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mercredi 12 mars 2008

La figure de la femme dans la peinture de Cédor

La femme est fortement représentée dans l'oeuvre de Dieudonné Cédor, 83 ans, peintre discret et assidu. Voyager dans son univers et son imaginaire est une manière de montrer son attachement à la femme.

Dieudonné Cédor vient d'avoir 83 ans le samedi 8 mars 2008. Anniversaire de naissance qu'il dédie à ses étudiants de l'Ecole nationale des Arts en leur demandant de contribuer à la sauvegarde de cette institution. « J'ai eu donc l'occasion de lui parler, de recueillir quelques tranches d'histoire de sa vie et de suivre la représentation de la femme à travers certaines de ses oeuvres. Des fillettes, des marchandes, des danseuses, entre autres, qui expriment beauté et bonté. »

Avec des palettes riches en couleurs, Cédor semble détenir les secrets de la combinaison chromatique et de l'harmonie esthétique. Comme un jeu d'enfant, ses mélanges (de l'aquarelle à l'acrylique en passant par l'huile) et ses tableaux offrent un plaisir de transcender les lignes qui se dévoilent dans toute leur texture.
Avec Cédor et bien sûr dans sa démarche artistique, l'image est avant tout la porte d'entrée pour comprendre le vrai sens du sujet proposé par l'artiste. Il sait peindre notre quotidien et nos tares. Sans malheur ni douleur. Il nous fait voir dans sa peinture des enfants, des femmes actives, des marchandes et des scènes de jeux où l'homme s'amuse et s'affirme, des danseuses dont le corps se marie aux voiles des vêtements pour enfanter des hanches sublimes dans des gestes rythmiques et des mouvements chromatiques.
Figure de proue de l'art haïtien contemporain, Dieudonné Cédor est à l'origine de plusieurs initiatives artistiques. Il a fondé le Foyer des Arts Plastiques en 1950 et la galerie Brochette en 1956 avec des artistes de renom de sa génération Jean-Claude Garoute (Tiga), Rose-Marie Desruisseau, Luckner Lazare, entre autres.
Il a aussi participé à la fondation de l'Amicale des plasticiens haïtiens au Centre d'Art aux côtés de Néhémie Jean, Franck Louissaint, Philippe Dodard, Michèle Philippe Lerebours, Marie-José Nadal , Francine Murat.

Dieudonné Cédor a participé à plus d'une quarantaine d'expositions collectives et individuelles en Haïti, en France, en Belgique, à Cuba, au Canada, aux Etats-Unis. Sa plus récente exposition collective remonte à l'année dernière au Centre d'Art. Il y a environ cinq ans, le public a pu découvrir l'ensemble de ses oeuvres majeures lors d'une exposition rétrospective organisée au Musée d'Art Haïtien du Collège Saint Pierre.
Il a été honoré plus d'une vingtaine de fois par des institutions privées et publiques et par ses anciens étudiants. Une plaque «Honneur et Mérite» titrée « Trésor National » lui a été offerte par « Référence Art production » et le « Centre Culturel Djon-Djon ». D'autres plaques lui ont été décernées par le Comité Saint Luc, le Comité Expo, le Musée du Panthéon national haïtien (Mupanah), le ministère des Haïtiens Vivant à l'Etranger et le ministère de la Culture et de la Communication.
Artiste de talent, Dieudonné Cédor est l'un des plus grands maîtres de la peinture haïtienne. On retrouve ses tableaux dans presque toutes les plus belles collections privées et publiques.
Son tableau « Christ, le Nègre », offert par le gouvernement haïtien au Pape Jean Paul II lors de sa visite au pays en 1983, est exposé au Vatican.
Il a contribué à titre de professeur et de conférencier à la formation de plusieurs générations d'artistes et de jeunes au Foyer des Arts Plastiques. Il a aussi prêté ses services à la galerie Brochette, au collège Roger A. Anglade, à la Société nationale d'Arts Dramatiques (SNAD), au collège classique des Jeunes Filles de Lalue, chez les Frères Salésiens, au collège Saint Pierre, à l'Ecole nationale des Arts (ENARTS) et au Centre d'Art.
Pour la qualité de son oeuvre, la Unibank s'est investie dans la reproduction en série de l'un de ses plus célèbres tableaux : « Les trois marchandes » en aquarelle sur planche synthétique de dimension (43 cm x 28 cm).
Une oeuvre de Dieudonné Cédor qui illustre une scène typiquement haïtienne où trois marchandes se retrouvent en pleine conversation et dans leurs activités quotidiennes.
Dieudonné Cédor est né le 8 mars 1925 à Anse-a-Veau, ville actuellement située dans le département des Nippes. Il a été élevé seul par sa mère Théoline Laurent, donc témoin de tant de sacrifices que sa mère a consentis pour sa survie et son éducation.
Il s'initie à la peinture à l'âge de 23 ans au Centre d'Art à Port-au-Prince avec ses confrères Wilson Bigaud, Castera Bazile sous la direction du professeur Rigaud Benoît.
La vie et l'oeuvre de Dieudonné Cédor ont été retracées dans le cadre du film documentaire « Cédor ou l'esthétique de la modestie », réalisé par le Centre Pétion Bolivar sous la direction du cinéaste Arnold Antonin. Ce film a été projeté au ciné Impérial et rediffusé par de nombreuses stations de télévision en Haïti et aussi en Belgique.Marié, divorcé en 1978, Cédor est père de trois enfants, dont deux garçons et une fille. Il vit paisiblement dans sa résidence-atelier dans la commune de Carrefour qui a hébergé plusieurs grands noms et générations de peintres.
Trainant derrière lui cinquante ans de carrière, Dieudonné Cédor est encore déterminé à peindre. Ainsi donc, l'artiste jure ses grands dieux de continuer à avoir la femme comme motif dans son œuvre.
Dominique Domerçant

Meilleures conditions sanitaires pour les marchandes

Les commerçants du Marché Salomon, les femmes en particulier, disposent désormais d'un bloc sanitaire propre et bien aménagé grâce au concours du Ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF).
Neuf toilettes et treize douches fraîchement rénovées. C'est un cadeau du ciel pour les centaines de commerçants du Marché Salomon, en particulier les femmes qui, depuis des années, vivaient dans des conditions sanitaires abjectes.
Hier lundi, elles ont exprimé haut et fort leur gratitude à l'endroit des responsables du Ministère à la Condition féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) qui leur ont prêté main-forte pour sortir du bourbier. « On se donnait pas mal de difficultés pour utiliser les toilettes.
Souvent, il fallait même rester debout pour uriner ou déféquer afin d'éviter de se salir les pieds », explique Mona Denis, une marchande de provisions alimentaires.
« Nous apprécions vivement le travail de la ministre Lassègue. Il était temps de réparer ces toilettes », poursuit une autre, le visage souriant. Prochaine étape, les dortoirsLa réparation du bloc sanitaire du Marché Salomon n'est pas l'unique préoccupation des responsables du MCFDF, selon la Ministre Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
Avec l'aide d'autres instances étatiques, notamment le conseil municipal de Port-au-Prince, elle promet aux marchandes un plus large accompagnement. « Nous avons débuté avec la construction et rénovation des toilettes et des douches mais nous allons bientôt investir dans les dortoirs », a-t-elle promis aux milliers de marchandes qui utilisent leur entrepôt en guise de dortoir.
La maire adjointe de Port-au-Prince, Nadège Joachim Augustin a, elle aussi, rassuré les marchands d'un ensemble d'actions visant l'amélioration du mode de fonctionnement du Marché Salomon tant sur le plan sanitaire, environnemental que sécuritaire. « Je comprends votre impatience mais nous vous rassurons du soutien de la Mairie pour un meilleur environnement », dit-elle.
Trois mois sans payer les taxesDans le souci de régulariser les contributions fiscales des marchands, la maire adjointe de Port-au-Prince ajoute : « Durant les trois prochains mois, aucun commerçant dans les marchés publics n'aura à payer de taxes. Cela nous donnera le temps de mieux organiser la question fiscale et surveiller les raquetteurs fraudeurs qui vous rançonnent »Les travaux de construction et de réparation des toilettes et douches du Marché Salomon ont été évalués à 4 000 gourdes.
Ils s'inscrivent dans le cadre des activités du MCFDF, en partenariat avec les Mairies et les autres Ministères, à soutenir les femmes marchandes en leur offrant un environnement sain pour vendre leurs produits.

Jean Max St Fleur

tmaxner@yahoo.fr

Matraco S. A. valorise nos ressources naturelles

Matraco S. A., tel est le nom d'une société établie en Haïti qui croit dur comme fer que le développement économique et social d'un pays commence par l'exploitation de ses ressources naturelles. Travaillant sur le terrain depuis 2001, les responsables de cette entreprise se sont fixé pour but d'amener en Haïti les techniques les plus modernes pour l'extraction et la commercialisation des ressources minérales abondantes mais jusqu'à présent exploitées de façon anarchique et archaïque.

Un « surface miner » (Wirtgen SM 2200) servant à extraire les agrégats et du même coup aplanir et mettre en valeur le terrain
La Matraco S.A, récemment présentée au grand public, jure de projeter une nouvelle image de ce pan de l'industrie haïtienne. Respectueuse de l'environnement, la Matraco S.A renforce sans cesse ses nombreux partenariats dans le reste du monde afin d'offrir le meilleur des agrégats au marché extérieur. Les responsables de cette société affichent clairement leurs ambitions et promettent de revaloriser à des fins agricoles les terrains exploités. Intervenant généralement dans des zones désertes et rocailleuses souvent inaptes à l'exploitation agricole, la firme Matraco, qui compte dans ses rangs des ressortissants appartenant à d'autres pays, est déjà opérationnelle au Môle St-Nicolas dans le département du Nord-Ouest.

Le résultat du travail réalisé par le «surface miner», un terrain libéré de ses rocs
Exploitation légaleEn mai et en août 2005, cette firme a obtenu ses permis d'exploitation auprès du Bureau des Mines et de l'Energie (BME) l'habilitant à exploiter en surface des sites répertoriés. Comme les exploitations ne seront pas faites en profondeur, il sera encore plus aisé de revaloriser les terrains dont la compagnie met tellement d'ardeur et de détermination à réaliser.La Matraco S.A. veut se défaire des effets d'annonce si répandus en Haïti. Aussi, a-t-elle attendu la mise en place de ses différents équipements avant de se faire connaître du grand public.

Ambitieux, optimistes et déterminés, les responsables de la Matraco veulent projeter une image de modernité via la qualité de sa production.« La concurrence ne fait pas de cadeau à l'ère de la mondialisation de l'économie », reconnaît le PDG de la compagnie, Claude Denis, ajoutant que des études de marché effectuées aux Etats-Unis et dans plusieurs pays de la Caraïbe montrent clairement la voie à suivre pour la commercialisation de ses produits et la rentabilité de l'entreprise.

Quelques membres de l'équipe de Matraco S.A., debout de gauche à droite:Dionsonn Laurore (comptable), Ing William Colas (géologue), Claude-Martin Jr (vice-président), Claude Denis (PDG), Michael Jean-Charles (chercheur de sites) et assis, Jean Laurore (vice-président)

Les responsables de cette entreprise ne visent pas encore le marché local. Ils mettent surtout les bouchées doubles sur l'exploitation en surface des ressources disponibles en vue de leur commercialisation en Amérique du Nord et dans les Caraïbes.Les informations fournies par le PDG du groupe indiquent explicitement que le nom de Matraco existait bien avant, depuis les années 90 au moment où les spécialistes de l'entreprise non encore constituée faisaient de l'exploration à travers tout le pays. Ce n'est qu'en 2001 que la Matraco s'est constituée en une véritable société anonyme.
Les études de marché faites pour le compte de Matraco S.A. avaient permis de prédire, déjà dans les années 90, une rareté d'agrégats sur le marché nord-américain, en particulier dans le Sud-Est des Etats-Unis et dans certains pays de la Caraïbe comme les îles Turcs et Caïcos, Saint-Martin et même la République dominicaine qui a récemment fermé des carrières.Les responsables de Matraco S.A. disent avoir un partenariat avec une entreprise dont ils se gardent de citer le nom. Cette entreprise de renommée mondiale possède, disent-ils, l'expertise, la clientèle et les capitaux nécessaires pour réussir dans le domaine.
Un camion de mine (Moxy) articulé de 35 tonnes avec 6 roues motrices de la Matraco S.A.
Socialement impliquée« Nous avons des engagements sociaux qui nous poussent à être partie prenante dans la fourniture des soins de santé. Et nous voulons pour preuve notre contribution à la Clinique communautaire du Môle Saint-Nicolas », souligne le vice-président de la Matraco S.A, Claude Martin Jr.Il affiche sa fierté devant la fréquentation des populations des zones avoisinantes à la clinique du Mole Saint-Nicolas où des médecins slovaques fournissent des soins de qualité.Matraco veut, de par ses propres moyens, élever le niveau de salaire des ouvriers qui travaillent chez lui en général et dans son secteur d'activité en particulier. En dépit de ses équipements ultramodernes destinés à l'extraction de gisements graveleux et sableux, ses installations amovibles de chargement de navires, sans compter son usine de traitement unique dans la zone, un personnel ayant acquis des expériences de par le monde, la Matraco S.A. n'a pas la grosse tête et travaille sans répit pour donner le meilleur d'elle-même. La Matraco s.a s'enorgueillit de représenter un esprit pionnier dans l'exploitation rationnelle, moderne des ressources minérales d'Haïti et espère servir de boussole à bien d'autres entreprises pour le développement socio-économique dont le pays a tant besoin.

Dieudonné Joachim











3000 pondeuses pour des femmes éleveurs

Les responsables du Ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF), en partenariat avec la Faculté d'Agronomie et de Médecine vétérinaire (FAMV), ont procédé, lundi, à la distribution symbolique de 3000 pondeuses à des femmes venues de plusieurs régions du pays.
Ce projet pilote estimé à 4 millions de gourdes vise l'amélioration de la qualité de vie des femmes haïtiennes, selon la ministre Marie-Laurence Jocelyn Lassègue.
36 oeufs par jour est la capacité de production des poules offertes aux bénéficiaires du projet d'unités d'élevage de pondeuses du MCFDF en partenariat avec la Faculté d'Agronomie et de Médecine vétérinaire.

Cette capacité de ponte dure 18 mois et peut rapporter en 16 mois aux femmes éleveurs environ 17 120 oeufs.
Les avantages vont encore plus loin.

Les pondeuses, selon Spencer Jean-Pierre, docteur en médecine vétérinaire, consomment moins que les poulets de chair, elles s'adaptent à la température tropicale et offrent de meilleurs profits. « Les oeufs rapportent plus de 3 500 gourdes par mois aux éleveurs », avance-t-il. Cependant, il faut bien maîtriser les techniques de montage, de gestion et d'entretien des micro-fermes. Pour ce faire, les organisateurs ont également distribué de la nourriture et des cages aux femmes éleveurs. Chaque cage renferme 40 poules, un abreuvoir, un mangeoire et un pondoir qu'il faut bien entretenir. « L'eau doit être toujours disponible dans les abreuvoirs. Il faut leur donner à manger, il faut les surveiller régulièrement », a expliqué M. Jean-Pierre aux bénéficiaires, tout en insistant sur les multiples avantages des pondeuses.

La ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, voit d'un bon oeil cet apport économique. C'est un moyen efficace d'améliorer la vie socio-économique des femmes à travers le pays. « La priorité du ministère, c'est de réduire voire déféminiser la pauvreté et le chômage dans le pays », a-t-elle avancé.

La titulaire du MCFDF s'est dit particulièrement déterminée à encourager les femmes dans la création de leur propre entreprise. Ce projet pilote, lancé depuis juin 2007, s'inscrit dans le cadre du programme de création d'emplois et de relance de la production nationale du gouvernement pour l'année 2008.
Il s'étend actuellement sur quatre départements du pays, notamment le Nord-Ouest, l'Artibonite, l'Ouest et le Sud et regroupe soixante-quinze associations de femmes. Le projet évalué à 4 millions de gourdes devra s'étendre bientôt sur les six autres départements du pays.

Jean Max St Fleur

tmaxner@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55347

Commentaires:
L'histoire des oeufs et du poulet a pris de l'ampleur avec la découverte de la grippe aviaire en République Dominicaine. Grâce aux nouvelles véhiculées par les médias on a pu comprendre l'importance de ce secteur. Ce fut le moment tombé du ciel pour nous faire comprendre cette situation incongrue de dépendre du voisin pour un minable oeuf ou une cuisse de poulet.
Pendant que le gouvernement parle de production nationale nous pensons que la solution apportée spécifiquement par le ministère de la condition féminine n'est qu'une option palliative en attendant une prise en charge réelle pour la production d'oeufs et de poulets. Nous savons qu'aujourd'hui il faut parer au plus presser et ces mésures populo-populaires ne vont amener nulle part si ce n'est que pour donner l'impression de vouloir faire quelque chose.

Veto à la requête de la commission

Jacques-Edouard Alexis est de retour. Après une semaine en dehors du pays, le chef du gouvernement a utilisé son « veto » dans le cadre de l'enquête de la commission sénatoriale sur la double nationalité présumée de certains de ses ministres.
Le Premier ministre, Jacques Edouard Alexis, va opposer une fin de non-recevoir à la demande des sénateurs d'enquêter sur la nationalité de certains ministres de son gouvernement. « Je vais écrire au président du Sénat de la République, dans le plus bref délai, pour lui faire part de la position officielle du gouvernement, a lancé ce mardi le chef du gouvernement.

En attendant, a-t-il poursuivi, des instructions ont été passées aux concernés de ne répondre à aucune convocation. » « Demain, je vais écrire au président du Sénat. En attendant, le Premier ministre a passé des instructions formelles aux ministres et aux secrétaires d'Etat de ne pas se présenter devant la commission sénatoriale et de ne pas remplir les formulaires préparés à cet effet par la commission », a-t-il affirmé de manière laconique. Monsieur Alexis n'a pas fourni beaucoup de détails sur sa position.

Suite à des rumeurs mettant en doute la nationalité haïtienne de deux sénateurs et de certains ministres, le Sénat de la République a mis sur pied une commission sénatoriale spéciale chargée d'enquêter sur la nationalité des concernés dont les sénateurs Ultimo Compère et Roudolphe Boulos ainsi que les ministres de la Justice et de l'Economie et des Finances, respectivement Me René Magloire et M. Daniel Dorsainvil.

De graves soupçons de détention de passeport étranger pèsent sur leur tête alors que la Constitution haïtienne en vigueur interdit la double nationalité. Le sénateur Boulos a toujours plaidé non-coupable alors que son collègue Compère est en voyage aux Etats-Unis et n'a pas pu répondre aux questions des membres de la commission.
Le ministre de la Justice, Me René Magloire, s'est jusqu'à présent refusé de répondre à la convocation de la commission alors que celui de l'Economie et des Finances, Daniel Dorsainvil, a été blanchi de tout soupçon.

Jacques-Edouard Alexis a fait ces déclarations de retour d'un voyage qui l'avait conduit dans un premier temps en République dominicaine et par la suite aux Bahamas. A Santo Domingo, le chef du gouvernement haïtien a pris part au XXe sommet du Groupe de Rio auquel Haïti vient d'être admise cette année comme membre à part entière. A Nassau, il a participé au sommet intersessionnel des chefs d'Etat et de gouvernement de la CARICOM à laquelle Haïti a adhéré récemment.
Au sujet de la double nationalité présumée des sénateurs et des ministres soupçonnés, la commission sénatoriale spéciale devait rendre public son rapport aujourd'hui. « Ce rapport est fin prêt », déclare le président de ladite commission, le sénateur Youry Latortue, sans toutefois faire part à la presse du contenu. Pour sa part, le sénateur Céméfise Gilles, membre également de la commission, a vendu la mèche en révélant que, selon les documents émanant du service de l'Immigration et de l'Emigration détenus par la commission, deux de ses collègues soupçonnés seraient effectivement détenteurs de passeport étranger. Mme Gilles en a profité pour annoncer des sanctions à l'encontre de ses collègues fautifs. Sanctions pouvant aller jusqu'à leur destitution.
Le Premier ministre s'est également entretenu à la presse autour d'un imminent remaniement ministériel. Suite à son interpellation par la Chambre des Députés, le 28 février dernier, où il avait obtenu un vote de confiance, Jacques-Edouard Alexis avait répondu favorablement à la demande de certains députés qui souhaiteraient que le gouvernement soit remanié.

Mercredi dernier, avant son départ pour la république voisine, le locataire de la Villa d'Accueil a renouvelé cette promesse d'opérer des changements au niveau de son cabinet. « Les consultations se poursuivent avec le président de la République en vue de ce remaniement », a confirmé M. Alexis pour qui les changements au cabinet sont imminents et seront bientôt opérationnels.
D'autres dossiers dont l'insécurité et les retombées de sa tournée étaient aussi à l'ordre du jour au cours de cette conférence de presse. En ce qui concerne l'insécurité, le Premier ministre admet que l'insécurité peut se présenter sous d'autres formes, mais la police et la MINUSTAH travaillent d'arrache-pied pour en venir à bout.
A propos de la CARICOM, Haïti n'a pas encore rempli les conditions pour jouir de toutes les prérogatives découlant de sa qualité de membre, mais un accord de principe a été trouvé selon lequel les officiels haïtiens détenteurs d'un passeport officiel ou d'un passeport diplomatique pourront circuler librement dans tous les Etats de la CARICOM. « Pour cela, des accords bilatéraux devront être conclus entre l'Etat haïtien et les autres Etats concernés », a-t-il ajouté.

Samuel Baucicaut
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55327&PubDate=2008-03-12
Commentaires:
Qui fait quoi..qui a quel droit dans ce gouvernement. On a l'impression que c'est une tactique du gouvernement que de créér des scandales juste pour amuser la galerie et dissiper l'attention loin des vrais problèmes de la société.
Merci monsieur le Premier ministre

Marché conclu pour neuf mille commerçants

Les autorités municipales de Pétion-Ville ont inauguré, samedi 8 mars, le nouveau marché central de cette commune. Situé au terminus de la route de Frères, plus précisément dans les parages du quartier Chaloska, le marché La Coupe, étendu sur 4 mille mètres carrés avec deux étages et un rez-de-chaussée, est conçu pour neuf mille marchands.
Deux étages et un rez-de-chaussée, un bureau administratif, une infirmerie, des toilettes modernes, un parking de grande capacité...les résidents, en général les commerçants de Pétion-Ville, en particulier, ont finalement le marché qu'ils attendaient depuis plus de dix ans. Samedi, ils étaient des centaines, ministres, parlementaires, notables, chefs religieux, directeurs d'écoles, étudiants, professionnels et commerçants à exprimer leur contentement et gratitude à l'endroit du nouveau cartel municipal. Comme un soldat qui vient de remporter une victoire, la mairesse de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, a savouré son succès. « Après un an de dur labeur, nous voilà déjà à la concrétisation d'une partie de nos rêves », a-t-elle dit, l'air content.
L'équipe a, en fait, finalisé les travaux de construction du « Marché La Coupe » entamés depuis 1996 et , en quelques mois, a inauguré cet espace commercial de 4 mille mètres carrés, destiné à remplacer l'ancien marché situé au coeur même de la commune. « Nous sommes vraiment fier du nouveau marché, et nous félicitons les responsables de la Mairie, notamment Mme Claire Lydie Parent qui s'est engagée à désenclaver la commune », s'est réjoui un religieux responsable d'un établissement scolaire à Pétion-Ville.

Il n'est pas le seul à féliciter les autorités municipales pour leur premier succès. Le ministre de l'intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, présent à cette inauguration, a salué le travail de la mairie. Pour lui, la construction du nouveau marché central de Pétion-Ville est un modèle à suivre si l'on veut finir avec les problèmes sanitaires dans les milieux urbains. « C'est un pas vers la résolution des problèmes environnementaux des marchés publics situés au coeur de nos villes », reconnaît M. Bien-Aimé.

Marché conclu
L'inauguration du marché La Coupe samedi a été comme un marché conclu entre le conseil municipal de la commune de Pétion-Ville et le gouvernement qui a choisi de célébrer la journée mondiale des femmes cette année autour du thème « Yon lot environman pou machann yo vann nan diyite ».



En cette occasion, la ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF), Marie Laurence Jocelyn Lassègue, a promis d'encadrer les marchandes des marchés publics, en particulier celles de Pétion-Ville. « Nous allons aider les marchandes à travers des campagnes de sensibilisation, des séances de formation sur la gestion et l'entretien sanitaire de ce nouveau marché », a-t-elle garanti.
Le député de Pétion-Ville, Steven Benoît, n'a pas caché non plus sa satisfaction. Avec ce nouveau marché, la commune est sur la voie de retrouver son visage d'antan. « En 1983, j'avais laissé un marché propre et réglementé. A mon retour en 1993, c'était la pagaille. J'ai trouvé un marché sale, plongé dans l'insécurité et le désordre administratif », a-t-il déclaré.
Le parlementaire qui se montre toujours dévoué pour la cause de Pétion-Ville a invité les commerçants à prendre soin du marché La Coupe qu'il qualifie d'ailleurs de bijou. « Vous avez aujourd'hui un marché propre et sécuritaire. Prenez en soin et respectez vos engagements envers la Direction générale des Impôts », a-t-il lancé aux dizaines de marchands présents en la circonstance. En effet, chaque occupant doit disposer de documents administratifs notamment un numéro d'enregistrement, une patente et une carte d'identité.
Question de mieux gérer le marché pour les redevances fiscales et protéger le droit des consommateurs en cas de vente de produits avariés. Méfiant face aux raquetteurs, le député a appelé les commerçants à la vigilance. « Selon la valeur des marchandises étalées au marché, un commerçant aura à payer à la DGI entre 805 gourdes à 2755 gourdes », a-t-il précisé tout en rappelant au ministre de l'Intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, la nécessité de doter la commune d'autres marchés publics.

Les Pétionvillois aiment le commerce
Sur les 400 000 habitants de la commune de Pétion-Ville, les autorités municipales ont déjà recensé 9 000 marchands (es) sans compter les centaines de détaillants qui sillonnent du matin au soir les rues de la commune avec leur maigre marchandise. La mairesse de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, ne voit pas d'un bon oeil le nombre exagéré de commerçants.« Le nombre de commerçants ne doit pas dépasser la limite acceptable si l'on veut vraiment que le commerce devienne une activité rentable pour le pays. Il faut encourager les gens, les femmes en particulier à mener d'autres activités, à faire d'autres métiers », a conclu Mme Parent.
L'inauguration du marché La Coupe a fait la joie des milliers de commerçants qui attendaient avec impatience un local spacieux et moderne pour vendre leurs produits. Plus de dix ans après, marché conclu.
Horaire de fonctionnement du Marché La Coupe
Lundi - Vendredi : 6h A.M - 8h P.M
Samedi : 6h A.M - 9h P.M
Dimanche et jours fériés : 6h A.M - 3h P.M
Jean Max St Fleur
Dizon pa-m:
Tout moun dwa salye inisyativ merès petyovil la ki eseye mete lod nan dezod nan you vil tankou petyonvil. Se nan mitan totu vil peyi ya ke inisyativ sa dwe balyi. paske figi ayiti paka kontinye jan li ye jounen jodi-a.
Sepandan fok mérès la fè pep petyonvil la konnen ke ekilib sosyete-a kanpe templay lè chak manm konnen viv nan ekilibant dwa yo ak devwa yo.
Si minisipalité-a fè you gwo jéfor pou li retire machann yo nan la ri-a sa vle di ke menm jan merès la panse ak pyeton ak chofè yo tou.
se pou meri a voye you pinga pou machann pa vi-n panse ke twotwa ki libere jounen jodi-a se pa you envitasyon pou lot moun vi-n chita vi-n okipe twotwa yo ankor...
Alor se pou merès la itilize zafè yo rele kawot ak baton an pou nou pa fè lave men siyé atè...

Nationalité : Alexis interdit à la commission sénatoriale d’interroger ses ministres

Mardi 11 mars 2008
Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis a clairement annoncé mardi avoir ordonné à tous les ministres et secrétaires d’Etat de ne plus répondre aux invitations de la commission sénatoriale sur la nationalité.
Le gouvernement acheminera mercredi une lettre au président du Sénat en vue de lui exprimer sa position sur la question, selon M. Alexis de retour à Port-au-Prince à l’issue de ses participations successives au sommet du groupe de Rio à Santo Domingo et à une réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Caraïbe (CARICOM).
Présidée par le Sénateur Youri Latortue, la commission spéciale sur la nationalité a donné jusqu’à mercredi au ministre de la justice, Me René Magloire, pour fournir les pièces prouvant sa nationalité haïtienne.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1639

Vaste opération anti-kidnapping : Trois suspects interpellés, multiplication des rapts

La PNH et la MINUSTAH mobilisées en vue de retrouver une otage française séquestrée depuis samedi ; vent de panique au Lycée français
Radio Kiskeya

Trois présumés bandits, soupçonnés d’être des kidnappeurs, ont été interpellés lors d’une opération conjointe des polices haïtienne et onusienne menée lundi à la mi-journée dans le quartier de Delmas 40B (nord-est de Port-au-Prince) en vue de la libération d’une otage française, l’une des nombreuses victimes d’enlèvements enregistrés ces derniers jours.
La porte-parole de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Sophie Boutaud de Lacombe, a confirmé l’opération et les interpellations.
Travaillant pour la coopération espagnole, la ressortissante étrangère avait été kidnappée en compagnie de son mari péruvien samedi soir à Delmas 64 d’où ils sortaient d’une réception. Contraints d’abandonner leur jeep Land Rover, ils avaient été conduits vers une destination inconnue à bord d’une Mitsubishi Nativa de couleur verte et grise.
L’époux a été libéré tôt dimanche matin.
Des agents d’unités spécialisées de la Police Nationale et une cinquantaine de policiers internationaux se sont lancés sur la piste des ravisseurs qui continuaient de réclamer une forte rançon en échange de la libération de la citoyenne française. Un siège de plusieurs heures a permis d’interpeller les trois suspects qui ont été conduits à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
Selon la porte-parole de la MINUSTAH, ces individus étaient interrogés à des fins d’investigation et pourraient être emprisonnés si les preuves de leur culpabilité étaient établies. Mme de Lacombe a renouvelé la détermination de la force onusienne à appuyer la PNH dans la lutte contre le kidnapping.
Mais, la présence massive des forces de l’ordre et le quadrillage de la zone comprise entre Delmas 40B et Delmas 42 ont semé la panique au Lycée français (Alexandre Dumas) situé à la rue Marcadieu, un quartier limitrophe du théâtre de l’opération. Les cours ont été interrompus et les parents des élèves se sont précipités dans l’enceinte de l’établissement en vue de les récupérer.
Cependant, les autorités ont tenu à préciser qu’à aucun moment la sécurité des écoliers et du personnel du Lycée français n’avait été en danger.
Outre le rapt du couple d’étrangers, divers autres cas ont été enregistrés le week-end écoulé. Une jeune femme a été enlevée vendredi soir à Clercine 16 (banlieue nord de la capitale).
Pour sa part, une fillette de deux ans kidnappée depuis plusieurs jours à Delmas 41 était encore séquestrée lundi.
Un pasteur très connu d’une église baptiste de Delmas 91 (banlieue est) a été également la proie des kidnappeurs alors qu’il raccompagnait en voiture plusieurs de ses fidèles à l’issue d’un service religieux. Le sort du responsable évangélique restait inconnu.
Samedi soir, la police avait déjoué une tentative de kidnapping dans le centre de la capitale. Un homme enlevé près de l’église du Sacré-Cœur de Turgeau avait été libéré et l’un de ses présumés ravisseurs, Jean Thony Lazard, appréhendé au Champ de Mars. Selon le commissaire de Port-au-Prince, Athanase Grégory Blanchard, interrogé par Radio Kiskeya, le suspect a été retrouvé en possession d’un pistolet de calibre 38. Deux autres individus impliqués dans l’opération avaient eu le temps de s’échapper à bord d’un véhicule.
La Police Nationale et la MINUSTAH se sont efforcées de rassurer la population et de minimiser l’ampleur du kidnapping. Mais, le phénomène s’est considérablement amplifié, les nombreux groupes et individus armés ayant décidé de reprendre l’initiative après une période d’accalmie au cours de laquelle ils s’étaient volatilisés sans avoir été vraiment éradiqués. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4793

350 haïtiens expulsés de la R. Dominicaine

En majorité des enfants, des adolescents et des femmes arrêtés à Santiago
Radio Kiskeya
Les autorités dominicaines ont procédé lundi au rapatriement de 350 sans-papiers haïtiens arrêtés lors d’une série d’opérations menées ces derniers jours à Santiago (155 km au nord de Santo Domingo), ont indiqué des sources officielles citées par EFE.
Ces rapatriés sont en majorité des enfants, des adolescents et des femmes. Certains se livraient à la mendicité dans les rues de la deuxième ville dominicaine tandis que d’autres étaient devenus cireurs de bottes ou laveurs d’autos dans des parcs ou sur des places publiques. Quant aux femmes, elles sont accusées d’avoir pratiqué la prostitution.
Les compatriotes ont été reconduits à bord d’autobus à la ville frontalière dominicaine de Dajabòn (nord-ouest) avant d’être rapatriés. L’opération a été supervisée par le consulat haïtien dans cette cette province.
Un responsable de la direction de la migration a fait savoir à EFE que les rafles ont été réalisées dans différents quartiers de Santiago afin de contrôler la présence d’illégaux haïtiens dans la région. Il précise que la presse et des activistes des droits humains ont été témoins de l’arrestation des personnes concernées dans le respect de leurs droits fondamentaux.
Des habitants de Santiago ont de leur côté exprimé leurs préoccupations devant l’importance du flux de l’immigration clandestine haïtienne.
Cependant, dans la zone frontalière, des voix se sont ces derniers jours élevées contre la poursuite du trafic de sans-papiers avec la complicité de passeurs dominicains malgré la multiplication des opérations des militaires et inspecteurs d’immigration contre les haïtiens.
Des milliers de compatriotes, mais aussi des dominico-haïtiens, ont été chassés ces derniers mois du territoire dominicain. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4791

Une française et un péruvien enlevés à Delmas

Une française et un péruvien sont séquestrés, vraisemblablement dans la région métropolitaine depuis plus de 48 heures par des bandits. Les deux victimes ont été kidnappées par des bandits le samedi 8 mars vers 8 heures du soir dans le quartier de Delmas 64.
L’identité des victimes n’a pas été révélée par les autorités policières haïtiennes et de la Minustah qui ont réalisé une importante opération dans le quartier de Delmas 40 B hier lundi dans le cadre de l’enquête sur cet enlèvement.
Trois individus ont été appréhendés lors de cette opération a indiqué la porte parole de la mission onusienne, Sophie Bouteau de Lacombe qui n’a pas voulu révéler les noms des suspects. Elle a confirmé qu’une cinquantaine de policiers de l’ONU ont appuyé les policiers haïtiens dans le cadre de cette opération. " Les suspects sont interrogés par les policiers de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ)", assure t-elle.
Une source proche de la PNH a indiqué que les trois personnes interpellées sont des haïtiens dans la trentaine et s’exprimant très bien en anglais, ce qui laisse supposer qu’ils seraient des déportés.
Le député de Pétion ville, Steven Benoît dit constater une recrudescence des actes d’enlèvement dans la région métropolitaine et annonce que la chambre basse se prépare à convoquer le secrétaire d’état à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph et le directeur général de la Police, Mario Andresol.
Le parlementaire regrette que les autorités policières rechignent à informer la population sur les multiples actes d’enlèvement estimant qu’une discussion sérieuse doit avoir lieu sur ce sujet.
Samedi dernier, le directeur général de la PNH, avait admis qu’il y a eu une recrudescence des actes d’enlèvement dans la capitale. De plus, le porte parole de la Police Nationale d'Haïti, Frantz Leurebourg avait indiqué que 20 cas de kidnapping ont été enregistrés durant le mois de février 2008. M. Lerebourg avait révèle que plusieurs bandits dont Hudson Sanon ont été arrêtés dans le cadre l’enquête sur l’assassinat du commissaire Delva le 23 octobre 2007.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13564

Le sénat insatisfait des timides réformes dans la diplomatie haïtienne

Le président de la commission affaires étrangères du sénat, Evalière Beauplan, réclame des changements au sein des représentations diplomatiques haïtiennes.
Il croit que la faiblesse de la diplomatie haïtienne est la principale cause du peu d’intérêt manifesté par les investisseurs étrangers, et presse le chef de l’état de nommer de nouveaux ambassadeurs, qui seront ratifiés par le sénat. " Il faut une diplomatie au service du développement", dit-il insistant sur la nécessité de renforcer les relations avec des pays de la caraïbe tels Martinique et Guadeloupe.
Le sénateur Beauplan qualifie d’insuffisantes les derniers remaniements au sein de quelques missions diplomatiques réalisés par le ministre des affaires étrangères Jean Raynald Clérismé.
Le chancelier haïtien avait en février dernier rappelé les ambassadeurs d’Haïti à Paris, à Taiwan et à Ottawa ainsi que le consul général d’Haïti à Boston.
Le ministre des affaires étrangères n’a pas voulu préciser parmi ces diplomates qui sont ceux qui fourniront leur prestation aux services centraux du ministère et ceux qui ont été demis de leur fonction. " Nous priorisons le processus de rotation des diplomates et des fonctionnaires des ambassades dans le cadre de la volonté du gouvernement d’offrir une autre image d’Haïti à l’extérieur" soutient le ministre des affaires étrangères.
Jean Raynald Clérismé soutient que des chargés d’affaires ont été nommés à la tête de ces représentations diplomatiques en attendant de nouvelles nominations par le chef de l’état. " La diplomatie est une prérogative du chef de l’état, c’est lui qui doit designer les ambassadeurs", rappelle Jean Raynald Clérismé.
De plus, une trentaine de fonctionnaires de plusieurs ambassades haïtiennes ont été limogés. Selon M. Clérismé ces personnes se trouvant dans une situation irrégulière ne pouvaient pas exercer leur fonction conformément à la convention de vienne sur les relations diplomatiques. Certains d’entre eux avaient une résidence dans le pays d’accueil donc ne pouvaient pas recevoir d’exequatur explique le chancelier haïtien qui fait état de la bonne santé de la diplomatie haïtienne.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13566

Le Pérou table sur le dessalement de l'eau de l'océan Pacifique

[2008-03-12 07:28]
LIMA (Reuters) - Le Pérou compte dessaler de l'eau tirée de l'océan Pacifique pour compenser la réduction des réserves d'eau contenues dans les glaciers, qui fondent plus rapidement qu'avant sous l'effet du changement climatique, a annoncé mardi le président Alan Garcia.
Ce pays andin dépend en grande partie pour son approvisionnement en eau potable des fleuves, dont certains s'écoulent sur le flanc occidental des Andes et sont alimentés par de grands glaciers tropicaux qui fondent à une vitesse sans précédent.
Garcia a estimé que le Pérou devait se doter d'une source d'eau alternative, plus sûre, en pompant de l'eau dans l'océan et en la dessalant.
"Nous ne pouvons pas penser à l'avenir avec les moyens d'hier. Nous devons utliser les technologies modernes et cela sera le cas quand nous retraiterons l'eau de l'océan", a dit Garcia à l'ouverture d'une conférence sur le dessalement.
Doosan Hydro Technology, une filiale de l'entreprise sud-coréenne Doosan Heavy Industries & Construction, spécialisée dans le dessalement, pourrait construire deux usines de dessalement sur la côte péruvienne pour fournir de l'eau à plus d'un million de personnes, a fait savoir le gouvernement.
Marco Aquino, version française Natacha Crnjanski.

Ca pourrait éventuellement donner des idées aux dirigeants haïtiens qui se retrouvent comme tous les haïtiens du pays soumis à une pénurie d'eau séculaire et endémique. Mais bon c'est pas une priorité...l'eau

mardi 11 mars 2008

Max Beauvoir chef suprême du vodou haïtien

Allez par tout le pays et faites des adeptes de la religion vodou ! Le culte des ancêtres, marginalisé, stigmatisé, sort de l'ombre. Lumière sur la cérémonie d'ordination du premier « Ati national ».

Le chef suprême du vodou haïtien, François Max Gesner Beauvoir (Photo: François Louis)
François Max Gesner Beauvoir a été élevé au rang « d'Ati national », chef suprême du vodou haïtien, le vendredi 7 mars 2008.

A l'occasion de cette cérémonie d'ordination, la Confédération nationale des vodouisants haïtiens (CNVH) a réuni, au local de Le Lambi Night-Club, à Mariani, des représentants de partis politiques, d'églises chrétiennes et autres cultes, des membres du gouvernement.

Hougans, mambos, initiés et autres serviteurs des dieux vodou venus des quatre coins du pays ont pris part à cette cérémonie.« Nous devons construire Haïti pour le bonheur de tous les Haïtiens. C'est sur la base de cette idée que s'est formée la Confédération nationale des vodouisants haïtiens », a déclaré le chef suprême du vodou haïtien, en scandant un Ayibobo.

Carole Demesmin chantant pendant la cérémonie d'ordination (Photo: François Louis)

Il a souhaité le relèvement du niveau de vie de la population et se désespère que tant de forces vives de la nation n'aient pu être exploitées au bénéfice du développement d'Haïti. « La force de travail du vodouisant est extraordinaire, mais on ne le reconnaît pas en Haïti. Dans les pays étrangers, cette même force de travail participe au développement », a-t-il fait remarquer.-

Le vodou, une religion à part entière
« Cette cérémonie d'élévation de Max Beauvoir au rang de Ati national étale dans toute sa vérité cette liberté de vue, de communion, de vivre ensemble que prône le gouvernement, à savoir pratiquer sa religion sans contrainte », a dit le directeur spirituel du ministère des Cultes, Henry Chéry.
Des vodouisants vêtus de leurs robes de cute assistant à la cérémonie d'ordination de l'Ati national (Photo: François Louis)

Il a fait observer que l'Etat haïtien, en conformité avec la Constitution et aux lois de la République, depuis la sortie de la loi du 4 avril 2003, reconnaît le vodou comme religion à part entière. Henry Chéry a souhaité que la religion vodou se dote de structures solides au niveau local, régional et national qui lui permettra de réguler les manifestations et actes de cette religion de concert avec l'Etat.

Il croit que la pratique du vodou peut s'exercer avec efficacité afin que ses serviteurs continuent à faire des adeptes à travers tout le pays. Religion ancestrale, élément d'intégration, le vodou a, pendant longtemps, été victime de l'incompréhension, de l'ignorance des uns et des autres, a signalé Henry Chéry qui profite de l'ordination de l'Ati national pour demander aux vodouisants d' « envisager de définir une coopération plus active avec l'Etat en faisant des propositions constructives pour le bien du pays».
Plaidoyer pour le vodou

L'ordination de l'Ati, placé sous le signe de vodou et développement, « nous offre une occasion de nous structurer pour faire avancer le pays dans l'idéal démocratique et de développement », a dit une représentante du CNVH, Carline Viergelin. Cette structuration, selon elle, est un défi, un espoir, un moment historique qui ouvre la perspective d'une nouvelle forme de vodou en Haïti. Pour cela, il faut « une prise de conscience chez le vodouisant».


Une mère entourée de ses enfants (tous deux sont réclamés par les esprits)
(Photo: François Louis)

Elle prend Max Beauvoir comme modèle, un hougan qui a consacré une bonne partie de sa vie à faire sortir le vodou, religion stigmatisée, de sa marginalisation.
Se faisant avocate du vodou, Viergelin trouve dans la religion des ancêtres le fondement pour le développement, une solide base pour un nouveau projet de société.

La confédération des vodouisants haïtiens a placé la barre très haut. Elle veut inscrire le mouvement dans le processus de la mondialisation. Aussi l'association a-t-elle pour but de guider les vodouisants et d'ouvrir un dialogue culturel avec les pays ayant des religions traditionnelles africaines comme le Brésil (Condomble), Cuba (Santeria), la Martinique (Quinbois), Guadeloupe (Coca), Trinidad et Tobago (Shango).

Un tatouage de vèvè en signe d'attachement à la religion du vodou (Photo: François Louis)

Au bord de la mer, dans le décor ruisselant de lumière du Lambi Night-Club, les tambours résonnent, les âmes tressaillaient, les dieux tutélaires veillent sur le troupeau de vodouisants. Les voix de Fabienne Denis et de Carole Démesmin enveloppaient l'assistance. Comme des vagues, elles devenaient berceuses.

Claude Bernard Sérant

Cayes-Jacmel, splendide et repliée sur elle-même

Située à 10km de Jacmel, Cayes-Jacmel est en voie de s'imposer comme le poumon en villégiature du Sud-est. Ses hôtels (de plage), ses pimpants immeubles à l'architecture ordonnée, sa beauté naturelle sont impressionnants. Une plaque tournante bien accessible qui pourrait accompagner la métropole du département du Sud-est dans la gestion de son excentricité. En toute urbanité.

Façade principale du bureau régional du MARNDR(Ministère de l'Agriculture des Ressources Naturelles et du Developpement Rural) à Cayes-Jacmel (Photo: Robenson Bernard)

Cayes-Jacmel est une municipalité que visitent ceux qui ont particulièrement arpenté Jacmel. En voiture ou à moto. Pour découvrir ses joies et ses légendes, le visiteur doit vite abandonner le formidable sens de la mesure qui prévaut généralement dans bien des villes du pays. Si l'on y parvient, on entre alors dans cette dimension inédite de la vie qui suscite souvent de la nostalgie et soulève des interrogations.


Ce qu'on aime d'abord à Cayes-Jacmel, c'est l'accessibilité de la zone: route asphaltée, beauté naturelle du paysage... Mais encore et surtout les maisonnettes (bordant les deux côtés de la route principale) mangées apparemment par les glycines du temps. D'où leur originalité plutôt troublante. Ni volets, ni rideaux. Rectangles ou losanges robustes, elles dévoilent, au premier venu, les vies intérieures en même temps qu'elles admettent le monde extérieur. La densité humaine de ces hublots qui ont leur forme propre est parlante.

Cayes-Jacmel joue le rôle d'une héroïne blessée risquant mille nouveaux périls à n'opposer aucune protection aux regards. Entre fascination et dépit, on s'y promène un carnet dans la poche. Sans risque de se tromper de la superbe cohabitation de la structure archaïque de la région avec la vision moderne de ceux qui semblent prendre en compte le trop-plein de la métropole. L'enjeu n'est pas mince: il s'agit de redéfinir l'espace urbain et sa territorialité, ses règles et représentations et les contradictions culturelles auxquelles il est allergique. Avec ou sans proportion.

Janvier Pierre Féguito, maire de Cayes-Jacmel (Photo: Robenson Bernard)

L'ambiance rurale est le point de repère auquel on accroche ses regards à Cayes-Jacmel, du moins lorsque le vertige, ce mal typiquement humain fait douter de la pertinence de l'espoir des moins nantis. Sur le plan du transport public, Cité Soleil, Arcahaie, Petit-Goâve ont fait école. Les camionnettes font bon ménage avec les taxis-motos. Beaucoup de monde et moins de tap-tap aux heures de pointe.
Dès six (6) heures du soir, la population est dans le noir, A moins qu'elle aille se consoler sur la métropole qui s'illumine de lucarnes quand il y a de l'électricité.
Cayes-Jacmel? C'est avec plaisir qu'un romancier esquisserait une passionnante psychologie de cette commune située à l'ouest de la République dominicaine qui ne cesse de convoiter les paysans, heureux de s'y rendre sans papiers tous les mercredis et samedis soir. Par bateau.
Quelle aventure!Formée de quatre (4) sections communales, en l'occurrence Ravine Normande, Gaillard, Haut Cap-Rouge et Fonds-Melon Micheneau, Cayes-Jacmel est riche en produits agricoles, tels que manioc, mandarine, orange, banane, igname, noix de coco, etc. Comme à Marigot, on y pratique la pêche à la ligne. Faute de mieux.Si l'on tient compte des somptueuses maisons de résidence construites ici et là à l'entrée de la commune, on serait tenté de croire que Cayes-Jacmel tend à changer progressivement sur le plan physique.
A ce compte, vouloir écrire sur elle revient à prétendre laisser son empreinte sur de l'eau. Tout semble y arriver avec vitesse: démographie, mobilité de la population, lente disparition de l'ancien au profit du nouveau non moins saisissable et contradictions sociales de notre temps.Sans oublier, bien sûr, la précipitation des pèlerins des paradis perdus et retrouvés. L'indifférence à ces phénomènes des 45 000 habitants concentrés sur un lopin de terre dont chaque centimètre carré paraît voué au culte de ce que Jean-Christophe Rufin appelle "La civilisation des archipels" n'est pas à démontrer.
Légitimes doléances
Cayes-Jacmel, doté de ses ateliers pilotes de technologie. (Photo: Robenson Bernard)
A Cayes-Jacmel, on a l'impression d'entrer dans les cartes postales en noir et blanc du "pays en dehors" où un soleil de midi fait ressortir les détails des scènes de rue; où le fracas des taxis-motos ou des tap-tap surchargés semblent plus présents que toute autre chose. Que dire des locaux du Tribunal de Paix ou du Commissariat de Police?
Comme tout citoyen ordinaire de la Commune, le maire Janvier Pierre Féguito est très enthousiaste à énumérer les doléances de la population: Hôpital moderne, école professionnelle, eau potable, électricité, logements sociaux, plages publiques. « Nous avons récemment posé la première pierre pour la construction d'une usine agro-industrielle », s'enorgueillit-il en indiquant que c'est un bon signe pour la relance de la production nationale.
Pour contrer la vie chère ou ses avatars potentiels?L'homme qui s'est réjoui que sa municipalité dispose des deux meilleures plages de la région (Raymond-les-bains et Petit Mouillage) dit apprécier la présence de médecins cubains à Cayes-Jacmel. « Ils font de leur mieux pour venir en aide à la population dont les besoins dépassent largement la capacité du centre de santé de la mission Béthanie et du dispensaire (public) de Cap-Rouge », raconte-t-il à qui veut l'entendre.
Les vivants et les morts
Point n'est besoin d'être un investigateur des traitements culturels de la mort en milieu rural, pour se rendre à l'évidence que sur la route principale de Jacmel comme à Cayes-Jacmel, les gens cohabitent avec leurs morts. Sans vouloir, pour autant, les ressembler. De magnifiques tombes sont érigées sur des habitations selon un quelconque mythe fondateur qui sous-tend, oriente et explique (sur le mode divinatoire) l'importance accordée par les familles à la mémoire de leurs chers disparus à qui elles tendent d'insuffler de la vie pour continuer leur vie finie. Dans l'au-delà.
Voilà qui constituerait, pour tout sociologue un élément de recherche aidé du savoir initiatif et empirique de ces populations si attachées, somme toute, à leur thanatopraxis. Sans détermination idéologique, ni culture du deuil, ou nihilisme ancestral. « Dans notre milieu, la mort n'est frappée d'aucun tabou: aucune mort n'est naturelle. C'est un assassinat, un arrachement, une coupure », professe un riverain, frisant la soixantaine, qui s'est dit conscient d'avoir reçu sa vie de ses grands parents pour mieux achever la sienne. Ce qui explique la dissymétrie existante en chaque homme, entre sa conscience infirme et la vie finie qui l'incarne dans le processus d'intégration sociale.
-Le défi de la modernité-
Depuis quelque temps, les gens à Cayes-Jacmel ne vivent plus exclusivement de l'agriculture, de la pêche ou du commerce informel. Le sol étant épuisé, la pêche rendant de moins en moins dans cette zone côtière polluée, le nombre d'hommes et de femmes qui travaillent est réduit considérablement. La plupart passent leur semaine en ville, occupant de menus emplois, vendeurs domestiques, chauffeurs, femmes de ménage ou travailleurs du port.
Le Taxi-moto, un phénomène plutot récent en milieu rural. A Cayes-Jacmel l'offre repond assez bien à la demande (Photo: Robenson Bernard)
D'autres passent leur temps sans rien faire. On les voit par petits groupes, causer entre eux. Ils sont jeunes et bien portants en apparence. Il y en a qui sont, en plein midi, munis d'une lampe de poche: ce qui signifie qu'ils ne rentreront à la maison qu'à l'heure du crépuscule.

Après des minutes en 4x4 ou à moto, le ruban d'asphalte (qui semble de création récente) débouche sur une route en terre battue qui mène à Fonds Jean-Noël ou à Peredo. Bref, rien ne détermine plus profondément Cayes-Jacmel que la place qu'elle fait à l'expansion de la ville de Jacmel, confrontée désespérément aux bizarreries du sous-développement chronique. Et aux exigences de la modernité.

Robenson Bernard

Chancerelles: des services logés dans un cadre attrayant

Le directeur général du Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), le Dr Gabriel Thimoté et l'ambassadeur des États-Unis, Janet A. Sanderson, ont procédé, samedi, à l'inauguration des nouveaux locaux devant loger les services de maladies infectieuses à la Maternité Isaïe Jeanty (MIJ). Un cadre attrayant et plus approprié pour les femmes mais aussi un pas parmi tant d'autres à effectuer.
Désormais, les femmes défavorisées constituant la principale clientèle de la Maternité Isaïe Jeanty, communément appelé Chancerelles, seront accueillies dans un cadre plus digne et plus approprié lorsqu'elles doivent se faire dépister. Car les locaux fraîchement rénovés devant abriter le Centre de dépistage du Vih/sida et de la prise en charge des PPVIH (Personnes vivant avec le Vih/sida) ont été inaugurés, le samedi 8 mars 2008, à l'occasion de la journée internationale de la femme.


Logés dans le même bâtiment que le service prénatal dont les travaux de réhabilitation ont été financés par le gouvernement américain à travers le projet PEPFAR, ces services de maladies infectieuses permettront à un nombre plus élevé de femmes enceintes de se faire dépister et de PPVIH de trouver des soins psychologiques nécessaires. Pour y parvenir, de nouvelles ressources ont été allouées récemment à ce centre hospitalier qui dispense des soins en maternité et en gynécologie.
« La santé des femmes haïtiennes est une priorité pour le ministère de la Santé publique », a affirmé, le Dr Gabriel Thimoté, directeur général du MSPP, se basant sur le programme de soins obstétricaux gratuits lancé par son ministère en janvier 2008.
Mais ce programme, a constaté Le Nouvelliste, n'est pas encore effectif jusqu'à présent à la Maternité Isaïe Jeanty, comme c'est le cas dans d'autres centres hospitaliers du pays.
Ce retard, selon le Dr Thimoté, est dû à un ensemble d'obstacles rencontrés au niveau dudit ministère. « Je suis heureuse de constater l'intérêt croissant que font montre le gouvernement haïtien et les partenaires des différents secteurs sociaux de la vie nationale en vue d'améliorer les conditions sanitaires de la population », s'est réjouie, Janet A. Sanderson, ambassadeur des Etats-Unis, présente aussi à la cérémonie inaugurale.
Mme Sanderson a réaffirmé l'engagement du gouvernement américain visant à appuyer des programmes orientés vers l'amélioration de la santé de la femme haïtienne qui, reconnaît-elle, paie le lourd tribut de violences et de discriminations de toutes sortes.« Maintenant que la Maternité Isaïe Jeanty est dotée de nouveaux services et d'un laboratoire performant, nous sommes convaincus que notre objectif visant la prise en charge intégrale des femmes sera atteint », a indiqué, pour sa part, le Dr Camille Figaro, directeur médical de cette institution sanitaire, préoccupé aussi par la formation des résidents en vue du renforcement de la qualité des soins de santé offerts à la MIJ.
Il a profité de cette cérémonie, à laquelle participait la ministre à la condition féminine et aux droits de la Femme, Marie Laurence J. Lassègue, pour faire remarquer que 1 500 femmes enceintes ont été dépistées depuis juillet 2007 et 121 d'entre elles se sont révélées positives.
Par ailleurs, le Dr Figaro se dit certain que les autorités normatives du ministère de la Santé publique vont continuer à assister la Maternité Isaïe Jeanty qui fait face à de nombreux problèmes d'infrastructures. Lundi dernier, la MIJ a bénéficié d'un lot d'équipements de la part de Haiti's National Plan, une entité de gestion du projet MSPP/CDC/PEPFAR. Mais il reste encore beaucoup à faire au sein de ce centre de maternité qui offre ses services aux femmes démunies du pays depuis 1942.
Victor Jean Junior
Commentaires:
C'est dommage qu'il y ait partout et en tout la présence de l'ambassadeur américian dans ce genre d'inauguration. On aurait aimé croire que le gouvernement haitien soit en mesure de réaliser ce genre de transformation au niveau des institutions de service.

Les détritus valent de l'argent

Carrefour-Feuilles n'est plus le quartier insalubre et violent qu'il était, il y a deux ans. Le projet de collecte des déchets solides financé par l'Inde, l'Afrique du Sud et le Brésil (IBSA) en est pour quelque chose.

Des dizaines d'hommes et de femmes équipés de brouettes, de pelles et de balais sont quotidiennement à l'oeuvre à travers les rues de Carrefour-Feuilles. Motivés, ils sensibilisent aussi les gens à ne pas jeter les détritus par terre.

Au bout de quelques semaines de la grande croisade, leurs efforts se sont révélés payants. « Les 25 quartiers de Carrefour-Feuilles sont plus propres qu'avant », se réjouit Joseph, un jeune universitaire dans la vingtaine résidant dans ce quartier jadis sous la coupe de gangs armés.



Un centre de triage et de transformation des ordures a été construit à Savane Pistache, un quartier de Carrefour-Feuilles.
Une partie des déchets collectés est transportée vers ledit centre. Là, on fait un premier tri. On extrait les papiers, les verres, les métaux et les plastiques.

Les papiers sont utilisés pour la fabrication des briquettes destinées à la cuisson. Et, les autres déchets sont pour l'instant jetés à Truitier, l'une des plus importantes décharges du pays. Pour le transport des déchets, deux camions sont à la disposition du groupe. « Nous comptons bientôt construire un centre de compostage afin de transformer ces détritus en engrais », annonce Dimanche Jean Gérald, responsable du centre de triage. Quelque six mille briquettes sont déjà fabriquées dans le cadre du projet.

Cette quantité est jugée insuffisante pour être mise sur le marché. « Nous ne voulons pas être en rupture de stock », a répondu M. Dimanche lorsqu'on lui a demandé quand est-ce que les briquettes seront mises en vente. Une fois commercialisées, croit-il, la population achètera les briquettes avec empressement en lieu et place du charbon de bois.

"Seulement huit briquettes de papier suffisent à la cuisson d'un repas relativement consistant. Le tout en moins d'une heure, a affirmé Jeanneus Verdieu, responsable de la section de briquettes au centre de triage. En termes d'argent et de temps, ce sera plus économique que le charbon de bois." A côté des briquettes fabriquées avec de l'eau, du papier ou carton mélangé avec de la poudre de bois, on fabrique aussi des balais pour le nettoyage des rues.


Quelque 300 jeunes et adultes de Carrefour-Feuilles gagnent leur vie à partir de ce projet qui vise à consolider le processus de lutte contre la violence dans la zone. Pour ne pas créer des frustrations, on fait travailler les gens en rotation.

Toutes les deux semaines, on embauche de nouvelles têtes. "Le projet a beaucoup d'importance pour Carrefour-Feuilles, a indiqué Otley Adam du centre de triage. Grâce à cette activité, beaucoup de pères de famille, comme moi, arrivent à envoyer leurs enfants à l'école."Les briquettes de papier sont une alternative au charbon de bois, a enchaîné Ginette Séjour elle aussi affectée à la section du triage. J'espère que les gens vont les acheter en vue de mettre fin au déboisement du pays.

Inauguré en décembre 2007 et réalisé dans le cadre de la coopération Sud-Sud, le projet de collecte des déchets solides financé par l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud, selon les responsables, touchera sous peu d'autres quartiers populaires du pays.

Jean Pharès
Jérôme

La BID soutient un projet de restaurants populaires de Yélé Haïti

Le Fonds de la banque régionale de développement offre une enveloppe de plus de 350.000 dollars à la fondation de Wyclef Jean pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin à travers l’ouverture de "cuisines" dans des bidonvilles
lundi 10 mars 2008,
Radio Kiskeya
Grâce à un don 357.680 dollars de la Banque interaméricaine de développement (BID), la Fondation Yélé Haïti de la star haïtiano-américaine du hip-hop Wyclef Jean va créer un centre d’appui entrepreneurial destiné à encourager des femmes à diriger des restaurants populaires dans les bidonvilles de Port-au-Prince, dont Cité Soleil.
Selon un communiqué de la BID, ce projet, qui facilitera le développement de micro-entreprises dénommées cuisines, sera cofinancé par le Fonds multilatéral d’investissement (MIF) de la banque régionale de développement et Yélé Haïti. Cette fondation versera pour sa part une contrepartie de 153.000 dollars.
Une assistance sera apportée à au moins quinze cuisines qui pourront générer 225 emplois directs et d’autres emplois supplémentaires dans les communautés où elles seront établies. Il est également prévu la création d’une coopérative qui assurera la gestion de la logistique et des achats.
Le communiqué de la BID précise que l’implantation du centre d’appui entrepreuneurial favorisera le renforcement de Yélé Haïti qui fournira une formation et une assistance aux femmes responsables des cuisines et à d’autres personnes souhaitant lancer des petites entreprises similaires dans leurs quartiers. Les clients bénéficieront de conseils pour la préparation des plans directeurs et le maintien d’une comptabilité de base, d’une gestion financière et d’un plan de commercialisation.
« Dans le cadre de ce partenariat, nous avons été en mesure de développer un modèle unique de micro-entreprise, les Yélé cuisines » a indiqué la présidente de Yélé Haïti, l’ancienne ministre Maryse Pénette Kédar. « Wyclef Jean et tous les membres de la fondation sont enchantés par cette nouvelle expérience et nous nous réjouissons de travailler de concert avec la BID afin d’offrir de nouvelles opportunités à des milliers de femmes en Haïti », a conclu la responsable.
La Banque interaméricaine de développement qualifie de succès les partenariats réalisés par Yélé Haïti notamment avec le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et l’opérateur de téléphonie mobile Voilà. Elle souligne aussi que, sous le leadership de l’artiste de renommée internationale, la fondation s’est déjà engagée dans d’autres projets portant sur l’éducation, la santé, l’assainissement, les sports et la culture.
Le MIF est un fonds autonome géré par la BID. Sa mission consiste à stimuler le développement du secteur privé en Amérique latine et dans les Caraïbes, particulièrement dans le domaine des micro-entreprises. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4789