Le directeur du Centre Pétion – Bolivar, Arnold Antonin, est l’un des responsables de l’association de Lutte contre le Kidnapping ( Lunak), regroupant des représentants de plus d’une centaine d’organisations de la société civile. L’une des premières activités de cette association est la tenue d’un colloque de sensibilisation de la société sur ce phénomène.
Arnold Antonin critique la banalisation du kidnapping par certaines autorités qui comparent les statistiques de plusieurs pays. " Il est temps qu’il y ait une mobilisation citoyenne et que l’état assume ses responsabilités", lance M. Antonin rappelant que l’une des fonctions premières de l’état est de garantir la sécurité des citoyens.Interrogé sur les obstacles dans cette lutte, M. Antonin cite la méconnaissance du phénomène et l’inaction de l’état. " Nous réfléchissons sur ce que la société civile doit proposer pour résoudre le phénomène du kidnapping", insiste t-il.Il rappelle que le kidnapping est un crime de disparition qui implique une grande responsabilité de l’état. " La société civile doit forcer l’état à assumer ses responsabilités ", dit-il faisant remarquer que des représentants de la chambre de commerce, des ONG, des associations, étudiantes, patronales, syndicales et féminine avaient pris part à ce colloque.
Arnold Antonin se prononce en faveur de l’élaboration d’une législation en vue de donner une réponse normative à la recrudescence des actes d’enlèvement.Tout en rejetant des mesures de type paramilitaire qui peuvent causer d’autres problèmes, M. Antonin estime que la méfiance entre les citoyens et la police est l’un des obstacles dans la lutte contre le kidnapping. Interrogé sur les mesures concrètes à adopter, M. Antonin a préférer attirer l’attention sur les difficultés pour atteindre par téléphone les autorités judiciaires ou policières.
Une association de personnes victimes d’enlèvement a participé aux débats lors du colloque de deux jours au cours duquel des sociologues dont Laennec Hurbon ont présenté leurs points de vue sur le phénomène. En ce qui a trait aux causes de l’intensification des actes de violence, Arnold Antonin croit que les enlèvements ont des motivations socio-économiques et politiques. " Il y a quelqu’un qui disait qu’un président a été enlevé donc il faut continuer les actes d’enlèvement", rappelle t-il pour prouver que des secteurs politiques encouragent cette pratique.
Selon M. Antonin les auteurs d’enlèvement sont parmi les pires criminels qui peuvent exister.Alors que ce colloque de sensibilisation sur la lutte contre le kidnapping est organisé d’autres cas d’enlèvement ont été signalés.
Une ressortissante canadienne, travaillant pour l’organisation Médecins du Monde, a été enlevée mercredi matin dans la zone de Thomassin 48 (Pétion ville) par des bandits armés. Le véhicule de la victime a été abandonné par les criminels dans un autre quartier de Pétion ville quelques minutes plus tard.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13767
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 22 mai 2008
Wyclef Jean lance une campagne d'aide pour Haïti
Le chanteur de hip hop Wyclef Jean a lancé mardi à New York, conjointement avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et à la Fondation panaméricaine pour le développement (PADF), une campagne d'aide pour Haïti.La campagne, titré "Ensemble pour Haïti", vise à collecter des fonds, à distribuer de l'aide alimentaire, à créer des emplois et à soutenir l'agriculture haïtienne. Le pays est confronté depuis deux mois à une crise alimentaire grave résultant de la hausse des prix des produits sur le marché international et la faiblesse de la production agricole nationale. " Haïti a connu des émeutes, et d'autres désordres peuvent survenir dans ce pays", a soutenu Wyclef Jean au cours d'une conférence de presse, en compagnie de l'économiste Jeffrey Sachs, conseiller du Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Wyclef Jean entend par le biais de son organisation Yélé Haïti soutenir des projets visant le développement du secteur agricole. " Il faut distribuer de l’aide alimentaire, mais il est aussi essentiel d’aider les agriculteurs haïtiens à produire plus, à travers des micro entreprises", a-t-il ajouté.
Wyclef Jean espère collecter rapidement 48 millions de dollars dans le cadre de cette campagne.
Plusieurs pays notamment les Etats-Unis, le Canada, le Brésil et la France ont déjà accordé une aide alimentaire à Haïti qui a enregistré de violentes manifestations contre la vie chère au début du mois d’avril.
Les manifestants qui réclamaient le départ du gouvernement avaient poussé les sénateurs à renvoyer le gouvernement de Jacques Edouard Alexis. Des chefs de file de nombreux partis politiques critiquent le retard dans la formation d’un nouveau gouvernement résultant du refus de la chambre basse d’approuver le choix d’Ericq Pierre au poste de Premier ministre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13768
Wyclef Jean entend par le biais de son organisation Yélé Haïti soutenir des projets visant le développement du secteur agricole. " Il faut distribuer de l’aide alimentaire, mais il est aussi essentiel d’aider les agriculteurs haïtiens à produire plus, à travers des micro entreprises", a-t-il ajouté.
Wyclef Jean espère collecter rapidement 48 millions de dollars dans le cadre de cette campagne.
Plusieurs pays notamment les Etats-Unis, le Canada, le Brésil et la France ont déjà accordé une aide alimentaire à Haïti qui a enregistré de violentes manifestations contre la vie chère au début du mois d’avril.
Les manifestants qui réclamaient le départ du gouvernement avaient poussé les sénateurs à renvoyer le gouvernement de Jacques Edouard Alexis. Des chefs de file de nombreux partis politiques critiquent le retard dans la formation d’un nouveau gouvernement résultant du refus de la chambre basse d’approuver le choix d’Ericq Pierre au poste de Premier ministre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13768
Intensification du trafic d’enfants haïtiens vers la R. Dominicaine
Les autorités judiciaires dominicaines tirent la sonnette d’alarme
Mercredi 21 mai 2008,
Radio Kiskeya
Le trafic d’enfants d’Haïti vers la République Dominicaine a considérablement augmenté au cours des dernières semaines, suscitant les inquiétudes des autorités de Santo Domingo et de différents secteurs du pays qui estiment urgente une solution à ce problème, rapporte l’agence espagnole EFE.
Face à ce phénomène, la procureure du tribunal pour enfants et adolescents de Santiago (nord), Antia Beato, n’a pas caché ses préoccupations. Elle a notamment fait état d’un nombre croissant d’enfants de nationalité haïtienne traînant dans les rues de la deuxième ville dominicaine où ils sont arrivées illégalement.
La juge recommande aux institutions dominicaines concernées l’adoption de mesures conjointes en vue de faire face à cette situation.
Beaucoup des mineurs, âgés entre 5 et 16 ans, sont fréquemment impliqués dans des affrontements au cours desquels ils se servent de bâtons, couteaux et pierres. Certains d’entre eux auraient même cassé des pare-brises de véhicules et endommagé des résidences et établissements commerciaux, ont dénoncé des leaders d’organisations communautaires et patronales.
Des habitants du nord de la république voisine ont réclamé des autorités migratoires l’arrestation et le rapatriement de ces jeunes qui se livrent à la mendicité ou à des actes délictueux.
Pour sa part, le magistrat Antia Beato a demandé aux personnes affectées par les agissements de ces mineurs de saisir le tribunal tout en reconnaissant que ce type de dossier reste compliqué parce qu’il relève de la législation existant en matière d’immigration.
Pour leur part, des organisations haïtiennes et dominicaines ont fait savoir que certains des jeunes migrants sont orphelins et d’autres emprisonnés antérieurement avaient pu obtenir leur libération grâce aux pressions exercées par des groupes de défense des droits humains.
Le flux migratoire d’Haïti vers la République Dominicaine est très important et concerne toutes les catégories d’âge des couches défavorisées des milieux suburbains et ruraux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5041
Mercredi 21 mai 2008,
Radio Kiskeya
Le trafic d’enfants d’Haïti vers la République Dominicaine a considérablement augmenté au cours des dernières semaines, suscitant les inquiétudes des autorités de Santo Domingo et de différents secteurs du pays qui estiment urgente une solution à ce problème, rapporte l’agence espagnole EFE.
Face à ce phénomène, la procureure du tribunal pour enfants et adolescents de Santiago (nord), Antia Beato, n’a pas caché ses préoccupations. Elle a notamment fait état d’un nombre croissant d’enfants de nationalité haïtienne traînant dans les rues de la deuxième ville dominicaine où ils sont arrivées illégalement.
La juge recommande aux institutions dominicaines concernées l’adoption de mesures conjointes en vue de faire face à cette situation.
Beaucoup des mineurs, âgés entre 5 et 16 ans, sont fréquemment impliqués dans des affrontements au cours desquels ils se servent de bâtons, couteaux et pierres. Certains d’entre eux auraient même cassé des pare-brises de véhicules et endommagé des résidences et établissements commerciaux, ont dénoncé des leaders d’organisations communautaires et patronales.
Des habitants du nord de la république voisine ont réclamé des autorités migratoires l’arrestation et le rapatriement de ces jeunes qui se livrent à la mendicité ou à des actes délictueux.
Pour sa part, le magistrat Antia Beato a demandé aux personnes affectées par les agissements de ces mineurs de saisir le tribunal tout en reconnaissant que ce type de dossier reste compliqué parce qu’il relève de la législation existant en matière d’immigration.
Pour leur part, des organisations haïtiennes et dominicaines ont fait savoir que certains des jeunes migrants sont orphelins et d’autres emprisonnés antérieurement avaient pu obtenir leur libération grâce aux pressions exercées par des groupes de défense des droits humains.
Le flux migratoire d’Haïti vers la République Dominicaine est très important et concerne toutes les catégories d’âge des couches défavorisées des milieux suburbains et ruraux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5041
Affaire SOCABANK : Franck Ciné de retour à la Cour d’appel
Très critiques vis-à-vis des juges, les avocats de l’homme d’affaires espèrent une libération prochaine de leur client et contestent la décision de la TELECO de suspendre la licence d’exploitation accordée à la HAITEL
mercredi 21 mai 2008,
Radio Kiskeya
Le PDG de la compagnie de téléphonie mobile HAITEL, Franck Ciné, emprisonné depuis un an sous l’accusation d’implication présumée dans une affaire de faillite bancaire, a été auditionné une fois de plus mardi à la Cour d’appel de Port-au-Prince.
Pendant de longues minutes, M. Ciné, soutenu par deux policiers et assisté de son conseil d’avocats, a été interrogé par la juge Lise Pierre Pierre. Cette audience faisait suite à une demande de main levée du mandat d’écrou produite par le conseil de défense de l’ancien actionnaire majoritaire de l’ex-Société caribéenne de banque (SOCABANK) que la Banque nationale de crédit (BNC) avait absorbée fin 2006.
Estimant que dans les prochains jours, le magistrat Pierre Pierre devrait rendre une ordonnance en faveur de leur client, deux des avocats de Franck Ciné, Samuel Madistin et Camille Leblanc, ont critiqué la lenteur excessive de la Cour d’appel dans ce dossier. Après six mois d’investigations et d’audiences, le tribunal n’est toujours pas en mesure de fixer sa position.
D’autre part, réagissant à la décision de la compagnie téléphonique nationale TELECO de supprimer la licence de la HAITEL, Me Madistin l’a qualifiée de "bévue monumentale". Il soutient que la TELECO outrepasse ses droits en tentant de résilier, sans le feu vert des autorités judiciaires compétentes, un contrat d’exploitation de fréquence passé avec l’opérateur de téléphonie mobile.
De son côté, Me Leblanc a dénoncé une manœuvre déloyale visant à affaiblir la position de la HAITEL sur le juteux marché de la téléphonie cellulaire en pleine expansion en Haïti.
Depuis plusieurs jours, la TELECO, détentrice de la licence d’exploitation de la HAITEL, l’a purement et simplement annulée pour cause d’impayés estimés à des millions de dollars. Une information confirmée par le directeur général du Conseil national des télécommunications (CONATEL), Marcelin Montaigne, resté toutefois sans commentaire sur cet épineux dossier qui a déjà pris des dimensions politico-judiciaires suite à des interventions répétées et partisanes du Président René Préval.
Des Sénateurs ayant toujours défendu les anciens actionnaires et administrateurs de la SOCABANK, dont Rudy Hériveaux et Youri Latortue, ont protesté avec véhémence contre la décision de la TELECO tout en réclamant l’élargissement de Franck Ciné. Agé de 73 ans, l’homme d’affaires écroué en été 2007 est hospitalisé depuis de longs mois en raison de la dégradation de son état de santé. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5042
Commentaires :
L'affaire par ou le scandale parlementaire était venu. L’ex-sénateur Gabriel Fortuné avait mis le feu aux poudres en annonçant que des parlementaires auraient reçu des pots de vin pour la ponte d’une résolution en faveur de Franck Ciné et la Socabank.
La nouvelle avait été relayée sur les différents forums de discussion du milieu haïtien. Les commentaires avaient été accompagnés d’une liste de noms affichés face aux montants perçus.
Le Sénat avait crée une commission parlementaire pour une investigation interne ou les juges et les partis étaient représentés par les mêmes individus.
La commission avait elle aussi pondu une résolution incompréhensible qui dans le langage de chez nous n’a été qu’un « kase fèy kouvri sa »…
Personne n’a été surpris. Ça fait partie de ces anomalies que les haïtiens ont fini par intégrer dans leur façon de vivre… juste à la mode de chez nous
mercredi 21 mai 2008,
Radio Kiskeya
Le PDG de la compagnie de téléphonie mobile HAITEL, Franck Ciné, emprisonné depuis un an sous l’accusation d’implication présumée dans une affaire de faillite bancaire, a été auditionné une fois de plus mardi à la Cour d’appel de Port-au-Prince.
Pendant de longues minutes, M. Ciné, soutenu par deux policiers et assisté de son conseil d’avocats, a été interrogé par la juge Lise Pierre Pierre. Cette audience faisait suite à une demande de main levée du mandat d’écrou produite par le conseil de défense de l’ancien actionnaire majoritaire de l’ex-Société caribéenne de banque (SOCABANK) que la Banque nationale de crédit (BNC) avait absorbée fin 2006.
Estimant que dans les prochains jours, le magistrat Pierre Pierre devrait rendre une ordonnance en faveur de leur client, deux des avocats de Franck Ciné, Samuel Madistin et Camille Leblanc, ont critiqué la lenteur excessive de la Cour d’appel dans ce dossier. Après six mois d’investigations et d’audiences, le tribunal n’est toujours pas en mesure de fixer sa position.
D’autre part, réagissant à la décision de la compagnie téléphonique nationale TELECO de supprimer la licence de la HAITEL, Me Madistin l’a qualifiée de "bévue monumentale". Il soutient que la TELECO outrepasse ses droits en tentant de résilier, sans le feu vert des autorités judiciaires compétentes, un contrat d’exploitation de fréquence passé avec l’opérateur de téléphonie mobile.
De son côté, Me Leblanc a dénoncé une manœuvre déloyale visant à affaiblir la position de la HAITEL sur le juteux marché de la téléphonie cellulaire en pleine expansion en Haïti.
Depuis plusieurs jours, la TELECO, détentrice de la licence d’exploitation de la HAITEL, l’a purement et simplement annulée pour cause d’impayés estimés à des millions de dollars. Une information confirmée par le directeur général du Conseil national des télécommunications (CONATEL), Marcelin Montaigne, resté toutefois sans commentaire sur cet épineux dossier qui a déjà pris des dimensions politico-judiciaires suite à des interventions répétées et partisanes du Président René Préval.
Des Sénateurs ayant toujours défendu les anciens actionnaires et administrateurs de la SOCABANK, dont Rudy Hériveaux et Youri Latortue, ont protesté avec véhémence contre la décision de la TELECO tout en réclamant l’élargissement de Franck Ciné. Agé de 73 ans, l’homme d’affaires écroué en été 2007 est hospitalisé depuis de longs mois en raison de la dégradation de son état de santé. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5042
Commentaires :
L'affaire par ou le scandale parlementaire était venu. L’ex-sénateur Gabriel Fortuné avait mis le feu aux poudres en annonçant que des parlementaires auraient reçu des pots de vin pour la ponte d’une résolution en faveur de Franck Ciné et la Socabank.
La nouvelle avait été relayée sur les différents forums de discussion du milieu haïtien. Les commentaires avaient été accompagnés d’une liste de noms affichés face aux montants perçus.
Le Sénat avait crée une commission parlementaire pour une investigation interne ou les juges et les partis étaient représentés par les mêmes individus.
La commission avait elle aussi pondu une résolution incompréhensible qui dans le langage de chez nous n’a été qu’un « kase fèy kouvri sa »…
Personne n’a été surpris. Ça fait partie de ces anomalies que les haïtiens ont fini par intégrer dans leur façon de vivre… juste à la mode de chez nous
mercredi 21 mai 2008
DIRIGER UN PAYS AUX FACIES DE "LATRINE SANS PORTE"
Comment se sont –ils démerdés pour en arriver là ?
Cette question trône encore dans ma tête. Pourtant ça fait déjà cinq ans que cette dame me l’avait posée lors d’une conférence sur Haïti. Cette dame, âgée de plus de 70 ans avait eu des bribes de nouvelles sur Haïti lors d’un voyage en République Dominicaine. Elle avait croisé durant des périples dans le monde catholique fervent et humaniste, les regards tristes et pitoyables des haïtiens des bateyes.
L’invitation à cette conférence que devrait prononcer un illustre citoyen haïtien de la Sorbonne était l’occasion rêvée pour comprendre pourquoi il y avait autant de différence entre Haïti et République Dominicaine s’il s’agissait de deux pays partageant un petit lopin de plus de 70.000 kilomètres carrés.
Je vous passe de la réponse et du complément faisant appel à tous les circonstances historiques particulières qui ont donné naissance aux deux nations. Je me suis appuyé sur l’histoire pour affranchir le pays lui-même des responsabilités et culpabiliser sans pitié et sans peine ceux qui ont pris le destin du pays depuis 1804.
Cependant il m’est souvent arrivé de me reposer la même question. Surtout quand on évalue l’état des deux pays. La différence est si monstrueuse et visible entre les deux pays que l’on a l’impression que bientôt tirant chacun dans des directions opposées, la patrie de Duarte Sanchez et Mella va finir par prendre son envol en laissant Haïti accrochés à ses démons et au starting block.
La liste des éléments à faire valoir par les dominicains est interminable. C’est là encore une autre sujet de réflexion. Mais comme ils disent justement chez eux , « para muestra basta un boton ».
Cependant il serait injuste de ne pas mentionner dans le chapitre des réalisations à la hauteur des plus grandes nations, ces élections présidentielles du 16 mai dernier. En effet, après une campagne électorale à la hauteur de la perception de la politique chère au pays du tiers monde, les accusations de fraudes servant d’armes d’attaque et de défense des candidats, moins de 24 heures après le scrutin, les autorités dominicaines ont fermé les élections avec la proclamation d’un gagnant et d’un perdant qui reconnaît tout de suite sa défaite.
En attendant de notre côté on se oie dans un verre d’eau. Peu de gens s’inquiètent du fait que nous piétinons dans la merde dans une lutte d’intérêts peu évidents quand la réalité présente comme une responsabilité civile, un devoir civique celui de construire une nation au grand dam de ceux qui restent attachés à la conquête d’un pouvoir démodé, pour en faire des autorités type coq sans bec. Nous sommes en train de nous faire aspirer littéralement.
Mais rien n’est fait, nous ne faisons rien pour arrêter ce processus de descente en enfer. Les choses ailleurs banales et habituelles se convertissent en véritables prouesses chez nous et pour nous. La déliquescence de notre Etat-Nation n’est ni une Nostradamiade ni une prophétie. Nous y sommes. En plein dedans.
Des institutions n’existent encore que par le nom et les mouvements incessant de ceux qui les dirigent. Quand ce n’est pas par l’ampleur des accusations de corruption ou de vrais cas de corruption administrative.
Les institutions les plus importantes aujourd’hui intervenant directement dans la configuration de l’équilibre névralgique de ce qui reste encore du pays est démissionnaire. Nous nous référons par exemple au ministère de l’intérieur et de la sécurité publique et plus particulièrement le service d’immigration.
Ceux qui ont l’habitude d’écouter « MATIN CARAIBES » l’excellent programme du matin diffusé sur les ondes de Radio caraïbes FM ont du partager le désarroi des conducteurs de cette émission devant le dysfonctionnement caricatural de ce service au niveau de l’aéroport international TOUSSAINT LOUVERTURE.
En effet, actuellement, le service de l’immigration de l’aéroport ne dispose pas de formulaires pour enregistrer contrôler et comptabiliser la circulation au niveau de cet aéroport. Sur les onze ordinateurs que disposent le service, il y en aurait que trois en qualité de servir.
Les décideurs du service d’immigration n’arrivent même pas à s’indigner et s’inspirer de cette véritable chasse à l’homme qui est déclenchée partout contre les haïtiens en particulier contre ceux qui résident de l’autre côté de la frontière.
Comment imaginer aujourd’hui ne pas être en mesure de donner un formulaire imprimé sur un cinquième d’une feuille format A4 à un étranger qui rentre dans le pays ?
Si nos autorités s’en foutent pas mal, ceux qui reconnaissent la réalité des dangers et surtout l’importance des mesures de sécurité eux ne rigolent pas. A ce rythme, si cela ne se règle pas, s’il ne souffle pas le vent de la bonne révolte, pour débuter une croisade en faveur de la rupture nous essuierons encore une autre énorme déception.
Je ne serais pas étonné que pour des raisons de sécurité, que notre aéroport soit considéré dans le futur comme un port domestique et que tous les vols internationaux partent des aéroports dominicains.
Car nous ne présentons qu’un visage de « Latrines sans porte » à la face du monde.
Cette question trône encore dans ma tête. Pourtant ça fait déjà cinq ans que cette dame me l’avait posée lors d’une conférence sur Haïti. Cette dame, âgée de plus de 70 ans avait eu des bribes de nouvelles sur Haïti lors d’un voyage en République Dominicaine. Elle avait croisé durant des périples dans le monde catholique fervent et humaniste, les regards tristes et pitoyables des haïtiens des bateyes.
L’invitation à cette conférence que devrait prononcer un illustre citoyen haïtien de la Sorbonne était l’occasion rêvée pour comprendre pourquoi il y avait autant de différence entre Haïti et République Dominicaine s’il s’agissait de deux pays partageant un petit lopin de plus de 70.000 kilomètres carrés.
Je vous passe de la réponse et du complément faisant appel à tous les circonstances historiques particulières qui ont donné naissance aux deux nations. Je me suis appuyé sur l’histoire pour affranchir le pays lui-même des responsabilités et culpabiliser sans pitié et sans peine ceux qui ont pris le destin du pays depuis 1804.
Cependant il m’est souvent arrivé de me reposer la même question. Surtout quand on évalue l’état des deux pays. La différence est si monstrueuse et visible entre les deux pays que l’on a l’impression que bientôt tirant chacun dans des directions opposées, la patrie de Duarte Sanchez et Mella va finir par prendre son envol en laissant Haïti accrochés à ses démons et au starting block.
La liste des éléments à faire valoir par les dominicains est interminable. C’est là encore une autre sujet de réflexion. Mais comme ils disent justement chez eux , « para muestra basta un boton ».
Cependant il serait injuste de ne pas mentionner dans le chapitre des réalisations à la hauteur des plus grandes nations, ces élections présidentielles du 16 mai dernier. En effet, après une campagne électorale à la hauteur de la perception de la politique chère au pays du tiers monde, les accusations de fraudes servant d’armes d’attaque et de défense des candidats, moins de 24 heures après le scrutin, les autorités dominicaines ont fermé les élections avec la proclamation d’un gagnant et d’un perdant qui reconnaît tout de suite sa défaite.
En attendant de notre côté on se oie dans un verre d’eau. Peu de gens s’inquiètent du fait que nous piétinons dans la merde dans une lutte d’intérêts peu évidents quand la réalité présente comme une responsabilité civile, un devoir civique celui de construire une nation au grand dam de ceux qui restent attachés à la conquête d’un pouvoir démodé, pour en faire des autorités type coq sans bec. Nous sommes en train de nous faire aspirer littéralement.
Mais rien n’est fait, nous ne faisons rien pour arrêter ce processus de descente en enfer. Les choses ailleurs banales et habituelles se convertissent en véritables prouesses chez nous et pour nous. La déliquescence de notre Etat-Nation n’est ni une Nostradamiade ni une prophétie. Nous y sommes. En plein dedans.
Des institutions n’existent encore que par le nom et les mouvements incessant de ceux qui les dirigent. Quand ce n’est pas par l’ampleur des accusations de corruption ou de vrais cas de corruption administrative.
Les institutions les plus importantes aujourd’hui intervenant directement dans la configuration de l’équilibre névralgique de ce qui reste encore du pays est démissionnaire. Nous nous référons par exemple au ministère de l’intérieur et de la sécurité publique et plus particulièrement le service d’immigration.
Ceux qui ont l’habitude d’écouter « MATIN CARAIBES » l’excellent programme du matin diffusé sur les ondes de Radio caraïbes FM ont du partager le désarroi des conducteurs de cette émission devant le dysfonctionnement caricatural de ce service au niveau de l’aéroport international TOUSSAINT LOUVERTURE.
En effet, actuellement, le service de l’immigration de l’aéroport ne dispose pas de formulaires pour enregistrer contrôler et comptabiliser la circulation au niveau de cet aéroport. Sur les onze ordinateurs que disposent le service, il y en aurait que trois en qualité de servir.
Les décideurs du service d’immigration n’arrivent même pas à s’indigner et s’inspirer de cette véritable chasse à l’homme qui est déclenchée partout contre les haïtiens en particulier contre ceux qui résident de l’autre côté de la frontière.
Comment imaginer aujourd’hui ne pas être en mesure de donner un formulaire imprimé sur un cinquième d’une feuille format A4 à un étranger qui rentre dans le pays ?
Si nos autorités s’en foutent pas mal, ceux qui reconnaissent la réalité des dangers et surtout l’importance des mesures de sécurité eux ne rigolent pas. A ce rythme, si cela ne se règle pas, s’il ne souffle pas le vent de la bonne révolte, pour débuter une croisade en faveur de la rupture nous essuierons encore une autre énorme déception.
Je ne serais pas étonné que pour des raisons de sécurité, que notre aéroport soit considéré dans le futur comme un port domestique et que tous les vols internationaux partent des aéroports dominicains.
Car nous ne présentons qu’un visage de « Latrines sans porte » à la face du monde.
Première rencontre entre le chef de l’état et les députés de la CPP
Le président René Préval s’est entretenu pour la première fois hier mardi avec les membres du bloc Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP). Pendant plus de trois heures, 8 députés du CPP et le chef de l’état ont échangé des points de vue sur la conjoncture affirment des élus ayant pris part à la rencontre.
Le député de Limonade, Hugues Célestin, soutient que la rencontre tenue sur l’initiative du chef de l’état a permis d’aborder quelques aspects autour de la ratification du prochain premier ministre. " Le président Préval a senti la nécessité d’une telle rencontre", martèle le député Célestin.
Tout en faisant remarquer qu’il n’existe pas de parti majoritaire, le député de Limonade rappelle que la CPP en tant que bloc majoritaire ne peut proposer une personnalité pour le poste de premier ministre. " La rencontre s’est déroulée dans une ambiance empreinte de cordialité ", assure le député Célestin qui espère que le chef de l’état désignera un nouveau premier ministre dans le meilleur délai.
Le député Célestin révèle que le dossier de Ericq Pierre n’a pas été soulevé lors de cette rencontre. " L’objectif de la rencontre n’était pas d’obtenir des garanties pour la ratification d’un nouveau premier ministre", insiste le député Célestin qui espère que le chef de l’état tiendra compte des préoccupations des blocs minoritaires à la chambre basse.
Cependant plusieurs députés de la CPP critiquent cette rencontre qui a eu lieu sans l’aval des membres du bloc. Le député de Carrefour, Fabien Esdras, s’étonne de la décision unilatérale des membres de la coordination du bloc CPP arguant que la discipline est la force de tout groupe." Ce qui a été discuté au palais n’engage pas les membres de la CPP", lance le député Fabien Esdras élu sous la bannière du parti Lespwa.En réaction, le député Delouis Felix, révèle que le chef de l’état avait lancé l’invitation aux responsables de la CPP, seulement trois heures avant la rencontre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13764
Le député de Limonade, Hugues Célestin, soutient que la rencontre tenue sur l’initiative du chef de l’état a permis d’aborder quelques aspects autour de la ratification du prochain premier ministre. " Le président Préval a senti la nécessité d’une telle rencontre", martèle le député Célestin.
Tout en faisant remarquer qu’il n’existe pas de parti majoritaire, le député de Limonade rappelle que la CPP en tant que bloc majoritaire ne peut proposer une personnalité pour le poste de premier ministre. " La rencontre s’est déroulée dans une ambiance empreinte de cordialité ", assure le député Célestin qui espère que le chef de l’état désignera un nouveau premier ministre dans le meilleur délai.
Le député Célestin révèle que le dossier de Ericq Pierre n’a pas été soulevé lors de cette rencontre. " L’objectif de la rencontre n’était pas d’obtenir des garanties pour la ratification d’un nouveau premier ministre", insiste le député Célestin qui espère que le chef de l’état tiendra compte des préoccupations des blocs minoritaires à la chambre basse.
Cependant plusieurs députés de la CPP critiquent cette rencontre qui a eu lieu sans l’aval des membres du bloc. Le député de Carrefour, Fabien Esdras, s’étonne de la décision unilatérale des membres de la coordination du bloc CPP arguant que la discipline est la force de tout groupe." Ce qui a été discuté au palais n’engage pas les membres de la CPP", lance le député Fabien Esdras élu sous la bannière du parti Lespwa.En réaction, le député Delouis Felix, révèle que le chef de l’état avait lancé l’invitation aux responsables de la CPP, seulement trois heures avant la rencontre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13764
L’ambassadeur de France regrette le retard dans la formation d’un gouvernement
L’ambassadeur de France à Port-au-Prince, Christian Connan, reste perplexe devant la lenteur des autorités haïtiennes dans la mise en place d’un nouveau gouvernement. " Le chef de l’état avait donné l’assurance au ministre de la coopération qu’un premier ministre serait désigné dans le meilleur délai, ceci a été fait mais la chambre basse n’a pas ratifié le choix du président", rappelle t-il. Le diplomate français est d’autant plus préoccupé que de nombreux projets de développement sont bloqués en raison de l’absence d’un gouvernement légitime. Selon l’ambassadeur Connan plusieurs programmes importants faisant partie du plan quinquennal, Document Cadre de Partenariat signé en janvier 2008, sont bloqués. " Il est impossible de poursuivre l’exécution de ces projets importants parce que les ministres sont dans l’impossibilité de prendre certaines décisions lorsqu’ils sont astreints à liquider les affaires courantes", explique t-il.Tout en faisant remarquer que l’enveloppe de la coopération française a été multipliée par deux au cours de cette année (12 à 24 millions d’euros), le diplomate français craint qu’on ne pourrait peut être pas augmenter cette enveloppe l’année prochaine. " L’année prochaine nous avions prévu 28 à 30 millions d’euros mais en raison de la situation on se demande si ce sera possible", argue t-il. Christian Connan souhaite la formation d’un nouveau gouvernement dans le meilleur délai en vue de normaliser la situation. En ce qui a trait aux critiques touts azimuts des anti-néolibéraux contre les bailleurs de fonds internationaux, le diplomate français invite les haïtiens à analyser et à redéfinir le cadre de coopération avec la communauté internationale.. Par ailleurs, l’ambassadeur de France assure que le gouvernement de Jacques Edouard Alexis avait réalisé de nombreux projets même si nombre d’entre eux ne sont pas encore visibles. " Elaborer des projets et construire des infrastructures nécessitent du temps, mais dans les prochains jours on verra beaucoup d’activités qui sont les résultats des efforts réalisés au cours de ces deux dernières années", explique t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13765
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13765
Entre déprime et manfoubénisme
Vous n’êtes pas haïtien. Simplement vous avez de l’haïtien en vous. Vous êtes un haïtiano-quelque chose. Vous n’êtes surement pas un natif-natal. Hélas ! Personne n’est parfait.Vous aimez tout ce qui est créole. Vous vous désintégrez devant le créole mais vous n’êtes pas de chez nous. Vos essais de traduction vous enlèvent la saveur particulière du coté imagé contextuel de notre langage. Je vous comprends. Encore Hélas.
Même quand vous vous acharnez avec attention sur les textes de Monsieur Euvrard Saint-Amand dans sa rubrique qui met à l’honneur le créole. Vous n’arrivez pas à vibrer comme je le fais moi. Personne n’est parfait hélas.
Sans doute vous n’avez jamais entendu le mot « manfouben ». Ce vocable ne vous dit rien. Et si j’écrivais « m’enfou-bien » ça vous dirait quelque chose. En fait, un substantif que le créole a fait de l’expression « je m’en fou bien » est devenu « manfouben ». Donc on comprend aisément que le « manfouben » est quelqu’un qui s’en fout « pas mal » de tout.
Plusieurs définitions pourraient être adossées à notre « manfouben » : Indifférent, fataliste, imbécile heureux, insouciant et j’en passe. Ce serait alors le mec qui s’en tamponne, qui s’en bat les machins, un adepte de la « zen-attitude » etc… Parmi toutes ces approches il y en a qui seraient plutôt éloignées de notre « manfouben » mais l’essentiel c’est de comprendre le sens et le contexte pour la suite.
Un jour, le « manfoubénisme » sera nécessairement enseigné à l’école. Ou des gens intelligents et avertis, un Bill Gates des temps plus-que-modernes créeront des centres de thérapie basée sur cette philosophie qui aura fait preuve d’une efficacité époustouflante et ébouriffante. Ceci se fera quand les grandes boîtes qui produisent les anti-dépresseurs seront en rupture de stock devant l’envolée extraordinaire et non programmée de la demande.
Aujourd’hui encore, grâce à Dieu – et pourvu que ça dure – il est encore assez facile de se procurer et se ravitailler en anti-dépresseurs. L’idée de choix ne s’impose donc toujours pas. Et ce, malgré l’entêtement des médias à nous saper le moral avec le tour du monde des insolites. Bon les insolites hier rentraient dans la rubrique incroyable mais vrai.
Aujourd’hui tout devient insolite. Ou sans doute n’obtient- on des sensations fortes qu’avec les insolites de l’insolite ? L’histoire d’un père qui garde sa fille prisonnière pendant vingt-ans, entame, entretient une relation incestueuse immonde avec en sus sept enfants-petits-enfants ne tombe plus dans la rubrique « hors de la grâce de Dieu ». Les Médias nous rapportent toujours des histoires de plus en plus alléchantes pour essayer d’appâter encore une fois notre curiosité.
Bref aujourd’hui il suffit de prendre sa voiture, capter une station qui diffuse des informations en continue pour se poser la question : La déprime ou le « manfoubénisme »

Voici un florilège d’informations qui conservent jalousement leurs substances en faisant varier le contexte géographique ou l’aspect identitaire des acteurs :
1. Le gouvernement chinois estime à plus de 50.000 morts et disparus le nombre des victimes du tremblement de terre.
2. Angelina Jolie monte les marches à Cannes le soir de la présentation du dernier film de Clint Eastwood. La star de Hollywood serait enceinte de jumeau
3. Les autorités Birmanes évaluent à plus de 1.500.000 sinistrés après le passage du cyclone. Les besoins de la population sont plus que jamais évident mais la jungle militaire (oops pardon) la junte militaire contrôle la rentrée de l’aide humanitaire qui n’arrive pas à cause de l’émission en compte goutte des visas. La junte Birmane annonce par ailleurs que le oui a remporté le référendum à plus de 85%.
4. Diego Maradona sur la croisette dans le cadre du festival de Cannes l’ex star du ballon rond assiste à la présentation du documentaire préparé par le réalisateur de génie E.K…
5. Les sud-africains résidant dans les anciens ghettos, symbole du hideux Apparteid s’en prennent aux immigrants Zimbabwéens qui arrivent de plus en plus nombreux en Afrique du Sud e quête de travail. Les zimbabwéens sont accusés de tous les maux de la création par les sud-africains qui considèrent qu’ils leur prennent leurs boulots, leurs logements, leurs bouffes et leurs femmes…Plus de cent tués en un mois.
6. Le prix du baril de pétrole poursuit sa hausse vertigineuse en flirtant avec la barre des 130 dollars. Cette hausse non maîtrisée semble être encore et toujours le résultat de l’arrivée massive des fonds spéculatifs sur le marché pétrolier. Déjà, les conducteurs ressentent une vraie crise à ce niveau se manifestant probablement par une certaine rareté du produit et il y a de plus en plus de voitures dans les stations d’essence. Il faut dire que personne ne semble se préoccuper de la flambée des prix des carburants qui représentent une manne pour les décideurs. Et ceci malgré la monté des prix des produits de première nécessité qui a motivé et déclenché les émeutes de la faim. Le Baril à 500.00 dollars c’est pour quand ?

7. Effet domino. Une chose entraîne l’autre. Les pêcheurs de France en grogne contre l’augmentation du prix des carburants bloquent certains ports, rendant difficile le ravitaillement en essence. En fait leur profession subit et supporte mal les effets de la flambée des prix du pétrole. Malgré le projet de modernisation des bateaux de pêche, l’achat de l’essence représente une trop grosse portion de leur budget. En dehors des considérations politiques une piste de solution serait justement de pêcher un peu plus. Les mers sont encore bourrées de poissons qui n’ont pas encore fait la grève ni sont menacés comme des espèces en voie de disparition. Des consommateurs potentiels il y en a aussi. Plus d’un français sur quatre n’achète pas de poisson à cause de leur prix exorbitants. Si vous mettez ces ingrédients dans un récipient vous fabriquez un bordel explosif pendant la logique humaine, pure et simple, voudrait nous faire croire que l’on se noie dans un verre d’eau, ou on meurt de soif à un pas de la fontaine. La réalité est encore plus dure à comprendre car nous avons oublié un élément fort : le système de quota imposé par la mondialisation. En gros, pour certains types de poissons, le pêcheur doit se restreindre à une quantité de tonnes, pendant que pour couvrir ses frais il aurait fallu en prendre plus de cinq fois la valeur imposée.
Ces sept histoires vous suffisent-elles à vous aider à envisager la possibilité de devenir « manfouben » ? Pouvez-vous encore vous procurez facilement du PROZAC ?
De mon côté le choix est fait. Il a été très simple. Je continuerai à démontrer – les informations à l’appui - qu’il n’y a pas de honte à se déclarer « manfouben ». Le siècle prochain je serai considéré comme pionnier ou « vanguardiste » d’un courant de pensée et de comportement qui évincera les bases solides des religions les mieux ancrées dans nos sociétés.Pour les incrédules, les indécis, les puritains, rendez-vous dans « les colonnes du manfouben »
(21/05/08 DL-JJ)
La justice américaine condamne à plus de 7 ans de prison Maude Paulin, bourreau de "l’esclave" Simone Célestin
Le verdict retenu contre l’autre coupable haïtienne, Evelyne Théodore, n’a pu être prononcé en raison d’un malaise cardiaque
Mardi 20 mai 2008
Radio Kiskeya
Un tribunal fédéral de Fort Lauderdale, en Floride, a condamné mardi à sept ans et trois mois de prison ferme une ancienne enseignante haïtienne, Maude Paulin, pour avoir imposé des conditions de travail d’esclave pendant six ans à une jeune compatriote, Simone Célestin.
Selon une dépêche de l’Associated Press, Mme Paulin, 52 ans, a seulement admis avoir commis une "erreur" en organisant l’entrée illégale aux Etats-Unis de la demoiselle. Elle s’en est excusée devant le tribunal tout en insistant sur sa volonté de faire du bien à la "restavèk" qui devait travailler quinze heures par jour, se coucher par terre, manger des restes d’aliments après le dîner familial et ne jamais aller à l’école.
La jeune fille, qui avait également avoué en mars dernier avoir tenté de mettre fin à ses jours, a aussi confirmé avoir été régulièrement l’objet de maltraitance.
"J’aime Simone de tout mon cœur. Je regrette ce qui est arrivé et je m’en prends à moi-même", s’est exclamée la quinquagénaire devant le juge titulaire du district, Jose Gonzalez Junior, au moment où le magistrat prononçait le verdict.
Egalement reconnue coupable, la sœur aînée de Maude Paulin, Evelyne Théodore, a bénéficié d’une suspension momentanée de l’énoncé du jugement. Selon les minutes du tribunal de Fort Lauderdale, la dame, qui est âgée de 74 ans, a été victime d’une crise cardiaque peu après avoir entendu le verdict. Par conséquent, la sentence retenue contre elle n’est momentanément pas d’application.
Les deux femmes doivent, en outre, verser plus de 162.000 dollars à Simone Célestin pour les années de travail forcé sans rémunération qu’elle avait dû accomplir.
Pour sa part, Saintfort Paulin, ex-mari de Maude, a été condamné à 18 mois de probation, incluant un séjour de six mois dans une maison d’arrêt, pour complicité d’exploitation illégale d’une travailleuse domestique sans gains financiers.
Deux douzaines de proches parents et amis des coupables, dont Erica Paulin, la fille de Mme Paulin, s’étaient rassemblés dans le prétoire du tribunal en vue de clamer leur innocence et vanter leur humanité.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) estime que chaque année 17.500 personnes, dont de nombreuses haïtiennes, sont introduites sur le territoire américain pour y travailler avec un statut d’esclave. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5040
Mardi 20 mai 2008
Radio Kiskeya
Un tribunal fédéral de Fort Lauderdale, en Floride, a condamné mardi à sept ans et trois mois de prison ferme une ancienne enseignante haïtienne, Maude Paulin, pour avoir imposé des conditions de travail d’esclave pendant six ans à une jeune compatriote, Simone Célestin.
Selon une dépêche de l’Associated Press, Mme Paulin, 52 ans, a seulement admis avoir commis une "erreur" en organisant l’entrée illégale aux Etats-Unis de la demoiselle. Elle s’en est excusée devant le tribunal tout en insistant sur sa volonté de faire du bien à la "restavèk" qui devait travailler quinze heures par jour, se coucher par terre, manger des restes d’aliments après le dîner familial et ne jamais aller à l’école.
La jeune fille, qui avait également avoué en mars dernier avoir tenté de mettre fin à ses jours, a aussi confirmé avoir été régulièrement l’objet de maltraitance.
"J’aime Simone de tout mon cœur. Je regrette ce qui est arrivé et je m’en prends à moi-même", s’est exclamée la quinquagénaire devant le juge titulaire du district, Jose Gonzalez Junior, au moment où le magistrat prononçait le verdict.
Egalement reconnue coupable, la sœur aînée de Maude Paulin, Evelyne Théodore, a bénéficié d’une suspension momentanée de l’énoncé du jugement. Selon les minutes du tribunal de Fort Lauderdale, la dame, qui est âgée de 74 ans, a été victime d’une crise cardiaque peu après avoir entendu le verdict. Par conséquent, la sentence retenue contre elle n’est momentanément pas d’application.
Les deux femmes doivent, en outre, verser plus de 162.000 dollars à Simone Célestin pour les années de travail forcé sans rémunération qu’elle avait dû accomplir.
Pour sa part, Saintfort Paulin, ex-mari de Maude, a été condamné à 18 mois de probation, incluant un séjour de six mois dans une maison d’arrêt, pour complicité d’exploitation illégale d’une travailleuse domestique sans gains financiers.
Deux douzaines de proches parents et amis des coupables, dont Erica Paulin, la fille de Mme Paulin, s’étaient rassemblés dans le prétoire du tribunal en vue de clamer leur innocence et vanter leur humanité.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) estime que chaque année 17.500 personnes, dont de nombreuses haïtiennes, sont introduites sur le territoire américain pour y travailler avec un statut d’esclave. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5040
Haïti parmi les pays les plus violents au monde, selon l’Indice de la paix 2008
109e sur 140 pays, Haïti est avec la Colombie et le Vénézuéla au bas du tableau en Amérique latine
Mardi 20 mai 2008
Radio Kiskeya
Haïti, la Colombie et le Vénézuéla sont considérés comme les pays les plus violents d’Amérique latine et figurent parmi les Etats du monde les plus mal classés dans ce domaine, selon l’Indice global de paix (IGP) 2008 rendu public mardi à Londres par la revue britannique The Economist.
Dans ce tableau comparatif de la situation de 140 pays par rapport à la notion de paix, l’Irak, en guerre depuis l’invasion américaine de 2003, arrive en dernière position, précédé de la Somalie, du Soudan, de l’Afghanistan et d’Israel.
En Amérique latine, la Colombie est le pays ayant l’indice de violence le plus élevé. Elle est suivie du Vénézuéla d’Hugo Chàvez (123e) et d’Haïti qui arrive à la 109e place. Les autres mal classés de la région sont le Honduras (104e), le Guatémala (103e) et l’Equateur (100e).
La majeure partie des pays du sous-continent accusent un niveau de violence moyen ou bas. Le Chili (19e), de l’Uruguay (21e), du Costa Rica (34e) et du Panama (48e) arrivent même à entrer dans le club fermé des pays jouissant d’un "niveau de paix élevé ou très élevé".
A l’échelle mondiale, l’Islande est le pays le plus pacifique devant deux autres Etats scandinaves, le Danemark et la Norvège, respectivement 2e et 3e. Ils sont suivis de la Nouvelle-Zélande (4e) et du Japon (5e).
24 variables sont prises en compte pour établir ce classement lancé pour la première fois en 2007 : Les niveaux de crimes violents, l’instabilité politique, l’effectif des forces de police, l’incidence des homicides, l’importance de la population carcérale et le niveau d’accès aux armes.
L’IGP est publié sur la base de données compilées par l’unité d’analyse de The Economist en collaboration avec un groupe d’experts internationaux.
Ces dernières années, Haïti a vécu les expériences traumatisantes de la guérilla urbaine et du kidnapping politique et crapuleux. Des phénomènes qui ont considérablement fragilisé la situation sécuritaire du pays et contribué à dégrader son image de marque à l’étranger. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5039
Mardi 20 mai 2008
Radio Kiskeya
Haïti, la Colombie et le Vénézuéla sont considérés comme les pays les plus violents d’Amérique latine et figurent parmi les Etats du monde les plus mal classés dans ce domaine, selon l’Indice global de paix (IGP) 2008 rendu public mardi à Londres par la revue britannique The Economist.
Dans ce tableau comparatif de la situation de 140 pays par rapport à la notion de paix, l’Irak, en guerre depuis l’invasion américaine de 2003, arrive en dernière position, précédé de la Somalie, du Soudan, de l’Afghanistan et d’Israel.
En Amérique latine, la Colombie est le pays ayant l’indice de violence le plus élevé. Elle est suivie du Vénézuéla d’Hugo Chàvez (123e) et d’Haïti qui arrive à la 109e place. Les autres mal classés de la région sont le Honduras (104e), le Guatémala (103e) et l’Equateur (100e).
La majeure partie des pays du sous-continent accusent un niveau de violence moyen ou bas. Le Chili (19e), de l’Uruguay (21e), du Costa Rica (34e) et du Panama (48e) arrivent même à entrer dans le club fermé des pays jouissant d’un "niveau de paix élevé ou très élevé".
A l’échelle mondiale, l’Islande est le pays le plus pacifique devant deux autres Etats scandinaves, le Danemark et la Norvège, respectivement 2e et 3e. Ils sont suivis de la Nouvelle-Zélande (4e) et du Japon (5e).
24 variables sont prises en compte pour établir ce classement lancé pour la première fois en 2007 : Les niveaux de crimes violents, l’instabilité politique, l’effectif des forces de police, l’incidence des homicides, l’importance de la population carcérale et le niveau d’accès aux armes.
L’IGP est publié sur la base de données compilées par l’unité d’analyse de The Economist en collaboration avec un groupe d’experts internationaux.
Ces dernières années, Haïti a vécu les expériences traumatisantes de la guérilla urbaine et du kidnapping politique et crapuleux. Des phénomènes qui ont considérablement fragilisé la situation sécuritaire du pays et contribué à dégrader son image de marque à l’étranger. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5039
Le tap-tap, ambassadeur de l'art haïtien
Au Bicentennial Park, à Miami, c'est la fête ce samedi 17 mai. On célèbre, dans cette ville de Floride à forte concentration haïtienne, le 205e anniversaire de la création du drapeau. C'est aussi la 10e édition du haitian compas festival qui réunit plusieurs dizaines de milliers de compatriotes haïtiens venus de plusieurs Etats nord américains pour danser et découvrir, bien sûr, le tap-tap haitien, un segment non négligeable de notre art traditionnel.Devant ce tap-tap construit aux Etats-Unis et exposé au Bicentennial Park - à l'entrée du site - à l'occasion de la 10e édition du haitian compas festival, des jeunes viennent par dizaines admirer cette oeuvre d'art présentée non sans peine par l'Association Professionnelle des Artisans Tap-Tap Autobus Haïtiens (APATAH). Ils se ruent vers la seule oeuvre artisanale exposée en cette occasion pour se faire prendre en photo en compagnie de ce véhicule de transport en commun dont certains gardent encore de frais souvenirs tandis que d'autres viennent de découvrir.

« C'est petit pour le transport ! Mais c'est exceptionnellement beau », fait remarquer Fernand Juste, 27 ans. Ce qui étonne le plus ce jeune haïtien émigré à Orlando depuis 1985, c'est le doigté des artisans, d'ailleurs présents sur le site pour expliquer les étapes suivies dans la construction de la carrosserie.« Il reste à Haïti l'art qu'il faut à tout prix exploiter, dit-il. Car on ne voit pas une telle oeuvre tous les jours. »
Les efforts des artisans sont d'autant plus honorables, ajoute-t-il, lorsqu'on sait la conjoncture sociopolitique qui n'est pas du tout favorable à la relance de notre tourisme. « C'est la preuve que notre art peut être valorisé et que cette volonté citoyenne existe », dit-il.Si dans le transport haïtien le tap-tap constitue pour la plupart du temps un calvaire, dans ce festival il représentait un véritable pôle d'attraction pour les festivaliers qui, d'ailleurs, n'attendaient pas à une telle surprise à ce rendez-vous annuel. « Je ne garde aucun souvenir du tap-tap, affirme Jude Frédérique qui évolue dans le secteur informatique. Le niveau de créativité est très élevé, dit-il. Il faudrait utiliser ce même art lorsqu'on pense moderniser le transport en Haïti car celui-ci reflète profondément les couleurs du pays. » Le tap-tap, en raison de sa complexité artistique, selon Jude, pourrait constituer un ambassadeur pour l'art haïtien. « Il faudrait exposer plusieurs variétés de tap-tap : des autobus et des camionnettes la prochaine fois », propose-t-il.
Une œuvre de titan
Une œuvre de titan
« On est content de l'accueil réservé aux participants à ce festival, se félicite le président de l'APATAH, Ancener Petit-Bois. Nous sommes maintenant rassurés que nos efforts n'ont pas été vains. »Ancener Petit-Bois vante l'expérience de son association qui a su réaliser le tap-tap en seulement deux jours et demi et la confiance gagnée auprès des institutions grâce à la dextérité de ses artisans.L'ambassade américaine, le Lonkeam's auto design, American Airlines, Automeca, le Conatel ; Herrero and sons corp., Debarre Inc. used auto parts, AMC Auto transport et Papa Towing basés à Miami, sont autant d'institutions qui ont contribué à cette exposition.
M. Petit-Bois explique que son association a mobilisé douze de ses membres dont des constructeurs, des ferronniers, des électriciens, des peintres, et artistes peintres pour la réalisation de ce tap-tap qu'ils comptent exposer dans d'autres activités en Amérique du Nord.
Il met l'accent sur le « Kreyol Fest » qui aura lieu le 28 juin à New York, le festival international de la musique haïtienne à Montréal en juillet et à l'expo 2008 de l'Association des ingénieurs scientifiques haitiano-canadiens (AIHC) en octobre.
L'association met déjà le cap sur le sixième défilé de Tap-Tap du 12 août 2008 à l'occasion de la fête des artisans tap-tap haïtiens connue sous le nom de FATAH.
Lima Soirélus
Miami
mardi 20 mai 2008
Plusieurs leaders politiques craignent une aggravation de la crise
Le chef de file du Parti Libéral Haïtien ( PLH), Jean André Victor, et le vice président de l’Alliance, Claude Roumain, sont préoccupés par le retard enregistré dans la mise en place des dispositions pour faire face à la crise alimentaire et trouver une issue à la crise politique. L’agronome Jean André Victor estime qu’il y a urgence en raison de la dégradation de la situation dans les aspects socioéconomique et politique. Il soutient qu’il y a pénurie alimentaire dans certaines régions telle le Nord-Ouest, critiquant l’utilisation abusive du thème émeute de la faim pour qualifier les manifestations d’Avril 2008. De son coté, le vice président de l’Alliance, Claude Roumain interprète les manifestations d’avril comme le signe d’une frustration des jeunes confrontés à un avenir incertain. " Il y a environ 500 000 jeunes qui ont passé leur bac et qui sont livrés à eux-mêmes ", argue t-il. M. Roumain soutient qu’il n’y a pas eu d’émeutes de la faim mais précise que les revendications sont très profondes. Tout en soulignant que la pénurie alimentaire est chronique en Haïti, M. Roumain explique qu’il y a eu des manifestations contre l’incertitude. Réagissant au discours du chef de l’état qui appelle les haïtiens à consentir des sacrifices, M. Roumain fait remarquer qu’il revient aux autorités de donner l’exemple de rigueur et de sacrifice. " On peut mobiliser les citoyens, il n’y a pas de directives ", lance t-il.Sur le plan politique, le vice président de l’Alliance souhaite la désignation d’une personnalité qui inspire confiance aux parlementaires au poste de premier ministre. " Le chef de l’état doit choisir une personne qui a la compétence technique et peut rassembler la majorité des parlementaires ", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13763
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13763
René Préval alerte sur les menaces contre la stabilité politique
Dans son discours à l’occasion de la cérémonie officielle dans le cadre du 205 anniversaire de la création du drapeau haïtien, le chef de l’état, René Préval a appelé les parlementaires à œuvrer en vue de former un gouvernement d’union nationale. Le président Préval a implicitement tourné la page Ericq Pierre en remerciant l’ex premier ministre désigné qui s’était mis à la disposition de la nation. Tout en saluant le travail accompli par les membres du gouvernement démissionnaire, M. Préval a souligné que le pays est triste parce qu’il y a " nuage politique" qui tend à assombrir son ciel. Il a une nouvelle fois rappelé que la stabilité est une condition indispensable au développement du pays qui implique la création d’emploi et la relance de la production nationale. A nouveau le chef de l’état a fait remarquer que la crise alimentaire touche plusieurs pays et appelle à la mobilisation de tous les secteurs de la vie nationale pour y faire face. " Il faut se serrer les coudes et consentir des sacrifices afin de relancer la production agricole nationale", lance M. Préval pour qui il s’agit d’un défi national. A l’issue de la cérémonie au palais national, le secrétaire d’état à l’agriculture, Joanas Gué, a annoncé la distribution de 800 tonnes métriques d’engrais au cours de l’année 2008. M. Gué a plaidé pour un changement de comportement qui permettra d’œuvrer en faveur de la souveraineté alimentaire soulignant que l’état doit renforcer les facteurs de production.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13761
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13761
Le chef de l’état entreprend des consultations pour designer un nouveau premier ministre
Le président René Préval devrait s’entretenir hier avec le président du sénat, Kelly Bastien, et le président de la chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, autour de la désignation d’un nouveau premier ministre.L’annonce a été faite par le sénateur Bastien pour qui le chef de l’état doit tenir compte de la configuration dans les deux chambres avant de designer une nouvelle personnalité. " Il faut tenir compte de ces situations pour éviter de refaire la même expérience", dit-il soulignant qu’il est bien placé pour comprendre la réalité au parlement.Interrogé sur l’attitude que l’exécutif devrait adopter face au bloc Concertation des Parlementaires Progressiste (CPP), le président du sénat explique qu’il faudra tenir compte des préoccupations des membres de ce bloc. " Le problème n’est pas de négocier avec le CPP mais on ne peut pas affronter un bloc ", dit-il tout en mettant en garde contre la tentation de prendre en considération uniquement les préoccupations du CPP.
Selon Kelly Bastien il faudra tenir compte des propositions des partis politiques dans le cadre de ces négociations en vue de la formation d’un nouveau gouvernement.
Le président du sénat émet le vœu que le prochain gouvernement soit mis en place avant la fin du mois de mai. Kelly Bastien souligne que la proposition de nouvelles personnalités ne devrait pas être a l’ordre du jour de la première rencontre avec le chef de l’état. Il considère la situation actuelle comme une crise faisant remarquer qu’il devrait y avoir un gouvernement légitime. " Cette situation prouve qu’il y a des choses qui ne sont pas claires", dit-il précisant que le gouvernement doit répondre aux engagements sur le plan international et national.
Par ailleurs, Kelly Bastien n’a pas souhaité faire de commentaires sur l’affaire des cheques émis par la primature à l’endroit de certains parlementaires. Tout en indiquant qu’il y a une drôle de coïncidence entre les émissions des chèques et la séance de ratification du choix du premier ministre, le président du sénat fait remarquer qu’un parlementaire peut effectivement faciliter la réalisation de projet de développement dans sa région.
Cependant M. Bastien souhaite que l’Unité Centrale de Lutte contre la Corruption réalise une enquête afin de faire la lumière sur cette affaire.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13762
Selon Kelly Bastien il faudra tenir compte des propositions des partis politiques dans le cadre de ces négociations en vue de la formation d’un nouveau gouvernement.
Le président du sénat émet le vœu que le prochain gouvernement soit mis en place avant la fin du mois de mai. Kelly Bastien souligne que la proposition de nouvelles personnalités ne devrait pas être a l’ordre du jour de la première rencontre avec le chef de l’état. Il considère la situation actuelle comme une crise faisant remarquer qu’il devrait y avoir un gouvernement légitime. " Cette situation prouve qu’il y a des choses qui ne sont pas claires", dit-il précisant que le gouvernement doit répondre aux engagements sur le plan international et national.
Par ailleurs, Kelly Bastien n’a pas souhaité faire de commentaires sur l’affaire des cheques émis par la primature à l’endroit de certains parlementaires. Tout en indiquant qu’il y a une drôle de coïncidence entre les émissions des chèques et la séance de ratification du choix du premier ministre, le président du sénat fait remarquer qu’un parlementaire peut effectivement faciliter la réalisation de projet de développement dans sa région.
Cependant M. Bastien souhaite que l’Unité Centrale de Lutte contre la Corruption réalise une enquête afin de faire la lumière sur cette affaire.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13762
René Préval alerte sur les menaces contre la stabilité politique
Dans son discours à l’occasion de la cérémonie officielle dans le cadre du 205 anniversaire de la création du drapeau haïtien, le chef de l’état, René Préval a appelé les parlementaires à œuvrer en vue de former un gouvernement d’union nationale. Le président Préval a implicitement tourné la page Ericq Pierre en remerciant l’ex premier ministre désigné qui s’était mis à la disposition de la nation. Tout en saluant le travail accompli par les membres du gouvernement démissionnaire, M. Préval a souligné que le pays est triste parce qu’il y a " nuage politique" qui tend à assombrir son ciel. Il a une nouvelle fois rappelé que la stabilité est une condition indispensable au développement du pays qui implique la création d’emploi et la relance de la production nationale. A nouveau le chef de l’état a fait remarquer que la crise alimentaire touche plusieurs pays et appelle à la mobilisation de tous les secteurs de la vie nationale pour y faire face. " Il faut se serrer les coudes et consentir des sacrifices afin de relancer la production agricole nationale", lance M. Préval pour qui il s’agit d’un défi national.
A l’issue de la cérémonie au palais national, le secrétaire d’état à l’agriculture, Joanas Gué, a annoncé la distribution de 800 tonnes métriques d’engrais au cours de l’année 2008. M. Gué a plaidé pour un changement de comportement qui permettra d’œuvrer en faveur de la souveraineté alimentaire soulignant que l’état doit renforcer les facteurs de production.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13761
A l’issue de la cérémonie au palais national, le secrétaire d’état à l’agriculture, Joanas Gué, a annoncé la distribution de 800 tonnes métriques d’engrais au cours de l’année 2008. M. Gué a plaidé pour un changement de comportement qui permettra d’œuvrer en faveur de la souveraineté alimentaire soulignant que l’état doit renforcer les facteurs de production.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13761
Les Etats-Unis sont préoccupés par la crise haïtienne
L’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, se déclare préoccupée par le retard dans la formation d’un nouveau gouvernement. " Il faut un gouvernement pour répondre aux besoins des haïtiens et nous attendons une décision dans un meilleur délai", dit-elle rappelant que la communauté internationale ne peut coopérer avec un gouvernement non légitime.
Tout en indiquant qu’il revient aux haïtiens de prendre des décisions politiques, Mme Sanderson rappelle que les Etats-Unis, en tant que voisin et ami, souhaite le développement d’Haïti.
La diplomate américaine a également annoncé une aide alimentaire de 20 millions de dollars en faveur d’Haïti touché par une crise alimentaire.
Elle explique que cette aide sera acheminée par le biais du Programme Alimentaire Mondial ( PAM) et d’autres réseaux de distribution présents en Haïti.
Cette annonce est intervenue alors qu’une délégation de 13 congresmen a effectué une visite de quelques heures dans la capitale haïtienne.Les membres de la délégation présidée par Carolyn Kirckpatrick ont eu des entretiens avec le président René Préval et d’autres membres du gouvernement sur les efforts à entreprendre pour faire face à la crise alimentaire.
Mme Kirckpatrick révèle qu’une nouvelle législation votée récemment permettra de créer plus de 50 000 emplois dans le pays.
De son coté, Barbara Lee, membre de la délégation, soutient que les élus américains sont préoccupés par la situation haïtienne. " Nous évaluons la crise afin de savoir comment réagir ", dit-elle envisageant une stratégie à long terme incluant la relance de la production agricole nationale.
Les élus américains sont également préoccupés par le trafic de la drogue en Haïti. Ils rappellent que le congrès a récemment voté une enveloppe de 2,5 millions de dollars pour lutter contre le trafic de la drogue en Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13760
Tout en indiquant qu’il revient aux haïtiens de prendre des décisions politiques, Mme Sanderson rappelle que les Etats-Unis, en tant que voisin et ami, souhaite le développement d’Haïti.
La diplomate américaine a également annoncé une aide alimentaire de 20 millions de dollars en faveur d’Haïti touché par une crise alimentaire.
Elle explique que cette aide sera acheminée par le biais du Programme Alimentaire Mondial ( PAM) et d’autres réseaux de distribution présents en Haïti.
Cette annonce est intervenue alors qu’une délégation de 13 congresmen a effectué une visite de quelques heures dans la capitale haïtienne.Les membres de la délégation présidée par Carolyn Kirckpatrick ont eu des entretiens avec le président René Préval et d’autres membres du gouvernement sur les efforts à entreprendre pour faire face à la crise alimentaire.
Mme Kirckpatrick révèle qu’une nouvelle législation votée récemment permettra de créer plus de 50 000 emplois dans le pays.
De son coté, Barbara Lee, membre de la délégation, soutient que les élus américains sont préoccupés par la situation haïtienne. " Nous évaluons la crise afin de savoir comment réagir ", dit-elle envisageant une stratégie à long terme incluant la relance de la production agricole nationale.
Les élus américains sont également préoccupés par le trafic de la drogue en Haïti. Ils rappellent que le congrès a récemment voté une enveloppe de 2,5 millions de dollars pour lutter contre le trafic de la drogue en Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13760
Un narcotrafiquant bahaméen ayant résidé en Haïti condamné aux USA
Darren Ferguson a transporté des tonnes de drogue aux Etats-Unis en provenance de la Colombie avec comme points de transit Haïti et la Jamaïque
lundi 19 mai 2008
Radio Kiskeya
Un ressortissant bahaméen ayant longtemps vécu en Haïti a été condamné le week-end dernier par la justice américaine pour son implication dans le trafic de drogue à destination des Etats-Unis, a indiqué Alice Fisher, l’assistante de la ministre de la justice (attorney général) pour la division des affaires criminelles.
Selon l’agence américaine NewsWire, le jury d’un tribunal de Washington, dans le district de Colombia, a établi la culpabilité de Darren Ferguson, 37 ans, un pilote expérimenté qui a transporté aux Etats-Unis des tonnes de cocaïne et de marijuana en provenance de la Colombie. Ces cargaisons de stupéfiants avaient toujours transité par Haïti et la Jamaïque.
Les preuves de l’implication du condamné dans le narcotrafic ont été établies lors d’une opération dénommée Busted Manatee menée en 2004 par l’agence antidrogue américaine (DEA) et d’autres services partenaires dans six pays.
Arrêté le 13 avril 2005 à la Jamaïque sous l’accusation d’avoir préparé et distribué au moins cinq kilos de cocaïne et des milliers de kilos de marijuana, Darren Ferguson avait été extradé vers les Etats-Unis le 3 février 2006.
Le narcotrafiquant, qui risque au moins 20 ans de prison ferme et au maximum la prison à perpétuité, sera fixé sur son sort le 8 septembre 2008 lorsqu’il comparaîtra devant l’honorable juge Gladys Kessler. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5037
lundi 19 mai 2008
Radio Kiskeya
Un ressortissant bahaméen ayant longtemps vécu en Haïti a été condamné le week-end dernier par la justice américaine pour son implication dans le trafic de drogue à destination des Etats-Unis, a indiqué Alice Fisher, l’assistante de la ministre de la justice (attorney général) pour la division des affaires criminelles.
Selon l’agence américaine NewsWire, le jury d’un tribunal de Washington, dans le district de Colombia, a établi la culpabilité de Darren Ferguson, 37 ans, un pilote expérimenté qui a transporté aux Etats-Unis des tonnes de cocaïne et de marijuana en provenance de la Colombie. Ces cargaisons de stupéfiants avaient toujours transité par Haïti et la Jamaïque.
Les preuves de l’implication du condamné dans le narcotrafic ont été établies lors d’une opération dénommée Busted Manatee menée en 2004 par l’agence antidrogue américaine (DEA) et d’autres services partenaires dans six pays.
Arrêté le 13 avril 2005 à la Jamaïque sous l’accusation d’avoir préparé et distribué au moins cinq kilos de cocaïne et des milliers de kilos de marijuana, Darren Ferguson avait été extradé vers les Etats-Unis le 3 février 2006.
Le narcotrafiquant, qui risque au moins 20 ans de prison ferme et au maximum la prison à perpétuité, sera fixé sur son sort le 8 septembre 2008 lorsqu’il comparaîtra devant l’honorable juge Gladys Kessler. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5037
Deux haïtiennes condamnées en Floride pour avoir exploité une "restavèK"
Evelyne Théodore et Maude Paulin, qui ont pendant six ans maltraité et réduite en esclavage Simone Célestin, seront fixées sur leur sort mardi
lundi 19 mai 2008
Radio Kiskeya
Un tribunal fédéral de Miami doit prononcer mardi la sentence de deux haïtiennes condamnées en mars dernier pour avoir contraint au travail sans rémunération pendant six ans Simone Célestin, une jeune compatriote qui avait le statut de "Restavèk" au sein de sa famille adoptive, rapporte le New York Times.
Agée de 23 ans, la demoiselle avait confié à ce tribunal du sud de la Floride avoir été arrachée à sa terre natale à 14 ans pour être conduite aux Etats-Unis où elle n’a jamais fréquenté un établissement scolaire. Simone Célestin avait également indiqué avoir été battue à plusieurs reprises alors qu’elle travaillait 15 heures par jour, dormait à même le sol et se nourrissait de restes d’aliments laissés sur la table à manger lorsqu’elle était desservie.
Elle a également révélé avoir été tenté un jour de mars 2004 de se suicider en absorbant de l’huile de moteur après été sévèrement brutalisée parce qu’elle n’avait pas fait le lit convenablement.
Ces témoignages accablants avaient porté les membres du jury à condamner Evelyne Théodore, 74 ans et sa sœur cadette Maude Paulin, 52 ans. Reconnues coupables d’avoir systématiquement violé les droits civils d’une fille "adoptée" depuis l’âge de 5 ans, elles connaîtront mardi la peine retenue par le tribunal.
Mademoiselle Célestin, qui n’en pouvait plus, avait fui la maison de ses "parents" avant d’être retrouvée près d’un hôpital et conduite au Centre de défense des droits des immigrants de la Floride. La prise en charge de ce dossier gravissime a débouché sur la comparution et la condamnation de mesdames Théodore et Paulin.
Le Département d’Etat estime entre 14.500 et 17.500 le nombre d’étrangers arrivant chaque année contre leur volonté sur le sol américain pour y être soumis à des conditions de travail proches de l’esclavage.
En Haïti, des dizaines de milliers d’enfants sont placés en domesticité dans de nombreux foyers. Ces "restavèk" sont victimes d’une forme d’esclavage moderne souvent oubliée. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5038
lundi 19 mai 2008
Radio Kiskeya
Un tribunal fédéral de Miami doit prononcer mardi la sentence de deux haïtiennes condamnées en mars dernier pour avoir contraint au travail sans rémunération pendant six ans Simone Célestin, une jeune compatriote qui avait le statut de "Restavèk" au sein de sa famille adoptive, rapporte le New York Times.
Agée de 23 ans, la demoiselle avait confié à ce tribunal du sud de la Floride avoir été arrachée à sa terre natale à 14 ans pour être conduite aux Etats-Unis où elle n’a jamais fréquenté un établissement scolaire. Simone Célestin avait également indiqué avoir été battue à plusieurs reprises alors qu’elle travaillait 15 heures par jour, dormait à même le sol et se nourrissait de restes d’aliments laissés sur la table à manger lorsqu’elle était desservie.
Elle a également révélé avoir été tenté un jour de mars 2004 de se suicider en absorbant de l’huile de moteur après été sévèrement brutalisée parce qu’elle n’avait pas fait le lit convenablement.
Ces témoignages accablants avaient porté les membres du jury à condamner Evelyne Théodore, 74 ans et sa sœur cadette Maude Paulin, 52 ans. Reconnues coupables d’avoir systématiquement violé les droits civils d’une fille "adoptée" depuis l’âge de 5 ans, elles connaîtront mardi la peine retenue par le tribunal.
Mademoiselle Célestin, qui n’en pouvait plus, avait fui la maison de ses "parents" avant d’être retrouvée près d’un hôpital et conduite au Centre de défense des droits des immigrants de la Floride. La prise en charge de ce dossier gravissime a débouché sur la comparution et la condamnation de mesdames Théodore et Paulin.
Le Département d’Etat estime entre 14.500 et 17.500 le nombre d’étrangers arrivant chaque année contre leur volonté sur le sol américain pour y être soumis à des conditions de travail proches de l’esclavage.
En Haïti, des dizaines de milliers d’enfants sont placés en domesticité dans de nombreux foyers. Ces "restavèk" sont victimes d’une forme d’esclavage moderne souvent oubliée. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5038
lundi 19 mai 2008
35 000 emplois bientôt créés grâce au Canada
Le Canada financera 15 projets afin d'alléger les effets de la pauvreté dans les quartiers défavorisés de Cité Soleil et des Gonaïves et, ainsi, contribuer à l'apaisement social en Haïti. A cet égard, une entente a été signée vendredi à l'hôtel El Rancho par l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et différents organismes haïtiens François Montour, chef de la coopération canadienne en Haiti, lors de la signature des accords (Photo: Cardichon Homère)
« Ces projets viennent en appui aux efforts du gouvernement haïtien dans sa quête de trouver des solutions aux problèmes criants auxquels la population haïtienne fait face actuellement », a dit François Montour, chef de la coopération canadienne en Haïti.
Les 15 projets touchent l'irrigation, la production vivrière et maraîchère, l'assainissement, la réhabilitation des infrastructures et le recyclage des déchets. Ils seront mis en œuvre avec la mairie de Cité soleil, celle de Port-au-Prince et des Gonaïves ainsi que des organisations de quatre régions du pays. 
Les fonds - de plus de cinq millions de dollars canadiens - seront administrés par le Centre de gestion des fonds locaux de la coopération canadienne en Haïti, en collaboration avec le Fonds développement et emploi (FODEM) et le Fonds « bati lavi ».

Les fonds - de plus de cinq millions de dollars canadiens - seront administrés par le Centre de gestion des fonds locaux de la coopération canadienne en Haïti, en collaboration avec le Fonds développement et emploi (FODEM) et le Fonds « bati lavi ».
Wilson Louis, maire de Cité Soleil (Photo: Cardichon Homère)
Le FODEM entend créer rapidement des emplois, temporaires ou durables. Ils permettront à des milliers d'Haïtiens de gagner leur vie tout en favorisant la mise en valeur des ressources et du capital humain. Selon M. Montour, cette aide canadienne s'inscrit dans deux logiques complémentaires en rapport avec la crise qui prévaut actuellement dans le pays : la création d'emplois et de revenus pour améliorer l'accès des populations aux produits alimentaires, et des mesures structurantes de relance des activités productives, en particulier activités agricoles. « Ces projets contribueront à la réduction du chômage en créant plus de 5 000 emplois permanents, dont quelque 2 000 pour les femmes. Plus de 30 000 personnes chaque jour pourront aussi trouver un emploi temporaire. »
De son côté, Stephen Moïse Junior, maire des Gonaïves, a déclaré que le « Projet bati lavi » devrait aider beaucoup la population gonaïvienne, après toutes les difficultés encourues au cours des quatre dernières années.
« Je souhaite que ma municipalité bénéficie grandement des retombées de ces projets », a-t-il dit, précisant que des travaux d'assainissement ont déjà commencé dans sa communauté.
4. Michel Constant, représentant du ministère du Plan et de la planification (Photo: Cardichon Homère)
Wilson Louis, maire de Cité Soleil, s'est dit fier d'accueillir dans le plus grand bidonville du pays le Projet « bati lavi». Il a souligné que celui-ci apportera des changements positifs au sein de sa communauté. « A travers ce projet, plus de 300 maisons du quartier de Bois Neuf endommagées lors des violences qui ont secoué Cité Soleil en 2004 seront réhabilitées, a dit M. Louis, ajoutant qu'il rêve que les habitants du bidonville puissent enfin respirer un nouvel air.
Pour sa part, Michel Constant, représentant du ministère du Plan et de la Coopération externe, a fait remarquer que dans le but d'aider les communautés locales à se doter d'un cadre de vie acceptable et plus propice au développement socio-économqiue, un séminaire de formation avait été organisé au profit des organisations partenaires de l'ACDI du 13 au 16 mai.
« Ce séminaire visait à fournir aux différentes organisations communautaires qui sont partenaires de l'ACDI les connaissances de base nécessaires pour mettre en oeuvre des projets en conformité avec la vision et les normes de la coopération canadienne », a-t-il indiqué.
Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
Faut-il applaudir avec les mains et les pieds ce projet qui fait intervenir plus de 5.000.000 ?
Le bon sens nous conduirait sur cette piste mais cependant nous sommes en Haïti. Le pays ou tout est possible. Le pays ou le mot le plus courant dans les discussions au niveau de la société est la corruption.
Avec l’âge de la décentralisation, il revient aux mairies et aux autorités locales de gérer ces projets.
Quelles compétences ? Quelles expertises ?
Autant d’interrogations non anodines.
En tout cas il faut s’attendre à ce que ces projets destinés à Cité Soleil et la ville des Gonaïves pourraient devenir assez vite un sujet de scandale ou une pierre d’achoppement.
Patientons.
Le bon sens nous conduirait sur cette piste mais cependant nous sommes en Haïti. Le pays ou tout est possible. Le pays ou le mot le plus courant dans les discussions au niveau de la société est la corruption.
Avec l’âge de la décentralisation, il revient aux mairies et aux autorités locales de gérer ces projets.
Quelles compétences ? Quelles expertises ?
Autant d’interrogations non anodines.
En tout cas il faut s’attendre à ce que ces projets destinés à Cité Soleil et la ville des Gonaïves pourraient devenir assez vite un sujet de scandale ou une pierre d’achoppement.
Patientons.
Dix athlètes haïtiens qualifiés pour les J.O.2008
Joël Brutus et Ange Mercie Jean Baptiste disputeront les Jeux Olympiques de Beijing en judo. Le dernier tournoi de qualification aux Jeux Olympiques de Beijing s'est tenu à Miami au James L. Knight Center, le dimanche 11 Mai dernier.Au tableau des résultats, le judo haïtien affichait six médailles, cinq de bronze gagnées par Joël Brutus (+100kg), Variotho Tibert (81kg), Raymond Daguilh 60kg, Edeline Bien-Aimé (63kg), Nadjeda Gena (70kg) et une médaille d'argent par Ange Mercie Jean-Baptiste (57kg).
Finalement après ce dernier tournoi qualificatif, deux athlètes ont trouvé leur billet pour représenter le judo haïtien aux prochains Jeux Olympiques de Beijing en août 2008 : Joël Brutus (en +100kg), et Ange Mercie Jean-Baptiste en 57kg.
Une fois de plus le judo haïtien sera présent aux Jeux Olympiques comme il l'a toujours été depuis l'instauration des qualifications après les Jeux de Barcelone en 1992.
Joël Brutus et Ange Mercie Jean- Baptiste retrouvent Azea Gustamar qui représentera Haïti en boxe au Jeux Olympiques de Beijing. En Athlétisme Haïti sera représentée par Dudley Dorival, Nadine Faustin, Moïse Joseph, Dayana Octavien, Frantz Valbona, Steve Délice et Ginou Etienne.Soit un total de dix athlètes.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=57611
Inscription à :
Commentaires (Atom)

