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vendredi 16 mai 2008

DECLARATION DE MONSIEUR PIERRE ERICQ PIERRE, EX- PREMIER MINISTRE DÉSIGNÉ

Je voudrais remercier le Président René Préval qui, en deux occasions, m’a proposé pour occuper la fonction de Premier Ministre de mon pays. Je remercie aussi les Sénateurs, les Députés, les partis politiques et les organisations de la société civile qui m’ont publiquement honoré de leur confiance. J’étends ces remerciements aux journalistes de la presse parlée, écrite et télévisée qui m’ont accompagné pendant tout le processus et qui ont fait preuve à mon endroit d’une objectivité qui les honore. Je remercie de façon spéciale mes collaborateurs qui ont bénévolement accepté de m’accompagner et de suivre à la lettre mes consignes. Je félicite les membres de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) pour leur victoire. Je leur souhaite aussi bonne chance.

Mon nom complet est Pierre Ericq Pierre. C’est ce nom qui figure dans mon acte de naissance, sur mes passeports et dans mes documents officiels. Je suis Haïtien et je n’ai jamais renoncé à ma nationalité. Tout comme je n’ai jamais obtenu ni sollicité la résidence en pays étranger. Si certains Parlementaires estiment que je ne suis pas un Haïtien d’origine, ils se réfèrent sans doute à des critères qu’ils sont les seuls à pouvoir définir.
J’avais accepté d’être désigné au poste de Premier Ministre et de mettre mes plus de 40 années d’intégrité au service de mon pays, parce que je m’étais persuadé que, en plus de l’expérience et de la compétence, notre pays a un urgent besoin de placer au timon des affaires, des hommes et des femmes intègres, étrangers aux combines et capables de prendre de la hauteur pour travailler avec succès à l’amélioration des conditions d’existence du peuple haïtien. Je m’étais dit que, pour affronter les multiples défis qui nous interpellent, il faudrait abandonner la politique politicienne, avoir foi dans la capacité de nos compatriotes, ceux de l’intérieur comme ceux de la diaspora. Du point de vue de la gouvernance générale, je m’étais dit que la priorité absolue de mon gouvernement serait de restaurer la confiance, d’aider mes compatriotes à regagner confiance en eux-mêmes et dans la patrie commune.
Mais, dès le début du processus, je me suis heurté aux forces de la corruption. Mon refus de pactiser avec elles me vaut aujourd’hui d’être écarté par la Chambre des Députés. Les mots « patrie » ou « intérêt du pays » n’ont jamais été présents dans les messages des émissaires qui me pressuraient pour négocier en faveur de leurs protégés des postes de Ministres, des enveloppes d’argent ou des projets pouvant faciliter leur réélection. J’ai toujours professé que je n’accepterais pas d’être Premier Ministre à n’importe quel prix. Et je ne pouvais pas non plus prendre des engagements qui hypothèqueraient les ressources du Trésor Public avant même d’entrer à la Primature. J’ai aussi voulu jouer cartes sur table, refusant d’entrer dans le jeu de ceux-là qui pensent pouvoir se cacher indéfiniment derrière un masque anti-néolibéral.
Je ne vis pas la décision de la Chambre des Députés comme un drame personnel. Après ma rencontre avec les membres de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) qui avaient accepté de me rencontrer, sur demande du Premier Ministre Jacques Edouard Alexis qui lui-même avait acquiescé à une requête du Président de la République, j’étais convaincu que le CPP n’allait pas m’appuyer. A moins que le Président de la République ou le Premier Ministre Jacques Edouard Alexis arrivent à persuader les membres de la Plateforme LESPWA qui ont rejoint le CPP de m’accorder leur vote. Ceci n’a pas eu lieu et je ne veux pas spéculer sur ce qui s’est passé.

L’une des raisons qui m’ont aussi porté à accepter la désignation, c’est parce que j’ai vécu très douloureusement les événements du début d’avril : les manifestations contre la cherté de la vie, la violence, le pillage et l’absence des pouvoirs publics. J’ai eu l’impression d’assister à une répétition pour une pièce de théâtre tragique. La politique n’a pas besoin d’être un jeu de massacres. Je m’étais dit qu’il fallait éviter à tout prix ce genre de situation et qu’il fallait faire mentir ceux-là, Haïtiens et étrangers qui professent que rien de bien, rien de grand et rien de beau ne peut sortir d’Haïti. Moi, par contre, je persiste à dire à qui veut m’entendre dans la communauté internationale que les problèmes de mon pays sont grands certes, mais que le peuple haïtien est plus grand que ses problèmes.
Comme Chef de gouvernement, j’allais m’imposer des impératifs de clarté, de simplicité ainsi que de rigueur. Je me préparais à faire vite et bien des choses concrètes. De mon point de vue, la politique de tout gouvernement doit être facile à comprendre : par les parlementaires qui doivent l’approuver et se l’approprier, par les ministres qui doivent l’appliquer, par le secteur privé qui doit être un partenaire privilégié, par les associations socioprofessionnelles, les organisations populaires, les syndicats, les ouvriers, les étudiants, les paysans et par le grand public qui doit bénéficier de ses retombées.
Je m’étais préparé à expliquer, encore expliquer, toujours expliquer. Une exigence de vérité allait présider à la politique de communication de mon gouvernement. Cette exigence se serait traduite par la transparence de son agenda. Les programmes d’actions seraient connus de tout le monde. Et les calendriers de mise en œuvre auraient été publiés de même que les rapports détaillés du budget de la République. En cas de dérapage du calendrier, l’opinion publique aurait été informée des causes de ce dérapage. En plus des média traditionnels, les nouvelles technologies de l’information et de la communication seraient mises à profit pour rendre ces informations disponibles rapidement. Le gouvernement ferait ainsi régulièrement le bilan de son action et publierait ouvertement ce bilan, en reconnaissant les lenteurs et les erreurs éventuelles.
La moralisation de la vie publique aurait été renforcée. La Loi sur le patrimoine qui permet la vérification de la transparence du patrimoine des élus, des hauts fonctionnaires, des membres du gouvernement, de leur entourage immédiat et des Parlementaires aurait été appliquée dans son intégralité .De même, les abus liés aux chantages politiques, à l’usage des pots-de-vin, aux passe-droits, aux trafics d’influence et au harcèlement sexuel auraient été réprimés.
Malgré les limitations du Document de Stratégie Nationale de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSNCRP), puisqu’un consensus semble avoir été trouvé pour en faire le document de référence du gouvernement, nous estimions que la feuille de route de l’équipe gouvernementale était assez simple. Voilà pourquoi, après l’analyse des trois piliers prioritaires et des multiples domaines d’intervention contenus dans ce document, nous en avions tiré six grands axes qui se déclinaient comme suit : (i).-Combattre la vie chère (Cet axe ne figure pas vraiment dans le DSNCRP, mais nous estimons qu’il était décisif pour la crédibilité du gouvernement.) (ii).-Assurer la relance de l’emploi et de la production nationale des biens et services. (iii).-Relancer la production agricole et la protection de l’environnement. (iv).-Moderniser l’État. (v).- Poursuivre et amplifier l’effort pour l’éducation et la santé. (vi).-Assurer le bon fonctionnement de la justice et combattre l’insécurité.

Nous nous proposions de mettre tout en en œuvre pour accélérer l’exécution des projets et établir à cet effet des critères de performance pour l’évaluation des activités des ministères et organismes impliqués dans la réalisation de ces travaux. Je considère en effet qu’il n’est pas normal, que pendant que nous sollicitons quotidiennement des ressources fraiches de nos partenaires internationaux, nous n’arrivions pas à utiliser, dans des délais raisonnables, les ressources déjà mises à notre disposition alors que nos communautés crient famine et que le chômage règne en maitre.

Nous pensions prendre des mesures pour coordonner effectivement la coopération internationale, approfondir et institutionnaliser les rapports avec la République Dominicaine, et définir une feuille de route en vue d’une meilleure coopération avec la MINUSTAH.

Je m’étais donc préparé à faire une différence et j’allais demander à mes collègues du gouvernement d’éviter que leur compassion pour les pauvres ne se transforme ni en indifférence pour les moins pauvres ni en haine pour les riches. Mais, j’avoue que j’avais sous-estimé le poids des forces de la corruption. Je reste cependant confiant que mes compatriotes, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, de l’intérieur et de la diaspora, ne se laisseront pas éternellement intimider par lesdites forces.

Il nous faut maintenir la stabilité politique et renforcer la cohésion sociale. Ceci implique un engagement réel de la part de tous les acteurs de la vie nationale.

Port-au-Prince, le 15 mai 2008

P.S M. Pierre a lu cette déclaration liminaire lors d’une conférence de presse à l’hôtel Montana, à Pétion-Ville.

Wagneau Eloi croit en son Haïti...Pour une qualification à la coupe du monde 2010

Jeudi 15 mai 2008
Deux fois champion de France (1998 avec le RC Lens et 2000 avec l'AS Monaco), champion du monde militaire avec la France (1995) et même deuxième meilleur buteur du championnat de Belgique (au KSV Roulers en 2006), Wagneau Eloi a connu près de quinze années d'une carrière bien remplie.
Mais à peine les crampons raccrochés, alors que beaucoup coulent une retraite dorée, l'enfant de Port-au-Prince a immédiatement voulu se mettre au service de son île, Haïti.
Nommé sélectionneur national le 8 avril dernier, le voici face à un défi de taille : marcher sur les traces des héros de 1974, qualifiés pour la Coupe du Monde de la FIFA disputée en Allemagne.
"A force de travail, je sais que nous pouvons y arriver", a-t-il confié en exclusivité à FIFA.com. "Dans le pays, peu de gens croient en nos chances. C'est à nous de leur donner tort. Le tirage au sort nous a été plutôt favorable. Il faut en profiter. Croire en soi permet toujours de se surpasser". J'ai conscience des qualités de mes joueurs. Maintenant c'est à eux de s'en persuader. C'est rageant de les voir manquer de foi


Wagneau Eloi, nouveau sélectionneur d'Haïti


La confiance est d'ailleurs le leitmotiv de l'ancien avant-centre. " J'ai conscience des qualités de mes joueurs. Maintenant c'est à eux de s'en persuader. C'est rageant de les voir manquer de foi". A titre d'exemple, il cite le dernier match amical face au Guatemala. Le 23 avril dernier, Haïti s'était incliné 0:1 devant l'une des places fortes de la Zone Amérique du Nord, centrale et Caraïbes.


"Avec une équipe composée uniquement de joueurs locaux, j'ai pu évaluer nos forces et faiblesses. Il ne nous a pas manqué grand chose pour obtenir un meilleur résultat.

Mes joueurs ne doivent avoir peur de personne".
Du retard à rattraperEloi gère sa sélection comme un club, avec un entraînement presque quotidien. "Je ne les mets à la disposition de leur équipe que le vendredi.


Nous avons accumulé beaucoup de trop de retard pour pouvoir nous préparer d'un match à l'autre. Il faut faire de gros efforts et seulement après, nous pourrons lâcher du leste".
Ainsi, les Haïtiens espèrent atteindre le meilleur d'eux-mêmes à la mi-juin, pour le début des éliminatoires pour Afrique du Sud 2010.
"Notre préparation est calée sur une participation au tour suivant. C'est un travail sur le long terme. Mais il faut d'abord se concentrer sur cette confrontation face aux Antilles néerlandaises. Nous serons favoris mais j'ai observé cette équipe face au Nicaragua, il ne faudra pas la prendre de haut. Nos conditions de préparation ne sont pas idéales alors si écart il y a entre les deux équipes, il pourrait se réduire".
Le nouveau sélectionneur défini donc les axe de travail.
"Notre pays dispose de peu de moyens, il manque presque tout. Ce n'est pas idéal pour les footballeurs. Je cherche donc à faire comprendre à mes joueurs qu'ils doivent partir le plus loin possible pour s'aguerrir. Il faut s'éloigner du contexte pour bénéficier d'un peu plus de sérénité. Ils se sous-estiment. Pourtant le talent est là. J'ai également un autre souci : ils manquent de rigueur. Je veux leur faire comprendre que si le football est une passion, si jouer est un plaisir, ils pourraient aussi en faire leur métier. Mais pour cela, il faut souffrir et saisir sa chance".
Ils comprennent que lorsque je prends la parole, c'est mon expérience qui parle. Mais ils savent aussi que s'ils démarrent de zéro en tant que joueurs, j'en fais de même dans mon rôle d'entraîneur. Nous allons donc grandir ensemble. Nous avons à apprendre les uns des autres. Le challenge est intéressant et c'est très valorisant de s'investir
Wagneau Eloi à propos de la relation avec ses joueurs
Ses états de service en tant que joueur parlent pour le nouvel homme fort du football haïtien. Il sait ce qu'est l'exigence du haut niveau et tente de le transmettre à ses joueurs." Ils comprennent que lorsque je prends la parole, c'est mon expérience qui parle. Mais ils savent aussi que s'ils démarrent de zéro en tant que joueurs, j'en fais de même dans mon rôle d'entraîneur. Nous allons donc grandir ensemble. Nous avons à apprendre les uns des autres. Le challenge est intéressant et c'est très valorisant de s'investir".
Reste maintenant à obtenir des résultats. Mais là encore, Wagneau Eloi ne semble pas douter un seul instant. "Il faut sensibiliser l'opinion publique pour que tout le monde soit dernière nous. Nous ferons un beau parcours, je vous le promets !"
http://fr.fifa.com/worldcup/news/newsid=766870.html#eloi+croit+haiti

Ericq Pierre s’exprime sur son échec : Les forces de la corruption étaient derrière le vote des Députés

L’ex-Premier ministre désigné égratigne diplomatiquement le Président Préval et le Premier ministre Alexis en commentant l’attitude hostile des Députés du CPP, dont ceux de Lespwa, envers lui
Jeudi 15 mai 2008
Radio Kiskeya
L’ancien Premier ministre désigné Ericq Pierre a rompu le silence jeudi, quatre jours après le rejet de sa candidature, en assimilant implicitement à des corrompus les Députés l’ayant écarté et en laissant planer des doutes sur l’attitude du Président René Préval et de son Premier ministre sortant, Jacques-Edouard Alexis, au cours du processus de ratification.
"Je me suis heurté au poids des forces de la corruption" a martelé lors d’une conférence de presse l’agronome Pierre qui a clairement attribué son échec lundi dernier à la Chambre basse à son refus de "négocier avec des émissaires des postes, de l’argent ou le financement de projets en vue de la réélection des parlementaires". Usant d’un langage ironique pour désigner ses adversaires de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP), il les a félicités pour "leur victoire" et n’a pas oublié de leur souhaiter "bonne chance".
Soulignant que les expressions telles "patrie" et "intérêts du pays" étaient toujours absentes des propos de ses interlocuteurs, Ericq Pierre a indiqué avoir été convaincu bien avant le vote de lundi du sort qui lui était réservé à cause de l’opposition acharnée du bloc CPP à sa candidature. Lucide, il a estimé que seuls le Président Préval et le Premier ministre Alexis étaient capables d’inverser le cours des événements. "Mais, tel n’a pas été le cas", a-t-il noté, sans toutefois chercher à en savoir davantage.
Dans la foulée, Ericq Pierre, considéré comme un ami personnel de René Préval, a révélé que faute de temps, il n’a pas encore rencontré le chef de l’Etat depuis le revers qui lui a été infligé, le deuxième en onze ans.
Appelant de ses vœux à une "moralisation de la vie publique", le représentant d’Haïti à la Banque interaméricaine de développement (BID) s’est inquiété de la capacité des dirigeants haïtiens à s’accomoder de la corruption comme de bien d’autres maux de société insupportables au 21e siècle.
Revenant sur la rocambolesque histoire de son identité et de sa nationalité haïtienne douteuses, le candidat déchu a tenu à préciser qu’il s’appelle bien Piere Ericq Pierre et que les origines haïtiennes de lui-même et de ses parents ne souffraient absolument d’aucun doute. Il a estimé que ce prétexte mis en avant pour l’éliminer de la course à la Primature était peut-être dû à une certaine ignorance doublée de la volonté de lui faire payer son "attachement à certains principes".
Sur l’image caricaturale qu’on projette de lui dans l’opinion publique en tant que "chantre du néolibéralisme économique", M. Pierre a dénoncé "ceux qui se cachent derrière ce masque" et invité les parlementaires antinéolibéraux à faire preuve de cohérence en "usant de leur droit d’ordonner le retrait immédiat d’Haïti de la BID, de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI)".
Enfin, Ericq Pierre n’a pas voulu commenter les spéculations selon lesquelles le Président Préval aurait l’intention de relancer sa désignation. Endossant l’habit d’observateur attentif de l’évolution des instutions haïtiennes, il a fait remarquer que des trois pouvoirs, seul le Judiciaire est faible. Quant aux deux autres, l’Exécutif et le Législatif, ils sont suffisamment forts pour imposer leur loi, souvent à leur profit, et c’est l’un des grands drames de ce pays, selon Ericq Pierre.
Alors que l’ancien candidat vient de faire ses premièsres déclarations publiques sur l’événement de lundi dernier, le chef de l’Etat continue, lui, de se montrer très discret sur la façon dont il entend procéder pour doter le pays d’un nouveau gouvernement un mois déjà après la destitution de Jacques-Edouard Alexis. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5028
Un avis : Monsieur Pierre Ericq Pierre, définitivement vous prêchez à des convertis. Une grande partie de la population avait déjà compris les causes de votre échec. Ainsi va le monde, ainsi va la vie, ainsi va Haïti…
Il ne restera qu’à l’ONU de nous nommer un administrateur au grand dam de nos nationalistes abusés ; car la communauté internationale ne passera pas encore deux siècles à se « soucier » à leur manière du sort d’Haïti et des haïtiens.
Pendant que le bloc de députés progressistes chante la victoire de la démocratie, vous aurez eu le cran et la décence de toucher la plaie du doigt. Votre désignation aura servi à quelque chose.
Les personnages qui représentent l’autorité – ceux qui ont les mains propres et la conscience claire – sauront prendre des notes et surtout agir quand les « maîtres du moment » se seront affranchis de l’immunité parlementaire.
La société haïtienne aussi devrait en prendre acte pour aiguiser mieux leurs critères au moment de choisir les représentants « dipèp ».
Elle se doit aussi de demander des comptes sur la gestion des ressources du pays.

Lula et Zapatero s’apprêtent à dévoiler à Lima un plan humanitaire en faveur d’Haïti

Les dirigeants brésilien et espagnol lanceront un projet de coopération avec le pays lors du sommet Amérique latine/Caraïbe/Union européenne
Jeudi 15 mai 2008
Radio Kiskeya
Le Président brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva et le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodrìguez Zapatero ont annoncé jeudi à Brasilia un plan de soutien à Haïti qu’ils dévoileront au sommet eurolatinoaméricain prévu vendredi et samedi à Lima, selon un communiqué conjoint relayé par l’agence britannique Reuters.
Au cours d’un déjeûner de travail au Palais de Alvorada, la résidence officielle du chef de l’Etat brésilien, les deux dirigeants ont convenu de proposer la création d’un "programme d’asistance humanitaire à Haïti" grâce aux contributions volontaires des gouvernements d’Amérique latine, de la Caraïbe et de l’Union européenne.
"Les discussions ont porté sur des projets conjoints de coopération avec Haïti en vue de renforcer notre coopération avec ce pays devant la situation qui y sévit", a indiqué à la presse Zapatero. Il a effectué un bref passage dans la capitale brésilienne avant de rejoindre au Pérou les représentants d’une soixantaine de pays ayant confirmé leur participation au Ve sommet ALC-UE.
A Port-au-Prince, la presse ne disposait jeudi soir d’aucune indication sur la composition de la délégation haïtienne à cet important forum transatlantique, un mois après les violentes protestations sociales contre la faim et la hausse des prix alimentaires qui avaient emporté le gouvernement Alexis. Ces émeutes de la faim avaient fait six morts et causé d’énormes pertes à l’économie nationale déjà anémiée. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5027
Un avis :
Monsieur ZAPATERO et LULA Da SILVA devraient relire et tenir compte des éléments et des accusations dévoilés lors de la conférence de presse de Monsieur PIERRE Pierre Ericq.
Il a mentionné ouvertement l’ensemble des problèmes qui définissent, caractérisent, configurent et pérennisent l’état délabrant du pays.
Aujourd’hui, la communauté internationale ne doit plus fermer les yeux sur ces aspects qui sont réels et handicapants.
Mais de grâce, ne soyez plus indifférents à la souffrance du peuple. Rangez-vous du côté de la raison. Eloignez-vous de l’indécence.

jeudi 15 mai 2008

La page Ericq Pierre est tournée selon Joseph Jasmin

Joseph Jasmin, coordonnateur de Lespwa et ministre chargé des relations avec le parlement affirme que la page Ericq Pierre est tournée après le vote de la chambre basse. Il soutient que le rejet de la candidature de M.Pierre ne nuit pas aux bonnes relations qu’il entretien avec tous les parlementaires même s’il admet que les députés n’ont pas suivi le mot d’ordre de la direction de Lespwa.
Joseph Jasmin n’entend pas parler de déception du chef de l’état qui dit-il devra nommer une nouvelle personnalité.
Joseph Jasmin semble peu ou pas intéressé par la proposition d’Osner Fevry relative á une nouvelle désignation d’Ericq Pierre. M. Fevry soutient que le dossier a été rejeté en raison d’une erreur du chef de l’état qui avait désigné Ericq Pierre alors qu’il devrait inscrire le nom de Pierre Ericq Pierre. " Il faut prendre la chambre des députés au mot, on peut corriger une erreur technique", lance M. Fevry faisant valoir que juridiquement le dossier peut être introduit á nouveau.
Le juriste rappelle que les débats á la chambre basse ont porté sur l’aspect technique et non politique.Cependant des parlementaires de Lespwa ne souhaitent pas revoir Ericq Pierre au parlement dans les prochains jours.
Le député Jean Delouie Felix est opposé à une nouvelle désignation d’Ericq Pierre estimant que ceci pourrait être assimilé à une provocation. " Il s’agit d’un vote de non confiance, une provocation peut conduire á une altercation", insiste t-il. Le parlementaire se déclare attaché au respect des prescrits constitutionnels tout en admettant les problèmes de l’état civil haïtien.
En début de semaine d’autres chefs de file de Lespwa, les sénateurs Joseph Lambert et Kelly Bastien, avaient pris acte du vote de la chambre basse et espéraient la désignation d’une nouvelle personnalité par le chef de l’état. Les sénateurs Lambert et Bastien avaient rejeté les critiques contre la formation Lespwa faisant remarquer que des élus d’autres partis avaient également voté contre le choix d’Ericq Pierre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13753

PREMIER MINISTRE A TOUT PRIX...MAIS QUE DIABLE ALLAIT-IL FAIRE DANS CETTE GALERE ?

Premier ministre à tout prix. Ceci pourrait bien servir de titre à un film produit par Costa Gavras. Aujourd’hui on l’applique au problème Ericq Pierre. Mais que diable va-t-il faire dans cette galère ?
Moi si j’étais Ericq Pierre je me cacherais sous mon lit. Je ferai dire : « il n’est pas là, non » par la bonne si on vient me chercher. Je chanterai comme Joe Dassin : « Moi je dis non, non je veux dormir la nuit ; j’ai pas d’autre ambition dans la vie, très peu pour moi je suis heureux comme ça ; c’est vraiment très gentil mais non merci. »
Aujourd’hui je ne pense pas que le sens du devoir et la volonté d’aider le pays puissent pousser un fonctionnaire compétent, imbu de la façon « normale » de faire les choses, à accepter à rentrer dans cette jungle pour essayer de convertir Lucifer lui-même à Jésus Christ. Car telle est l’ampleur de la tache qui attend tout homme décidé à faire bouger les choses.
HAITI EST INGOUVERNABLE.
Les nationalistes, les théoriciens qui n’existent que par leurs écrits publics. Qui ne dévoilent jamais le fond de leurs conversations intimes avec leurs femmes et leurs enfants cachés ou mis en sécurité à l’étranger, n’accepteront jamais cette vérité qui nous enlève de notre fière essence de première République noire du monde.
Mais à force de persister dans la médiocrité au profit d’un orgueil démesuré les bases de l’essentiel s’effritent et notre édifice s’enfonce vers le néant.
Hier l’armée, aujourd’hui le pouvoir législatif. Hier la dictature. Aujourd’hui les institutions politiques déliquescentes. Au finish, un même et seul résultat tous les compteurs restent au rouge.
Dans le quotidien de la société haïtienne, il se passe de ces choses portant harmonieusement bien l’étiquette « d’abominable » partout ailleurs qui est banalisé chez nous avec, l’insouciance de l’imbécile heureux, d’une manière outrageusement dangereuse. De l’extérieur, heureusement pour ma santé mentale d’ailleurs, j’ai lu l’épisode de ce » directeur médical de l’hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti qui s’est fait tabasser par des grévistes qui réclamaient avec raison des arriérés de salaires. Dans une institution qui fonctionne avec une organicité logique, je vois mal comment un directeur médical pourrait quelque chose à voir avec le paiement des employés ?
Ce monsieur aurait pu mourir. Etre découpé à coups de machette. Une façon très à l’haïtienne d’intégrer dans les mœurs le processus démocratique que l’on veut bien nous faire avaler par le cul.
Cependant cette nouvelle n’a pas beaucoup ébranlé ni le monde médical, ni le monde syndical, ni le monde politique, ni la société civile. Ce fut un fait divers. Un fait banal. C’est le prix à payer pour servir quand le motif est vraiment servir.
Si le fait que des grévistes s’en prennent et malmènent le directeur technique d’une institution universitaire ait été banalisé dans l’indifférence absolue, un autre fait encore plus grave n’a pas ébranlé non plus l’opinion publique nationale.
En effet au cours des manifestations contre la faim, des émeutiers violents, après avoir sillonné – pour en croire aux médias- les rues de la capitale à la recherche du Président de la République, ont voulu pénétrer à la force l’enceinte du palais national. Les manifestants ne portaient ni un lotus blanc ni une branche de laurier. Ils avaient la mimique de la violence incontrôlable dessinant un affreux rictus sur leurs visages.
L’histoire d’Haïti renferme dans ces glorieuses pages, des anecdotes horribles d’un Président de la République qui s’était fait lyncher par une foule. Taper sur google « Villebrun Guillaume Sam », vous verrez si quelqu’un a eu le courage de décrire les affres de cette période pré occupation américaine.
En effet, servir Haïti est définitivement un pari dangereux. Si on n’a pas appris à se procurer les boucliers à la mode. Pour ce faire il faut commencer par se défaire des scrupules, rentrer dans la danse en plein milieu de la fange nauséabonde que constitue ce que l’on se plait à dénommer le monde de la politique. Constituer sa cour moyennant la distribution périodique de postes ou d’espèces. Ainsi on obtient des pseudo-soldats disposés à crier : Joxibrin Président, Joxibrin ou la mort.
Plus efficace encore les apparitions de ces visages de la peur, avec des faciès typiques : dreadlocks, yeux hyper-rouges lançant des éclairs terrifiants. Juste pour dissuader les adversaires.
Voilà le modus operandi prôné par notre société.
Tout individu qui prétend, au nom de la logique et de l’évolution de la pensée d’aujourd’hui s’engage à échouer.
Je me rappelle encore un cultivateur des zones agricoles d’antan, situées dans la périphérie de Fontamara, zones devenues célèbres par les bidonvilles caricaturales édifiées sur les hauteurs et surtout les nids de violences sociales sans précédents qui y sont couvés.
Avec des propos durs, produits hybrides de l’ignorance candide et de l’incompréhension idiote, il exprimait en 1986 toute sa joie de vivre en pleine démocratie. Il disait en langue vernaculaire ce qui se traduirait en Français par : « aujourd’hui, nous vivons en démocratie, si quelqu’un me fait chier, je le découpe à la machette ». Ses mots s’accompagnaient du geste allégorique qui consistait à sortir sa machette « COULINE », bien aiguisée de la gaine attachée à sa ceinture.
Haïti agonisait déjà à cette époque. Haïti est un dur à cuire et fait de la résistance. Personne ne semble avoir trouvé la potion magique pour cesser ces souffrances dans un sens ou dan l’autre.
Pour revenir au sujet actuel du poste de Premier Ministre, il faut croire que Monsieur Ericq PIERRE imbu ou en possession d’une baguette magique qui va rétablir l’équilibre citoyen entre le droit et le devoir. Ce serait la première grande bataille à gagner.
Les rumeurs qui circulent autour d’une nouvelle nomination présidentielle de ce compatriote vont bon train. Ailleurs on serait tenté de dire que cet entêtement du Président correspondrait à un projet politique et stratégique bien déterminé. Mais en Haïti, la logique n’accompagne pas toujours ni les actions ni les discours.
Avec sa formation académique, son expérience à gérer de grands dossiers, Ericq Pierre devrait être utile à la nation Haïtienne.
A un moment de la durée, les législateurs qui ont rejeté sa nomination n’aurait pas été habilités à dénouer les courroies des ses chaussures. C’était abominable. Aujourd’hui, ces mêmes législateurs s’arrogent le droit de priver la nation de ces compétences sans lui laisser l’occasion de faire ces preuves. Ce n’est pas mieux.
Le pire dans tout ça, c’est que définitivement, la nomination du Premier ministre désigne a été rejeté sur des bases peu solides. Les députés auraient au moins pu attendre la déclaration de la politique générale.
En attendant disons avec Monsieur Ericq PIERRE, à quelque chose, malheur est bon. A 63 ans les décharges d’adrénaline font du mal aux artères coronaires. Résignez-vous de n’avoir pas été poussé dans cette galère !

Dl/JJ 15/05/08

Don de 4 navires de la US Navy à Haïti

Dans le cadre de la lutte contre la drogue
Jeudi 15 mai 2008
Radio Kiskeya
Les Etats-Unis d’Amérique ont officiellement fait don mercredi de 4 navires à Haïti, dans le cadre de la lutte contre le trafic de la drogue.
L’amiral Steeve Branham de la US Navy (marine de guerre des Etats-Unis), en a fait l’annonce mercredi, au cours d’un point de presse dans les nouveaux locaux de la mission diplomatique américaine à Tabarre (Est de Port-au-Prince).
Outre leur utilisation dans la lutte contre le trafic de la drogue, ces bateaux pourront aussi servir à protéger les côtes d’Haïti, a fait savoir le haut gradé de la marine de guerre des Etats-Unis.
Le gouvernement des Etats-Unis avait déjà fait don, le 16 juin 2006, d’un montant de $330,000 dollars américains à la Garde-Côtière Haïtienne, pour l’acquisition d’une grue et d’une fourche d’élévation destinées à aider à l’entretien et à la réparation des bateaux à la Base Amiral Killick à Port-au-Prince (Côte-Plage, banlieue sud de la capitale).
Ce don incluait une formation des membres de la Garde-Côtière Haïtienne à la manipulation des deux instruments.
La Garde-Côtière Haïtienne figure en bonne position dans le dispositif de contrôle du narco-trafic et des voyages clandestins vers les Etats-Unis mis en place dans le cadre de la coopération entre Haïti et les Etats-Unis. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5023

Un gouvernement légitime pour la publication de la nouvelle loi électorale

Raison de plus pour l’urgence du choix d’un nouveau premier ministre, selon le vice-président de la Chambre basse
jeudi 15 mai 2008,

Radio Kiskeya
Le vice-président de la Chambre des députés, Eloune Doréus (Organisation du Peuple en Lutte, OPL) a appelé mercredi à la formation urgente d’un nouveau gouvernement, l’équipe démissionnaire ne pouvant pas promulguer la nouvelle loi électorale votée mardi par la Chambre basse, conformément aux corrections apportées dans le document par le Sénat.
« Seul un gouvernement légitime peut publier le document électoral », a-t-il fait remarquer en insistant sur les exigences constitutionnelles en la matière. De ce fait, la Chambre des députés attend de l’Exécutif une nouvelle convocation à l’extraordinaire afin de pouvoir ratifier le prochain chef de gouvernement que le chef de l’Etat, en consultation avec les présidents des deux Chambres du parlement, voudra bien choisir dans le meilleur délai.
Les élections pour le renouvellement du tiers du Sénat s’avèrent d’une urgente nécessité pour le fonctionnement et la « survie » même du Parlement haïtien. Depuis le 8 mai, le Sénat fonctionne avec un effectif réduit de 18 membres et un quorum fragile de 16 membres. Toute paralysie du Sénat par le fait de l’absence d’au moins deux sénateurs peut entraîner l’arrêt du fonctionnement du pouvoir législatif, les deux Chambres travaillant en synergie dans l’analyse, le vote et la ratification des lois, accords et conventions. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5024

Un député lance un SOS en faveur de la libération d’une fillette de 5 ans enlevée à l’Arcahaie

Forte rançon réclamée par les ravisseurs
Jeudi 15 mai 2008,
Radio Kiskeya
Une fillette de 5 ans, Anabelle Montour, enlevée le vendredi 9 mai à Robert, une localité de la 1e circonscription de Bocassin, (Arcahaie, Ouest), était toujours, mercredi, aux mains de ses ravisseurs.
Dans un premier temps, ces derniers avaient réclamé 100 mille dollars américains en échange de la libération de l’adolescente. Par la suite, ils ont ramené leurs prétentions à 25 mille dollars américains, a révélé mercredi le député de l’Arcahaie, Pierre Féquière Julien.
Le parlementaire presse les autorités judiciaires et policières d’agir vite afin de retrouver la petite Anabelle.
Lors de son point de presse hebdomadaire, le porte-parole de la Police Nationale d’Haïti, le commissaire Frantz Leurebours, a estimé mercredi à 8 le nombre de cas de kidnapping portés à la connaissance de la police pour la période allant du 1er au 13 mai. Des opérations policières ont été réalisées avec succès dans 3 de ces cas, tandis que pour les 5 autres les otages ont été libérés contre rançon.
Un homme d’affaires bien connu à Pétion-Ville (Est de Port-au-Prince), Stanley Sabba surnommé "Papite", a été abattu dans la nuit de lundi à mardi par des ravisseurs devant son domicile à Morne Hercule, en tentant de s’opposer à son enlèvement. Il a par la suite succombé à ses blessures à l’hôpital. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5025
Commentaires:
Il ne fait pas partie du CPP le député Julien " Les vrais maîtres à jouer " de la nouvelle donne politique haïtienne ?
En attendant que les politiciens continuent la danse avec leurs diatribes politiciennes, la société haïtienne croupit encore sous le poids des malveillants qui profitent du vide institutionnel pour agir...

Haïti/Eglise : Nomination d’un nouveau Nonce apostolique par le Pape

Mercredi 14 mai 2008
P-au-P, 14 mai 08 [AlterPresse] --- Le Pape Benoît XVI, de son vrai nom Joseph Ratzinger, a nommé un nouveau Nonce apostolique en Haïti pour succéder à l’italien Mario Giordana.
Il s’agit de Monseigneur Bernardito Auza des Philippines. Le nouveau doyen du corps diplomatique en Haïti est âgé de quarante-neuf ans.
Docteur en théologie, Monseigneur Auza était conseiller à la représentation pontificale près de l’ONU à New York.
Ces vingt-huit dernières années, le prélat a représenté le Vatican successivement au Madagascar, en Bulgarie, en Albanie et à New York. [vs do gp apr 14/05/2008 23:00]http://www.alterpresse.org/spip.php?article7248

Le bloc CPP farouchement opposé à une remise en selle d’Ericq Pierre

Deux Députés de ce groupe majoritaire assimilent à une "provocation" toute éventuelle tentative du Président Préval de solliciter une fois de plus la ratification du fonctionnaire international ;
Un élu de l’OPL pense au contraire que M. Pierre peut toujours devenir Premier ministre
Mercredi 14 mai 2008
Radio Kiskeya
Les membres de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP), principale responsable de l’échec d’Ericq Pierre à la Chambre des Députés, ont mis en garde mercredi le Président René Préval contre une "provocation" qui consisterait à redésigner le candidat déchu.
Voulant couper court aux rumeurs persistantes sur un possible retour de l’agronome Pierre, les Députés Paul Olivard Richard (Fanmi Lavalas) et Jean Delouis Félix (Lespwa) ont fait savoir au chef de l’Etat que toute reconduction de l’intéressé aboutirait au même résultat à cause des anomalies relevées dans ses documents d’Etat civil. Ils ont exhorté le Président à nommer une autre personnalité capable de surmonter les écueils de la constitution. Selon Richard et Félix, tant que la loi mère sera en vigueur, aucun prétendant au poste de Premier ministre ne pourra bénéficier du soutien de la Chambre basse s’il n’est pas en mesure de prouver la nationalité haïtienne de ses grands-parents.
Pour sa part, Jean Rigaud Bélizaire, de l’Organisation du peuple en lutte (OPL), a rappelé qu’aucune contrainte constitutionnelle n’empêchait une nouvelle désignation d’Ericq Pierre. Il a estimé que l’assemblée des Députés n’aurait d’autre solution que de ratifier le choix du Président de la République si les correctifs nécessaires étaient apportés aux pièces de M. Pierre.
Alors que les rues de Port-au-Prince sont devenues ces dernières heures une folle machine à rumeurs, le Président Préval continuait de garder le plus grand mutisme et d’entretenir le suspense sur ses intentions. Certains de ses collaborateurs se sont contentés d’affirmer que le chef de l’Etat avait été "surpris" par le dénouement du vote et procédait à une "évaluation de la situation".
Quant à Ericq Pierre, déjà candidat malheureux à la Primature en 1997, il devrait se prononcer pour la première fois jeudi sur son nouvel échec, lors d’une conférence de presse très attendue.
51 Députés contre 35 et 9 abstentions avaient rejeté la désignation de l’agronome de 63 ans en émettant ouvertement des doutes sur ses origines haïtiennes. Une décision qui fait durer la mission du Premier ministre démissionnaire, Jacques-Edouard Alexis, chargé de liquider les affaires courantes depuis sa destitution par le Sénat, le 12 avril dernier, suite à de violentes protestations sociales contra la vie chère. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5021
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Commentaires:
Premier ministre à tout prix. Ceci pourrait bien servir de titre à un film produit par Costa Gavras. Aujourd’hui on l’applique au problème Ericq Pierre. Mais que diable va-t-il faire dans cette galère ?
Moi si j’étais Ericq Pierre je me cacherais sous mon lit. Je ferai dire : « il n’est pas là, non » par la bonne si on vient me chercher. Je chanterai comme Joe Dassin : « Moi je dis non, non je veux dormir la nuit ; j’ai pas d’autre ambition dans la vie, très peu pour moi je suis heureux comme ça ; c’est vraiment très gentil mais non merci. »
Aujourd’hui je ne pense pas que le sens du devoir, la volonté d’aider le pays puissent pousser un fonctionnaire compétent, imbu de la façon « normale » de faire les choses, à accepter à rentrer dans cette jungle pour essayer de convertir Lucifer lui-même à Jésus Christ. Car telle est l’ampleur de la tache qui attend tout homme décidé à faire bouger les choses.
HAITI EST INGOUVERNABLE.
Les nationalistes, les théoriciens qui n’existent que par leurs écrits publics. Qui ne dévoilent jamais le fond de leurs conversations intimes avec leurs femmes et leurs enfants cachés ou mis en sécurité à l’étranger, n’accepteront jamais cette vérité qui nous enlève de notre fière essence de première République noire du monde.
Mais à force de persister dans la médiocrité au profit d’un orgueil démesuré les bases de l’essentiel s’effritent et notre édifice s’enfonce vers le néant.
Hier l’armée, aujourd’hui le pouvoir législatif. Hier la dictature. Aujourd’hui les institutions politiques déliquescentes. Au finish, un même et seul résultat tous les compteurs restent au rouge.
Dans le quotidien de la société haïtienne, il se passe de ces choses portant harmonieusement bien l’étiquette « d’abominable » partout ailleurs qui est banalisé chez nous avec, l’insouciance de l’imbécile heureux, d’une manière outrageusement dangereuse. De l’extérieur, heureusement pour ma santé mentale d’ailleurs, j’ai lu l’épisode de ce » directeur médical de l’hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti qui s’est fait tabasser par des grévistes qui réclamaient avec raison des arriérés de salaires. Dans une institution qui fonctionne avec une organicité logique, je vois mal comment un directeur médical pourrait quelque chose à voir avec le paiement des employés ?
Ce monsieur aurait pu mourir. Etre découpé à coups de machette. Une façon très à l’haïtienne d’intégrer dans les mœurs le processus démocratique que l’on veut bien nous faire avaler par le cul.
Cependant cette nouvelle n’a pas beaucoup ébranlé ni le monde médical, ni le monde syndical, ni le monde politique, ni la société civile. Ce fut un fait divers. Un fait banal. C’est le prix à payer pour servir quand le motif est vraiment servir.
Si le fait que des grévistes s’en prennent et malmènent le directeur technique d’une institution universitaire ait été banalisé dans l’indifférence absolue, un autre fait encore plus grave n’a pas ébranlé non plus l’opinion publique nationale.
En effet au cours des manifestations contre la faim, des émeutiers violents, après avoir sillonné – pour en croire aux médias- les rues de la capitale à la recherche du Président de la République, ont voulu pénétrer à la force l’enceinte du palais national. Les manifestants ne portaient ni un lotus blanc ni une branche de laurier. Ils avaient la mimique de la violence incontrôlable dessinant un affreux rictus sur leurs visages.
L’histoire d’Haïti renferme dans ces glorieuses pages, des anecdotes horribles d’un Président de la République qui s’était fait lyncher par une foule. Taper sur google « Villebrun Guillaume Sam », vous verrez si quelqu’un a eu le courage de décrire les affres de cette période pré occupation américaine.
En effet, servir Haïti est définitivement un pari dangereux. Si on n’a pas appris à se procurer les boucliers à la mode. Pour ce faire il faut commencer par se défaire des scrupules, rentrer dans la danse en plein milieu de la fange nauséabonde que constitue ce que l’on se plait à dénommer le monde de la politique. Constituer sa cour moyennant la distribution périodique de postes ou d’espèces. Ainsi on obtient des pseudo-soldats disposés à crier : Joxibrin Président, Joxibrin ou la mort.
Plus efficace encore les apparitions de ces visages de la peur, avec des faciès typiques : dreadlocks, yeux hyper-rouges lançant des éclairs terrifiants. Juste pour dissuader les adversaires.
Voilà le modus operandi prôné par notre société.
Tout individu qui prétend, au nom de la logique et de l’évolution de la pensée d’aujourd’hui s’engage à échouer.
Je me rappelle encore un cultivateur des zones agricoles d’antan, situées dans la périphérie de Fontamara, zones devenues célèbres par les bidonvilles caricaturales édifiées sur les hauteurs et surtout les nids de violences sociales sans précédents qui y sont couvés.
Avec des propos durs, produits hybrides de l’ignorance candide et de l’incompréhension idiote, il exprimait en 1986 toute sa joie de vivre en pleine démocratie. Il disait en langue vernaculaire ce qui se traduirait en Français par : « aujourd’hui, nous vivons en démocratie, si quelqu’un me fait chier, je le découpe à la machette ». Ses mots s’accompagnaient du geste allégorique qui consistait à sortir sa machette « COULINE », bien aiguisée de la gaine attachée à sa ceinture.
Haïti agonisait déjà à cette époque. Haïti est un dur à cuire et fait de la résistance. Personne ne semble avoir trouvé la potion magique pour cesser ces souffrances dans un sens ou dan l’autre.
Pour revenir au sujet actuel du poste de Premier Ministre, il faut croire que Monsieur Ericq PIERRE imbu ou en possession d’une baguette magique qui va rétablir l’équilibre citoyen entre le droit et le devoir. Ce serait la première grande bataille à gagner.
Les rumeurs qui circulent autour d’une nouvelle nomination présidentielle de ce compatriote vont bon train. Ailleurs on serait tenté de dire que cet entêtement du Président correspondrait à un projet politique et stratégique bien déterminé. Mais en Haïti, la logique n’accompagne pas toujours ni les actions ni les discours.
Avec sa formation académique, son expérience à gérer de grands dossiers, Ericq Pierre devrait être utile à la nation Haïtienne.
A un moment de la durée, les législateurs qui ont rejeté sa nomination n’aurait pas été habilités à dénouer les courroies des ses chaussures. C’était abominable. Aujourd’hui, ces mêmes législateurs s’arrogent le droit de priver la nation de ces compétences sans lui laisser l’occasion de faire ces preuves. Ce n’est pas mieux.
Le pire dans tout ça, c’est que définitivement, la nomination du Premier ministre désigne a été rejeté sur des bases peu solides. Les députés auraient au moins pu attendre la déclaration de la politique générale.
En attendant disons avec Monsieur Ericq PIERRE, à quelque chose, malheur est bon. A 63 ans les décharges d’adrénaline font du mal aux artères coronaires. Résignez-vous de n’avoir pas été poussé dans cette galère !

La Chambre des Représentants des Etats-Unis approuve en commission un projet de loi contre le narcotrafic incluant Haïti

Une enveloppe de 1,2 milliards de dollars sera consacrée à l’Initiative Mérida pour lutter contre le trafic de drogue au Mexique, en Amérique centrale et dans la Caraïbe
mercredi 14 mai 2008
Radio Kiskeya

La commission des affaires étrangères de la Chambre des Représentants (Députés) des Etats-Unis a approuvé mercredi un projet de loi de 1,6 milliard de dollars destiné au financement, sur une période de trois ans, de l’Initiative Mérida, un plan de lutte régionale contre le narcotrafic qui incluera Haïti.
Selon une dépêche de l’Associated Press, la commission a approuvé l’intégration d’Haïti et de la République Dominicaine dans ce plan qui leur permettra de bénéficier d’équipements, d’accessoires et d’encadrement technique en vue de combattre le trafic de drogue, le crime organisé et la violence.
Jusqu’ici, l’Initiative Mérida concernait le Mexique et les pays d’Amérique centrale (Bélize, Costa Rica, Salvador, Guatémala, Honduras, Nicaragua, Panama).
"Cette mesure comprend beaucoup des aspects ayant fait l’objet de discussions au sommet de Mérida, l’année dernière. Je crois que cela reflète le travail qu’ont fait l’administration Bush et le Congrès afin de trouver une façon de coopérer avec nos voisins du sud contre le fléau de la drogue", a déclaré le congressman Howard L. Berman, un démocrate de la Californie, auteur du projet de loi.
Avec l’approbation de mercredi, un important obstacle est levé dans le cadre du processus d’adoption de l’Initiative Mérida par le Congrès américain.
La commission des affaires étrangères a ajouté 200 millions de dollars à l’enveloppe d’un milliard de dollars que le président George W. Bush avait initialement sollicité en octobre 2007 pour financer son plan contre le narcotrafic.
Haïti est considérée comme l’une des principales plaques tournantes dans l’exportation de stupéfiants comme la cocaïne vers les Etats-Unis et l’Europe. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5020

mercredi 14 mai 2008

Des représentants de divers secteurs critiquent la chambre basse

L’évêque de Jacmel, Guyre Poulard, dit ne pas comprendre le rejet du choix d’Ericq Pierre par la chambre basse. " C’est décevant pour ceux qui espéraient la formation d’un gouvernement en vue d’aborder les problèmes de la nation", dit-il tout en faisant état de sa surprise en raison de cette sanction.
Le prélat s’interroge sur le vote faisant remarquer que s’il s’agissait d’un jeu politique du chef de l’état ceci témoignerait d’un mépris à l’égard de la population. Selon Guyre Poulard le rejet de la candidature d’Ericq Pierre ne contribuera qu’à aggraver la situation socioéconomique du pays. Il souhaite que le chef de l’état choisisse une personnalité qui puisse être acceptée par tous les secteurs.
De son coté, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), Jean Robert Argant, affirme que le rejet du choix d’Ericq Pierre aura des conséquences négatives pour le pays précisant qu’un gouvernement démissionnaire ne peut engager l’état. Il indique que l’absence d’un gouvernement légitime est un obstacle aux efforts des différents secteurs pour relancer l’économie nationale. " C’est important que le vide soit comblé dans le meilleur délai ", ajoute t-il.
La majorité des Port-au-Princiens critiquent le rejet de la candidature d’Ericq Pierre par la chambre basse. Nombre de résidents de la capitale estiment que ces élus ont agi par orgueil afin de prendre leur revanche sur le sénat qui avait censuré le premier ministre Jacques Edouard Alexis.
Certains Port-au-Princiens croient que les députés par leur comportement veulent pousser la population à réclamer le départ du président Préval. " Ils ont rejeté le choix d’Ericq Pierre parce qu’ils sont corrompus et qu’ils n’avaient pas reçu de pots de vin", lance un résident de la capitale pour qui ce vote risque de plonger le pays dans la crise.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13750

Le Canada est préoccupé par les retards dans la formation d’un nouveau gouvernement

L’ambassadeur canadien à Port-au-Prince, Claude Boucher, affirme que le pays fait face à un moment de vérité dans le cadre du processus de reconstruction nationale. " Le vide est préoccupant au moment où le pays est confronté à une crise alimentaire ", dit-il espérant que les acteurs unissent leurs forces pour sortir de la situation.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, le diplomate canadien a fait remarquer que les récents événements constituent un obstacle à l’élan de reconstruction de ces deux dernières années. Il révèle que le ministère canadien des affaires étrangères était sur le point de changer l’avis de restriction pour les voyageurs vers Haïti quand les violences ont éclaté. " Ce n’est pas dans l’intérêt d’Haïti et nous souhaitons un retour à la stabilité", insiste t-il. Le diplomate canadien ne veut pas s’immiscer dans les affaires haïtiennes mais soutient qu’on doit se demander avant chaque décision si elle vise la défense des intérêts de la population. " Les membres des institutions constitutionnelles doivent comprendre les responsabilités qui leur sont déléguées et doivent agir dans l’intérêt des haïtiens", dit-il précisant que les institutions doivent jouer leur rôle pour éviter l’intervention de la rue.
Claude Boucher plaide pour la formation d’un gouvernement dans le meilleur délai arguant que le vide entraîne de lourdes conséquences. " Un mois sans gouvernement est un hypothèque très lourd pour le pays", dit-il rappelant que la communauté internationale ne peut réaliser des projets avec un gouvernement démissionnaire. " Les délais sont scandaleux et on connaît les enjeux ", lance le diplomate canadien espérant un sursaut des acteurs politiques pour normaliser la situation.
Selon Claude Boucher la crise actuelle suscite des interrogations de la part des autorités canadiennes désireuses d’accompagner le pays sur la voie du progrès économique. " Il faut répondre à ces interrogations par des actions telles le vote de la loi électorale et la ratification du premier ministre", argue t-il. " Les responsabilités appartiennent aux haïtiens, le Canada est là pour accompagner, nous ne pouvons pas prendre de décision, on n’a pas de candidat a la primature", assure M. Boucher.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13751

Les nouveaux Maîtres d'Haïti...LES DEPUTES

Les députés haïtiens faisant la une de l’actualité soit parce que pour certains ils sont les garants de la démocratie à l’haïtienne soit parce que à l’instance des anciennes forces armées d’Haïti ils générateurs de crises interminables, nous croyons qu’il est de bon ton afficher la liste de ces hommes politiques venus de nulle part pour la grande majorité.
N’attendez-vous pas à trouver des informations sur ces parlementaires sur internet car ils semblent exister que par les scandales qu’ils ont engendrés ou à travers les magouilles qui les ont mouillées.
Nous avons commencé à chercher sur WIKIPEDIA pour obtenir quelques données sur les parcours de ces législateurs mais nos recherches ont été infructueuses…
Mais ils sont bien là avec leurs commissions, dos à dos avec leurs partis politiques…Les voici…
COMMISSION PERMANENTE DES AFFAIRES SOCIALES

1- Valentin Jean Edzer : Président, 2- Fleuriné Elou Saint-Louis : Vice-Président, 3- Dumont A. Jean Baptiste : Secrétaire Rapporteur, 4- Genesté Jean David : Membre, 5- Denis Saint-Fort, 6- Coffy Jonas, 7- Célestin Hugues, 8- Douze Gasner, 9- François Marc Antoine, 10-François Sorel, 11-Espady Georges, 12-Joseph Joël Louis, 13-Orélien Joachim, 14-Joseph Lorius, 15-Noël Eliphète , 16-Bastien Jean Berthole, 17-Lubin F. Félix

2. COMMISSION PERMANENTE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE

1- Chancy Cholzer : Président, 2- Bélizaire Jn Rigaud : Vice-Président, 3- Jean Limongy S. : Secrétaire Rapporteur, 4- Boisrond Jn Roland : Membre, 5- Célestin Hugues, 6- Dort Jean Pressoir, 7- Sissoir Bener, 8- Lumérant Jean Marcel, 9- Jean Pierre Eddy, 10-Gustinvil Astrel 11-Louis Joseph Joël, 12-Noël Eliphète

3. COMMISSION PERMANENTE A LA CONDITION FEMININE ET AUX DROITS DE LA FEMME

1- Etienne Marie Jossie : Présidente ; 2- Monval Guivard Cadet : Vice-Président, 3- Pierre Enos : Secrétaire Rapporteur, 4- Chancy Cholzer Membre : 5- Télusma Gerandale, 6- Dorsainvil Donald

4. COMMISSION SPECIALE DES DROITS DE L’ENFANT
1- Saintilma Joseph: Président, 2- François Malherbe : Vice-Président, 3- Gérandale Thelusma : Secrétaire Rapporteur, 4- Valentin Jean Edzer : Membre, 5- Sissoir Bener, 6- Célestin Hugues, 7- Joseph Patrick, 8- Joachim Orélien, 9- Valbrun Nonciles, 10-Denaud Charlemagne, 11-François Sorel, 12-Dorvil Clébert, 13-Nelson Hidson, 14-Jean Pierre Eddy
5. COMMISSION PERMANENTE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
1- Coffy Jonas : Président, 2- Myril Jean Clédor : Vice-Président, 3- Bélizaire Jn Rigaud : Secrétaire Rapporteur, 4- Balthazar Maxeau : Membre, 5- Chancy Cholzer, 6- Georges Espady, 7- Jacinthe Sorel, 8- Louis Jeune Levaillant, 9- Marcadieu LutherKing E., 10-St-Vil François Lucas, 11-François Sorel , 12-Félix Jean Délouis, 13-Georges Guy Gérard
6. COMMISSION PERMANENTE DE L’ENVIRONNEMENT
1- Joseph Willot Président, 2- Charles Jean Galvy Vice-Président, 3- Félix Jean Délouis : Secrétaire Rapporteur : 4- Appolon Enel ; Membre, 5- Lubin Jean Claude, 6- Desmarattes Jean Camille, 7- Romial Smith, 8- Francenet Dénius , 9- St-Fort Denis,10-M. Dumay Marie Clunie ,11-Denaud Charlemagne, 12-Hidson Nelson, 13-Boisrond Jean Roland, 14-Daniel Louis Mary, 15-François Sorel , 16-Coffy Jonas, 17-Davilma Pierre-Rogène, 18-Jadotte Pierre Richard, 19-Jean Pierre Eddy
7. COMMISSION PERMANENTE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS
1- St-Vil François Lucas : Président, 2- Dénizé Aristhène : Vice-Président, 3- Gustinvil Astrel : Secrétaire Rapporteur, 4- Jean Pierre Eddy : Membre, 5- Charles Pierre Miolin, 6- Myril Jean Clédor, 7- Théramène Gérard, 8- Dolné Astrel , 9- Michelet Casimir, 10-Fabien Esdras, 11-Richemond Alciné Clovel ,12-Chancy Cholzer
8. COMMISSON PERMANENTE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
1- Douze Gasner : Président, 2- Lubin F. Félix : Vice-Président, 3- Richemond A. Clovel :Secrétaire Rapporteur4- Louis Joseph Joël : Membre, 5- Louis Mary Daniel, 6- Desmarattes Jean Camille, 7- Bener Sissoir, 8- Mervius Jean Félix, 9- Richard Paul Olivar , 10-Dorsonne Jean Beauvois, 11-Dénius Francenet, 12-Charles P. Miolin, 13-Davilmar Pierre Rogène, 14-Dolné Astrel, 15-Dénaud Charlemagne, 16-Lubin Jean Claude, 17-Fleuriné Elou Saint Louis, 18-Domond Patrick, 19-Joachim Orélien 20-Georges Guy Gérard ‘’21-Jean Salibar
9. COMMISSION PERMANENTE DES HAITIENS VIVANT A L’ETRANGER
1- Desmarattes Jean Camille : Président, 2- Dorméus Edmond : Vice-Président, 3- Decosse Nicolas : Secrétaire Rapporteur, 4- Joseph Willot : Membre 5- Dorestil Nicson, 6- Appolon Enel, 7- Robasson Patrick, 8- Romial Smith9- Célestin Hugues,10-Dorsonne Jean Beauvoir, 11-Dénius Francenet, 12-Lubin Félix, 13-Myril Jean Clédor, 14-Valentin Jean Edzer, 15-Valbrun Nonciles
10. COMMISSION SPECIALE DES DROITS DE L’HOMME

1- Valciné P. Jérôme Président : 2- Boisrond Jean Roland Vice-Président, 3- Dénius Francenet Secrétaire/Rapporteur, 4- Noël Eliphète : Membre, 5- Richemond A. Clovel, 6- Joseph Willot, 7-Laurore Edouard, 8- Félix Jean Délouis, 9- Doréus Eloune
11. COMMISSION PERMANENTE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE
1- Paul Olivard Richard : Président, 2- Dieujuste Arsène : Vice-Président, 3- Boisrond Jean Roland : Secrétaire Rapporteur, 4- M. Dumay Marie Clunie : Membre, 5- Joseph Nelson Pierre Louis, 6- Etienne Marie Jossie, 7- Dolné Astrel, 8- Génesté Jn David, 9- Deshommes Joseph Wilbert, 10-François Malherbe, 11-Laurore Edouard,12-Coffy Jonas, 13-Francenet Dénius, 14-Chancy Cholzer, 15-Charles Jn Galvy, 16-Félix Jean Délouis, 17-François Sorel, 18-Dort Jean Pressoir , 19-Faustin Poly, 20-St- Fort Denis
12. COMMISSION PERMANENTE DE L’INTERIEUR ET DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
1- Bastien Jean Berthole : Président, 2- Charles Pierre Miolin : Vice-Président, 3- Smith Romial : Secrétaire Rapporteur, 4- Appolon Enel : Membre, 5- Laurore Edouard, 6- François Malherbe, 7- Dort Jn Pressoir, 8- Douze Gasner, 9- Valentin Jean Edzer, 10-Lorius Joseph, 11-Charles Jean Galvy, 12-Fleuriné Elou Saint Louis,13-Louis Jeune Levaillant,
13. COMMISSION PERMANENTE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS

1- M. Dumay Marie Clunie : Présidente, 2- Donald Dorsainvil : Vice-Président, 3- Joseph Wilbert Deshommes : Secrétaire Rapporteur, 4- Charles Jean Galvy : Membre, 5- Joseph Patrick, 6- Daniel Louis Mary, 7- Joseph Willot, 8- Dénius Francenet, 9- Félix Jean Délouis, 10-Orélien Joachim, 11- Destiné Pierre Jude, 12-Arsène Dieujuste, 13-Lubin Jean Claude, 14-Monval Guivard Cadet, 15-Michelet Casimir, 16-Ogline Pierre, 17-Davilmar Pierre-Rogène 18- Valentin Jean Edzer.
14. COMMISSION PERMANENTE DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE LA POPULATION

1- Théramène Gérard : Président, 2- Faustin Poly : Vice-Président, 3- Dénius Francenet : Secrétaire Rapporteur, 4- Laurore Edouard : Membre, 5- Jean Salibar , 6- Casimir Michelet, 7- Lainé Julner, 8- Louis Joseph Joël, 9- Sainvil François Lucas, 10-Oscar Jean Ronald 11-Myril Jean Clédor.
15. COMMISSION PERMANENTE DE LA JUSTICE ET DE LA SECURITE PUBLIQUE

1- Joseph Nelson Pierre Louis : Président, 2- Bourjolly Emmanuel F. Gérald : Vice-Président,3- Larêche Ronald : Secrétaire Rapporteur, 4- Davilmar Pierrogène : Membre, 5- Benoit Steven Irvenson, 6- Fleuriné Elou Saint-Louis, 7- Saint Fort Denis, 8- Olivard Paul-Richard ,9- Valciné Pierre Jérôme, 10-François Sorel, 11-Joseph Willot, 12-Casimir Michelet, 13-Laurore Edouard , 14-Jean Limongy S., 15-Georges Espady, 16-Appolon Enel, 17-Jadotte Pierre Richard, 18-Lubin Jean Claude, 19-Domond Patrick, 20-Louis Jeune Levaillant, 21-Boisrond Jean Roland , 22-Ysidor Joseph Mercier, 23-Dieujuste Arsène, 24-Dénius Francenet, 25-Lumérant Jn Marcel, 26-Dorméus Edmond, 27-Lubin Félius, 28-Mervius Félix Jean, 29-Fabien Esdras, 30-Dort Jean Pressoir, 31-Dorsonne Jean Beauvois, 32-Saintilma Joseph, 33-Faustin Poly, 34-Charles P. Miolin, 35-Genesté Jean David, 36-Thélusma Gérandale, 37-Sissoir Bener, 38-Marcadieu Lutterking, 39-Patrick Robasson, 40-Bastien Jean Berthole
16. COMMISSION PERMENENTE DU TOURISME

1- Ysidor Joseph Mercier : Président, 2- Louis Jeune Jean Acklush : Vice-Président, 3- François Marc Antoine : Secrétaire Rapporteur, 4- Benoît Steven Irvenson : Membre, 5- Etienne Marie Jossie.

17. COMMISSION SPECIALE D’ANTI-CORRUPTION ET D’ETHIQUE.1- Louis Jeune Levaillant : Président, 2- Steven Irvenson Benoit : Vice-Président, 3- Dort Jean Pressoir : Secrétaire Rapporteur, 4- Dorméus Edmond : Membre, 5- Limongy S. Jean, 6- Mondé Frantz Robert, 7- Myril Jean Clédor, 8- Délouis Jean Félix, 9- Pierre Louis Jn Nelson, 10-Julien Pierre Féquière, 11-Bastien Jean Berthole, 12-Dorsainvil Donal

18. COMMISSION PERMANENTE DE L’AGRICULTURE, DE LA PRODUCTION NATIONALE ET DE LA REFORME AGRAIRE

1- Oscar Jean Ronald : Président, 2- Hugues Celestin : Vice-Président, 3- Lainé Julner : Secrétaire Rapporteur, 4- Pierre Enos Membre, 5- Fanfan Nesly, 6- Jean Limongy S, 7- Cajuste Joseph Yves, 8- Theramène Gérard, 9- Julien Pierre Fequière, 10-Denaud Charlemagne, 11-Joachim Orélien, 12-Nelson Hidson, 13-Dénius Francenet, 14-Louis Joseph Joël, 15-Joseph Willot, 16-Louis Jeune Levaillant.

19. COMMISSION PERMANENTE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

1- Dorsonne Jean Beauvois : Président, 2- Saint-Fort Denis : Vice-Président, 3- Sissoir Bener : Secrétaire Rapporteur, 4- Sainvil François Lucas : Membre, 5- Richemond A. Clovel, 6- Olivar Paul Richard, 7- Félix Jean Mervius, 8- Mercier Ysidor, 9- Pierre-Louis Joseph Nelson, 10-Boisrond Jean Roland, 11-Jean Pierre Eddy, 12-Georges Guy Gérard, 13-Félix Jean Délouis, 14-Coffy Jonas, 15-François Sorel, 16-Smith Romial, 17-Louis Jeune evaillant, 18-Joseph Willot ,19-Valentin Jean Edzer, 20-Monval Guivard Cadet, 21-Casimir Michelet ,22-Decoste Nicolas, 23-Fanfan Lesly, 24-Théramène Gérard, 25-Fabien Esdras, 26-Myril Jn Clédor, 27-Faustin Poly, 28-Joseph Lorius, 29-Dénius Francenet , 30-Lainé Julner , 31-Laurore Edouard , 32-Cholzer Chancy

20. COMMISSION PERMANENTE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES CULTES

1- François Sorel : Président ; 2- Hidson Nelson : Vice-Président ; 3- Pierre Ogline : Secrétaire Rapporteur ; 4- Denizé Aristhène : Membre ; 5- Benoît Steven Irvenson ; 6- Laurore Edouard ; 7- Valentin Jean Edzer ; 8- Limongy Jean ;9- François Malherbe 10-Coffy Jonas ; 11-Emmanuel F. Bourjolly ; 12-Oscar Jn-Ronald ; 13-Sissoir Bener 14-Georges Guy Gérard ; 15- Louis Joseph Joël ; 16-Decosse Nicolas ; 17-Myril Jean Clédor 18-Jean Salibar ; 19-Ysidor Mercier, 20-Fleuriné Elou St-Louis ; 21-Joachim Aurélien ; 22-Jn-Pierre Eddy ; 23-Pierre Ogline , 24-Dieujuste Arsène, 25-Domond Patrick.

21. COMMISSION PERMANENTE DU DEVELOPPEMENT DES ZONES FRONTALIERES

1- Dénaud Charlemagne : Président ; 2- Robasson Patrick : Vice-Président ;3- Dorestil Nickson : Secrétaire Rapporteur ; 4- Joseph Saintilma Membre ; 5- Appolon Enel ;6- Douze Gasner ;7- M. Dumay Mie Clunie ; 8- Marcadieu Lutherking E.; 9- Louis Joseph Joël 10-Félix Jean Délouis ;11-Desmarattes Jn-Camille ;12-Balthazar Maxeau ;13-Daniel Louis Mary ;14-Lubin Jn-Claude ; 15-Bien-Aimé A. Rodon ; 16-Joseph Willot ; 17-Destiné Pierre Judes ; 18-Noël Eliphète
22. COMMISSION SPECIALE DES COOPERATIVES

1- Bien-Aimé A. Rodon : Président 2- Denizé Aristhène : Vice-Président ; 3- Daniel Louis-Mary : Secrétaire : Rapporteur ; 4- Hidson Nelson : Membre ; 5- Sissoir Bener ; 6- Fanfan Lesly ;7- Appolon Enel ; 8- Doréus Nickson ; 9- Joseph Willot ; 10-Etienne Mie Jossie

Des kidnappeurs tuent un homme d’affaires à Pétion-Ville

Stanley Sabba, qui résistait aux ravisseurs, a été criblé de balles ; plusieurs suspects sous les verrous
Mardi 13 mai 2008
Radio Kiskeya
Un homme d’affaires bien connu à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), Stanley Sabba surnommé "Papite", a été abattu par des ravisseurs en tentant de s’opposer à son enlèvement dans la nuit de lundi à mardi, a indiqué à Radio Kiskeya le chef de la police locale, le commissaire Francène Moreau.
L’incident s’est produit à Morne Hercule, un quartier de la commune, au moment où les malfaiteurs ont voulu intercepter la victime qui circulait au volant de son véhicule. Atteint de plusieurs balles, M. Sabba a été mortellement blessé. Il devait succomber quelques instants plus tard à l’hôpital.
Dans le cadre de l’enquête ouverte sur cette tentative de rapt au dénouement dramatique, le commissaire de Pétion-Ville a annoncé l’interpellation de plusieurs individus, parmi eux le suspect numéro un. Ils étaient tous interrogés mardi en milieu de journée. Francène Moreau a, par ailleurs, renouvelé la détermination des forces de l’ordre à neutraliser les gangs impliqués dans le kidnapping.
Un élève de l’école des Frères de l’instruction chrétienne avait été libéré le week-end dernier par la police à Pétion-Ville, une commune souvent ciblée par les kidnappeurs. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5016

Après l’échec d’Ericq Pierre, les présidents des deux Chambres appellent l’Exécutif à de nouvelles consultations

Kelly Bastien et Pierre Eric Jean-Jacques saluent "l’exercice démocratique" de lundi et tentent de défendre leur parti, Lespwa, objet de toutes les critiques
mardi 13 mai 2008,
Radio Kiskeya
Les présidents du Sénat, Kelly Bastien et de la Chambre des Députés, Pierre Eric Jean-Jacques ont souhaité mardi la tenue de nouvelles consultations avec le chef de l’Etat en vue de la désignation d’aun autre Premier ministre au lendemain de la chute d’Ericq Pierre à la Chambre basse.
S’exprimant lors d’une conférence de presse au Parlement, le Dr Bastien a estimé "urgent de doter le pays d’un nouveau Premier ministre et d’un gouvernement légitime". Il a notamment rappelé que le cabinet ministériel de Jacques-Edouard Alexis, démissionnaire depuis la destitution du Premier ministre le 12 avril dernier, n’était constitutionnellement pas habilité à soumettre au Parlement le budget rectificatif de l’exercice en cours, élaborer le budget national 2008-2009 ni préparer l’organisation des prochaines élections en vue du renouvellement du tiers du Sénat.
Qualifiant de "vote constitutionnel", la décision de ses collègues de la Chambre basse de rejeter la candidature de l’agronome Ericq Pierre, Kelly Bastien en a profité pour contester les accusations portées contre la plate-forme présidentielle Lespwa en raison du soutien d’une vingtaine de ses élus au bloc dénommé Concertation des parlementaires progressistes (CPP). Selon le président du Grand Corps, la "discipline de parti" n’a été respectée au sein d’aucun groupe parlementaire et sa famille politique Lespwa n’a pas échappé à la règle.
Pour sa part, le président de la Chambre des Députés a souhaité que le prochain Premier ministre sur lequel le Président René Préval portera son choix soit "un nationaliste, un dirigeant d’une grande sensibilté sociale capable de se pencher sur le phénomène de la famine qui touche les couches les plus défavorisées de la population". Enfin, le parlementaire a reconnu que ses collègues de Lespwa souffraient d’une "désaffection présidentielle" tout en estimant que l’assemblée s’était exprimée dans le cadre d’un exercice démocratique.
Après avoir infligé un nouveau revers à Ericq Pierre, certains des Députés n’avaient pas hésité à sautiller de joie et à se congratuler devant les caméras.

spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5017

L’Espagne et le Brésil veulent qu’Haïti soit "au centre" de la conférence de Rome

Une initiative de la FAO face à la crise alimentaire
Mardi 13 mai 2008
Radio Kiskeya

Le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodrìguez Zapatero et le Président brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva se sont mis d’accord en vue de réserver une place spéciale à Haïti, lors de la conférence de haut niveau sur la crise alimentaire mondiale que tiendra à Rome les 4 et 5 juin prochain l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO0.


Selon des sources gouvernementales espagnoles relayées par l’agence locale Europa Press, les deux dirigeants tiennent à ce que "le dossier du pays le plus pauvre des Amériques soit traité de manière spécifique au cours de ce sommet".


La directrice du département de politique internationale et de sécurité du cabinet de la présidence espagnole, Milagros Hernando, a confirmé ces informations en rappelant que Madrid a récemment fourni une aide d’urgence de 1,5 million d’euros (plus de 2 millions de dollars) à Haïti en plus des 16 millions d’euros (plus de 20 millions de dollars) que le pays recevra annuellement jusqu’’en 2012.
Outre Zapatero et Lula, le Président français Nicolas Sarkozy et son homologue Argentine Cristina Fernàndez de Kirchner ont confirmé leur participation à la conférence de Rome. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5018
Commentaires :
Le Président Brésilien, Ignacio Lula Da Silva a joué un rôle important lors de la crise des dernières élections présidentielles. Le dénouement configuré par la communauté internationale avait permis à René Préval d’arriver à la première magistrature de l’Etat sans se soumettre au second tour.
Aujourd’hui, la situation politique du pays reste bloquée par manque d’autorité de l’état et aussi par le dysfonctionnement des partis politiques qui représentent la base de la gouvernance démocratique.
Chez nous on dit : « moun ki ba-w konsèy achte chwal nan tan lapli, pa ba-w lajan pou bal manje nan tan sèk »
Aujourd’hui en dehors des déclarations bidons, type clichés qui font l’éloge de la démocratie haïtienne, la communauté internationale refuse de se prononcer ouvertement sur l’état critique du pays.
Cette même attitude s’observe dans les différents dossiers de corruption qui polluent l’administration publique. La communauté internationale sait très bien qu’une grande partie des sommes allouées à Haïti part dans des combines sous différentes facettes et que le pays et les habitants du pays bénéficient peu de ces dons ou ces emprunts.
Pourquoi jusqu’à présent personne n’ose dire et surtout faire quelque chose contre cette pratique ?

Désastre annoncé, riverains effrayés

Les séquelles laissées par le cyclone Noël qui a frappé durement Haïti l'automne dernier se font encore sentir à Babako, une localité située à Ganthier. Là-bas, des dizaines de familles traumatisées y vivent dans la crainte de périr lors de la prochaine averse. Si rien n'est fait.
Alors qu'on s'approche de la saison pluvieuse, aucune disposition préventive n'a encore été prise à Babako, une localité vulnérable située à Ganthier, dans la 2e section communale de Balan, où des pertes considérables ont été enregistrées après le passage de la tempête tropicale Noël en octobre 2007.
Une maison abandonnée après avoir été inondée l'automne dernier (Photo: Francis Concite)
Des maisons endommagées, des jardins ravagés, des têtes de bétail emportées et une source naturelle d'eau polluée, voire même comblée, par les eaux en furie, tels ont été les principaux dégâts enregistrés à l'époque dans cette petite localité qui, oubliée des pouvoirs publics, risque d'être le théâtre d'une autre tragédie en cas de forte pluie.
Ces maisonettes ne pourront pas résister à la force des eaux en furie de la ravine (Photo: Francis Concite)
Chose certaine, les conditions sont réunies pour que cette zone soit dévastée lors de pluies diluviennes. La population est menacée surtout par sa proximité à une ravine sèche qui, à chaque pluie consistante, se transforme instantanément en rivière furieuse qui gruge le sol au risque d'emporter les maisons construites sur son parcours.
Les habitants s'inquiètent aussi de la rivière Blanche dont les travaux de débalayage viennent de démarrer sur une longueur d'un kilomètre et demi seulement, sans aucun travail de gabionnage. Alors que cette rivière, selon les riverains, est la principale cause de leur malheur. « Les travailleurs du ministère des Travaux publics, Transports et Communications s'amusent à faire des coups d'épée dans l'eau », estime un membre du Cercle des Ganthiérois, un organe de réflexion pour le développement de la commune, invitant les responsables à s'attaquer aux vrais problèmes. « La rivière doit être curée et il faut y mettre du gabion, dit-il.
A chaque pluie consistante, cette ravine se transforme instantanément en rivière fugueuse

On doit penser aussi aux gens de Bois-Léger qui vivent également sous la menace de la rivière. » En ce qui a trait au pont de Bonnette, dont l'état de délabrement n'est plus à démonter, rien n'a été encore fait. Endommagé lors des inondations provoquées par la tempête Noël, ce pont risque à tout moment de s'effondrer. Autre menace pour Babako, la coupe arnachique des arbres, qui se fait à grande échelle - et à un rythme accéléré - dans la zone. Les habitants, livrés à eux-mêmes, disent n'avoir pas d'autres choix car « les bouches à nourrir sont nombreuses ». Encore là, il n'y a aucun contrôle de la part des autorités municipales ou autres.
Des riverains effrayés« Je suis très inquiète, dit Sylvia Noré, une victime de Noël qui ne cesse d'en appeller aux autorités centrales afin que celles-ci puissent enfin voler au secours des dizaines de familles sinistrées de Babako. La saison pluvieuse arrive à grands pas mais les responsables sont désespérément absents de la zone.
Ici, nous n'avons même pas d'eau potable. C'est comme s'ils voulaient nous laisser mourir tous ! »Critiquant, lui aussi, le comportement de l'Etat central, le maire de Ganthier, Ralph Lapointe, dit éprouver une certaine peur vis-à-vis de la situation qui se présente dans certaines zones vulnérables de sa commune.
Vue patielle de la ravine qui gruge le sol au risque d'emporter des maisonnettes dont celle-ci (Photo: Francis Concite)

« Les habitants de Babako sont très menacés », reconnaît-il. Mais avec les faibles moyens de la mairie, déplore M. Lapointe, on ne peut pas faire grand-chose nous-mêmes. Il rappelle que, l'automne dernier, les sinistrés n'avaient bénéficié d'aide humanitaire que de la part la Fondation haïtienne d'aide aux collectivités territoriales. « Des vivres alimentaires seulement », se souvient-il.
Pour l'instant, un projet visant à déblayer la source naturelle d'eau a été présenté par le conseil municipal au ministre de l'Intérieur et des collectivités territoriales. «
Avant la saison pluvieuse, nous envisageons de créer une structure de protection civile à Ganthier », conclut le maire, avant de rappeler que seuls le reboisement et la gestion des bassins versants permettront d'éviter de lourds dégâts la prochaine fois.

Victor Jean Junior

victorjeanjunior@lenouvelliste.com

Les tombeurs monnayés

Les députés du CPP ont monnayé leur vote, selon le député Dorson Jean Beauvoir. Jacques-Edouard Alexis serait derrière ces manœuvres politiciennes ayant fait obstacle à la ratification de Pierre Ericq Pierre. Est-ce un affrontement à distance entre Préval et Alexis ?
Le député Dorson Jean Beauvoir a révélé que des députés du CPP (Concertation des Parlementaires Progressistes), tombeurs du Premier ministre désigné Pierre Ericq Pierre, ont, à travers des maires, des Casecs et des organisations bidons de leurs circonscriptions, obtenu de la Primature, à l'initiative de Jacques Edouard Alexis, des chèques allant de 400 000 à 600 000 gourdes pour financer des projets fictifs, dont la réhabilitation d'écoles.

« Quand il y a eu des scandales, des grognes autour du caractère sectaire de cette affaire, on a donné des chèques à d'autres députés qui ne sont pas membres du CPP », a indiqué, à l'édition du journal « Tout nouvel » de Magic 9, le député Dorson, président de la commission chargée d'étudier les pièces de Pierre Ericq Pierre.
« Ce sont des accusations gratuites. Il faut faire de la politique autrement », a rétorqué le député Gasner Douze du CPP.
« A la primature, il y a une liste de projets. Cela ne date pas d'aujourd'hui », a ajouté Gasner Douze qui rejette ces accusations de favoritisme et de corruption. « C'est normal. Les fonds ont été débloqués. Il faut maintenant vérifier sur le terrain si les travaux sont réalisés », a-t-il dit.
Le vote des 51 députés du CPP ayant mis fin à cette nouvelle aventure de Pierre Ericq Pierre, 63 ans, n'a surpris personne. La décision était arrêtée, croit plus d'un.
Ericq Pierre, visions et désillusions
Vraisemblablement indifférent et étranger au jeu politique fait de tractations, M. Pierre avait, dans un entretien à l'Associated Press, dévoilé ses cartes. « Je veux dire à tout le monde que je ne suis pas ici pour être Premier ministre à tout prix. Nous devons nous asseoir et discuter de ce que nous pouvons faire pour le pays.»
Le Premier ministre débouté avait confié « qu'il faut se concentrer sur des stratégies, sur le long terme afin d'aider des millions d'Haïtiens à sortir de la misère qui s'est considérablement aggravée suite à la flambée des prix des produits alimentaires ».

L'agronome Pierre Ericq Pierre, présenté comme un « banquier international », avait, selon l'AP citée par le quotidien Miami Herald, promis d'appuyer la politique du président René Préval d'augmenter la production agricole nationale et de créer des emplois en vue de faire face à l'augmentation des prix des produits alimentaires qui a provoqué des manifestations meurtrières au début d'avril.
« Les priorités pour ce pays sont très claires : combattre la cherté de la vie et créer des emplois. Emplois, emplois et emplois, avait-t-il martelé. Cela prendra des décennies avant que le pays ait les ressources nécessaires pour faire face à la pauvreté. »M. Pierre, désigné quelque 15 jours après le renvoi de Jacques-Edouard Alexis le 12 avril, avait à tort estimé, dans un grand rire, qu'il avait 50 % de chance d'être ratifié par la Chambre des députés.
Selon les prescrits de la Constitution de 1987, le président doit maintenant désigner un autre Premier ministre en consultation avec les présidents des Chambres au Parlement.
Dans les salons, les noms des « preministrables» circulent sur fond de dépit en raison des stratagèmes utilisés pour débouter M. Pierre Ericq Pierre alors que la population haïtienne souffre de la faim. Entre-temps, beaucoup estiment que René Préval et Jacques Edouard Alexis, par pions interposés, s'affrontent sur les restes de la Plate-forme Lespwa. Au grand dam de tous.
Roberson Alphonse

robersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=57422&PubDate=2008-05-13
Commentaires :
Il suffit d’être haïtien, haïtien natif-natal pour être plus clair, pour savoir que les données de cet article ne rapportent pas des accusations infondées. Nous savons mieux que bien qu’il n’y a jamais de fumée sans feu.
Chez nous cette maxime est encore plus et toujours vérifiée. Il ne faut surtout pas attendre à ce qu’une commission interne aboutisse avec des investigations sur le sujet. « Le brassage » est tout ce qui importe au niveau du savoir-faire politique haïtien.
Les négociations les plus importantes pour la bonne marche du pays se cantonnent souvent à une simple distribution de postes dans l’administration. Aucun débat autour d’un programme politique. Pourquoi on s’emmerderait à élaborer un Projet ou un programme de gouvernement puisque le citoyen haïtien n’en demande pas autant ?
Tous les haïtiens sont convaincus que les députés sont réputés pour tirer leur épingles du jeu au détriment de tout ce qui intérêt national.
Avec un parlement composé d’éléments de cet acabit quelle démocratie pourra-t-on construir.