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jeudi 9 octobre 2008

CORRUPTION A L'ONA...PARLEMENTAIRES IMPLIQUES?

Lutte contre la corruption ; entre perception et réalité
La fondation Héritage, branche locale de Transparency International (TI), critique la réaction du chef de l’état face au rapport 2008 sur la corruption. Le président Préval avait indiqué que le rapport est un classement sur la perception de la corruption et non la réalité. La directrice de la Fondation Héritage, Marilyn B. Allien, se déclare déçu par la réaction du chef de l’état haïtien qui quelques mois auparavant avait lancé une campagne nationale contre la corruption. " Nous avons l’impression que le président Préval veut minimiser l’ampleur de la corruption en Haïti", dit-elle rappelant que des études réalisées par l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) font état d’une corruption endémique et généralisée en Haïti. Admettant qu’il y a une marge d’erreur quand il s’agit de perception, Mme Allien soutient que le rapport présente la perception des haïtiens de la corruption. Elle réitère sa détermination à encourager les efforts dans la lutte contre la corruption soulignant qu’elle avait plus d’espoir l’année dernière. En début de semaine, le chef de l’état, réagissant au dernier classement de Transparency International (TI) avait soutenu qu’il faut faire la différence entre perception et réalité de corruption. Toutefois il avait indiqué que la lutte contre la corruption est difficile. " Cette lutte nécessite du temps et des efforts", argue t-il rappelant la création d’institutions spécialisées comme l’Ucref et l’ULCC. Le président Préval avait également mis l’accent sur la nécessité de reformer le système judiciaire, la police et les autres institutions qui subissent les assauts des corrupteurs et des corrompus. " C’est un système qui fonctionne, il y a des corrompus à l’intérieur et ceux qui alimentent la corruption à l’extérieur. Avec la persévérance on obtiendra de bons résultats", a-t-il ajouté.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14149

L’ULCC fait état de cas de corruption avérés à l’ONA
L’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) sollicite du parquet de Port-au-Prince, la mise en mouvement de l’action publique contre le directeur de l’ONA, Sandro Joseph, accusé d’avoir mal géré les fonds des assurés.Des copies de document transmis à la presse ont permis de confirmer des transactions douteuses au sein de cette institution. Des parlementaires, notamment trois sénateurs de Lespwa et le coordonnateur de Kozepep, figurent parmi les personnes ayant bénéficié des largesses de Sandro Joseph. Le président du sénat, Kelly Bastien (Lespwa) a bénéficié d’un prêt hypothécaire de 7 800 000 gourdes à rembourser sur une période de 25 ans. Son prédécesseur, Joseph Lambert (Lespwa) , a lui obtenu un prêt de 2 900 000 gourdes à rembourser sur 15 ans. L’ex sénateur Ultimo Compère (Lespwa) avait lui aussi bénéficié d’un prêt de 2 millions de gourdes. Toutefois d’autres dossiers plus compromettants ont été révélés par l’Unité de Lutte contre la Corruption. M. Joseph avait en décembre 2006, en dépit d’un avis défavorable du ministre des affaires sociales, dépensé 56 millions de gourdes pour l’acquisition d’un terrain. Ce terrain qui serait utilisé pour la construction de 300 unités de logement appartenait à M. Joseph. De plus, il avait dépensé 27 384 dollars pour offrir un véhicule en cadeau à son ex-compagne, Judith Drouillard Benoît. Selon les documents, Sandro Joseph avait décaissé ces sommes le 14 février 2007, jour de la saint Valentin et date anniversaire de la naissance de son ex-compagne. Alors qu’il avait nié avoir réalisé une telle transaction, les documents du concessionnaire confirment le versement du montant en deux tranches. Tandis que ces montants sont décaissés pour des parlementaires et autres proches de M. Joseph, des assurés de l’ONA se plaignent de la lenteur de l’administration à débloquer des fonds. Des assurés qui disposent d’un carnet de l’institution affirment avoir sollicité depuis plusieurs mois un prêt.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14151

Le juge de paix de Carrefour, Wilfrid Masséna, sur la sellette

Mis en cause par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) dans l’affaire Natacha Jeune Saintil, le juge de paix suppléant de Carrefour, Wilfrid Masséna, nie avoir exercé des pressions sur la comédienne qui avait été tabassée par des policiers. " A aucun moment je n’ai exercé des pressions ", dit-il faisant remarquer que la mère de Natacha ne cessait de réclamer un accord avec les policiers pour mettre un terme à l’affaire. Le magistrat soutient que des traces de sévices corporels n’étaient pas visibles sur la jeune femme. " A mon arrivée au commissariat j’ai tout d’abord émis un ordre de libération pour la jeune femme", assure le magistrat soulignant avoir pris acte d’un accord entre deux parties consentantes. Le juge de paix de Carrefour révèle qu’un certificat médical annexé au dossier faisait état de ciste à l’ovaire pour Natacha Jeune Saintil. Niant avoir une quelconque responsabilité dans cette affaire, le juge Masséna indique que la rencontre entre les policiers et la jeune femme, accompagnée de ses parents, avait eu lieu au commissariat de Carrefour. En ce qui a trait au motif du problème, les policiers avaient expliqué que la jeune femme avait mordu un agent de l’ordre lors de l’intervention de la police au domicile des Saintil. " J’ai compris que la mère de Natacha voulait en finir avec cette affaire parce qu’elle disait avoir des liens de parenté avec l’épouse du policier victime de la morsure". Le juge de paix de Carrefour s’inscrit en faux contre les accusations du RNDDH, arguant qu’il n’était pas présent lors de l’intervention de la police au domicile de Natacha Saintil. Interrogé sur ce dossier, l’ancien ministre de la justice, René Magloire, estime que le juge de paix aurait commis une infraction grave en contraignant Mme Saintil à signer un quelconque document. " Ce serait extorqué une signature d’une victime", dit-il rappelant que le conseil de la magistrature peut se pencher sur les écarts des juges.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14150

Décès de l’ancien colonel Georges Valcin

L’ex-chef de la police de Port-au-Prince n’a pas survécu à une intervention chirurgicale, le week-end écoulé
mercredi 8 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le colonel Georges Valcin, ex-chef de la police de Port-au-Prince, est décédé dimanche dernier à l’hôpital du Canapé-Vert où il venait de subir une intervention chirurgicale, a appris Radio Kiskeya.
Le colonel Himler Rébu, l’un de ses anciens camarades de promotion, qui a confirmé l’information, a qualifié cette disparition de « véritable perte pour le pays ». « Haïti n’a pas su exploiter les compétences du colonel Valcin à la fin de sa carrière militaire », a déclaré l’ancien officier soulignant que le défunt avait passé plusieurs années au poste d’instructeur à l’académie militaire d’Haïti.
Agé d’une soixantaine d’années, Georges Valcin était à la tête de la police sous le gouvernement militaire du général Prosper Avril (1988-1990), période au cours de laquelle le tout-puissant commandant du bataillon tactique des Casernes Dessalines, le colonel Jean-Claude Paul, mourut des suites d’un violent et mystérieux empoisonnement.
Ses dernières années au sein des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) avant leur dissolution en 1995 l’avaient vu occuper le poste d’attaché militaire à l’ambassade d’Haïti en France où il reçut une formation militaire spécialisée.
Doté de solides bases intellectuelles et passionné de sport, Georges Valcin présentait le journal sportif de la Télévision Nationale d’Haïti au cours des années 80.
Devenu de plus en plus discret, il s’était lancé sans succès dans son département natal, le Nord-Ouest, dans la course au Sénat, en février 2006. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5309

Mobilisation haïtiano-dominicaine contre la malaria

Une campagne conjointe des deux gouvernements de l’île dont le lancement est prévu jeudi dans la zone frontalière
Octobre 2008,
Radio Kiskeya
Les autorités sanitaires haïtiennes et dominicaines doivent lancer jeudi une série d’activités conjointes dans le but d’éradiquer la malaria dans la zone frontalière, ont indiqué mercredi des sources officielles dominicaines relayées par l’agence espagnole EFE.
Il est notamment prévu la distribution dans la province dominicaine de Dajabòn (nord-ouest) et la ville haïtienne de Ouanaminthe (nord-est) de matériels éducatifs et d’orientation relatifs à la malaria.
Le directeur de la santé publique à Dajabòn, le Dr Rafael Salas, a reconnu que la malaria est à l’état endémique dans des localités situées à la frontière haïtiano-dominicaine. Pour cette raison, a-t-il dit, la campagne visera à sensibiliser les populations des deux pays sur les mesures préventives à adopter.
Le responsable a expliqué que des cas de leptospirose ont été également diagnostiqués dans la zone frontalière.
Selon le Dr Salas, même si aucun décès n’a été encore enregistré, entre deux et trois personnes contractent le virus de la malaria chaque semaine dans la région.
Cependant, il a affirmé que comparativement à l’année dernière, les cas de personnes atteintes de la maladie ont diminué.
Les autorités dominicaines ont attribué les cas répétés d’épidémie de malaria recensés sur leur territoire à l’immigration massive de sans-papiers haïtiens et aux inondations causées ces derniers mois par le passage de plusieurs ouragans et tempêtes tropicales.
Cependant, la malaria est considérée comme une maladie endémique aussi bien dans certaines parties d’Haïti que de la république voisine. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5308

L’ONU s’apprête à proroger jusqu’en octobre 2009 le mandat de la MINUSTAH

Haïti est sur la voie du "renouveau politique", a affirmé devant le Conseil de sécurité le chef de la mission onusienne Hédi Hannabi qui annonce la tenue, dans quatre à cinq mois, des prochaines élections, mais craint de nouvelles violences politiques partisanes en Haïti
mercredi 8 octobre 2008,
Radio Kiskeya

Le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH), Hédi Annabi, a estimé mercredi possible un "renouveau politique" malgré l’ampleur impressionnante des défis, lors d’une ultime intervention devant le Conseil de sécurité à la veille de la prorogation du mandat des casques bleus.
A titre de son représentant spécial en Haïti, le diplomate tunisien présentait le dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU rendant compte des principaux faits enregistrés en Haïti depuis le 26 mars dernier et dans lequel Ban Ki-moon recommande le renouvellement pour une année supplémentaire du mandat de la MINUSTAH, soit jusqu’au 15 octobre 2009. Il a aussi souhaité le maintien à son niveau actuel de l’effectif des composantes militaire et policière de la force onusienne. « La Mission doit continuer d’appuyer le processus de stabilisation dans chacun de ces domaines », a affirmé M. Hannabi au nom du Secrétaire général. Il a jugé "indispensable pour la stabilité du pays", la présence de la MINUSTAH qui, soutient le rapport, a joué, à travers ses composantes de sécurité, un « rôle capital » lors des émeutes ayant embrasé Haïti en avril dernier.
Par ailleurs, le diplomate tunisien a estimé que l’urgence née des énormes dégâts causés par les cyclones enregistrés dans le pays ces dernières semaines a facilité la fin de l’impasse politique et l’entrée en fonction d’un nouveau gouvernement après cinq mois d’attente.
Hédi Hannabi note depuis ce dégel politique, une meilleure coopération entre le Parlement et le gouvernement et l’adoption d’une législation autorisant l’Exécutif à instaurer l’état d’urgence afin de venir en aide aux populations sinistrées.
Soulignant le caractère positif de la visite du Président Préval jeudi dernier aux Gonaïves (Artibonite, nord) et de la mobilisation des parlementaires, des membres du gouvernement ainsi que du secteur privé en faveur des régions les plus affectées, le chef de la MINUSTAH dit toutefois redouter la résurgence des "traditionnelles confrontations politiques", à l’occasion des prochaines sénatoriales partielles. "La situation économique générale, encore aggravée par les ouragans, a créé un réservoir potentiel de mécontentement qui pourrait être exploité à des fins politiques", a-t-il prévenu.
Le rapport appelle les dirigeants haïtiens à poursuivre leur collaboration et invite la communauté internationale à apporter une contribution importante, non seulement sous la forme de soutien politique, mais aussi en aidant le gouvernement à fournir ce dont le pays a besoin et à renforcer ainsi sa crédibilité. Un effort conjoint indispensable pour s’assurer qu’Haïti est sur la bonne voie, a fait ressortir M. Hannabi.
Sur le plan politique, la mission onusienne participe à la préparation des élections sénatoriales partielles, qui ne pourront se tenir que "dans quatre ou cinq mois", avec un retard considérable, a annoncé le représentant spécial du Secrétaire général en insistant sur l’importance de ce scrutin.
S’agissant du renforcement de l’autorité de l’Etat, il a rappelé que, depuis l’adoption de la résolution 1780, la force de stabilisation aide les autorités haïtiennes à renforcer le contrôle des frontières terrestres et maritimes du pays.
Enfin, Hédi Hannabi a jugé vital que des progrès soient réalisés pour traiter de la situation sociale et économique d’Haïti. Les efforts de la MINUSTAH ne seront pas couronnés de succès, s’il n’y pas de perspective concrète d’amélioration des conditions de vie de la population. "Les causes des émeutes d’avril persistent", a-t-il averti, en guise de conclusion.
La MINUSTAH, dont l’actuel mandat touche à sa fin, est déployée en Haïti depuis 2004 avec un effectif de 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5307

LONGUE VIE AUS FUTURES "CITES PREVAL"

Aujourd’hui, une de nos particularités comme peuple c’est que nous sommes dépositaires d’une certaine façon de pensée et d’ure certaine manière de faire les choses. Ce n’est plus intéressant de jauger ou valorises notre manière de faire puisque c’est un fait. A prendre ou à laisser. Surtout toujours en tenir compte. Comme dirait notre bonne amie Sara Gonzalez Villegas, auteur du livre publié en espagnol « Encontré el Olimpo Bajo mi cama » « ce n’est ni bon ni mauvais c’est dif-fé-rent ».
Ces particularités nous définissent et nous caractérisent en quelque sorte. Et elles nous stigmatisent à un point tel qu’elles prennent le pas sur notre essence même. Nous sommes l’un des pays les plus corrompus de la planète, le pays le plus pauvre de l’hémisphère, nous sommes les prototypes de ce qu’il ne faut surtout pas faire, nous sommes utilisés comme échantillons pour démontrer l’intérêt de lutter pour protéger l’environnement…
Ces considérations font planer sur toute entreprise destinée à Haïti le spectre d’un échec annoncé. Pessimisme démesuré ou fatalisme endémique, la réalité des faits et du terrain sont là pour les corroborer.
Alors que faire ? Quoi faire ? Comment faire ?
Ces questions doivent entretenir un combat constant dans l’esprit de tous ceux
qui voudraient agir pour améliorer les choses.
Le Président René Préval revient des Etats-Unis avec une promesse de récupérer 2.600 « mobile homes » utilisés à Miami depuis vingt ans comme abris de fortune mis à la disposition des gens déplacés ou victimes des intempéries. Pour reprendre le mot du président ces constructions qui ont survécu 20 ans en terre américaine auraient encore une durée de vie de 20 ans.
Ce que le président et les gestionnaires de ces futures « cités Préval » ne doivent pas oublier c’est que ces structures ne seront pas utilisées dans les mêmes conditions en Haïti. Hors mis les conditions climatiques qui devraient être à peu près identiques, les occupants risquent de diverger de façon diamétrale dans les modalités d’occupation et d’utilisation.
Le premier adversaire de taille contre lequel la survie de ces structures devra se battre c’est avant tout la conception haïtienne du « bien de l’état ». L’état pour nous les haïtiens n’est pas une « entité ». La notion d’identité ou entité étatique n’a jamais germé dans notre cerveau. Serait-ce à cause de l’absence notoire de ce dernier ou l’assimilation et l’amalgame Etat-Pouvoir ?

Toujours est-il que pour nous quelque chose qui appartient à l’état n’appartient à personne ou appartient à tout le monde. Et n’importe qui peut en disposer. Surtout à sa guise.
En ce qui concerne les « mobile homes » disposer à sa guise voudra dire les déchiqueter, les dépecer pour en vendre les pièces et les parties dans les rues. De leur supposée 20 ans de survie, nos pauvres mobile homes subiront les affres de la déconsidération de leurs occupants pendant quelques rares années pour finir en déchets encombrants.
Peut-on détourner le cours du destin ? dira-t-on. Oui. Rien n’est impossible. Il faut surtout se défaire de l’emprise du fatalisme pour attaquer l’irresponsabilité institutionnalisée érigée en déterminisme.

Si ces structures sont mises à la disposition des particuliers, il faut avertir clairement que toute tentative de destruction du matériel sera considéré et traité comme un délit puni par la loi. Les autorités locales qui auront à charge l’administration des « cités Préval » devront assumer une surveillance serrée et régulière des locaux.
Là encore surgit un obstacle d’un autre genre. Les surveillants. D’où vont-ils sortir des gens avec une vision différente des occupants éventuels ? Si ces individus promus partagent la même conception de la « chose de l’état », ce sera une occasion pour eux de se faire quelques sous en monnayant leur silence et leur cécité. Il faudrait faire appel aux membres de la force de l’occupation…LA MINUSTAH !

Nos réflexions sont parties un peu de trop loin. Nous avons mis la charrue avant les bœufs. Nous avons considéré certaines situations à partir d’un endroit établi avec des « mobile homes » distribués et attribués à des gens dans le besoin.
Cependant ce ne sera pas une mince affaire que de pouvoir distribuer justement ces logements.
Ceci pour plusieurs saines et bonnes raisons. La première elle est de taille : le ratio grand nombre de demandeurs – Nombre d’unités disponibles. Ceci va exiger dans le meilleur des cas de l’établissement de critères d’éligibilité clairs et stricts. Mais nous entendons déjà des voix s’élever pour dénoncer de la corruption dans les attributions. Vraies ou fausses, les dénonciations et accusations seront légions. Tout sera bon pour faire « monter » son nom : l’amitié avec les élus locaux, les liens de sang ou de cœur avec des responsables et surtout les sempiternels pots de vin.
Pour éviter tout soupçon, il faudra probablement en laisser la gestion à une entité capable de se situer au-dessus de ces éléments, capable d’une certaine objectivité acquise par la neutralité : LA MINUSTAH…
Nous vous laissons le choix de tirer vous-mêmes vos conclusions. En attendons nous souhaitons longue vie aux futures Cités Préval !

DL pour Haïti Recto Verso

mercredi 8 octobre 2008

Haïti sous la menace du terrorisme international et du narcotrafic, selon Préval

Le chef de l’Etat souligne qu’un tel scénario pourrait se réaliser sans une aide internationale substantielle
mardi 7 octobre 2008,
Radio Kiskeya

Le Président René Préval a exprimé mardi à Port-au-Prince ses craintes de voir Haïti se transformer en une base opérationnelle de groupes terroristes parallèlement à son rôle de "couloir de transit" du narcotrafic, reprenant ainsi des propos tenus le week-end dernier à Miami.
Fidèle à son credo, le chef de l’Etat a déclaré que le marché de la drogue constitue une chaîne qu’on peut rompre seulement en éradiquant le mal dans des pays consommateurs comme les Etats-Unis et les Etats de l’Europe occidentale. La même lutte doit s’étendre également aux pays producteurs, a-t-il martelé.
Préval a estimé que la pression de la demande entraîne naturellement le transit des produits illicites par les pays pauvres. Il a ajouté que l’implication d’un Etat dans le trafic de drogue ne peut que l’affaiblir et le réduire à un statut de territoire incontrôlé que peuvent exploiter aisément les organisations liées au terrorisme international.
Intervenant vendredi dernier à la XIIe conférence des Amériques qu’organisait le Miami Herald, le Président avait indiqué que si Haïti ne pouvait compter sur un soutien conséquent de la communauté internationale, le pays courait le risque de basculer dans le camp des terroristes et des narcotrafiquants.
Le chef de l’Etat s’en est, par ailleurs, pris aux récents rapports du Département d’Etat et de Transparency International classant Haïti respectivement parmi les principaux territoires de transit dans le narcotrafic international et les quatre pays les plus corrompus de la planète.
Enfin, M. Préval a annoncé l’arrivée prochaine à Port-au-Prince de 600 salles de classe pré-fabriquées offertes par Broward Country School de la Floride. Elles pourront servir d’abris provisoires en cas de catastrophes naturelles. Miami-Dade a promis de faire don à Haïti de 2.000 autres salles de classe du même type. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5305

Le président Préval annonce l’acquisition prochaine de 2 600 mobiles homes

Le chef de l’état haïtien, René Préval, est rentré au pays hier après midi après avoir participé à la conférence de Miami. Lors d’un point de presse, le président Préval a indiqué avoir entrepris des démarches en vue d’obtenir dans un premier temps, 600 mobiles home préfabriqués, lesquels pourront être utilisés comme abris provisoires lors des catastrophes naturelles. Ces maisons préfabriquées ont été accordées à un taux préférentiel au gouvernement haïtien et seront livrées au port Everglades par le département éducation du conté de Broward ( Florida). Selon le chef de l’état haïtien, ces mobiles home commenceront à arriver en Haïti en novembre prochain. " Ces unités mobiles préfabriqués avaient été utilisées depuis plus de 20 ans en Floride et peuvent être utilisés pendant 20 autres années ", explique le président Préval. Les 600 mobiles homes avaient été achetés par le conté de Broward après le passage du cyclone Andrew soutient le chef de l’état qui entend installer ces unités pour créer des complexes avec centre de santé, école et centre sportif. " Les complexes serviront d’abri lors des intempéries parce que les inondations font plus de victimes que les ouragans ", argue t-ilD’autre contés ont promis des " mobiles home " au gouvernement haïtien révèle le chef de l’état qui doit se rendre à Miami le 12 octobre prochain afin de finaliser l’accord avec le conté de Broward. Le chef de l’état a assuré que le conté de Miami Dade qui dispose de 2 000 autres mobiles home est intéressé à réaliser un accord similaire avec les autorités haïtiennes. Selon René Préval, les maires et les associations locales doivent apporter leur contribution dans le choix du site pour l’installation des complexes.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14147

Les Etats-Unis veulent s’engager dans l’effort de reconstruction

L’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, affirme que la mise en application d’un plan de reconstruction nationale est indispensable pour le pays après le passage des récents cyclones.Interrogée sur la lenteur de la communauté internationale à répondre au" Flash apeal " de l’ONU, la diplomate américaine a fait remarquer que son pays a accordé 18 millions de dollars au PAM dans le cadre de cet appel. Le programme de reconstruction est une tache difficile et à moyen terme ", explique Mme Sanderson précisant que le flash apeal de l’ONU concerne les besoins immédiats. " Les routes, les hôpitaux, les écoles et les logements sont importants ", argue Mme Sanderson qui annonce l’arrivée prochaine d’experts chargés d’étudier les causes du débordement de l’étang de Miragoane. Elle informe que le pont d’Ennery (Artibonite) sera reconstruit par l’USAID de concert avec la Minustah. Rappelant la visite de plusieurs membres du congrès et de l’administrateur de l’USAID après les récents ouragans, Janet Ann Sanderson a soutenu que l’aide bilatérale et multilatérale doit s’échelonner sur une période plus longue. Soulignant que les solutions ne sont jamais simples, elle se dit persuader de l’engagement des Etats-Unis en faveur d’Haïti. Les investissements vont continuer en même temps que le package de 100 millions de dollars pour la réhabilitation des infrastructures ", dit-elle attirant l’attention sur la nécessité de trouver des ressources supplémentaires pour Haïti. Dans une interview à radio Métropole, l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince a expliqué que la communauté internationale a toujours apporté son appui au peuple haïtien. En ce qui a trait à la distribution de l’aide aux sinistrés, Mme Sanderson rappelle que les Etats-Unis ont leur propre réseau de distribution sur le terrain depuis plusieurs années. " Il faut améliorer le système de distribution mais je suis impressionnée par le travail accompli jusqu’ici ", ajoute t-elle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14146

PAS DE SOUS POUR LES DEPUTES NI POUR LES SENATEURS ET LEURS COMMUNES

Le FAES donne le coup d’envoi des projets d’appui aux communes
Le Fonds d’Assistance Economique et Social (FAES) a lancé hier son programme post cyclonique. Le directeur du FAES, Harry Adam, a signé mardi trois contrats avec des firmes de construction pour la réalisation de travaux d’infrastructure routière, de santé d’éducation et de justice à travers les 10 départements géographiques du pays. Les projets totalisant 315 millions de gourdes (8.08 millions de dollars US) seront réalisés par les firmes GTC, EXAE QUO et TECINA. Les projets s’inscrivent dans le cadre du programme d’urgence et les montants seront prélevés sur les allocations aux différents ministères. " Les ministères sectorielles vont transférer au FAES des ressources financières ", déclare M. Adam révélant que 180 millions de gourdes (4.6 millions de dollars US ont été mobilisés pour le secteur éducation.Le Fonds d’Assistance Economique et Social (FAES) et le bureau de Monétisation ont été désignés par le gouvernement pour gérer les 5 millions de gourdes (128.205 dollars) alloués à chaque commune en vue la réalisation de travaux d’infrastructure après le passage des cyclones. " C’est une possibilité de bonne collaboration entre le FAES, le bureau de monétisation et les différents secteurs impliqués dans la définition des projets ", ajoute M. Adam. La décision de l’exécutif d’allouer les Fonds au FAES en lieu et place des élus, suscite des réactions diverses au parlement.Certains élus, à l’instar du député Hugues Célestin, appuient cette décision arguant que les parlementaires doivent uniquement exercer leur fonction de contrôle des dépenses de l’état. Toutefois plusieurs sénateurs et députés critiquent cette décision unilatérale de l’exécutif. Face à ce climat de tension, le sénateur Anacacis Jean Hector appelle à une séance de travail entre le chef de l’état et les élus en vue de clarifier la situation.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14148

Aide aux sinistrés : pas de fonds à confier directement aux élus
Des parlementaires expriment leur désaccord
mercredi 8 octobre 2008,
Radio Kiskeya
La gestion des fonds pour l’aide d’urgence après les derniers cyclones ne sera plus confiée directement aux élus (parlementaires et maires), mais plutôt au Fond d’Assistance Economique et Sociale (FAES), au Bureau de Monétisation et au Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.
Ainsi en a décidé le président René Préval, selon le premier ministre Michèle Duvivier Pierre Louis intervenant mardi au Parlement. Il s’agit du fond d’appui aux communes évalué à 710 millions de gourdes à déduire du montant global de 7 milliards de gourdes débloqué pour un programme d’urgence, à partir des ressources générées par le Programme vénézuélien « Petrocaribe ».
Il était question, dans un premier temps, que le fond d’appui aux communes serait directement remis aux élus. Cette formule avait cependant soulevé une vaste controverse dans la classe politique et dans la société civile, d’aucuns y voyant la voie ouverte à la corruption et au gaspillage.
Réagissant à la disposition prise, des parlementaires ont exprimé leur désappointement face au « revirement » du gouvernement. Le sénateur Evallières Beauplan (Nord-Ouest) demande au gouvernement de respecter l’entente intervenue sur la question avec le Législatif. Il souligne que celle-ci a présidé à la décision du parlement de voter la loi sur l’état d’urgence. Il menace de s’opposer à l’utilisation des fonds par le FAES et le Bureau de Monétisation dans son département.
Afin d’éviter un conflit entre l’Exécutif et le Législatif, le sénateur de l’Ouest, Jean Hector Anacacis, propose une nouvelle et urgente rencontre des deux parties sur la question.
Le député de l’Estère (Artibonite, Nord), Elifaite Noel, ne voit aucun inconvénient à ce que le FAES et le Bureau de Monétisation exécutent les projets dans sa circonscription. L’essentiel, dit-il, est que les projets soient exécutés, moyennant concertation préalable entre l’Exécutif, les sénateurs, les députés et les élus locaux sur ce qu’il y a lieu de faire.
Il est prévu que 5 millions de gourdes seront mises à la disposition de chaque commune pour la réhabilitation et la construction de routes et d’écoles et la relance de la production agricole. Un certain retard est cependant enregistré dans le déblocage de ces fonds en raison du fait qu’ils sont placés à l’étranger, dans le cadre du programme « Petrocaribe », informe le premier ministre Michèle Duvivier Pierre Louis. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5306
HRV commente:
Une démonstration concrète de la conception haïtienne de la décentralisation. Cette façon de déléguer les pouvoirs et de distribuer les fonds de l’état que ce soit dans un contexte d’urgence ou pas, dans un pays sans institution, reconnu comme l’un des quatre pays les plus corrompus de la planète n’est rien d’autre qu’une grande mascarade qui va mettre en scène des gaspilleurs des fonds publics et une bande d’affamés qui voudraient être à leur place.
Pourquoi dans un pays avec un gouvernement pléthorique de ministres et de directeurs généraux on doit alloués des sommes à des députés ou des sénateurs pour exécuter des œuvres en faveur de leurs communes ? Elle sont ou ses œuvres réalisées avec les sous distribués par Jacques Edouard Alexis ?
5.000.000 de gourdes représentent 128.205 dollars. Que les députés et les sénateurs me disent par quelles magies, ils vont avec cette somme construire des routes, construire des écoles et relancer la production agricole. Quels bénéfices les communes vont-ils tirer de ces actions éparpillées ?

mardi 7 octobre 2008

Football : La sélection U-20 se prépare pour les éliminatoires du mondial Egypte 2009

La sélection nationale des moins de 20 ans qui se prépare pour deuxième étape des éliminatoires du prochain mondial U-20 en Egypte, a été battue le week-end dernier par le Baltimore FC au parc Levelt de St Marc 3-1.
Avant ce match test, les jeunes grenadiers restaient sur une série de cinq victoires contre des clubs de première division. Ils ont été mis à rude épreuve contre les champions st-marcois, avant d’affronter dans trois semaines la République Dominicaine et la Grenade dans un triangulaire programmé en république voisine.
Le but principal de cette rencontre était, d’après Charles Antoine Eliazar l’entraîneur de l’équipe haïtienne U-20, de corriger les faiblesses au sein de l’équipe avant son départ pour Santo Domingo le 26 octobre prochain. Le premier match d’Haïti dans ce tournoi est prévu pour le 28 octobre contre la Grenade. Le Onze haïtien affrontera ensuite la République dominicaine le 2 novembre en match de clôture. Le vainqueur se qualifiera pour le prochain tour.
En attendant la reprise du championnat national de première division prévue pour les 18 et 19 de ce mois, le technicien haïtien Tchalite Eliazar espère que son équipe jouera un ou deux autres matches test de manière à mettre en jambe les jeunes internationaux en manque évident de compétition.
50 % de l’enveloppe de fonds d’urgence ont été décaissés La première ministre, Michèle Pierre Louis, informe que 50 % ( 121 millions de dollars ) des fonds alloués pour la réalisation de projets durant la période de l’état d’urgence ont été décaissés. Lors d’une séance de travail avec les membres de plusieurs commissions sénatoriales, Mme Pierre Louis a soutenu que le retard dans les interventions s’explique par le processus de décaissement des fonds se trouvant dans des banques à l’étranger. " Les fonds de Pétrocaribe ont été placés dans des banques étrangères afin de générer des intérêts", ajoute t-elle.
De plus, Mme Pierre Louis annonce l’acquisition prochaine de 30 millions de dollars d’équipement pour la réalisation de travaux d’infrastructure. Faisant remarquer que ce montant est déjà disponible, la première ministre a souligné que ce montant a été déduis des allocations aux ministères de la santé, de l’éducation, des TPTC et de l’agriculture. Dans son intervention le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, a révélé que le premier décaissement des fonds d’urgence a été attribué à la rentrée scolaire, l’appui aux communes et la relance de la production agricole. Par ailleurs, le gouvernement ne veut plus impliquer les élus dans la gestion des 5 millions de gourdes aux communes. Les fonds seront gérés par le FAES et le bureau de monétisation assure le ministre de l’intérieur Paul Antoine Bien Aimée. " C’est une décision prise en conseil des ministres", a soutenu Paul Antoine Bien Aimée. Plusieurs sénateurs, dont Evalière Beauplan, ont affiché leur opposition à cette décision de l’exécutif, arguant que le FAES n’a jamais réalisé aucun projet viable. " Il y a eu un accord entre l’exécutif et le législatif pour le décaissement de ces fonds", rappelle le sénateur Beauplan qui menace d’apposer son veto à l’exécution de projet par le FAES dans le Nord-Ouest.
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La mise en place du CSPJ, un des objectifs importants de l’année judicaire

La première ministre, Michèle Pierre Louis qui occupe également le poste de ministre de la justice, a réitéré sa détermination à œuvrer pour la création d’un climat d’harmonie entre les trois pouvoirs de l’état. Dans son allocution à l’occasion de l’ouverture de l’année judicaire, Mme Pierre Louis a indiqué qu’une justice équitable passe par la construction d’un équilibre des pouvoirs, basé sur la vérité et l’équité. Faisant remarquer que les procédures judiciaires sont longues, tortueuses et épuisantes, la première ministre préconise que l’exécutif et le judiciaire conjuguent leurs efforts pour une justice saine et équitable.Elle a soutenu que le conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) permettra de lutter contre la corruption et de gérer efficacement les frais de fonctionnement des tribunaux. Pour sa part, le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Gervais Charles, a annoncé deux grands événements au cour de cette année judiciaire ; la mise en place du conseil supérieur du pouvoir judiciaire et la commémoration du 150 eme anniversaire de création du barreau de Port-au-Prince. M. Charles estime qu’avec la création du CSPJ, la constitution de 1987 sera enfin mise en œuvre. Il se réjouit que l’exécutif ait accepté de se passer de l’administration des cours et tribunaux, faisant remarquer que le pouvoir judiciaire est devenu une réalité 20 ans après la ratification de la constitution. " Il y aura des lenteurs et des erreurs mais nous préférons cette situation à une mainmise de l’exécutif sur le judicaire ", argue t-il. Dans son intervention le vice président de la cour de cassation, Georges Moise, a invité la police à jouer son rôle d’auxiliaire de la justice, à éviter de créer des conflits inutiles et d’alimenter une zizanie dommageables pour les deux parties. De plus, il souhaite que les magistrats ne provoquent plus les membres de l’institution policière.
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lundi 6 octobre 2008

RENE PREVAL....L'AIDE HUMANITAIRE

Le président Préval sollicite une action structurante de la communauté internationale
Dans son allocution à l’occasion de la 12 eme conférence des Amériques, le président Préval a rappelé que les récents cyclones " ont détruit des centaines de vies, privé d’abri des dizaines de milliers de familles, occasionné des millions de dollars de pertes agricoles, endommagé des infrastructures vitales". Il soutient que ces désastres ont frappé le pays au moment où il commençait à peine à émerger d’une crise institutionnelle.Selon le chef de l’état les conséquences de ces désastres naturels signifient pour le pays un recul de plusieurs années. " Elles annihilent les résultats accomplis au cours de ces dernières années et compromettent nos chances de développement"." J’insiste auprès de nos amis de la communauté internationale pour une action structurante d’accompagnement des Haïtiens dans la mise en œuvre d’un plan global de reconstruction du pays. Un plan qui nous permette de rétablir et de renforcer nos infrastructures de base, en particulier celles qui servent de support à la production et sans lesquelles l’investissement privé ne peut pas se développer", ajoute M. Préval.

M. Préval croit que la mobilisation de la communauté internationale pour une action structurante sera peut-être le meilleur atout pour renforcer la cohésion interne et créer une union stable de tous les Haïtiens, contre la pauvreté, pour la démocratie, pour l’état de droit et le développement durable. Par ailleurs, le président Préval a soutenu que son pays ne pourra continuer à recevoir tous les déportés de l’Administration américaine. " Je ne comprends pas pourquoi l’Administration américaine refuse aux Haïtiens le bénéfice du régime de TPS (Temporary Protected Status) qui a déjà été octroyé à d’autres pays de la région comme El Salvador, le Honduras et le Nicaragua, pour les mêmes motifs que ceux que nous évoquons", a martelé le président Préval." Nous ne pourrons pas non plus, avec nos seules ressources propres, éviter que notre pays ne devienne une base d’accueil pour le terrorisme ou qu’il ne continue de servir comme couloir de transit pour la drogue destinée au marché nord-américain. Un tel couloir représente un maillon faible de la chaîne de sécurité de notre région" ajoute t-il.
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L’ambassadeur américain promet une aide de 100 millions de dollars
L’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, annonce le décaissement de 100 millions de dollars pour la réhabilitation des routes et la réalisation de projets de protection de l’environnement. La somme qui sera décaissée après la période d’urgence servira également à prévenir des catastrophes naturelles. Mme Sanderson croit qu’il faut une réponse nationale et internationale pour faire face aux désastres causés par les récents cyclones.Rappelant que les Etats-Unis ont déjà débloqué 30 millions de dollars en faveur d’Haïti, la diplomate américaine a mis l’accent sur l’importance d’une grande solidarité envers le peuple haïtien. " Je vais à Washington la semaine prochaine pour encourager l’effort de mobilisation", dit-elle soulignant que les fonds débloqués ont permis la distribution de kits hygiéniques et de produits alimentaires aux sinistrés. Mme Sanderson estime qu’en plus de l’aide alimentaire il faut lancer le processus de reconstruction du pays. " Nous envisageons un package avec l’USAID", dit-elle espérant que 100 millions de dollars pourront être décaissés dans le cadre de la première étape de l’assistance. La semaine dernière,l’Ambassadeur des Etats-Unis en Haïti, Janet A. Sanderson, accompagnée de la directrice de l’USAID, Beth Cypser, du Ministre de l’Education Nationale, Joël Desrosiers Jean-Pierre avaient procédé au lancement officiel du nouveau Programme Haïtien d’Appui à la Réforme de l’Education en Haïti dénommé « PHARE ».Financé à hauteur de 22 millions de dollars par le gouvernement américain, le projet PHARE a pour objectif de répondre aux besoins prioritaires exprimés par le gouvernement haïtien, et de donner un véritable espoir aux jeunes Haïtiens et à leurs familles. Dans son allocution, l’Ambassadeur Sanderson a renouvelé la participation continue du gouvernement américain en faveur d’une éducation de qualité qui, cette année, inclue 48.000 nouvelles bourses d’études et des repas chauds au profit de 400.000 élèves.
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SACREE ENTREE POUR LES ECOLIERS

Une rentrée scolaire spéciale selon le ministre de l’éducation
Le ministre de l’éducation, Joël Desrosiers Jean Pierre et la première ministre, Michèle Pierre Louis, distribueront des kits scolaires dans plusieurs établissements à l’occasion de la rentrée scolaire ce lundi. Le ministre Jean Pierre fait état de 795 écoles endommagées par les récents cyclones soulignant qu’il s’agit d’une rentrée scolaire spéciale sur fond de catastrophes. Il informe que des réhabilitions mineures sont effectuées dans certaines écoles publiques rappelant que d’autres écoles ont été déplacées provisoirement. " On envisage de placer des tentes dans certaines villes de province", dit-il espérant que les établissements servant encore d’abris provisoires seront libérés au cours de cette journée. En ce qui a trait aux Gonaïves, le ministre de l’éducation soutient que le nettoyage des écoles se poursuit rappelant que la situation est particulière. " Aux Gonaïves les écoles pourront peut être ouvrir leurs portes la semaine prochaine", ajoute t-il. Dans le cadre de la rentrée scolaire, le ministre de l’éducation informe que des subventions ont été accordées à 200 000 élèves des écoles publiques et 100 000 autres des écoles privées. Il assure que des mobiliers, des kits scolaires et des uniformes seront distribués aux élèves à travers le paysDe plus, le ministre Jean Pierre fait état d’un lourd héritage financier au ministère de l’éducation. Il soutient que des dispositions seront e pour éponger la dette de 600 millions de gourdes d’arriérés de salaire. " L’augmentation du personnel a eu lieu sans tenir compte du budget", dit-il révélant que des enseignants travaillent sans lettre de nomination depuis 2 ans. 1 milliard 170 millions de gourdes ont été débloqués par le gouvernement dans le cadre du programme d’urgence pour faciliter la rentrée scolaire.
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Réouverture des classes : une année scolaire difficile, selon le ministre de l’Education nationale
795 établissements scolaires endommagés, dont 686 à réhabiliter et 109 à reconstruire
Dimanche 5 octobre 2008,
Radio Kiskeya
L’année scolaire 2007-2008 sera difficile, a déclaré le ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle du gouvernement Préval/Pierre-Louis, Joël Desrosiers Jean Pierre, dans un message prononcé à l’occasion de la réouverture officielle des classes en Haïti, ce lundi 6 octobre.
Le ministre de l’Education nationale annonce le renforcement du programme de subvention scolaire du gouvernement incluant l’octroi de bourses, de manuels et matériel scolaires et la mise à disposition de cantines scolaires dans les écoles publiques et privées.
Les frais d’écolage sont supprimés en classe de 1ère année fondamentale dans les écoles nationales.
Un 14ème mois de salaire est accordé aux enseignants du secteur public.
Sans indiquer les zones du pays où cette rentrée scolaire n’aura pas lieu en raison des dégâts causés par les récentes inondations, le ministre a fait état de 795 établissements scolaires endommagés, dont 686 à réhabiliter et 109 à reconstruire. Le gouvernement utilisera des ressources du Trésor public pour procéder aux réparations et constructions, précise-t-il.
Le ministre Jean Pierre a abordé dans son message l’épineuse question de la condition enseignante, promettant la constitution d’un groupe de travail sur la question.
Il en a profité pour souligner le fait que le Ministère de l’éducation nationale a accumulé des arriérés de salaire d’enseignants pour un montant approximatif de 600 millions de gourdes. Il révèle à ce sujet que beaucoup d’enseignants ont été recrutés pour l’ouverture de nouvelles écoles et de nouvelles salles de classe, alors que les crédits budgétaires pour ce faire n’étaient pas encore disponibles.
Le ministre invite les enseignants concernés à faire preuve de patience, pendant que des dispositions sont prises en vue d’apporter une solution à ce problème.
Aux Gonaïves (Artibonite, Nord), la ville la plus frappée par les 4 récents cyclones, la rentrée n’aura pas lieu, a indiqué samedi le Maire Stéphen Moïse. En dépit des efforts déployés par le Centre National des Equipements (CNE), de la boue jonche encore les cours et les classes de la majeure partie des établissements scolaires de la ville, a-t-il précisé.
La situation n’est pas différente dans certaines autres régions de l’Artibonite où, selon des députés, de sérieuses interventions sont encore à entreprendre en vue de remettre en état les établissements scolaires.
Même dans les zones non affectées par les cyclones, rien de significatif n’a été fait par le gouvernement en vue de faciliter la rentrée des classes, selon la Confédération Nationale des Educateurs Haïtiens (CNEH), l’un des principaux syndicats d’enseignants du pays. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5304
HRV Commente :
Le viacruzis a débuté ce matin pour une grande partie des haïtiens. Les écoles haïtiennes ont fait leurs rentrées ce matin. Une rentrée probablement à plusieurs vitesses pour une école à plusieurs vitesses.
Beaucoup de voix s’étaient levées pour critiquer le report de la rentrée. Un report qui était réclamé avant le passage des cyclones par d’autres criards se basant sur le caractère interminable de la crise politique.
Mais ce qu’il convient de se demander c’est comment et par quelle magie les parents qui étaient en difficulté en septembre se sont ils arrangés pour ne plus l’être en octobre et surtout après les cyclones.

samedi 4 octobre 2008

René Preval dit que Haïti ne pourra pas recevoir les immigrants déportés par EE.UU.

Miami (EE.UU.)- Le président de Haïti, René Preval, a signalé aujourd'hui à Miami que le pays ne pourra pas recevoir les haïtiens immigrants des déportés par EE.UU., et a demandé au Gouvernement américain qu'il leur soit accordé le statut de protection temporaire (TPS, par son sigle en Anglais).

Preval a voulu laissé en clair le fait que l'île des Caraïbes, dévastée récemment par le passage successif de quatre ouragans, « ne pourra pas recevoir les personnes (haïtiennes) des déportées par les Etats-Unis ».
Le président a fait ces déclarations à fermeture de la XII édition de la Conférence des Amériques, organisée par le quotidien The Miami Herald, qui a conclu aujourd'hui et à laquelle ont assisté des chefs d'entreprise et des chefs politiques de l'Amérique latine, des Caraïbes et des EE.UU.
Preval a indiqué que le président d'EE.UU., George W. Bush, a dans ses mains l'« occasion » d'accorder aux haïtiens les bénéfices de ces autorisations temporaires de résidence dont ils jouissent actuellement nicaraguayens, salvadoriens et honduriens.
« J'ai demandé à Bush de reconsidérer la position de son Administration » et d’accorder le nommé TPS aux immigrants haïtiens qui se trouvent sans papiers aux Etats-Unis, a-t-il avancé.
« Je continuerai à insister », il a souligné Preval, tandis qu'il a signalé que le pays, « avec ses faibles ressources », ne pourra pas éviter de se transformer en « une base terrorisme ou une plaque tournante du trafic de drogues vers les marchés internationaux ».
Il a fait une description peu rassurante de la situation actuelle du pays et a ajouté que son Gouvernement a besoin « des investissements pour reconstruire le pays, son infrastructure de base », totalement démontée après le fléau des phénomènes naturels, qui ont causé des centaines de victimes mortelles.
« Nous avons besoin de tracer un plan général pour reconstruire le pays et nous avons besoin plus que jamais de l'aide, du secteur privé, de son capital », a insisté Preval.
Après avoir remercié pour l’aide humanitaire « généreuse » qu'ont envoyée à l'île des Caraïbes de nombreux gouvernements et organisations, le mandataire a montré sa crainte qu’ « après un premier moment de solidarité », son Gouvernement se trouve seul devant les défis, « qui se sont multiples ».
Il a souligné que, suite aux catastrophes naturelles qui ont détruit le pays, Haïti est entré dans une situation d’appauvrissement et recul qui prendra beaucoup d'années pour en sortir.
Il s'agit d'une situation de catastrophe qui a jeté par terre « ce que nous avions obtenu durant les dernières années et notre opportunité de développement ».

D'autre part, pendant la journée d'aujourd'hui dans le cadre de la Conférence des Amériques divers forums ont eu lieu sur la sécurité en Amérique latine et les Caraïbes, ainsi qu'en ce qui concerne la compétitivité, la technologie et le commerce dans la région.
Dans le cadre de la sécurité, des fonctionnaires de haut rang d'Amérique latine ont coïncidé que la globalisation criminelle et ses nouvelles méthodes pour créer des réseaux de trafic de drogues, de pornographie infantile et trafic de personnes et d’armes peut seulement être mise en échec au moyen d'« efforts combinés et internationaux ».
« Aucun pays n'est immunisé devant la globalisation criminelle du trafic de drogues » et d'autres formes de délinquance face auxquelles ont manqué les « modèles » pour les combattre, a signalé Monte Alejandro Rubido García, sous-secrétaire de Politique Criminelle du Secrétariat de Sécurité Publique (SPP) du Mexique.
En se référant aux « modèles » avec lesquels les autorités combattent l'infraction et la vague de violence extrême qui agite le pays, Rubido a reconnu que ceux-ci ont cessé d'être « fonctionnels ».
« Il faut restructurer tout le système de lutte contre l'insécurité », a-t-il admis. Quant à l'« excès de violence » qui est enregistré au Mexique, il a signalé qu'il est du au fait que le pays « a cessé d'être une nation de transit de drogue pour se transformer un pays de consommation de drogue ».
Durant le même forum, intitulé Sécurité en Amérique latine et les Caraïbes, le chancelier de Panama, Samuel Lewis Navarro, a indiqué que « la délinquance n'a pas de frontières » et « les ressources ne sont jamais suffisantes, parce que les ressources des délinquants sont toujours supérieures ».
Pour cette raison, il a souligné l'importance que les forces d'ordre public disposent « les équipements nécessaires, un service d'intelligence adéquat et un système judiciaire efficace ».
« Il est nécessaire de coordonner des efforts internationaux et un effort combiné dans nos pays pour gagner la bataille contre la délinquance », a-t-il souligné.
Pour Wilfred Elrington, ministre d'Affaires Extérieures de Belize, le problème du trafic de drogues et la délinquance « peut seulement être résolu avec un point de vue et une action globaux ».
Dans ce contexte, il a expliqué que les actuels réseaux de narco-trafiquants comptent dans leur carnet d’adresse des « esprits très brillants » que disposent « de ressources et les meilleurs comptables et les avocats ».
Il a dénoncé que ces bandes agissent impunément dans les pays les plus pauvres et les plus petits, où « elles embarrassent leurs chefs » et achètent ou intimident à des policiers, témoins, trésoriers et magistrats.
« Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes par nous-mêmes », a assuré Elrington, ce pourquoi, a soutenu, et qu’il revient au premier monde de comprendre que sa sécurité dépend de la sécurité du Tiers Monde » ou il verra les mêmes problèmes s’ « exporter vers ses populations ». EFE


En Haïti il y a 3.3 millions de personnes affamées

Les quatre orages ont laissé environ 800 mille personnes sinistrées.
Les agences internationales croient que bientôt en Haïti il y aura manque de disponibilité d'aliments.
Les organismes internationaux ont mis l’alerte rouge face à la situation d’Haïti après le passage de quatre orages tropicaux entre août et septembre de cette année. Ces organismes craignent qu'une famine affecte presque les neuf millions de personnes qui habitent la nation qui partage l'île avec la République dominicaine.

Hier, le responsable de la Coordination Nationale pour la Sécurité Alimentaire, Gary Mathieu, a dit qu'un minimum de 3.3 millions d’haïtiens ont des problèmes pour se nourrir. C'est-à-dire, une personne sur trois.
Les quatre orages ont laissé quelque 500 morts, ont détruit 60% l'agriculture, des routes, et des ponts et des maisons.
Port-au-Prince. EFE. - Un minimum de 3.3 millions de personnes ont des problèmes pour se nourrir en Haïti après le passage des ouragans et les orages tropicaux de cette saison, selon le responsable de la Coordination Nationale pour la Sécurité Alimentaire (CNSA) de ce pays, Gary Mathieu.
Avec les ouragans récents qui ont affecté les récoltes et les capacités de production agricole d’Haïti, un minimum de 3.3 millions de personnes se trouvent en situation d'insécurité alimentaire », a déclaré l'agronome dans une entrevue accordée à l’agence EFE.
Le chef de la CNSA, un organisme étatique qui suit et coordonne les interventions dans les secteurs en rapport avec la sécurité alimentaire, a affirmé que le nombre réel de personnes touchées par l'insécurité alimentaire en Haïti, qui compte 8.5 millions d'habitants, peut arriver à plus de 5 millions de personnes.
« Pour comprendre le niveau d'insécurité alimentaire en Haïti, il faut considérer le niveau de pauvreté de ce pays, qui arrive jusqu'à 60 pour cent, ce qui signifie que normalement 4.5 millions de personnes vivent avec peu de possibilités de manger, » a-t-il souligné.
Il a indiqué que le pays, le plus pauvre de l'hémisphère occidental, « a une vulnérabilité alimentaire chronique qui a été aggravée avec les derniers ouragans, qui ont affecté les récoltes et la capacité de production agricole ». Selon Gary Mathieu, les véritables conséquences des ouragans seront perçues dans les prochains deux mois, quand il faudra investir davantage d'argent pour acheter les aliments, ce qui, à son avis, affectera la disponibilité économique pour des services comme santé et éducation.
« Il y a maintenant une aide alimentaire, mais elle n'est pas éternelle », il a signalé et a ajouté que prochainement dans la nation il y aura « des problèmes de disponibilité alimentaire, des entrées pour les paysans qui ont perdu leurs activités et de la force de travail en raison des personnes qui sont mortes » pendant le passage des phénomènes atmosphériques.
Les pluies et ses inondations conséquentes ont laissé 426 morts, 50 disparus, 800.000 sinistrés et ont provoqué des dommages à l'agriculture par plus de 180 million de dollars, selon les autorités haïtiennes.
Gary Mathieu a dit que dans les prochains mois le taux de malnutrition qui dans le pays dépasse 26 pour cent et qui est très au-dessus du reste des nations des Caraïbes se situe entre 5 et 6 pour cent augmentera.
Le chiffre
800 morts.

Le nombre de décès après le passage de quatre orages tropicaux qui ont frappé Haïti dans cet été a été presque doublé en arrivant à quelques 800, ont informé les autorités.
Le directeur de Défense Civile, Maria Alta Jean Baptiste, a affirmé qu'on a retrouvé quelques 793 cadavres jusqu'à présent.
http://www.hoy.com.do/el-mundo/2008/10/4/249990/En-Haiti-hay-33-millones-de-personas-hambrientas/comentario-enviado#comments-note

Initiative: Préval et Fernandez se mettent d’accord à Miami pour l’exécution de projets en Haïti

La réunion a eu lieu dan un hôtel de Key Biscayne après la conférence des Amériques.
Rose Mary Santana
Biscayne, Miami.- Le président Leonel Fernandez et son homologue haïtien, René Préval se sont mis d’accord pour exécuter plusieurs projets d’infrastructure chez les voisins, qui ont été très affectés par les inondations et les vents des tempêtes et des ouragans tropicaux qui durant les mois d’Aout et de septembre ont frappé les iles de la Caraïbe.
Une bonne partie de l'infrastructure routière d’Haïti, principalement des routes, des chemins vicinaux et des ponts, ont été détruits par le passage des phénomènes naturels, qui ont en outre endommagé l'agriculture, des milliers de logements et ont provoqué de nombreux décès.
Les présidents René Préval et Fernández se sont réunis dans un hôtel de Miami, où au nom des deux gouvernements ils ont décidé d'identifier les projets d'infrastructure qui sont nécessaires à Haïti susceptibles d’être développés en partenariat avec le secteur privé.
Dans cet objectif une réunion-atelier s’effectuera en octobre, à laquelle participeront des fonctionnaires publics et des chefs d'entreprise privés des deux États.
Dans ce but, le président Préval voyagera ce mois à la République dominicaine avec des fonctionnaires et des chefs d'entreprise haïtiens afin d'identifier les projets et les possibles sources de financement.
Le président Préval a informé le président Fernández que 90 pour cent de la production agricole a été endommagé par les eaux et la boue laissées par les phénomènes atmosphériques qui ont frappé à Haïti.
Le mandataire haïtien a remercié Le président Leonel Fernández de l'aide que celui-ci a envoyé à Haïti pour aider les familles des haïtiennes touchées par les orages et les ouragans de septembre dernier.
Fernández et Préval ont conversé sur la possibilité que des entreprises dominicaines prennent part la reconstruction de voies accès et des écoles qui ont été détruites par les phénomènes naturels.
Dans le cadre de l'échange, le président Préval a informé d'une aide de 110 millions de dollars qu'a reçus Haïti de la Communauté internationale pour mitiger les dégâts dans les Communautés de ce pays.
A la rencontre ont pris part des fonctionnaires des deux nations, entre eux le secrétaire de la Présidence ; César Pina Toribio ; le secrétaire administratif de la Présidence, Luis Manuel Bonetti ; l'administrateur de la Banque des Réserves, Daniel Toribio, et du consultant juridique du Pouvoir Exécutif, Abel Rodriguez de l'Orbe.
Par le gouvernement haïtien ont été présents les conseillers en économie et finances Gabriel Verret et Elisabeth Delatour, respectivement ; Charles Manigat, ministre des haïtiens vivants à l’étranger, et Ralph Latortue, consul général à Miami.
La réunion a été effectuée ce vendredi et a duré plus d’une heure, selon les informations de la Direction de Presse du Palais National, puisque la rencontre entre Préval et Fernández a été strictement privée sans accès pour les médias.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=76089

vendredi 3 octobre 2008

Huberthus Tomas se réjouit de la santé des relations haitiano-allemandes

L’ambassadeur allemand affirme que les relations entre son pays et Haïti se portent bien , et annonce la visite d’un groupe de 7 députés allemands à Port-au-Prince au cours des prochaines semaines. Un haut fonctionnaire de la diplomatie allemande doit également effectuer une visite prochainement dans la capitale haïtienne.
La coopération allemande apporte un appui dans la région frontalière en favorisant une meilleure gestion des ressources naturelles. " Les projets ont donné de très bons résultats puisqu’il n’y a pas eu trop de dégâts lors des récents cyclones", dit-il rappelant que la coopération allemande apporte également un soutient à 12 communes du plateau central dans la lutte contre la pauvreté. " L’environnement est le sujet le plus important et l’Allemagne a joué un rôle de précurseur en Haïti", explique t-il soulignant que la coopération allemande a une expertise dans ce domaine. Il rappelle que la GTZ vient de signer un contrat avec la Fondation Seguin en vue de la réhabilitation du Parc La visite. Intervenant à la rubrique " Invité du jour” de radio Métropole le diplomate allemand a soutenu que son pays apporté une aide d’urgence de 1,4 millions de dollars aux sinistrés des récents cyclones. " Nous avions apporté une aide alimentaire d’urgence et des médicaments à travers des ONG", déclare t-il révélant que la Croix Rouge allemande vient d’installer une station médicale pouvant accueillir 30 malades aux Gonaïves. Huberthus Thomas s’est dit attristé par la souffrance de la population haïtienne. Il espère que les projets de réhabilitation de l’environnement pourront aider à prévenir des inondations en cas d’intempéries. " La situation des Gonaïves est précaire parce qu’elle se trouve en dessous du niveau de la mer", ajoute t-il.
A l’occasion de la commémoration du 18 eme anniversaire de la réunification allemande, Huberthus Thomas annonce qu’une cérémonie spéciale sera organisée à l’hôtel Montana.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14136

Le chef de l’état annonce le décaissement de 30 millions de gourdes en faveur des Gonaïves

Le chef de l’état haïtien, René Préval, s’est rendu aux Gonaïves hier jeudi en vue de constater l’ampleur des dégâts causés par les récents cyclones. A bord d‘un camion, le président Préval a parcouru plusieurs rues de la ville encore ensevelies par la boue. Craignant l’arrivée d’autres cyclones, M. Préval croit qu’il faut définir une stratégie pour protéger la ville soulignant que des travaux doivent être réalisés dans les lits des rivières pour les éloigner de la ville. " Il faut que les rivières ne passent plus dans la ville ", dit-il précisant que le reboisement des bassins versants est un programme à long terme.Interrogé sur sa visite tardive aux Gonaïves, le chef de l’état a indiqué qu’il avait d’abord sollicité des fonds de la communauté internationale en faveur des sinistrés. Faisant remarquer que la situation économique était déjà difficile avant les intempéries, M. Préval dit reconnaître que la population est affamée. Il a invité le maire des Gonaïves à expliquer à la population les efforts consentis pour venir en aide aux sinistrés. " Il y a 45 camions de la CNE qui aident au nettoyage de la ville ", dit-il annonçant le décaissement de 31 millions de gourdes pour la réalisation de travaux d’assainissement qui permettront de créer des emplois. Dans son intervention, le maire des Gonaïves, Stephen Moise, a demandé au chef de l’état d’adopter des dispositions urgentes pour nettoyer la ville. " Il faut des actions pour reconstruire Gonaïves ", dit-il rappelant que la population vit dans la boue depuis un mois. Faisant état de son incapacité à répondre aux besoins de la population, le maire des Gonaïves a sollicité l’aide de plusieurs agences en vue de distribuer l’aide alimentaire aux sinistrés.