Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 29 juillet 2008
Accident de la route, le service de la circulation des véhicules a les mains liées
Ce commissaire de police continue de réclamer de ses supérieurs hiérarchiques plus de moyens en vue de fournir un travail efficace. S’il vante l’action de ses policiers, le commissaire Castro admet que nombre d’équipements et de matériels font défaut à son service.
Les policiers haïtiens ne peuvent pas faire des tests d’alcoolémie de manière scientifique, mais le commissaire Castro espère que des appareils arriveront bientôt.
De plus,le service ne peut réaliser l’inspection technique des véhicules. " Nous faisons une inspection visuelle parce que nous n’avons pas à notre disposition les matériels techniques pour contrôler les systèmes de freinage, d’éclairage et de suspension des véhicules", concède t-il.
Outre l’absence d’inspection, le service ne dispose pas d’un bureau chargé de réaliser des enquêtes sur les causes des accidents. Toutefois grâce à la coopération de la Minustah, des agents ont bénéficié récemment d’une formation et des matériels de travail seront bientôt disponibles.
Le commissaire Castro signale que l’insécurité routière est plus meurtrière que les autres formes d’insécurité. Selon lui, l’état de délabrement des routes est une autre cause des accidents en Haïti. Il révèle que des alluvions se trouvaient sur la route au moment de l’accident ayant causé le décès de 29 personnes samedi dernier à Saint Louis du sud.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13944
Plan du gouvernement (français) pour relancer les adoptions, en perte de vitesse
S'appuyant sur le rapport Colombani remis à l'Elysée en mars, les propositions des secrétaires d'Etat à la Famille, Nadine Morano, et aux Affaires étrangères, Rama Yade, seront présentées au conseil des ministres le 21 août mais les ministres en ont dévoilé à la presse l'essentiel lundi.
Réformé en 2005, le système français de l'adoption marche mal, selon l'ancien patron du Monde, Jean-Marie Colombani, dont les propositions devraient être largement suivies par le gouvernement, notamment la création d'une véritable Autorité centrale chargée de pallier le manque de coordination actuelle.
Dans l'immédiat, est créé un Comité interministériel de l'adoption, animé par Nadine Morano, a-t-elle précisé. Un ambassadeur pour l'adoption internationale, Jean-Paul Moncheau, a par ailleurs été nommé en juin.
Le nombre d'adoptions à l'étranger est tombé à 3.162 en 2007 contre 4.136 en 2005. La baisse a été de 20% entre 2006 et 2007, alors que dans la même période, l'Italie a vu les adoptions augmenter de 9%.
C'est à la fois pour accompagner les familles adoptantes et soutenir des projets d'aide aux orphelinats que Rama Yade a annoncé en présence de l'acteur Gérard Depardieu l'envoi dans les ambassades des pays d'adoption de "Peace Corps", jeunes volontaires français de l'Association française des volontaires du progrès (AFVP).
L'ambassade de Phnom Penh au Cambodge sera la première à accueillir ces volontaires.
Par leur intermédiaire, pourront être financés, sur les crédits de coopération du ministère des affaires étrangères, des projets liés à l'enfance abandonnée, qui pourraient accompagner les demandes d'adoption.
Le rapport Colombani avait en effet noté que les associations françaises se trouvaient en concurrence difficile avec des pays qui ne se privent pas d'accompagner les demandes d'adoption d'aides financières dans le secteur humanitaire.
Lors de la conférence de presse, Gérard Depardieu a expliqué qu'il avait "un peu honte" et qu'il était "choqué" par les célébrités qui obtiennent rapidement l'enfant adoptif souhaité, citant Johnny Halliday et Madonna.
Par ailleurs, jugée trop laxiste et peu uniforme, la procédure d'agrément va être "mieux encadrée", selon Mme Morano. Près de 8.000 agréments sont délivrés chaque année et 30.000 familles françaises en détenaient en 2006.
L'information et la formation des familles vont être rendues obligatoires, et les consultations d'orientation et de conseil à l'adoption (COCA) passeront de 15 dans tout le pays à une par région.
L'adoption nationale va aussi être développée. Concernant les enfants nés sous le secret ou abandonnés, elle est très limitée: 706 enfants adoptés en France en 2007, contre 3.600 en 1995.
En 2006, sur 23.000 enfants placés après décision d'un juge, 219 demandes judiciaires d'abandon ont été prononcées, selon Mme Morano, après déclaration par les services sociaux que l'enfant est "délaissé".
La procédure de déclaration de délaissement sera simplifiée, et les parquets pourront saisir le tribunal d'une demande de déclaration d'abandon.
Mais le sujet est sensible. Certes, lorsque l'abandon est déclaré après des années en familles d'accueil, l'enfant est souvent trop grand pour être adopté. Mais nombre de travailleurs sociaux répugnent à rompre les liens familiaux, et craignent la séparation des fratries lorsque l'un des enfants est adopté.
http://news.fr.msn.com/article.aspx?cp-documentid=9044783#toolbar
La capacité hôtelière à Saut-d'Eau
Le manque d'infrastructures hôtelières à Saut-d'Eau est patent. Beaucoup de pèlerins et de visiteurs vont même se loger dans des hôtels à Mirebalais dans le Plateau central. Saut-d'Eau, cette ville aussi renommée qui accueille depuis l'année 1848 des milliers de gens étonne, déconcerte! Arrosée par sept rivières, Saut-d'Eau, commune de vertes collines, de chute d'eau encadrée de verdure, de sites de prières où s'exaltent la foi, a un manque criant d'infrastructures hôtelières pour accueillir de potentiels visiteurs qui souhaiteraient prendre leur aise et délier les cordons de la bourse.
Seulement deux hôtels de faible capacité d'accueil sont disponibles dans cette commune qui attire tous les ans des milliers de pèlerins.

Peu importait le nouveau prix qu'ils affichaient, personne ne voulait rester un jour de plus à l'hôtel. A Saut-d'Eau, après la fête, on s'ennuie mortellement. Pas une salle de danse, pas une salle de cinéma, ni un restaurant, ni un supermarché, nulle place publique, aucune rue asphaltée pour une ville vouée au tourisme. Pour le reste de l'année, les hôtels fonctionnent à vide. Sandra Domilkar, une employée de Pèlerin hôtel, laisse entendre que le propriétaire de cet hôtel, originaire de Jacmél, l'a construit sous la dictée de Mont-Carmel.
Manque criant d'infrastructures
Assise parmi un groupe de jeunes sous une galerie, Béatrice est sur le point de rentrer à Port-au-Prince. Elle avoue avoir passé une semaine de rêve à Saut-d'Eau en compagnie de ses amis. « Nous avons monté à cheval pour nous rendre à la cascade, nous avons dansé Azor et avons fait des demandes à la Vierge. »La colonie au nombre desquels s'inscrit Béatrice a loué deux chambrettes. « Nous étions 12 répartis dans cette maisonnette privée de tout. Nous avons du mettre sur le sol des nattes pour dormir », confie-t-elle.

Claude Bernard Sérant
Les autorités municipales de la ville de Paris ont inauguré en grandes pompes leur projet-phare de l’été : Paris Plage !
Rassurez-vous. La mer est très loin de Paris situé plutôt au centre de la France. La municipalité de Paris a aménagé les rives de la Seine en « Plage » moyennant l’utilisation de plusieurs dizaines de tonne de sable. Un sable spécial qui semble-t-il ne se laisse pas balayer et soulever par le vent. Les vrais parisiens et ceux qui s’y trouvent comme visiteurs l’espace d’un été profitent bien de la diversité des divertissements proposés alliant des visites du Louvre ou du dôme des invalides et un après midi de plage sur les berges de la seine.
On crée des plages là ou il n’y a pas de mer !
Nous autres nous les utilisons comme pour entreposer nos déchets domestiques et humains !
Cela n’étonne pas qu’un endroit pouvant offrir l’attrait d’une une chute comme celle de seau d’eau puisse être traité à l’haïtienne.
S’il est évident que le point culminant de la visite de Ville bonheur resterait toujours la célébration des fêtes religieuses rien n’empêche que seau d’eau soit utilisé comme attraction touristique en dehors de toute contemplation religieuse.
Au cours d’un voyage au Mexique j’ai eu le plaisir de visiter la chute de « EYIPANTLA » en Catemaco, Veracruz.
Les dimensions entre les deux cascades ne se comparent guère, mais il fallait voir tous les aménagements mis en œuvre et en valeur pour exploiter de façon bénéfique une mine naturelle en beauté et possibilité économique.

Il est à se demander pourquoi la bourgeoisie n’a jamais voulu prendre des risques dans des entreprises ou des investissements qui pourraient faire de très grandes différences dans la situation de certaines localités du pays.
Cette bourgeoisie étiquetée de « répugnante » une fois par un diplomate étranger mérite souvent ce qualificatif. Elle le vaut bien.
Cette bourgeoisie préfère importer des containers de pieds et de cous de poules destinés aux poubelles étrangères que d’investir dans l’élevage de poules et poulets. Elle fait ramasser ces parties à jeter de l’animal, récupère les containers sans payer d’impôts et les fait distribuer à une population d’affamés incapables de réfléchir et surtout de demander pourquoi ils doivent se ruer sur ce que les autres vont jeter.
Ce serait sans doute antinational et voire antipatriotique que de demander qu’un consortium à capital étranger investisse à Seau d’eau et doter la localité d’infrastructures modernes capables permettre l’exploitation du site et surtout désenclaver les régions avoisinantes.
Le mauvais état de la route, une des cause de l’accident de Saint Louis du sud
Des médecins de l’OPS/ OMS dépêchés par les autorités haïtiennes ont aidé à la prise en charge des blessés. Le père Ignace Croissy, curé de la paroisse de Pliché et deux ressortissants canadiens se trouvant à bord d’une voiture Toyota figurent parmi les blessés.
Le chef du service de la circulation des véhicules, le commissaire Castro Prévil indique que selon les premiers éléments de l’enquête le mode de transport des passagers est la cause principale du nombre élevé de victimes. " Nombre de passagers n’étaient pas assis à l’intérieur du camion mais sur des barres ", dit-il précisant que ces personnes ont été projetées avec violence lors du choc.
Le commissaire Castro met l’accent également sur l’état de délabrement de ce tronçon de route reliant Baraderes à Saint Louis du sud. " Il y avait un tas de sable sur la route ce qui a contribué au renversement du camion ", ajoute t-il.
Selon le correspondant de radio Métropole aux Cayes, Joseph Cerisier, le camion à l’origine de l’accident transportait des marchandes et leurs denrées ainsi que du charbon de bois en provenance de Plaisance du sud.
Le juge de paix de Saint Louis du sud, Pierre Jasmyn Léon, 19 personnes sont mortes sur les lieux de l'accident.
Une dizaine de personnes grièvement blessées ont été conduites à Port-au-Prince, à bord de deux hélicoptères de la Minustah a révélé le député des Cayes, David Geneste.
Ces personnes se trouvant dans un état critique ont été évacuées vers la capitale puisque l'hôpital des Cayes n'a pas les moyens de soigner les blessés graves a expliqué le député Geneste.
Le chef de l’état serait disposé à intégrer les partis dans le gouvernement
Il croit que cette réunion permettra de définir le format de la participation des partis politiques dans la prochaine équipe gouvernementale. " On est sur la bonne voie parce que le chef de l’état a accepté le principe de la participation des partis exigé par le groupe majoritaire au sénat", assure le sénateur Latortue.
Les points de vue des parties ont évolué au cours du week end même si aucune information n’a été divulguée sur la nature des consultations. " Le chef de l’état n’avait pas voulu écarter les partis politiques, mais ne voulait pas commettre les mêmes erreurs du précédent gouvernement", croit savoir le sénateur Latortue rappelant qu’un accord avec l’exécutif favorisera la ratification du choix de Michèle Pierre Louis.
Le groupe des 9 avait bénéficié de l’appui des chefs de file des partis dans ce bras de fer avec l’exécutif et la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP).
Tout en appuyant la formation du bloc majoritaire au sénat, le chef de file de l’Union, Chavannes Jeunes, croit que les partis politiques représentés au parlement doivent participer au prochain gouvernement. Toutefois l’Union n’entendait pas faire pression pour une participation concède le pasteur Jeunes. " Nous sommes solidaires des sénateurs parce qu’il faut trouver une bonne orientation pour une meilleure gestion du pouvoir", ajoute t-il.
De son coté, l’un des dirigeants de la Fusion, Antony Barbier, avait indiqué que les rumeurs sur l’exclusion des partis politiques n’étaient pas fondées. " Si des gens de la société civile veulent gérer le pouvoir ils doivent participer aux élections ", lance t-il précisant que le gouvernement doit être constitué avec les membres des partis politiques.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13942
Intempéries dans l’Artibonite : 5 morts et d’importants dégâts
lundi 28 juillet 2008
Radio Kiskeya
De nouvelles pluies diluviennes qui se sont abattues samedi dernier sur le Bas-Artibonite (nord) ont causé la mort d’au moins cinq personnes, l’effondrement de plusieurs maisons et la destruction de plantations agricoles dans les villes de St-Marc et Verrettes.
A St-Marc, trois personnes ont péri noyées, parmi elles une vieille de 90 ans.
Des résidences ont été détruites ou endommagées et de nombreux établissements agricoles ravagés par les crues des rivières qui sont sorties de leur lit. Des ponts été également arrachés et des têtes de bétail emportées.
Dans la commune de Verrettes, deux morts ont été recensés. Les inondations ont également causé des dégâts dans des habitations et dans le secteur agricole.
Conscients du lourd bilan de ces intempéries, les responsables locaux de la protection civile ont appelé les autorités centrales à acheminer une aide d’urgence dans la région où une première mission d’évaluation a été effectuée. Des familles sinistrées sont dans l’impossibilité de trouver un abri.
Il y a moins de deux semaines, deux sections communales de St-Marc et de Petite-Rivière de l’Artibonite avaient été sévèrement touchées par une tornade suivie de pluies torrentielles. Deux personnes avaient été tuées tandis que les pertes matérielles et économiques étaient élevées.
Haïti doit faire face à une saison cyclonique à hauts risques qui a débuté le 1er juin pour s’achever le 30 novembre. Selon les prévisionnistes du Centre national américain des ouragans (NHC), cette saison pourrait être très active dans l’Océan Atlantique et donner naissance à plusieurs tempêtes tropicales. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5172
Préval d’accord pour la cohabitation politique, selon le Sénateur Rudy Hériveaux
lundi 28 juillet 2008,
Radio Kiskeya
Des discussions ayant mis face à face lundi soir le Président René Préval et une délégation sénatoriale représentant le Groupe des neuf pourraient déboucher dans les prochaines heures sur un dégel de la situation politique et la ratification du Premier ministre désigné, Michèle Pierre-Louis.
Le chef de l’Etat s’est finalement engagé à respecter le principe de l’intégration des partis politiques dans la prochaine équipe gouvernementale, a indiqué à Radio Kiskeya le Sénateur Rudy Hériveaux (Lavalas/Ouest), l’un des participants à la rencontre. "Le Président Préval a tenu à réaffirmer sa ferme détermination à ce que les partis politiques contribuent à la formation du gouvernement", a fait savoir le parlementaire.
Cependant, il a ajouté qu’outre ses exigences politiques, le bloc majoritaire au Sénat tenait toujours à une déclaration publique de Mme Pierre-Louis sur les rumeurs persistantes faisant état de sa présumée homosexualité. Pour tenter de calmer les appréhensions de ses interlocuteurs, René Préval leur a présenté une copie d’une mise au point que le Premier ministre désigné avait rendue publique il y a trois semaines. Le document devra faire l’objet d’une analyse au sein du bloc.
Ce sujet litigieux devrait être d’ailleurs au menu des discussions entre la candidate et les membres du Groupe des neuf lors d’une rencontre dont la date n’a pas encore été annoncée. Elle sera précédée d’une réunion entre les neuf Sénateurs et les dirigeants des partis qu’ils représentent au Parlement.
Le Sénateur Hérivaux, qui estime qu’on devrait s’acheminer très bientôt vers un compromis politique, souhaite que les discussions créent les conditions politiques nécessaires à l’accession à la Primature de Michèle Pierre-Louis déjà ratifiée par la Chambre basse. Est-ce pourquoi, il appelle les uns et les autres à la patience avant la tenue de la séance de ratification au cours de laquelle l’assemblée sénatoriale se prononcera sur le rapport de la commission spéciale ayant réalisé l’examen du dossier du Premier ministre désigné.
Enfin, le Sénateur Lavalas souligne que lui et ses collègues Youri Latortue (LAA/Artibonite, nord) , Andris Riché (OPL/Grand’Anse, sud-ouest) et Joseph Pierre-Louis (OPL/Nippes, sud-ouest) qui se trouvaient lundi soir au Palais National étaient mandatés par les autres membres du Groupe des neuf.
Un groupe pourtant en proie à des dissensions internes. Les Sénateurs Fritz Carlos Lebon (Union/Sud) et Evallières Beauplan (Pont/Nord-Ouest) avaient catégoriquement refusé de se rendre à la rencontre et avaient mal vécu un tête-à-tête que Youri Latortue avait eu au cours du week-end avec le chef de l’Etat. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5173
Commentaires : On sait que tenant compte des caractéristiques de la vie politique d’Haïti, il n'y aura jamais un gouvernement légitime sans compromis.
Le président René Preval et ses conseillers doivent être conscients de ce fait. Après les obstacles constitutionnels, il faudra penser au type de compromis à supporter, faire et accepter.
La participation de représentants des partis politiques dans le prochain gouvernement, exigée comme condition sine qua none pour la ratification du premier ministre désigné Madame Pierre Louis, reste une exigence légitime hors du contexte haïtien.
Toutefois on ne comprend pas que ce problème revienne dans le débat politique dans la mesure où le gouvernement écarté par ce même sénat de la république était un gouvernement pluraliste, avec une représentation des partis politiques accrédités au Parlement.
Les sénateurs ont ratifié l'élection d'Eric Pierre sans cette condition avant le rejet de la Chambre basse. Il semblerait plutôt que les acteurs politiques cantonnés au Parlement abusent de leur force politique et cherchent la cinquième patte au chat, c'est-à-dire un prétexte pour ne pas ratifier l'élection d'un personnage qui fait l’objet d’un consensus énorme en matière d’acceptation de la part de la population.
Alors, qui signifie une participation des partis politiques dans le gouvernement ? Aurons-nous des départements ministériels transformés en bastion de certains partis politiques ?
La logique voudrait qu'en réalité cette participation signifie une implication réelle des partis politiques dans l'élaboration de programmes concrets et efficaces pour la solution des différents problèmes de la nation.
Mais Haïti est un pays spécial…
lundi 28 juillet 2008
L’ambassadeur Allemand appelle les acteurs politiques à former un gouvernement
Espérant qu’il y aura un gouvernement dans le meilleur délai, Huberthus Thomas estime que des éléments secondaires avaient été évoqués pour rejeter les deux premiers ministres désignés. " Pour Ericq Pierre il y avait le problème de la nationalité de sa grand mère, pour Robert Manuel c’était le problème de la résidence pendant 5 années dans le pays et aujourd’hui on évoque des problèmes de moralité", ajoute t-il. Le diplomate dit craindre que certains acteurs cherchent des prétextes, ce qui empêchera de placer le pays sur la voie du développement économique.Utilisant un proverbe créole le diplomate allemand souhaite que les acteurs politiques s’unissent pour trouver une issue à la crise. " Madame Pierre Louis est une femme compétente, honnête et qui connaît bien le pays", déclare l’ambassadeur Thomas qualifiant le choix du chef de l’état de raisonnable.
A l’instar de l’ambassadeur allemand, des résidents de Port-au-Prince expriment leur préoccupation en raison du vide gouvernemental de plus de trois mois. " Vu l’état de délabrement du pays il faut un gouvernement pour débloquer la situation lancent des Port-au-Princiens alors qu’un autre groupe appelle à la prudence dans le processus de ratification de Michèle Pierre Louis.
Dans le même temps, les citoyens disent avoir noté une polémique entre les parlementaires qui ne se soucient guère des conditions de vies de la population.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13938
Commentaires:
Les déclarations de l’ambassadeur allemand pêchent un peu de bonne foi. Le politiquement correct a pris le dessus et empêche d’analyser objectivement la situation politique du pays. La succession d’éléments de dysfonctionnement caractérisant la vie du pays exprime clairement le fait que le pays n’était pas et n’est toujours pas prêt pour la démocratie.
Pour construire et faire fonctionner la démocratie il faut un socle beaucoup plus ferme et plus solide que la réalisation d’élections présidentielles ou législatives subventionnées par des organismes internationaux.
Il suffit de voir le comportement des parlementaires face aux partis politiques et surtout l’absence d’impact de ces institutions sur la vie politique nationale. Une vie politique qui se résume à l’application sans vergogne du clientélisme militant.
Le pouvoir législatif a enfin compris qu’il était un vrai détenteur du pouvoir et pouvait jouer sur l’équilibre de la nation. Et comme dans d’autres régimes non démocratiques, le pouvoir est synonyme de force et d’influence. Les parlementaires s’évertuent donc à démontrer leurs forces bien au-delà de ce que recommande la conjoncture politique actuelle.
L’intérêt de la collectivité se noie dans un torrent de querelles personnelles directes visant des individualités peu signifiantes.
La crise politique actuelle ne semble pas s’acheminer vers une issue raisonnable. On est à se demander jusqu’ou pourront aller les parlementaires et le sens du jeu du Président de la République qui lui aussi semble peu souvent jouer cartes sur table.
Nous restons attentifs.
dimanche 27 juillet 2008
29 morts dans un accident de la route à Saint Louis du sud
Plus d’une soixantaine de personnes ont été également blessées dans l’accident survenu lors d’un carambolage dans la descente du morne de Zoranger. L’accident s’est produit lorsqu’un camion, assurant le trajet Barraderes – Port-au-Prince a percuté deux camionnettes et une voiture privée.
" Les freins du camion Foward ont laché ", indiquent des témoins qui identifient cette défaillance comme la principale cause de l’accident. Des correspondants de presse affirment qu’un prêtre catholique et deux étrangers figurent parmi les blessés qui ont été transportés à l’hôpital général des Cayes et l’hôpital Lumière de Bonne Fin.
Selon des élus l’état de délabrement de la route doit être considéré comme l’une des causes de l’accident. Les députés Guy Gérard Georges (Chantal) et David Geneste ( Cayes –Iles-a-vache) avaient lancé des appels aux autorités gouvernementales en vue de fournir des soins d’urgences aux blessés.
Interrogé sur l’état de délabrement des routes, le député Geneste dit souhaiter le vote d’un budget décentralisé qui puisse prendre en considération les besoins des différentes régions.
Le directeur départemental de la police du sud, Henriot Toussaint, informe que des tas d’alluvions se trouvaient sur la route en raison des récentes averses.
Les responsables de la Protection civile indiquent que 29 personnes ont été tuées dans l’accident dont 19 sont mortes sur le champ.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13937
Le président du sénat espère une entente avant la séance de ratification
Le président du sénat, Kelly Bastien, annonce que la séance de ratification du choix du premier ministre désigné aura lieu le mardi 29 juillet avec ou sans accord entre le chef de l’état et le groupe des 9 sénateurs. Le sénateur Bastien croit que dans l’intervalle il devrait y avoir une entente entre les partis politiques, le chef de l’état et le groupe majoritaire au sénat en ce qui a trait à la formation du prochain gouvernement.
Le président du sénat affiche donc sa détermination à organiser la séance afin que l’assemblée des sénateurs puisse se prononcer sur le rapport de la commission spéciale soumis mercredi dernier au bureau du grand corps.
Interrogé sur les résultats de la rencontre entre le chef de l’état et le groupe majoritaire au sénat, Kelly Bastien estime que le chef de l’état a fait montre de prudence. " Actuellement le président Préval doit prendre l’initiative afin d’organiser une rencontre entre tous les acteurs", dit-il soulignant que le chef de l’état doit être un facilitateur et un médiateur.
Le président du sénat espère que les acteurs ont une volonté réelle de trouver une solution à la crise politique. " Il faut considérer à la fois l’intérêt national et celui des partis", lance le sénateur Bastien qui attire l’attention sur des problèmes ponctuels dont le budget rectificatif et la crise alimentaire.
Selon Kelly Bastien le chef de l’état est favorable à l’intégration des partis politiques dans le prochain gouvernement. Toutefois dans la perspective des élections de 2009, le président du sénat croit qu’il faut mettre des balises pour que les ministres n’utilisent pas les fonds publics dans l’intérêt de leurs partis.
La séance de ratification du PM désigné, mercredi au plus tard, selon le président du Sénat
vendredi 25 juillet 2008,
Radio Kiskeya
Le président du Sénat, Kelly Bastien, s’est donné jusqu’à mercredi prochain (30 juillet) pour la tenue de la séance de ratification du Premier ministre désigné, Michèle Pierre-Louis, donnant ainsi une ultime opportunité de trouver un compromis aux protagonistes des discussions engagées sur la présence ou non des partis politiques dans le prochain gouvernement.
Rappelant que le rapport de la commission spéciale de ratification ayant analysé les pièces de la candidate est disponible depuis mercredi, M. Bastien a prévenu que la séance cruciale tant redoutée ne pouvait être reportée indéfiniment.
Le parlementaire, qui s’exprimait vendredi lors d’une conférence de presse, s’est toutefois montré confiant quant à la volonté du Président René Préval de trouver une issue heureuse aux négociations politiques qui achoppent sur les positions opposées de deux blocs parlementaires. Se voulant conciliant, Kelly Bastien affirme comprendre à la fois la détermination du Bloc des neuf au Sénat d’obtenir l’intégration des formations politiques dans le futur cabinet, mais aussi l’attitude du chef de l’Etat vis-à-vis de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP), le bloc majoritaire à la Chambre basse, qui a épousé un point de vue contraire.
Dans l’ensemble favorable à la formation d’un gouvernement de coalition, le président du Sénat croit toutefois nécessaire l’élaboration d’un code d’éthique appelé à empêcher le détournement des fonds publics au profit des partis politiques à l’occasion des prochaines Sénatoriales partielles.
Pour sa part, le Sénateur Youri Latortue (LAAA/Artibonite, nord) a estimé que le Président Préval n’avait d’autre choix que d’entreprendre la formation d’un gouvernement inclusif car, son parti n’est pas majoritaire au Parlement. "Même s’il est un élu national jouissant de la légitimité populaire, le chef de l’Etat doit respecter le principe démocratique selon lequel le Premier ministre tire sa légitimité du Parlement", a affirmé Latortue qui invite M. Préval à dégager une majoritaire parlementaire capable d’assurer la ratification de son Premier ministre désigné et, le cas échéant, le soutien nécessaire à l’action de son gouvernement.
Du côté de la CPP. le coordonnateur Lucas Saint-Vil et l’un de ses collègues, le Député Féquière Julien, ont nié toute velleité du bloc parlementaire majoritaire d’empêcher que des partis politiques soient associés à la formation de la prochaine équipe gouvernementale. Apportant un démenti formel à des propos tenus jeudi par le Sénateur Evallières Beauplan, à l’issue d’une rencontre du Bloc des neuf avec René Préval et Michèle Pierre-Louis, les deux CPPistes ont renouvelé l’attachement de leur groupe à la promotion des institutions démocratiques.
Cependant, l’un des fers de lance de la CPP, le Député Delouis Félix, a révélé vendredi sur les ondes d’une station de la capitale que son bloc voulait obtenir coûte que coûte le départ de l’OPL du ministère de l’éducation nationale. Dans le gouvernement sortant du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, censuré depuis le 12 avril par le Sénat, ce portefeuille a été attribué à Gabriel Bien-Aimé de l’Organisation du peuple en lutte. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5169
Santo Domingo expulse 115 sans-papiers haïtiens
vendredi 25 juillet 2008,
Radio Kiskeya
Les autorités dominicaines ont rapatrié vendredi 115 sans-papiers haïtiens, en majorité des femmes et des adolescents, peu après leur arrestation dans la province de Santiago (nord de la République Dominicaine), ont annoncé à Santo Domingo des sources officielles citées par EFE.
Tous les clandestins ont été acheminés à la frontière à bord d’autobus et remis aux autorités haïtiennes.
Beaucoup d’entre étaient des mendiants, cireurs de bottes ou laveurs d’autos dans les rues de la deuxième ville dominicaine.
De plus, huit femmes faisant partie du groupe étaient des travailleuses du sexe.
D’autre part, le trafic de femmes et d’enfants d’Haïti vers le territoire voisin a considérablement augmenté ces derniers mois, selon des organisations des deux pays qui ont appelé Santo Domingo et Port-au-Prince à mettre un terme à cette situation. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5168
Le président Préval pris en tenaille par les blocs majoritaires au parlement
La rencontre entre le chef de l’état et les membres du bloc majoritaire au sénat n’a pas permis de trouver une entente pour la poursuite du processus de ratification du premier ministre désigné. Le président Préval a révélé aux sénateurs que leurs revendications étaient contraires aux engagements qu’il avait pris avec le bloc majoritaire à la chambre basse.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13934
samedi 26 juillet 2008
SATISFECIT DES ORGANISMES INTERNATIONAUX AU PRESIDENT PREVAL
La vice-présidente de la Banque mondiale pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Pamela Cox, a bouclé en début de semaine séjour de 48 heures en en Haïti qui lui a permis d’évaluer des projets et de s’entretenir avec le chef de l’état, René Préval. Mme Cox a réaffirmé au président Préval l’engagement de la Banque mondiale à continuer de soutenir son gouvernement et les efforts de développement en Haïti. Depuis 2005, la Banque mondiale a accordé des dons s’élevant à près de 250 millions de dollars à Haïti. Accompagnée du ministre de la Planification et de la Coopération Externe M. Jean Max Bellerive, Mme Cox a visité des projets soutenus par la Banque mondiale et exécutés par le gouvernement et les organisations de la société civile aux Cayes (sud). " J’ai visité des projets ou les communautés prennent en charge leur propre développement en apportant leurs efforts pour faire la différence et améliorer leurs conditions de vie et celles de leur communauté. Certainement, il subsiste des obstacles à surmonter, mais aussi des opportunités de progresser. ", a déclaré Pamela Cox. Au cours de sa visite de 48 heures, la vice présidente de la Banque Mondiale s’est entretenu avec le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, des officiels de haut niveau, des cadres supérieurs des Nations Unies, des représentants de la communauté des bailleurs de fonds, des partenaires de développement international et des membres du secteur privé et la presse. Pamela Cox était accompagnée de Yvonne Tsikata, directeur des opérations de la Banque mondiale pour les Caraïbes, Mathurin Gbetibouo, représentant de la Banque mondiale en Haïti et Salem Rohana, Représentant de la Société financière internationale (IFC) pour Haïti et la République dominicaine.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13932
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L’ECOSOC proroge le mandat du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti
Le Conseil économique et social (ECOSOC) a prorogé mercredi le mandat du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti jusqu’à la tenue de la prochaine session de fond de l’ECOSOC, en juillet 2009. M. Léo Mérorès, le représentant d’Haïti, par ailleurs Président de l’ECOSOC, s’est félicité de cette décision, " qui se place dans le contexte de l’effort que mène le Gouvernement d’Haïti pour parvenir au relèvement économique du pays ". Léo Mérorès a expliqué que des progrès notables avaient été accomplis depuis l’an dernier en Haïti, à commencer par l’adoption du Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP), qui a été salué comme le véritable cadre de référence de l’action du Gouvernement et des donateurs." L’une des difficultés que nous avons rencontrées jusqu’à présent était le manque de vision à long terme du pays, et c’est désormais dans cette perspective que nous situons notre action ", a soutenu M. Mérorès.Il a salué la contribution des donateurs qui ont permis d’établir une feuille de route sur le long terme, insistant sur l’importance revêtue par la question du développement agricole à long terme. La situation à Haïti est certes fragile, mais grâce aux efforts internationaux, nous sommes en train d’asseoir les bases de la stabilité politique dans notre pays, a-t-il conclu.Lors de son élection à la présidence de l’Ecosoc en Janvier, M. Mérorès s’était félicité des relations spéciales que le Conseil entretenait avec son pays, par l’intermédiaire du Groupe ad hoc sur Haïti et avait mis l’accent sur les tâches qui attendent cet organe au cours de l’année 2008. Le ministre de la planification et de la coopération externe, Jean Max Bellerive, qui participait à la cérémonie avait indiqué que le gouvernement haïtien est particulièrement sensible aux activités du Conseil, un organe, a-t-il dit, qui lui a octroyé une attention toute spéciale au cours de ces trois dernières années par l’intermédiaire du Groupe ad hoc sur Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13933
Commentaires :
Il doit certainement s’agir là encore de l’adoption de discours de circonstances dans le cadre du parler politiquement correct. Des résultats évalués depuis la perspective de la macro économie pour ne pas démentir ces illustres directeurs de programmes, directeurs de banques, directeurs d’agences, de bailleurs de fonds et de ministres du gouvernement.
Pour nous, le commun des mortels nous avons du mal a ressentir cet élan d’optimiste qui envahi nos bienfaiteurs. Peut être la situation d’Haïti après la fuite de Duvalier était si grave que jusqu’à présent les efforts sont entrain de replacer Haïti au niveau zéro.
En ce qui concerne les déclarations de monsieur le Président de L’ECOSOC, nous comprenons mal qu’il puisse se baser sur le fameux programme qui vise la réduction de la pauvreté comme échantillonnage de progrès puisque justement la non application de celui-ci a été la base du renvoi du premier ministre Jacques Edouard Alexis après les émeutes de la faim du mois d’avril ayant résulté à la crise politique qui perdure depuis plus de trois mois.
JLJ
Nous observons et nous acceptons avec une certaine réserve ses déclarations.
vendredi 25 juillet 2008
Le créole, une des langues officielles de la ville de New York
Avec ce décret, les agences municipales sont obligées de se doter d’au moins un employé coordonnateur compétent dans une des six langues les plus utilisées de la ville (hors anglais) : le russe, le coréen, le chinois, l’espagnol, l’italien et le créole.
New York accueille l’une des plus importante communauté de la diaspora haïtienne. De nombreuses organisations communautaires haïtiennes, pour la plupart très actives, sont également basées à New York.Selon Michael Bloomberg, 1,8 millions de New Yorkais ont des difficultés avec l’anglais, alors qu’ils devraient pouvoir interagir plus facilement avec les autorités. " La diversité est une des forces historiques de la ville de New York, mais peut aussi créer des défis significatifs ", explique le maire de New York.
Les autorités municipales indiquent qu’environ 45% des new yorkais parlent une langue autre que l'anglais à la maison et 25% des résidents de la ville ne pratiquent pas l'anglais comme première langue.
Des services offerts par la ville étaient déjà disponibles dans des langues étrangères, mais le décret signé par Michael Bloomberg est le premier acte exigeant des agences municipales une assistance et une traduction dans les autres langues que l’anglais.
Chaque agence municipale devra désigner d'ici 45 jours son coordonnateur pour les langues, qui devra mettre en œuvre un plan permettant à tous les services de l’agence d’être disponibles dans les six langues concernées.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13931