudolph Boulos, avaient pris part au congrès. Répondant aux questions d’un reporter de radio Métropole en marge du congrès, le président du sénat, Kelly Bastien, a révélé que 20 % des parlementaires haïtiens sont détenteurs de carte de résidence d’ un pays étranger. " 20 % des parlementaires sont membres de la diaspora", dit-il mettant l’accent sur la nécessité de préparer un document préalable à la réforme constitutionnelle. Le sénateur Bastien préconise une participation active des haïtiens de la diaspora dans le débat sur la nationalité afin de formuler à temps les modifications souhaitées dans la constitution. De son coté, le sénateur Rudolph Boulos, qui a beaucoup réfléchi sur la question depuis sa mise à l’écart, estime qu’une modification de la constitution n’est pas nécessaire. " Point n’est besoin d’amender la constitution, il faut élaborer un code de la nationalité qui puisse clarifier l’article 15 de la constitution", argue le sénateur Boulos estimant qu’il faut surtout expliquer les conditions de la perte de la nationalité. " Sur le territoire haïtien tout autre nationalité n’est pas admise", déclare le sénateur Boulos précisant que les constituants n’entendaient pas interdire une autre nationalité. " Un haïtien se trouvant en Haïti ne peut pas se prévaloir d’une autre nationalité", explique t-il. Selon le sénateur Boulos, la participation des haïtiens de la diaspora dans la refondation de l’état haïtien est indispensable. Cet avis est partagé par le Dr Bernier Lauredan, responsable de la Haitian League, qui se réjouit du succès du congrès. " Ce premier congrès est un outil qui facilitera le partenariat entre les haitiano-américains qui pourront apporter une meilleure participation dans l’effort de construction d’Haïti", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14195
Qu’en est-il de l’enquête de la commission parlementaire sur la nationalité des membres du pouvoir législatif ?
Des leaders de la communauté haïtienne aux Etats-Unis et des personnalités politiques haïtiennes, dont les sénateurs Kelly C. Bastien et Rudolph Boulos, avaient pris part au congrès. Répondant aux questions d’un reporter de radio Métropole en marge du congrès, le président du sénat, Kelly Bastien, a révélé que 20 % des parlementaires haïtiens sont détenteurs de carte de résidence d’ un pays étranger. " 20 % des parlementaires sont membres de la diaspora", dit-il mettant l’accent sur la nécessité de préparer un document préalable à la réforme constitutionnelle. Le sénateur Bastien préconise une participation active des haïtiens de la diaspora dans le débat sur la nationalité afin de formuler à temps les modifications souhaitées dans la constitution. De son coté, le sénateur Rudolph Boulos, qui a beaucoup réfléchi sur la question depuis sa mise à l’écart, estime qu’une modification de la constitution n’est pas nécessaire. " Point n’est besoin d’amender la constitution, il faut élaborer un code de la nationalité qui puisse clarifier l’article 15 de la constitution", argue le sénateur Boulos estimant qu’il faut surtout expliquer les conditions de la perte de la nationalité. " Sur le territoire haïtien tout autre nationalité n’est pas admise", déclare le sénateur Boulos précisant que les constituants n’entendaient pas interdire une autre nationalité. " Un haïtien se trouvant en Haïti ne peut pas se prévaloir d’une autre nationalité", explique t-il. Selon le sénateur Boulos, la participation des haïtiens de la diaspora dans la refondation de l’état haïtien est indispensable. Cet avis est partagé par le Dr Bernier Lauredan, responsable de la Haitian League, qui se réjouit du succès du congrès. " Ce premier congrès est un outil qui facilitera le partenariat entre les haitiano-américains qui pourront apporter une meilleure participation dans l’effort de construction d’Haïti", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14195
Qu’en est-il de l’enquête de la commission parlementaire sur la nationalité des membres du pouvoir législatif ?
Visite en Haïti du chef des opérations humanitaires de l’ONU
Evaluation de la réponse humanitaire après le passage des tempêtes tropicales et ouragans
mardi 21 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies, M. John Holmes, visitera Haïti les 23 et 24 octobre prochains, annonce mardi un communiqué de la mission de l’ONU en Haïti.
Le but de la visite du haut responsable des Nations-Unies est d’évaluer sur place la réponse à la crise humanitaire causée par le récent passage sur Haïti des tempêtes et ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike.
Le communiqué rappelle à ce sujet qu’à la mi-août, alors qu’Haïti tentait avec peine de faire face aux conséquences des pluies diluviennes provoquées par l’ouragan Fay, le pays a été frappé par l’ouragan Gustav et la tempête tropicale Hanna. Le 26 août, Gustav a dévasté cinq départements situés dans l’ouest et le sud-ouest du pays. Le 2 septembre, Hanna a touché les 10 départements que compte le pays. Par la suite, Haïti a été aussi traversé par l’ouragan Ike.
Au cours de sa visite, M. Holmes s’entretiendra avec les dirigeants du pays et les représentants des organisations onusiennes et non gouvernementales travaillant en Haïti. Il se rendra également aux Gonaïves (Artibonite, Nord), qui a été dévastée par l’un des ouragans.
Différentes agences des Nations Unies ont lancé conjointement un appel de fonds en faveur d’Haïti de plus de cent sept millions de dollars. Mais, jusqu’à récemment, la moitié d’un tel montant ne pouvait être atteinte. [jmd/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5347
mardi 21 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies, M. John Holmes, visitera Haïti les 23 et 24 octobre prochains, annonce mardi un communiqué de la mission de l’ONU en Haïti.
Le but de la visite du haut responsable des Nations-Unies est d’évaluer sur place la réponse à la crise humanitaire causée par le récent passage sur Haïti des tempêtes et ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike.
Le communiqué rappelle à ce sujet qu’à la mi-août, alors qu’Haïti tentait avec peine de faire face aux conséquences des pluies diluviennes provoquées par l’ouragan Fay, le pays a été frappé par l’ouragan Gustav et la tempête tropicale Hanna. Le 26 août, Gustav a dévasté cinq départements situés dans l’ouest et le sud-ouest du pays. Le 2 septembre, Hanna a touché les 10 départements que compte le pays. Par la suite, Haïti a été aussi traversé par l’ouragan Ike.
Au cours de sa visite, M. Holmes s’entretiendra avec les dirigeants du pays et les représentants des organisations onusiennes et non gouvernementales travaillant en Haïti. Il se rendra également aux Gonaïves (Artibonite, Nord), qui a été dévastée par l’un des ouragans.
Différentes agences des Nations Unies ont lancé conjointement un appel de fonds en faveur d’Haïti de plus de cent sept millions de dollars. Mais, jusqu’à récemment, la moitié d’un tel montant ne pouvait être atteinte. [jmd/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5347
Légère baisse des prix du carburant en Haïti
Insatisfaits, distributeurs et syndicalistes réclament du gouvernement des tarifs conformes à la chute du brut sur le marché international
lundi 20 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le ministère de l’économie et des finances a annoncé lundi une légère révision à la baisse des prix des produits pétroliers dont les nouveaux tarifs seront affichés à la pompe dès mardi matin.
La gasoline octane 91 se vend quelques gourdes de moins, passant à $ 41,80 le gallon. La même marge de réduction s’applique au diesel et au kérosène qui coûtent respectivement 32 et 30 dollars. En revanche, le prix du super sans plomb, communément appelé gasoline 95, demeure inchangé, soit $ 49,40 le gallon.
Le président de l’association nationale des distributeurs de produits pétroliers (ANADIPP), Maurice Lafortune, s’est quelque peu félicité de cette décision longtemps attendue en rappelant que seul le gouvernement peut intervenir sur le marché pétrolier. Faisant remarquer que cette chute des prix pétroliers ne reflète nullement la tendance baissière observée sur le marché international, M. Lafortune a invité les autorités à continuer à ramener les prix de l’essence à un niveau raisonnable. Il a souligné que les tarifs élevés de ce produit stratégique ont fait chuter considérablement les chiffres d’affaires des dealers opérant en Haïti.
De leur côté, des syndicalistes se montrent très insatisfaits des nouvelles mesures annoncées. Retès Réjouir, président de la fédération des transporteurs publics haïtiens (FTPH), Changeux Méhu, principal responsable de l’association des propriétaires et chauffeurs d’Haïti (APCH) et Yves Chavannes Fortuné du syndicat des chauffeurs et propriétaires des poids lourds du sud (SCPPLS) ont qualifié d’insignifiante la baisse des prix du pétrole, arguant qu’elle ne pourra en rien alléger le fardeau de la population.
Ils ont d’autre part fait savoir que le ministère des affaires sociales n’a pas encore convoqué de réunion avec les syndicats en vue de fixer les nouveaux tarifs du transport en commun, lieu de discussions orageuses et parfois regrettables entre transporteurs et passagers.
Après de longs mois de refus, le régime du Président René Préval, hostile à toute politique de subvention des produits pétroliers, a finalement accepté d’apporter un début de réponse aux revendications de différents secteurs de la population. Mais, il pourrait devoir faire un peu plus avec la chute continue du brut dont le baril tournait lundi en moyenne autour de 74 dollars sur le marché international après être descendu la semaine dernière sous la barre des 70 dollars. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5345
Je me demandais moi aussi à quel moment on allait sentir les baisses phénoménales du prix du pétrole allait avoir une répercussion réelle sur ma carte bleue. Hier j’ai payé l’essence 95 à 1.24 euro le litre contre 1.34 euro la semaine dernière.
Il est certes impensable d’imaginer que l’on continue à nous faire payer le prix fort quand le pétrole a diminué de moitié le prix du baril. Peu importe que la montée des prix du pétrole entraine tout vers le haut sur son passage. Certains préfèrent nous voir nous noyer et nous étrangler. Surtout les chefs des pays qui produisent le pétrole.
Le ministre du Pétrole de l’Iran vient de déclarer que les pays membres de l’OPEP pourrait réduire de 2.000.000 à 2.500.000 barils quotidiens de façon à faire monter les prix car dit l’enfoiré, le temps du pétrole à bon marché est révolu !
lundi 20 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le ministère de l’économie et des finances a annoncé lundi une légère révision à la baisse des prix des produits pétroliers dont les nouveaux tarifs seront affichés à la pompe dès mardi matin.
La gasoline octane 91 se vend quelques gourdes de moins, passant à $ 41,80 le gallon. La même marge de réduction s’applique au diesel et au kérosène qui coûtent respectivement 32 et 30 dollars. En revanche, le prix du super sans plomb, communément appelé gasoline 95, demeure inchangé, soit $ 49,40 le gallon.
Le président de l’association nationale des distributeurs de produits pétroliers (ANADIPP), Maurice Lafortune, s’est quelque peu félicité de cette décision longtemps attendue en rappelant que seul le gouvernement peut intervenir sur le marché pétrolier. Faisant remarquer que cette chute des prix pétroliers ne reflète nullement la tendance baissière observée sur le marché international, M. Lafortune a invité les autorités à continuer à ramener les prix de l’essence à un niveau raisonnable. Il a souligné que les tarifs élevés de ce produit stratégique ont fait chuter considérablement les chiffres d’affaires des dealers opérant en Haïti.
De leur côté, des syndicalistes se montrent très insatisfaits des nouvelles mesures annoncées. Retès Réjouir, président de la fédération des transporteurs publics haïtiens (FTPH), Changeux Méhu, principal responsable de l’association des propriétaires et chauffeurs d’Haïti (APCH) et Yves Chavannes Fortuné du syndicat des chauffeurs et propriétaires des poids lourds du sud (SCPPLS) ont qualifié d’insignifiante la baisse des prix du pétrole, arguant qu’elle ne pourra en rien alléger le fardeau de la population.
Ils ont d’autre part fait savoir que le ministère des affaires sociales n’a pas encore convoqué de réunion avec les syndicats en vue de fixer les nouveaux tarifs du transport en commun, lieu de discussions orageuses et parfois regrettables entre transporteurs et passagers.
Après de longs mois de refus, le régime du Président René Préval, hostile à toute politique de subvention des produits pétroliers, a finalement accepté d’apporter un début de réponse aux revendications de différents secteurs de la population. Mais, il pourrait devoir faire un peu plus avec la chute continue du brut dont le baril tournait lundi en moyenne autour de 74 dollars sur le marché international après être descendu la semaine dernière sous la barre des 70 dollars. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5345
Je me demandais moi aussi à quel moment on allait sentir les baisses phénoménales du prix du pétrole allait avoir une répercussion réelle sur ma carte bleue. Hier j’ai payé l’essence 95 à 1.24 euro le litre contre 1.34 euro la semaine dernière.
Il est certes impensable d’imaginer que l’on continue à nous faire payer le prix fort quand le pétrole a diminué de moitié le prix du baril. Peu importe que la montée des prix du pétrole entraine tout vers le haut sur son passage. Certains préfèrent nous voir nous noyer et nous étrangler. Surtout les chefs des pays qui produisent le pétrole.
Le ministre du Pétrole de l’Iran vient de déclarer que les pays membres de l’OPEP pourrait réduire de 2.000.000 à 2.500.000 barils quotidiens de façon à faire monter les prix car dit l’enfoiré, le temps du pétrole à bon marché est révolu !
113 nouveaux casques bleus guatémaltèques arrivent le 6 novembre
Ils doivent assurer la rotation des troupes
lundi 20 octobre 2008,
Radio Kiskeya
113 nouveaux membres de la police militaire guatémaltèque arriveront à Port-au-Prince le 6 novembre prochain en vue de remplacer d’autres éléments de leur pays parvenus à la fin de leur période de déploienment au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH).
"Il s’agit du septième contingent que nous allons envoyer afin de travailler avec cette force de paix", a indiqué à l’Associated Press le porte-parole de l’armée guatémaltèque, le colonel Jorge Ortega, interrogé à Ciudad de Guatemala.
Des 113 nouveaux casques bleus attendus en Haïti, 12 seront des femmes.
A l’image de leurs prédécesseurs, leur séjour sera d’au moins neuf mois. Comme la majorité des pays latinoaméricains, le Guatémala fait partie de la MINUSTAH depuis le début de son déploiement en 2004. Placée sous commandement brésilien, la force de stabilisation compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5344
lundi 20 octobre 2008,
Radio Kiskeya
113 nouveaux membres de la police militaire guatémaltèque arriveront à Port-au-Prince le 6 novembre prochain en vue de remplacer d’autres éléments de leur pays parvenus à la fin de leur période de déploienment au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH).
"Il s’agit du septième contingent que nous allons envoyer afin de travailler avec cette force de paix", a indiqué à l’Associated Press le porte-parole de l’armée guatémaltèque, le colonel Jorge Ortega, interrogé à Ciudad de Guatemala.
Des 113 nouveaux casques bleus attendus en Haïti, 12 seront des femmes.
A l’image de leurs prédécesseurs, leur séjour sera d’au moins neuf mois. Comme la majorité des pays latinoaméricains, le Guatémala fait partie de la MINUSTAH depuis le début de son déploiement en 2004. Placée sous commandement brésilien, la force de stabilisation compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5344
lundi 20 octobre 2008
HAITI CORRUPTION.....Le maire de Léogâne arrêté à la frontière
Accusé de corruption, Santos Alexis surnommé "Tèt frèt" tentait de se réfugier en territoire dominicain
lundi 20 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le maire de Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince), Santos Alexis alias « Tèt frèt » (Personne calme), a été arrêté dimanche dans la localité de Malpasse (Ouest), à la frontière haïtiano-dominicaine, pour corruption présumée alors qu’il tentait de fuir le pays.
Selon le commissaire de police de Malpasse (Ouest), Vanel Lacroix, interrogé par Radio Kiskeya, une longue filature des agents de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a abouti à la capture de l’élu indépendant de la Cité Anacaona.
M. Alexis faisait l’objet d’un avis de recherche pour son implication présumée dans des détournements de fonds et de graves irrégularités administratives dont serait entachée sa gestion.
Le maire de Léogâne, qui a longtemps vécu aux Etats-Unis, aurait été retrouvé en possession d’un passeport américain.
Il y a quelques mois, un autre maire, celui de Bainet (Sud-Est), avait été intercepté pour les mêmes raisons en tentant de se réfugier en République Dominicaine.
De graves accusations de corruption sont régulièrement portées contre les mairies qui, conformément à la constitution, jouissent d’une large autonomie. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5346
HRV commente :
Vous avez dit DECENTRALISATION ou généralisation de la CORRUPTION ? Dossier à suivre !...
Comment une ville comme Léogane peut-elle choisir comme premier citoyen un dénommé « tèt frèt » ? Ce sont les aléas de la démocratie haïtienne made in en 86 !, fruit et produit du « tout moun se moun ».
Dans la gestion des affaires du pays la compétence devient secondaire. Souvent gênante. Dans le règne de la peur et de l’intimidation, l’élite formée et préparée a du abdiquer pour laisser la place à ce vide qui traîne le pays vers le néant.
Les défis sont trop importants dans un monde ou tout est question de challenge et compétition. Il n’y a plus de place pour tout le monde. Seuls les plus forts survivront. Il serait bien que la société haïtienne mette fin à ce règne « ZOZOBISTE » en faisant son mea culpa pour laisser la gestion du pays aux plus capables en respectant les règles du jeu.
Ceux qui réclament et qui prônent la décentralisation veulent nous faire gober un concept importé non intégré dans notre mentalité et notre éducation. Il faut reconceptualiser la DEMOCRATIE HAITIENNE en fonction de notre réalité de peuple et de groupe d’individus. Et il faut le faire tout de suite
lundi 20 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le maire de Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince), Santos Alexis alias « Tèt frèt » (Personne calme), a été arrêté dimanche dans la localité de Malpasse (Ouest), à la frontière haïtiano-dominicaine, pour corruption présumée alors qu’il tentait de fuir le pays.
Selon le commissaire de police de Malpasse (Ouest), Vanel Lacroix, interrogé par Radio Kiskeya, une longue filature des agents de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a abouti à la capture de l’élu indépendant de la Cité Anacaona.
M. Alexis faisait l’objet d’un avis de recherche pour son implication présumée dans des détournements de fonds et de graves irrégularités administratives dont serait entachée sa gestion.
Le maire de Léogâne, qui a longtemps vécu aux Etats-Unis, aurait été retrouvé en possession d’un passeport américain.
Il y a quelques mois, un autre maire, celui de Bainet (Sud-Est), avait été intercepté pour les mêmes raisons en tentant de se réfugier en République Dominicaine.
De graves accusations de corruption sont régulièrement portées contre les mairies qui, conformément à la constitution, jouissent d’une large autonomie. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5346
HRV commente :
Vous avez dit DECENTRALISATION ou généralisation de la CORRUPTION ? Dossier à suivre !...
Comment une ville comme Léogane peut-elle choisir comme premier citoyen un dénommé « tèt frèt » ? Ce sont les aléas de la démocratie haïtienne made in en 86 !, fruit et produit du « tout moun se moun ».
Dans la gestion des affaires du pays la compétence devient secondaire. Souvent gênante. Dans le règne de la peur et de l’intimidation, l’élite formée et préparée a du abdiquer pour laisser la place à ce vide qui traîne le pays vers le néant.
Les défis sont trop importants dans un monde ou tout est question de challenge et compétition. Il n’y a plus de place pour tout le monde. Seuls les plus forts survivront. Il serait bien que la société haïtienne mette fin à ce règne « ZOZOBISTE » en faisant son mea culpa pour laisser la gestion du pays aux plus capables en respectant les règles du jeu.
Ceux qui réclament et qui prônent la décentralisation veulent nous faire gober un concept importé non intégré dans notre mentalité et notre éducation. Il faut reconceptualiser la DEMOCRATIE HAITIENNE en fonction de notre réalité de peuple et de groupe d’individus. Et il faut le faire tout de suite
Le taux de croissance du PIB sera de 1,5 % selon le ministre des finances
Lors de son intervention à l’assemblée annuelle de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire international, le ministre haïtien des finances, Daniel Dorsainvil, a indiqué que la croissance du PIB pour l’année 2008 sera beaucoup plus faible que prévue en début d’exercice. Il a soutenu que la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) sera de 1,5 % soit un niveau inférieur à la croissance démographique. ( 2%).
Récemment l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatiques (IHSI) avait déclaré que la croissance du PIB pourrait évolué dans la fourchette de 1, 5 à 2% et avait rejeté la possibilité d’une croissance nulle ou négative pour cette année. M. Dorsainvil a dressé un tableau très sombre en présentant le bilan des dégâts matériels et des pertes humaines enregistrés durant le passage des 4 cyclones Fay, Gustav, Hanna et Ike. Tout en réitérant sa détermination à maintenir le cap des réformes en cours il a sollicité le concours de la communauté internationale pour la reconstruction du pays.
Les experts de l’IHSI prévoient un taux de croissance de 3,5% pour l’exercice 2008 -2009. Pour atteindre un tel objectif le pays devrait réaliser d’importants investissements publics au niveau des infrastructures affectées par les différents ouragans.
A l’occasion de sa dernière assemblée annuelle, la Banque Mondiale a promis un don de 25 millions de dollars américains à Haïti.Selon les experts, le PIB devrait croître à un taux de 5 % pour réduire effectivement la pauvreté en Haïti.Le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, devrait visiter Haïti dans les prochains jours. La semaine dernière M. Zoellick avait annoncé l'octroi de 25 millions de dollars de dons supplémentaires d'urgence à Haïti.Par ailleurs,la conférence des donateurs d’Haïti devrait se tenir durant le premier trimestre de l’exercice fiscale en cours. Kesner Pharel
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14190
HRV commente :
De l’économie de haut vol! des concepts que ne peuvent comprendre que les économistes. Comment parler de croissance quand les instances internationales se livrent à la mendicité pour éviter la grande catastrophe humanitaire
Récemment l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatiques (IHSI) avait déclaré que la croissance du PIB pourrait évolué dans la fourchette de 1, 5 à 2% et avait rejeté la possibilité d’une croissance nulle ou négative pour cette année. M. Dorsainvil a dressé un tableau très sombre en présentant le bilan des dégâts matériels et des pertes humaines enregistrés durant le passage des 4 cyclones Fay, Gustav, Hanna et Ike. Tout en réitérant sa détermination à maintenir le cap des réformes en cours il a sollicité le concours de la communauté internationale pour la reconstruction du pays.
Les experts de l’IHSI prévoient un taux de croissance de 3,5% pour l’exercice 2008 -2009. Pour atteindre un tel objectif le pays devrait réaliser d’importants investissements publics au niveau des infrastructures affectées par les différents ouragans.
A l’occasion de sa dernière assemblée annuelle, la Banque Mondiale a promis un don de 25 millions de dollars américains à Haïti.Selon les experts, le PIB devrait croître à un taux de 5 % pour réduire effectivement la pauvreté en Haïti.Le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, devrait visiter Haïti dans les prochains jours. La semaine dernière M. Zoellick avait annoncé l'octroi de 25 millions de dollars de dons supplémentaires d'urgence à Haïti.Par ailleurs,la conférence des donateurs d’Haïti devrait se tenir durant le premier trimestre de l’exercice fiscale en cours. Kesner Pharel
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14190
HRV commente :
De l’économie de haut vol! des concepts que ne peuvent comprendre que les économistes. Comment parler de croissance quand les instances internationales se livrent à la mendicité pour éviter la grande catastrophe humanitaire
Michèle Pierre Louis appelle les autorités judicaires à s’assurer de la confidentialité des dossiers
Le Ministère de la Justice a invité les autorités judiciaires à respecter l'obligation de réserve et les règles de la déontologie professionnelle ainsi que la confidentialité des dossiers.La première ministre Michèle Pierre Louis, qui occupe également le poste de ministre de la justice, se prononce contre toute publicité médiatique d’un dossier judiciaire. Elle rappelle notamment aux commissaires du gouvernement que " le respect des droits fondamentaux des citoyens et le respect de l'indépendance de la magistrature sont des principes que le gouvernement entend respecter et faire respecter"." L'autorité de l'Etat et le respect des institutions étatiques est un pilier incontournable du processus de renforcement de l'Etat de droit", a indiqué Mme Pierre Louis dans une note de presse publiée jeudi dernier. Elle souligne que les juges et commissaires du gouvernement ont l'obligation de se référer de façon constante, dans la forme comme dans le fond, aux textes et aux procédures en vigueur et de faire une application stricte de la loi. Faisant part de son engagement dans la lutte contre le crime organisé et contre la corruption dans le cadre des politiques définies par le gouvernement, Mme Pierre Louis a assuré que l'état haïtien dispose d'institutions et de textes de loi lui permettant d'agir de façon efficace dans ce combat. " Le ministère de la justice et de la Sécurité publique prendra les voies tracées par la loi pour gérer tout dossier de corruption qui viendra à la connaissance des responsables de l'Etat et prendra toute mesure conservatoire qui s'impose pour protéger les institutions et les biens publics", ajoute t-elle. Cette note de presse du ministère de la justice a été publié au moment de la comparution de la ministre de la justice ainsi que du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Joseph Manes Louis, par devant une commission sénatoriale dans le cadre de l’enquête sur le dossier de corruption à l’ONA. Plusieurs sénateurs ont critiqué l’intervention de policiers de la DCPJ à l’ONA le 9 octobre dernier afin d’appréhender le directeur général, Sandro Joseph. Lors de la séance de travail avec les sénateurs, Michèle Pierre Louis avait révélé que le dossier en question a été transféré au cabinet d’instruction.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14191
HRV commente : Nous espérons que le concept de la confidentialité du dossier ne soit pas interprété comme une variante de notre « Kasé fèy kouvri –sa »
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14191
HRV commente : Nous espérons que le concept de la confidentialité du dossier ne soit pas interprété comme une variante de notre « Kasé fèy kouvri –sa »
Relance par le PNUD d’un programme d’aménagement du territoire aux Gonaïves
Déjà 7.500 emplois sur 400.000 annoncés par le PNUD
Octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a annoncé mercredi dans un communiqué la relance d’un programme d’aménagement du territoire aux Gonaïves (Artibonite, Nord), après l’avoir suspendu suite aux quatre récents ouragans qui ont détruit les infrastructures de la ville.
Sept mille cinq cents personnes (7,500.00) sont engagées dans le cadre de ce programme.
Outre la création d’emplois, ce programme aide à réduire les risques de catastrophes liées au changement climatique, souligne le communiqué du PNUD. La construction de digues, de murs et le reboisement sont entrepris en vue d’empêcher les glissements de terrain et réduire à l’avenir les ravages provoqués par des inondations et des coulées de boue.
Le programme est mis en œuvre par le PNUD, l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec le soutien de la France et du Japon.
« L’emploi est une condition clé de la stabilité sociale », précise le communiqué, citant un des responsables du programme, M. Jean Marie Vander Wouwer. « Avec le soutien des donateurs, nous sommes prêts à développer ce programme en employant 2.500 personnes supplémentaires », a-t-il ajouté.
“La reconstruction d’Haïti passe par des solutions ciblées qui ont des effets durables », a souligné de son côté le coordonnateur humanitaire des Nations Unies en Haïti, Joël Boutroue, cité par le communiqué du PNUD. « Il faut chercher à réduire l’impact des futures catastrophes, maintenir la stabilité sociale et construire les fondations pour un filet de sécurité sociale. Nous avons plus de chances d’arriver à reconstruire Haïti grâce à des programmes de ce genre », a-t-il dit.
Le PNUD prévoit de mettre en œuvre des programmes qui fourniront un emploi à 400.000 personnes, a conclu le communiqué, sans préciser le délai fixé pour atteindre un tel objectif. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5338
HRV commente:
Un dossier pour l’observatoire de Haïti Recto Verso. Si le programme est réalisé avec comme objectif la recherche de l’efficacité, les habitants de la ville des Gonaïves devraient en bénéficier lors des prochaines saisons pluvieuses et au pire des cas lors de la prochaine saison cyclonique.
IL est malheureux de constater et surtout d’avoir à l’admettre que l’implication de ces grandes agences n’est pas forcément un gage ou une garantie d’efficacité. Nous savons que ces agences ont largement participé à l’endettement du pays en finançant des projets qui ne marchent presque jamais.
De toutes les façons nous allons rester attentifs pour observer ….
Octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a annoncé mercredi dans un communiqué la relance d’un programme d’aménagement du territoire aux Gonaïves (Artibonite, Nord), après l’avoir suspendu suite aux quatre récents ouragans qui ont détruit les infrastructures de la ville.
Sept mille cinq cents personnes (7,500.00) sont engagées dans le cadre de ce programme.
Outre la création d’emplois, ce programme aide à réduire les risques de catastrophes liées au changement climatique, souligne le communiqué du PNUD. La construction de digues, de murs et le reboisement sont entrepris en vue d’empêcher les glissements de terrain et réduire à l’avenir les ravages provoqués par des inondations et des coulées de boue.
Le programme est mis en œuvre par le PNUD, l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec le soutien de la France et du Japon.
« L’emploi est une condition clé de la stabilité sociale », précise le communiqué, citant un des responsables du programme, M. Jean Marie Vander Wouwer. « Avec le soutien des donateurs, nous sommes prêts à développer ce programme en employant 2.500 personnes supplémentaires », a-t-il ajouté.
“La reconstruction d’Haïti passe par des solutions ciblées qui ont des effets durables », a souligné de son côté le coordonnateur humanitaire des Nations Unies en Haïti, Joël Boutroue, cité par le communiqué du PNUD. « Il faut chercher à réduire l’impact des futures catastrophes, maintenir la stabilité sociale et construire les fondations pour un filet de sécurité sociale. Nous avons plus de chances d’arriver à reconstruire Haïti grâce à des programmes de ce genre », a-t-il dit.
Le PNUD prévoit de mettre en œuvre des programmes qui fourniront un emploi à 400.000 personnes, a conclu le communiqué, sans préciser le délai fixé pour atteindre un tel objectif. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5338
HRV commente:
Un dossier pour l’observatoire de Haïti Recto Verso. Si le programme est réalisé avec comme objectif la recherche de l’efficacité, les habitants de la ville des Gonaïves devraient en bénéficier lors des prochaines saisons pluvieuses et au pire des cas lors de la prochaine saison cyclonique.
IL est malheureux de constater et surtout d’avoir à l’admettre que l’implication de ces grandes agences n’est pas forcément un gage ou une garantie d’efficacité. Nous savons que ces agences ont largement participé à l’endettement du pays en finançant des projets qui ne marchent presque jamais.
De toutes les façons nous allons rester attentifs pour observer ….
Vers une compagnie argentino-péruvienne au sein de la MINUSTAH
Des ingénieurs militaires auxquels seront assignés des tâches de développement
samedi 18 octobre 2008,
Radio Kiskeya
La ministre argentine de la défense, Nilda Garré et son homologue péruvien, Antero Flores Aráoz ont paraphé samedi un protocole d’accord en vue de la création conjointe d’une compagnie d’ingénierie militaire qui intégrera la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Selon un communiqué rendu public à Buenos Aires et relayé par l’Associated Press, le contingent portera le nom de José de San Martìn.
« Cette compagnie se spécialisera principalement dans les travaux d’infrastructure, la construction de routes, d’écoles publiques, de postes médicaux, l’accès à l’eau potable et d’autres aspects d’une urgente nécessité pour le peuple haïtien », a fait savoir la ministre Garré.
Pour être opérationnel, ce nouveau contingent devra toutefois bénéficier de l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU.
L’Argentine et le Pérou font partie des pays latinoaméricains ayant déployé des troupes en Haïti.
Placée sous commandement brésilien, la MINUSTAH, dont le mandat vient d’être prorogé jusqu’en octobre 2009, compte quelque 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5342
samedi 18 octobre 2008,
Radio Kiskeya
La ministre argentine de la défense, Nilda Garré et son homologue péruvien, Antero Flores Aráoz ont paraphé samedi un protocole d’accord en vue de la création conjointe d’une compagnie d’ingénierie militaire qui intégrera la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Selon un communiqué rendu public à Buenos Aires et relayé par l’Associated Press, le contingent portera le nom de José de San Martìn.
« Cette compagnie se spécialisera principalement dans les travaux d’infrastructure, la construction de routes, d’écoles publiques, de postes médicaux, l’accès à l’eau potable et d’autres aspects d’une urgente nécessité pour le peuple haïtien », a fait savoir la ministre Garré.
Pour être opérationnel, ce nouveau contingent devra toutefois bénéficier de l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU.
L’Argentine et le Pérou font partie des pays latinoaméricains ayant déployé des troupes en Haïti.
Placée sous commandement brésilien, la MINUSTAH, dont le mandat vient d’être prorogé jusqu’en octobre 2009, compte quelque 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5342
De quoi écumer de rage…
Quand on lit de ces articles décrivant la situation de l’unique hôpital « général » d’Haïtien est très, très loin du compte de la réalité qui s’y vit. Comme on dit chez nous « tande ak wè se dé ! »
L’article publié par le nouvelliste présente des photos qui met en exergue le manque de respect des autorités haïtiennes, de tous les temps y compris les dictatures oligarchiques, comme les dictatures dites prolétaires ou à apparences populaires. Sous le gouvernement des Duvalier comme durant le régime d’Aristide, le seul centre hospitalier du pays n’a jamais été l’objet d’une attention qui traduirait une volonté d’aider les pauvres de ce pays à avoir accès aux soins.
Mais à coté du phénomène de manque caricatural de moyens mis à la disposition des secteurs clé du pays, les fonctionnaires se donnent à cœur joie. On gaspille on vole on dilapide. C’est institutionnalisé. Personne n’est surpris. Personne n’est surpris non plus qu’il y ait jamais de mesures pour contrer ces velléités de corruption qui se pratiquent partout.
Voilà un directeur de l’ONA qui rentre dans les caisses de l’état pour faire un cadeau de quelques milliers de dollars à son ancienne compagne !
Les haïtiens ont placé beaucoup d’espoir sur l’intégrité morale de Madame Michel Pierre Louis et on aimerait que cette intégrité soit la marque de fabrique de son gouvernement.
L’HUEH est un hôpital malade selon les autorités
Le président de la commission santé de la chambre basse, Joseph Joël Louis, dénonce l’état de dégradation de l’HUEH révélant que des femmes enceintes accouchent même le sol. " De nombreuses femmes enceintes sont couchées par terre dans la maternité parce qu’il n’y a pas de plateau", dit-il expliquant avoir réalisé une enquête dans ce centre hospitalier." Les médecins résidents sont présents mais il n’y a pas de matériel", argue le parlementaire faisant remarquer que l’HUEH collecte plus de 3 millions de gourdes mensuellement. " Les sommes collectées ne sont pas fiscalisées", regrette t-il dénonçant la mauvaise gestion de cet centre hospitalier. Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, le directeur général du Ministère de la Santé, Dr Gabriel Timothée, a admis que la mauvaise gestion est la principale cause du dysfonctionnement de cet hôpital. Il soutient que le gouvernement envisage de nommer un gestionnaire au lieu d’un médecin à la tête de l’HUEH. De plus, il estime que le budget alloué au ministère (5 % du budget national) ne permet pas de fournir des soins de qualité aux citoyens. Ce vieux briscard du système sanitaire regrette que la majorité des membres du système sanitaire ne s’identifient plus à leur sacerdoce. Cet argument est rejeté par des résidents de l’HUEH (Port-au-Prince) et de l’hôpital Justinien du cap Haïtien. " Nous travaillons dans des conditions difficiles et en plus depuis 9 mois nous n’avons pas reçu notre salaire", lance Dr Barbara Bastien, porte parole des résidents du Cap. " Nous sommes obligés de solliciter des fonds de nos parents", dit-elle regrettant le refus des autorités de fournir plus d’informations sur les contrats proposés aux résidents.
De plus, Barbara Bastien révèle que des interventions chirurgicales ont lieu à la lueur d’un téléphone cellulaire en raison de l’absence d’énergie dans cet hôpital. Réagissant sur le dossier des arriérés de salaire, le directeur général du MSPP a indiqué que tous les contrats des résidents ont été acheminés au ministère ce qui facilitera le paiement des arriérés de salaire par le ministère des finances.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14189
----------------------------------
Comme en enfer..L’HOPITAL DE L’UNIVERSITE D’ETAT D’HAITI
L'HUEH est une géhenne. Un mouroir où la dignité des malades de condition modeste leur est enlevée, un lieu où l'incurie étatique conforte le nihilisme ambiant.
Il bave. Ses pupilles sont dilatées. Recouvert d'un drap bleu pris d'assaut par des mouches, sa respiration est imperceptible. Abandonné avec quatre autres compagnons d'infortune à la salle d'urgence de l'HUEH à cause de la grève des résidents, un homme dans la trentaine égrène ses dernières minutes sur cette terre. Dans l'indifférence de tous. Stoïque, une femme squelettique, dont le lit se trouve à deux pas, semble appeler la mort de ses voeux. Ses yeux, livides, conservent cependant une utile expression : de la colère d'être née et d'avoir vécu ici, dans ce pays où les humbles, les gens de condition modeste sont traités comme des animaux. Sans être elle-même dans le couloir de la mort, Marie Fleurial Acéac est frappée par ce dépit, cette colère, cette rage. Elle gueule. Et pour cause. Maire assesseur de Léogane, cette jeune femme, mère de deux enfants, boit la coupe de la déception, de l'humiliation et de l'inhumanité faite aux « patients » jusqu'à la lie. Elle est, depuis le 17 septembre 2008, au chevet de son fils aîné, Jemylee, 11 ans, brûlé au troisième degré par électrocution. Condamnée à se battre pour la survie de Jemylee, elle semble avoir enfoui quelque part en elle la douleur de la perte de son benjamin de 9 ans qui n'a pas survécu à cet accident causé par la chute d'un câble de l'E D'H sur le toit de sa maison à Léogane. « C'est révoltant ! Bien avant la grève, j'avais vu des gens mourir sur des chaises roulantes, faute de soins », explique-t-elle en concédant que les autorités ont failli à leur mission. Cette femme qui a fait le choix d'abandonner temporairement son poste pour s'occuper de son enfant n'a pas pris de gants pour critiquer l'incurie des timoniers de l'Etat. « Lors du drame, j'étais à Miami où je représentais ma ville, mon pays. C'est inconcevable que personne ne m'ait exprimé, sous une forme ou sous une autre, sa solidarité. Même pas des fleurs », dit-elle en gardant un oeil sur son petit alors qu'une puanteur répandue par la chair pourrie de la cheville d'un diabétique envahie la salle de chirurgie.
Si à la chirurgie traînent quelques patients, la maternité est déserte ou presque. Imperturbable, requérant l'anonymat, un résident confie que le débrayage lancé depuis le samedi 11 octobre vise à réclamer sept mois d'arriérés de salaire et de meilleures conditions de travail. Sans brocher, ni sourciller, il souligne que cette fois les grévistes ne baisseront pas pavillon. Le revers de la médaille. Comment un résident peut-il travailler sans avoir un contrat ? Quelle est la responsabilité du directeur général de l'hôpital ? , s'interroge un médecin. « La vérité qui dérange, c'est que les résidents qui n'ont pas reçu de chèque n'avait pas signé le contrat qui leur était soumis par le ministère de la Santé publique. Une clause avait « dérangé ». Ils n'ont pas voulu travailler en province sans des frais additionnels », confie ce disciple d'Hippocrate. Après tout, poursuit-il, l'hôpital ne peut cesser de fonctionner parce que des résidents font la grève. Les médecins employés par le ministère de la santé publique sont plus nombreux que les résidents ».
Outre les problèmes administratifs, d'encadrement indispensable à la poursuite de la formation des résidents, la méchanceté et le manque de courage des uns et des autres sont patents. L'opinion publique a conscience de la gravité de la situation lorsqu'il y a ce genre de mouvements. Mais au quotidien, c'est un hôpital où les médecins de service sont rarement à leur poste, informe-t-il. Ironique et cynique par rapport à une situation qui ne l'est pas moins, ce médecin résume en une phrase le sort des malades délaissés et condamnés à la mort. « C'est le problème de personne, car ceux qui meurent sont des malheureux », balance-t-il avant d'aller s'occuper de ses oignons.
La mort banalisée. Alors que cet interlocuteur tourne le dos, une jeep du parquet de Port-au-Prince transportant une dame atteinte d'une balle à la tête se dirige, un peu après 12 heures 39, vers la salle d'urgence où l'homme dans la trentaine s'approche de plus en plus de l'autre monde. Au final, ces deux infortunés, dans une capitale où la prise en charge des urgences est quasi nulle, se sont donné la main pour aller, ensemble, dans l'au-delà. C'est après tout un jour de grève comme un autre à l'HUEH. Un hôpital situé à un jet de pierre du palais présidentiel. Un lieu où les mots compassion, service, disponibilité, droit à la santé ne veulent rien dire. Un lieu où l'on comprend de plus en plus comment l'incurie, le «nihilisme» étatique traînent les gens de condition modeste dans la boue.
En enfer !!!
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=63364&PubDate=2008-10-16
Les jours de Sandro Joseph sont comptés
L'affaire Sandro Joseph, directeur de l'Office national assurance vieillesse (ONA), est transférée au cabinet d'instruction depuis mercredi pour les suites légales. L'annonce a été faite jeudi à l'issue d'une rencontre à huis clos entre la Commission Justice et Sécurité du Sénat, le Premier ministre, Michèle D. Pierre-Louis et le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Joseph Manès Louis. Le premier sénateur de l'Ouest, Jean Hector Anacacis, qui a annoncé la nouvelle, laisse croire que les jours de Sandro Joseph sont comptés à la tête de l'ONA. Des dispositions, a-t-il dit, vont être prises par le chef de l'Etat, René Préval, en vue de mettre l'actuel directeur de l'ONA à la disposition de la justice. « Ce serait une décision de sagesse si Sandro Joseph décide de démissionner de son gré », a-t-il conseillé.« L'affaire Sandro Joseph », avant cette séance de travail au Sénat, défraie la chronique depuis plusieurs semaines. Le numéro un de l'ONA faisant en effet l'objet d'un mandat d'amener pour blanchiment d'argent. L'ULCC, dans un rapport, avait indiqué que ce dernier a violé la loi du 21 février 2001 sur le blanchiment d'argent. M Joseph, qui avait toujours dénoncé une machination politico-juridique visant à le nuire, avait fait une sortie fracassante, à travers un communiqué de presse condamnant la descente, le 9 octobre 2008 de la DCPJ et d'un substitut au siège central de l'ONA. « Le siège central de cette institution publique a été grossièrement violé avec l'irruption, dans ses différents bureaux, de plus d'une vingtaine de policiers lourdement armés et encagoulés venus de la DCPJ, accompagnés d'un substitut du commissaire du gouvernement ainsi que d'un juge suppléant de Delmas », avait-t-il écrit. Enfonçant le clou, il avait souligné que tous les employés de la comptabilité et le chef de service de rémunération ont été victimes de séquestration, de tortures et ont reçu des menaces. Cet acte, avait-t-il ajouté, est attentatoire à l'ordre et à la sécurité publique. «Les avocats de l'ONA sont autorisés à engager par-devant les juridictions compétentes toutes actions correctives et réparatrices afin que, tant pour le présent que pour l'avenir, la force aille toujours au droit et à la loi », avait-t-il conclu. Des parlementaires, visiblement favorables au patron de l'ONA, avaient vertement critiqué la descente de la DCPJ. Toutefois, le sénateur Jean Hector Anacasis avait réclamé la démission de M. Sandro Joseph.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=63369&PubDate=2008-10-20
Quand on lit de ces articles décrivant la situation de l’unique hôpital « général » d’Haïtien est très, très loin du compte de la réalité qui s’y vit. Comme on dit chez nous « tande ak wè se dé ! »
L’article publié par le nouvelliste présente des photos qui met en exergue le manque de respect des autorités haïtiennes, de tous les temps y compris les dictatures oligarchiques, comme les dictatures dites prolétaires ou à apparences populaires. Sous le gouvernement des Duvalier comme durant le régime d’Aristide, le seul centre hospitalier du pays n’a jamais été l’objet d’une attention qui traduirait une volonté d’aider les pauvres de ce pays à avoir accès aux soins.
Mais à coté du phénomène de manque caricatural de moyens mis à la disposition des secteurs clé du pays, les fonctionnaires se donnent à cœur joie. On gaspille on vole on dilapide. C’est institutionnalisé. Personne n’est surpris. Personne n’est surpris non plus qu’il y ait jamais de mesures pour contrer ces velléités de corruption qui se pratiquent partout.
Voilà un directeur de l’ONA qui rentre dans les caisses de l’état pour faire un cadeau de quelques milliers de dollars à son ancienne compagne !
Les haïtiens ont placé beaucoup d’espoir sur l’intégrité morale de Madame Michel Pierre Louis et on aimerait que cette intégrité soit la marque de fabrique de son gouvernement.
L’HUEH est un hôpital malade selon les autorités
Le président de la commission santé de la chambre basse, Joseph Joël Louis, dénonce l’état de dégradation de l’HUEH révélant que des femmes enceintes accouchent même le sol. " De nombreuses femmes enceintes sont couchées par terre dans la maternité parce qu’il n’y a pas de plateau", dit-il expliquant avoir réalisé une enquête dans ce centre hospitalier." Les médecins résidents sont présents mais il n’y a pas de matériel", argue le parlementaire faisant remarquer que l’HUEH collecte plus de 3 millions de gourdes mensuellement. " Les sommes collectées ne sont pas fiscalisées", regrette t-il dénonçant la mauvaise gestion de cet centre hospitalier. Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, le directeur général du Ministère de la Santé, Dr Gabriel Timothée, a admis que la mauvaise gestion est la principale cause du dysfonctionnement de cet hôpital. Il soutient que le gouvernement envisage de nommer un gestionnaire au lieu d’un médecin à la tête de l’HUEH. De plus, il estime que le budget alloué au ministère (5 % du budget national) ne permet pas de fournir des soins de qualité aux citoyens. Ce vieux briscard du système sanitaire regrette que la majorité des membres du système sanitaire ne s’identifient plus à leur sacerdoce. Cet argument est rejeté par des résidents de l’HUEH (Port-au-Prince) et de l’hôpital Justinien du cap Haïtien. " Nous travaillons dans des conditions difficiles et en plus depuis 9 mois nous n’avons pas reçu notre salaire", lance Dr Barbara Bastien, porte parole des résidents du Cap. " Nous sommes obligés de solliciter des fonds de nos parents", dit-elle regrettant le refus des autorités de fournir plus d’informations sur les contrats proposés aux résidents.
De plus, Barbara Bastien révèle que des interventions chirurgicales ont lieu à la lueur d’un téléphone cellulaire en raison de l’absence d’énergie dans cet hôpital. Réagissant sur le dossier des arriérés de salaire, le directeur général du MSPP a indiqué que tous les contrats des résidents ont été acheminés au ministère ce qui facilitera le paiement des arriérés de salaire par le ministère des finances.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14189
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Comme en enfer..L’HOPITAL DE L’UNIVERSITE D’ETAT D’HAITI
L'HUEH est une géhenne. Un mouroir où la dignité des malades de condition modeste leur est enlevée, un lieu où l'incurie étatique conforte le nihilisme ambiant.
Il bave. Ses pupilles sont dilatées. Recouvert d'un drap bleu pris d'assaut par des mouches, sa respiration est imperceptible. Abandonné avec quatre autres compagnons d'infortune à la salle d'urgence de l'HUEH à cause de la grève des résidents, un homme dans la trentaine égrène ses dernières minutes sur cette terre. Dans l'indifférence de tous. Stoïque, une femme squelettique, dont le lit se trouve à deux pas, semble appeler la mort de ses voeux. Ses yeux, livides, conservent cependant une utile expression : de la colère d'être née et d'avoir vécu ici, dans ce pays où les humbles, les gens de condition modeste sont traités comme des animaux. Sans être elle-même dans le couloir de la mort, Marie Fleurial Acéac est frappée par ce dépit, cette colère, cette rage. Elle gueule. Et pour cause. Maire assesseur de Léogane, cette jeune femme, mère de deux enfants, boit la coupe de la déception, de l'humiliation et de l'inhumanité faite aux « patients » jusqu'à la lie. Elle est, depuis le 17 septembre 2008, au chevet de son fils aîné, Jemylee, 11 ans, brûlé au troisième degré par électrocution. Condamnée à se battre pour la survie de Jemylee, elle semble avoir enfoui quelque part en elle la douleur de la perte de son benjamin de 9 ans qui n'a pas survécu à cet accident causé par la chute d'un câble de l'E D'H sur le toit de sa maison à Léogane. « C'est révoltant ! Bien avant la grève, j'avais vu des gens mourir sur des chaises roulantes, faute de soins », explique-t-elle en concédant que les autorités ont failli à leur mission. Cette femme qui a fait le choix d'abandonner temporairement son poste pour s'occuper de son enfant n'a pas pris de gants pour critiquer l'incurie des timoniers de l'Etat. « Lors du drame, j'étais à Miami où je représentais ma ville, mon pays. C'est inconcevable que personne ne m'ait exprimé, sous une forme ou sous une autre, sa solidarité. Même pas des fleurs », dit-elle en gardant un oeil sur son petit alors qu'une puanteur répandue par la chair pourrie de la cheville d'un diabétique envahie la salle de chirurgie.
Si à la chirurgie traînent quelques patients, la maternité est déserte ou presque. Imperturbable, requérant l'anonymat, un résident confie que le débrayage lancé depuis le samedi 11 octobre vise à réclamer sept mois d'arriérés de salaire et de meilleures conditions de travail. Sans brocher, ni sourciller, il souligne que cette fois les grévistes ne baisseront pas pavillon. Le revers de la médaille. Comment un résident peut-il travailler sans avoir un contrat ? Quelle est la responsabilité du directeur général de l'hôpital ? , s'interroge un médecin. « La vérité qui dérange, c'est que les résidents qui n'ont pas reçu de chèque n'avait pas signé le contrat qui leur était soumis par le ministère de la Santé publique. Une clause avait « dérangé ». Ils n'ont pas voulu travailler en province sans des frais additionnels », confie ce disciple d'Hippocrate. Après tout, poursuit-il, l'hôpital ne peut cesser de fonctionner parce que des résidents font la grève. Les médecins employés par le ministère de la santé publique sont plus nombreux que les résidents ».
Outre les problèmes administratifs, d'encadrement indispensable à la poursuite de la formation des résidents, la méchanceté et le manque de courage des uns et des autres sont patents. L'opinion publique a conscience de la gravité de la situation lorsqu'il y a ce genre de mouvements. Mais au quotidien, c'est un hôpital où les médecins de service sont rarement à leur poste, informe-t-il. Ironique et cynique par rapport à une situation qui ne l'est pas moins, ce médecin résume en une phrase le sort des malades délaissés et condamnés à la mort. « C'est le problème de personne, car ceux qui meurent sont des malheureux », balance-t-il avant d'aller s'occuper de ses oignons.
La mort banalisée. Alors que cet interlocuteur tourne le dos, une jeep du parquet de Port-au-Prince transportant une dame atteinte d'une balle à la tête se dirige, un peu après 12 heures 39, vers la salle d'urgence où l'homme dans la trentaine s'approche de plus en plus de l'autre monde. Au final, ces deux infortunés, dans une capitale où la prise en charge des urgences est quasi nulle, se sont donné la main pour aller, ensemble, dans l'au-delà. C'est après tout un jour de grève comme un autre à l'HUEH. Un hôpital situé à un jet de pierre du palais présidentiel. Un lieu où les mots compassion, service, disponibilité, droit à la santé ne veulent rien dire. Un lieu où l'on comprend de plus en plus comment l'incurie, le «nihilisme» étatique traînent les gens de condition modeste dans la boue.
En enfer !!!
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=63364&PubDate=2008-10-16
Les jours de Sandro Joseph sont comptés
L'affaire Sandro Joseph, directeur de l'Office national assurance vieillesse (ONA), est transférée au cabinet d'instruction depuis mercredi pour les suites légales. L'annonce a été faite jeudi à l'issue d'une rencontre à huis clos entre la Commission Justice et Sécurité du Sénat, le Premier ministre, Michèle D. Pierre-Louis et le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Joseph Manès Louis. Le premier sénateur de l'Ouest, Jean Hector Anacacis, qui a annoncé la nouvelle, laisse croire que les jours de Sandro Joseph sont comptés à la tête de l'ONA. Des dispositions, a-t-il dit, vont être prises par le chef de l'Etat, René Préval, en vue de mettre l'actuel directeur de l'ONA à la disposition de la justice. « Ce serait une décision de sagesse si Sandro Joseph décide de démissionner de son gré », a-t-il conseillé.« L'affaire Sandro Joseph », avant cette séance de travail au Sénat, défraie la chronique depuis plusieurs semaines. Le numéro un de l'ONA faisant en effet l'objet d'un mandat d'amener pour blanchiment d'argent. L'ULCC, dans un rapport, avait indiqué que ce dernier a violé la loi du 21 février 2001 sur le blanchiment d'argent. M Joseph, qui avait toujours dénoncé une machination politico-juridique visant à le nuire, avait fait une sortie fracassante, à travers un communiqué de presse condamnant la descente, le 9 octobre 2008 de la DCPJ et d'un substitut au siège central de l'ONA. « Le siège central de cette institution publique a été grossièrement violé avec l'irruption, dans ses différents bureaux, de plus d'une vingtaine de policiers lourdement armés et encagoulés venus de la DCPJ, accompagnés d'un substitut du commissaire du gouvernement ainsi que d'un juge suppléant de Delmas », avait-t-il écrit. Enfonçant le clou, il avait souligné que tous les employés de la comptabilité et le chef de service de rémunération ont été victimes de séquestration, de tortures et ont reçu des menaces. Cet acte, avait-t-il ajouté, est attentatoire à l'ordre et à la sécurité publique. «Les avocats de l'ONA sont autorisés à engager par-devant les juridictions compétentes toutes actions correctives et réparatrices afin que, tant pour le présent que pour l'avenir, la force aille toujours au droit et à la loi », avait-t-il conclu. Des parlementaires, visiblement favorables au patron de l'ONA, avaient vertement critiqué la descente de la DCPJ. Toutefois, le sénateur Jean Hector Anacasis avait réclamé la démission de M. Sandro Joseph.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=63369&PubDate=2008-10-20
vendredi 17 octobre 2008
RENCONTRES FRANCO-HAITIENNES 2008
La rédaction de Haïti Recto Verso participera ce week end aux Rencontres Franco-haïtiennes 2008, un temps de réflexion et un espace d'échanges entre les les membres des associations qui travaillent en faveur d'Haïti. Organisées par le Collectif Haïti de France et la Plateforme des Associations Franco-Haïtiennes, les Rencontres auront lieu le weekend du 18 et 19 octobre 2008 à Francheville / Sainte Foy-Les-Lyon à la Maison St Joseph (située à la frontière des deux villes), dans le Rhône (69), à partir de 10h.
Rencontres Nationales FRANCO-HAITIENNES / Programme
(18-19/10/2008)
Samedi 18 :
10h00 : Convocation et accueil des participants (petit déjeuner et répartition dans les chambres)
11h : Présentation générale en assemblée plénière avec une intervention d’un membre du CHF et de la PAFHA.
11h30 : Intervention de Sonia FAYMAN sur la question du « partenariat solidaire »
12h : Introduction et répartition des ateliers
12h15 : Déjeuner
13h30-14h : Ateliers*
16h : Pause
16h15 : Reprise des ateliers
18 h : Récapitulation et fin des ateliers
19h : Intervention région / partenaires
19h10 : Apéritif
19h45 : Dîner
21h15 : Soirée
Dimanche 19 :
9h : Synthèse des ateliers en assemblée plénière (5-10 minutes par atelier)
10h : Pause
10h15 : Débat transversal (sujets abordés : financements, coopération…)
12h30 : Intervention de l’Ambassade d’Haïti
12h45 : Déjeuner
14h15 : Assemblée Générale du CHF (quitus pour l’année passée, agrément des nouveaux statuts, désignation du CA, du bureau et du, ou de la, nouveau Président, agrément des orientations du plan d’action pour deux ans)
15h30 : Fin des Rencontres Nationales
* Les ateliers retenus suite aux retours de l’enquête porteront sur les thèmes de ;
- la santé, hygiène et eau,
- l’éducation, la formation professionnelle et des adultes,
- le développement agricole et rural incluant les interactions avec les problèmes de la nutrition,
- le co-développement et la question des migrants haïtiens en France,
- le commerce équitable.
Rencontres Nationales FRANCO-HAITIENNES / Programme
(18-19/10/2008)
Samedi 18 :
10h00 : Convocation et accueil des participants (petit déjeuner et répartition dans les chambres)
11h : Présentation générale en assemblée plénière avec une intervention d’un membre du CHF et de la PAFHA.
11h30 : Intervention de Sonia FAYMAN sur la question du « partenariat solidaire »
12h : Introduction et répartition des ateliers
12h15 : Déjeuner
13h30-14h : Ateliers*
16h : Pause
16h15 : Reprise des ateliers
18 h : Récapitulation et fin des ateliers
19h : Intervention région / partenaires
19h10 : Apéritif
19h45 : Dîner
21h15 : Soirée
Dimanche 19 :
9h : Synthèse des ateliers en assemblée plénière (5-10 minutes par atelier)
10h : Pause
10h15 : Débat transversal (sujets abordés : financements, coopération…)
12h30 : Intervention de l’Ambassade d’Haïti
12h45 : Déjeuner
14h15 : Assemblée Générale du CHF (quitus pour l’année passée, agrément des nouveaux statuts, désignation du CA, du bureau et du, ou de la, nouveau Président, agrément des orientations du plan d’action pour deux ans)
15h30 : Fin des Rencontres Nationales
* Les ateliers retenus suite aux retours de l’enquête porteront sur les thèmes de ;
- la santé, hygiène et eau,
- l’éducation, la formation professionnelle et des adultes,
- le développement agricole et rural incluant les interactions avec les problèmes de la nutrition,
- le co-développement et la question des migrants haïtiens en France,
- le commerce équitable.
Janet Sanderson réitère l’appui des Etats-Unis à Haïti
L’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, se déclare préoccupée par la crise alimentaire et rappelle que son gouvernement avait accordé récemment une aide de 45 millions de dollars à Haïti. Selon Mme Sanderson une enveloppe supplémentaire de 33 millions de dollars avait été accordée afin de venir en aide aux sinistrés des récents cyclones.
De plus, la diplomate américaine assure de l’élaboration d’un programme qui permettra de réhabiliter les sols et les canaux d’irrigation. " Nous allons continuer notre assistance à Haïti ", lance Mme Sanderson faisant remarquer que le projet se réalisera en collaboration avec le ministère de l’agriculture.
L’ambassadeur des Etats-Unis, annonce le décaissement de 100 millions de dollars pour la réhabilitation des routes et la réalisation de projets de protection de l’environnement. La somme qui sera décaissée après la période d’urgence servira également à prévenir des catastrophes naturelles. " Nous envisageons un package avec l’USAID", dit-elle espérant que 100 millions de dollars pourront être décaissés dans le cadre de la première étape de l’assistance. Par ailleurs, la conférence épiscopale des Etats-Unis appelle le président Georges Bush à accorder le statut temporaire de protection (TPS) aux immigrants clandestins haïtiens. Les évêques américains estiment que l situation économique d’Haïti en raison de la crise alimentaire et des récents cyclones peut justifier l’octroi du TPS aux haïtiens.
Jusqu'à présent les autorités américaines ne se sont pas prononcées sur les demandes répétées des leaders communautaires haïtiens et du chef de l’état, René Préval. Les immigrants illégaux n’ayant pas obtenu le TPS sont privés du droit d’obtenir une carte de sécurité sociale, un permis de travail, un permis de conduire, d’ouvrir un compte bancaire ou d’avoir accès au système d’assurance médicale affirment des leaders de la communauté haïtienne.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14185
De plus, la diplomate américaine assure de l’élaboration d’un programme qui permettra de réhabiliter les sols et les canaux d’irrigation. " Nous allons continuer notre assistance à Haïti ", lance Mme Sanderson faisant remarquer que le projet se réalisera en collaboration avec le ministère de l’agriculture.
L’ambassadeur des Etats-Unis, annonce le décaissement de 100 millions de dollars pour la réhabilitation des routes et la réalisation de projets de protection de l’environnement. La somme qui sera décaissée après la période d’urgence servira également à prévenir des catastrophes naturelles. " Nous envisageons un package avec l’USAID", dit-elle espérant que 100 millions de dollars pourront être décaissés dans le cadre de la première étape de l’assistance. Par ailleurs, la conférence épiscopale des Etats-Unis appelle le président Georges Bush à accorder le statut temporaire de protection (TPS) aux immigrants clandestins haïtiens. Les évêques américains estiment que l situation économique d’Haïti en raison de la crise alimentaire et des récents cyclones peut justifier l’octroi du TPS aux haïtiens.
Jusqu'à présent les autorités américaines ne se sont pas prononcées sur les demandes répétées des leaders communautaires haïtiens et du chef de l’état, René Préval. Les immigrants illégaux n’ayant pas obtenu le TPS sont privés du droit d’obtenir une carte de sécurité sociale, un permis de travail, un permis de conduire, d’ouvrir un compte bancaire ou d’avoir accès au système d’assurance médicale affirment des leaders de la communauté haïtienne.
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Haïti n’a pas signé l’accord de partenariat économique (APE)
L’accord de partenariat économique (APE) comprend un train de mesures visant à stimuler les échanges, l’investissement et l’innovation, à favoriser le développement durable ainsi que la création d’un marché régional entre les pays caribéens et à lutter contre la pauvreté. L’accord entre l’Union Européenne et le Cariforum a été négocié entre 2004 et 2007 après l’échec des précédents accords commerciaux sur le plan du développement et leur remise en question à l’OMC pour leur caractère discriminatoire. Bien qu’ayant paraphé l’accord à la fin de l’année dernière, Haïti n’a pas signé l’APE aujourd’hui à cause des difficultés spécifiques que connaît le pays.
Le représentant de l’Union Européenne en Haïti, Francesco Gosseti, soutient que l’accord vise à faciliter une fluidité des échanges de services et de capitaux.En ce qui a trait à Haïti, M. Gosseti fait remarquer que le pays a pris part tardivement aux négociations. " Haïti avait obtenu une période supplémentaire pour explorer le secteur des échanges de services et de capitaux ", dit-il révélant que le chef de l’état haïtien avait fait part des difficultés économiques de son pays.D’autre part, M. Gosseti rappelle que l’Union européenne avait accordé une aide de trois millions de dollars à Haïti après le passage des 4 ouragans. " Les fonds avaient été alloués à Oxfam, la Croix rouge et Unicef entre autres ", dit-il soulignant que des techniciens de l’UE évaluent actuellement les conséquences des récents cyclones.
M. Gosseti informe de nouvelles décisions de l’UE qui sont de nature à permettre au pays de lancer le processus de reconstruction. Un appui budgétaire pour 2009 est en train d’être élaboré », dit-il annonçant que 20 millions de dollars pourront être alloués à Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14186
Le représentant de l’Union Européenne en Haïti, Francesco Gosseti, soutient que l’accord vise à faciliter une fluidité des échanges de services et de capitaux.En ce qui a trait à Haïti, M. Gosseti fait remarquer que le pays a pris part tardivement aux négociations. " Haïti avait obtenu une période supplémentaire pour explorer le secteur des échanges de services et de capitaux ", dit-il révélant que le chef de l’état haïtien avait fait part des difficultés économiques de son pays.D’autre part, M. Gosseti rappelle que l’Union européenne avait accordé une aide de trois millions de dollars à Haïti après le passage des 4 ouragans. " Les fonds avaient été alloués à Oxfam, la Croix rouge et Unicef entre autres ", dit-il soulignant que des techniciens de l’UE évaluent actuellement les conséquences des récents cyclones.
M. Gosseti informe de nouvelles décisions de l’UE qui sont de nature à permettre au pays de lancer le processus de reconstruction. Un appui budgétaire pour 2009 est en train d’être élaboré », dit-il annonçant que 20 millions de dollars pourront être alloués à Haïti.
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L’inspecteur de police toujours pas relâché
Après le versement de deux rançons ; inquiète, la LUNAKappelle à la mobilisation contre le retour des kidnappeurs
Octobre 2008,
Radio Kiskeya
L’inspecteur de police enlevé à Port-au-Prince depuis le début de la semaine n’était toujours pas relâché jeudi soir, a indiqué à Radio Kiskeya le directeur central de la police judiciaire, Frantz Thermilus
Les proches de l’otage sont plongés dans le plus grand désarroi en constatant que les ravisseurs sont restés inflexibles malgré le versement de deux rançons. Toutefois, le chef de la DCPJ leur reproche d’avoir engagé des négociations financières à l’insu de la police.
Frantz Thermilus a juré de retrouver tôt ou tard les auteurs du rapt.
Le policier avait été kidnappé en compagnie d’une autre personne. Cette dernière a été depuis remise en liberté.
La Lutte nationale contre le kidnapping (LUNAK) s’est alarmée de la recrudescence des enlèvements crapuleux à Port-au-Prince. Le cinéaste Arnold Antonin, un des responsables de cette organisation de la société civile, a souhaité la mobilisation des forces vives du pays, le renforcement de la cellule anti-enlèvement de la Police Nationale et l’adoption de dispositions pénales drastiques afin de contrer la nouvelle vague de kidnappings qui commence à s’abattre sur la capitale et ses environs.
La PNH a recensé au moins six cas d’enlèvement depuis le début du mois d’octobre. Un bilan qui semble très inférieur à l’ampleur des opérations menées par des gangs de plus en plus actifs après une période d’accalmie. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5340
Octobre 2008,
Radio Kiskeya
L’inspecteur de police enlevé à Port-au-Prince depuis le début de la semaine n’était toujours pas relâché jeudi soir, a indiqué à Radio Kiskeya le directeur central de la police judiciaire, Frantz Thermilus
Les proches de l’otage sont plongés dans le plus grand désarroi en constatant que les ravisseurs sont restés inflexibles malgré le versement de deux rançons. Toutefois, le chef de la DCPJ leur reproche d’avoir engagé des négociations financières à l’insu de la police.
Frantz Thermilus a juré de retrouver tôt ou tard les auteurs du rapt.
Le policier avait été kidnappé en compagnie d’une autre personne. Cette dernière a été depuis remise en liberté.
La Lutte nationale contre le kidnapping (LUNAK) s’est alarmée de la recrudescence des enlèvements crapuleux à Port-au-Prince. Le cinéaste Arnold Antonin, un des responsables de cette organisation de la société civile, a souhaité la mobilisation des forces vives du pays, le renforcement de la cellule anti-enlèvement de la Police Nationale et l’adoption de dispositions pénales drastiques afin de contrer la nouvelle vague de kidnappings qui commence à s’abattre sur la capitale et ses environs.
La PNH a recensé au moins six cas d’enlèvement depuis le début du mois d’octobre. Un bilan qui semble très inférieur à l’ampleur des opérations menées par des gangs de plus en plus actifs après une période d’accalmie. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5340
Le Président de la Banque mondiale en Haïti du 20 au 22 octobre
Robert Zoellick, qui estime les pauvres haïtiens "menacés", consacrera son séjour à l’évaluation des dégâts post-cycloniques et à la reconstruction du pays
Jeudi 16 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président du groupe de la Banque mondiale (BM), Robert B. Zoellick, sera en Haïti du 20 au 22 octobre pour une visite destinée à manifester le soutien actif de l’institution au pays et à envisager sa reconstruction.
Selon un communiqué rendu public à Washington, durant son séjour à Port-au-Prince, M. Zoellick entend mobiliser les donateurs et passer en revue des questions cruciales telles les prêts d’urgence, la crise alimentaire, la situation économique et le processus de développement à moyen et long termes.
« Il faut donner à Haïti les possibilités de se relever. La communauté internationale se doit de faire face à la tâche et de soutenir le gouvernement et le peuple haïtiens dans les efforts qu’ils déploient », a affirmé le dirigeant de la Banque mondiale. Il a aussi insisté sur la nécessité de « préserver les acquis précieux du développement, particulièrement pour les populations touchées par les catastrophes naturelles, la crise alimentaire et des carburants et la crise financière qui menacent non seulement de frapper les plus pauvres mais de les écraser ».
Au menu de la visite de Robert Zoellick figurent notamment des discussions sur la gestion des catastrophes, la sécurité alimentaire et l’agriculture. avec le Président René Préval, des membres du gouvernement, les représentants des bailleurs de fonds, de de la société civile et du secteur privé des affaires.
Il visitera aussi les régions sinistrées, en particulier les Gonaïves (Artibonite, nord), la ville la plus touchée par les dernières inondations, et des projets parrainés par la BM.
La semaine dernière, la Banque Mondiale avait accordé à Haïti un don d’urgence additionnel de 25 millions de dollars en vue d’aider aux efforts de reconstruction du pays fortement éprouvé par le passage en août en septembre de quatre tempêtes tropicales et ouragans.
Depuis 2005, année à laquelle elle a cessé toutes ses opérations de prêt en faveur d’Haïti, l’institution financière multilatérale lui a octroyé des dons d’un montant global de 250 millions de dollars.
Des organisations altermondialistes locales, très critiques vis-à-vis de la politique néolibérale des institutions de Bretton Woods, souhaitent qu’Haïti puisse avoir accès, à des conditions raisonnables, à des lignes de crédit auprès de la Banque mondiale qui pourraient favoriser la mise en œuvre de différents projets de développement. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5337
Jeudi 16 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président du groupe de la Banque mondiale (BM), Robert B. Zoellick, sera en Haïti du 20 au 22 octobre pour une visite destinée à manifester le soutien actif de l’institution au pays et à envisager sa reconstruction.
Selon un communiqué rendu public à Washington, durant son séjour à Port-au-Prince, M. Zoellick entend mobiliser les donateurs et passer en revue des questions cruciales telles les prêts d’urgence, la crise alimentaire, la situation économique et le processus de développement à moyen et long termes.
« Il faut donner à Haïti les possibilités de se relever. La communauté internationale se doit de faire face à la tâche et de soutenir le gouvernement et le peuple haïtiens dans les efforts qu’ils déploient », a affirmé le dirigeant de la Banque mondiale. Il a aussi insisté sur la nécessité de « préserver les acquis précieux du développement, particulièrement pour les populations touchées par les catastrophes naturelles, la crise alimentaire et des carburants et la crise financière qui menacent non seulement de frapper les plus pauvres mais de les écraser ».
Au menu de la visite de Robert Zoellick figurent notamment des discussions sur la gestion des catastrophes, la sécurité alimentaire et l’agriculture. avec le Président René Préval, des membres du gouvernement, les représentants des bailleurs de fonds, de de la société civile et du secteur privé des affaires.
Il visitera aussi les régions sinistrées, en particulier les Gonaïves (Artibonite, nord), la ville la plus touchée par les dernières inondations, et des projets parrainés par la BM.
La semaine dernière, la Banque Mondiale avait accordé à Haïti un don d’urgence additionnel de 25 millions de dollars en vue d’aider aux efforts de reconstruction du pays fortement éprouvé par le passage en août en septembre de quatre tempêtes tropicales et ouragans.
Depuis 2005, année à laquelle elle a cessé toutes ses opérations de prêt en faveur d’Haïti, l’institution financière multilatérale lui a octroyé des dons d’un montant global de 250 millions de dollars.
Des organisations altermondialistes locales, très critiques vis-à-vis de la politique néolibérale des institutions de Bretton Woods, souhaitent qu’Haïti puisse avoir accès, à des conditions raisonnables, à des lignes de crédit auprès de la Banque mondiale qui pourraient favoriser la mise en œuvre de différents projets de développement. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5337
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