Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 23 novembre 2007
Le gouvernement haïtien à la recherche d’une réponse scientifique à la thèse du professeur Michael Worobey sur l’introduction du VIH/SIDA aux Etats-Un
vendredi 23 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Ministère haïtien de la santé publique et de la population (MSPP) a annoncé vendredi dans un communiqué, la formation d’un comité d’experts haïtiens et étrangers chargé d’élaborer une contre argumentation objective et scientifique à la thèse du professeur américain Michael Worobey sur l’introduction du VIH/SIDA aux Etats-Unis par un patient haïtien.
Le Ministère déclare être « interpellé par la nature stigmatisante » de l’étude du professeur américain, laquelle est « susceptible de causer des préjudices à la communauté haïtienne ».
Désigné sous le vocable de « Task force », le comité de spécialistes est majoritairement constitué de médecins haïtiens travaillant en Haïti et à l’étranger, appartenant pour la plupart à des institutions ou des associations connues, dont certaines sont activement impliquées dans la lutte contre le VIH/Sida. Le directeur général du MSPP, le Dr Gabriel Thimoté, en fait partie aux côtés de deux autres cadres supérieurs du Ministère, les Dr Edieu Louissaint et Jacques Boncy.
Les Centres GHESKIO, très impliqués dans la lutte contre le Sida, comptent deux de leurs principaux dirigeants au sein du comité, les Dr Jean William Pape et Marie Marcelle Deschamps.
Le Dr Paul Palmer est le seul étranger figurant sur la liste des membres du comité d’experts. Un de ses proches collaborateurs, le Dr Fernet Léandre, l’accompagne au sein du comité.
Professeur de médecine à Harvard University, Paul Farmer est également co-fondateur de l’ONG Partners in Health basée à Boston, dans l’Etat du Massachusetts. Cette ONG opère en Haïti, principalement dans le Plateau Central (Centre) où l’organisation est couramment appelée en créole "Zanmi Lasante".
Font également partie du comité : le Dr Claude Suréna, président de l’Association Médicale Haïtienne (AMH, la plus importante association médicale du pays) et deux autres membres de la même association, les Dr Yvelt Biamby Jacques et Eddy Jean Baptiste.
L’Association des Médecins Haïtiens à l’Etranger (AMHE) compte quatre membres au sein du comité : les Dr Lauriston, Vladimir Berthaud, Jean Claude Desgranges et Eric Jérôme.
Les deux derniers membres du comité sont les Dr Emile Hérald Charles, de la Fondation SOGEBANK (l’une des principales banques commerciales privées de la place) et le Dr Aristobule Deverson de la firme privée d’assurance GSP.
Des experts étrangers ont été contactés pour leur expertise dans la recherche phylogénétique, précise le communiqué du MSPP.
La publication des résultats de l’étude du professeur de biologie Michael Worobey de l’Université d’Arizona date du 29 octobre dernier. La diaspora haïtienne des Etats-Unis qui avait livré une rude bataille contre une campagne anti-haïtienne dans ce pays au début de l’apparition de la maladie, a exprimé d’abord son étonnement puis son indignation face à ce qui s’apparente au feu vert donné à une nouvelle campagne de ce genre.
Selon l’étude en question, « Haïti a été le tremplin pour le virus quand, depuis l’Afrique centrale, il a commencé à se propager à travers le monde ». Worobey est le principal auteur de l’étude publiée dans les Annales de l’académie nationale américaine des sciences (PNAS).
« Le virus mortel est probablement arrivé sur les côtes américaines autour de 1969, plus d’une décennie avant l’explosion de l’infection, et pourrait avoir été introduit par un immigré haïtien célibataire », soutiennent Worobey et son équipe de chercheurs.
« Le virus s’est répandu ensuite au Canada, en Europe, en Australie et au Japon. Il semble plus crédible qu’un immigré (ou des immigrés) haïtien soit à l’origine de l’épidémie plutôt qu’un adepte du tourisme sexuel rentrant d’Haïti, car ce pays n’est devenu une destination prisée qu’à partir des années 70 », a estimé le Dr Worobey. [jmd/RK]
La police frontalière sera bientôt créée, affirme Mario Andrésol à Santo Domingo
Le chef de la police indique qu’en attendant la mise en place de ce corps, la MINUSTAH participera à la surveillance de la zone frontalière exposée aux activités de nombreux trafiquants
jeudi 22 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, a annoncé jeudi à Santo Domingo la création prochaine d’une police des frontières qui, dit-il, doit rendre "le contrôle de la frontière avec la République Dominicaine beaucoup plus efficace", selon une dépêche de l’agence espagnole EFE.
Le commandant de la PNH a fait cette annonce après avoir participé en compagnie du Secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Eucher-Luc Joseph, à une réunion de travail avec le président de la Direction nationale dominicaine de contrôle des drogues (DNCD), le général Rafael Radhamés Ramìrez Ferreira, dans le cadre d’une visite officielle d’une délégation haïtienne composée de 27 responsables de la sécurité.
M. Andrésol a toutefois reconnu qu’il sera difficile pour l’institution policière d’assurer le contrôle effectif de la frontière haïtiano-dominicaine longue d’environ 400 kilomètres et fréquemment utilisée par des trafiquants de drogue, d’armes, de clandestins et des contrebandiers. "Effectivement, comme nous ne disposons pas de structures très solides pour contrôler la zone frontalière, la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) aidera la Police Nationale d’Haïti jusqu’à ce que "nous soyons en mesure d’installer la police frontalière haïtienne", a fait savoir le directeur de la PNH. Sans pouvoir se montrer précis sur la question, il a estimé que ce nouveau corps "existera dans les prochaines années ou les prochains mois".
Soulignant les excellents rapports qui se sont développés entre responsables haïtiens et dominicains, Mario Andrésol en a profité pour rappeler que récemment la police haïtienne, l’armée et la police dominicaines s’étaient réunies dans la ville frontalière dominicaine de Jimanì (sud-ouest).
Egalement reçue au Palais National de Santo Domingo (siège de la Présidence), la délégation haïtienne est attendue à Port-au-Prince vendredi à l’issue de ce voyage de trois jours qui confirme le renforcement de la coopération entre les forces de sécurité des deux pays confrontées notamment au phénomène du crime organisé. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4455
Le parlement hondurien autorise l’envoi de 200 soldats en Haïti
jeudi 22 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Le gouvernement hondurien a annoncé jeudi l’envoi d’au moins 200 soldats en Haïti en vue de contribuer au renforcement de la stabilité politique du pays à travers la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), informent des dépêches d’agences datées de Tegucigalpa.
Cette décision a été annoncée à l’issue d’un vote au cours duquel le Congrès (Parlement) a autorisé tard mercredi soir le déploiement du contingent hondurien en Haïti.
L’acte du pouvoir législatif a été aussi confirmé par les Forces Armées honduriennes
"Un contingent de 200 militaires participera à l’effort international destiné à contribuer à la pacification d’Haïti", lit-on dans le texte du décret de l’Exécutif rendu public après son approbation par le Parlement. Le régime du Président Manuel Zelaya soutient qu’il s’agit d’une "obligation" pour son pays de contribuer à la paix mondiale en tant que signataire d’une série de conventions et traités internationaux.
Le Congrès s’est prononcé presqu’à l’unanimité en faveur de l’envoi des futurs casques bleus pour une période d’un an. Selon, Jose Azcona Bocock, un parlementaire membre du parti au pouvoir cité par l’Associated Press, seuls quatre représentants de la gauche ont voté contre la présence militaire de leur pays au sein de la MINUSTAH.
Ces parlementaires de l’opposition ont plaidé en vain pour l’attribution d’une aide humanitaire à Haïti en lieu et place du déploiement des troupes.
"Nos soldats rejoindront au début de l’année 2008 la force de paix déployée en Haïti et participeront fondamentalement à des opérations de sécurité pour lesquelles ils ont été préparés", a déclaré à Reuters le colonel Ramiro Archaga, porte-parole de l’armée.
Il précise que Tegucigalpa entend mettre en place toute une logistique nécessaire à l’accomplissement de la mission confiée aux soldats. Ainsi, dix véhicules blindés et douze autres de transport de troupes seront envoyés en Haïti de même qu’une ambulance, deux citernes, l’une réservée au combustible, l’autre au stockage d’eau et des appareils de communication.
Après l’expérience de 1995 qui fut conduite par la MINUHA, c’est la deuxième fois que le Honduras va faire partie des pays contributeurs de troupes à une mission onusienne en Haïti.
Par ailleurs, le chef de la MINUSTAH, Hédi Annabi, a affirmé la semaine dernière, dans une interview à AP, que les casques bleus pourraient devoir passer 10, 15, 20 ou 25 ans supplémentaires en Haïti car, a-t-il affirmé, il faudra plusieurs années pour monter une force capable de combler le vide que laissera la mission.
Placée sous commandement brésilien, la force de stabilisation compte quelque 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4456
Haïti/Tourisme : Travailler pour redorer l’image du pays à l’étranger
P-au-P, 22 nov. 07 [AlterPresse] --- « Remettre Haïti sur la carte mondiale du tourisme par la restauration de son image à l’extérieur », c’est en substance le grand défi à relever par le ministère du tourisme dans le cadre d’un plan directeur élaboré en partenariat avec des secteurs transversaux, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Invité, le jeudi 22 novembre 2007, à la conférence hebdomadaire de la Mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah), le ministre du tourisme, Patrick Delatour, soutient que les grands objectifs de son ministère consistent à redorer l’image du pays par la valorisation du tourisme.
Développer un tourisme de gamme sur des critères de développement durable, faire du parc national historique où se trouve la Citadelle, le palais Sans-Souci et Ramier (Nord), une destination touristique en un an, de Jacmel (Sud-Est) et de la côte des Arcadins (Artibonite, Nord) une destination touristique en trois ans, sont, entre autres, les cibles que s’est fixées Patrick Delatour.
Architecte de profession, Delatour estime que le développement du tourisme en Haïti doit inéluctablement passer par la stabilité politique. C’est pourquoi, dit-il, le tourisme a été déclaré, en 2006, priorité du gouvernement de Jacques Édouard Alexis.
Le ministre du tourisme juge nécessaire d’avoir, en Haïti, un cadre sécuritaire permettant de définir les conditions en vue de la satisfaction éventuelle des visiteuses et visiteurs, en général, et de la population haïtienne en particulier.
Patrick Delatour déplore le fait que Haïti continue de subir la loi des détracteurs internationaux qui ont sali son image en la considérant, notamment comme l’un des pays propagateurs de la pandémie du Sida.
En termes de statistiques, Patrick Delatour n’est pas en mesure de fournir des détails sur le nombre de touristes visitant annuellement Haïti.
« Je ne suis pas en mesure de donner les réponses, parce que, moi, je suis un architecte, je ne suis pas un économiste, c’est mon frère qui avait tous ces chiffres en tête », rétorque le ministre Patrick Delatour, interrogé sur le nombre de touristes accueillis annuellement en Haïti.
Delatour dit seulement disposer de chiffres concernant Labadie, une des plus belles destinations touristiques d’Haïti, qui reçoit 600,000 visiteuses et visiteurs internationaux.
Selon Delatour, le plan directeur du ministère du tourisme identifie des zones prioritaires comme le grand Nord, l’Ouest, le Sud-Est et le grand Sud. Un plan directeur définitif sera présenté à la nation entre décembre 2007 et janvier 2008, ajoute le ministre du tourisme.
Le titulaire haïtien du tourisme fait aussi part de plusieurs projets en cours, tels la construction de l’aéroport de Jacmel, l’aménagement de certains pôles touristiques ainsi que la mise en place d’un institut de formation du tourisme.
Des projets de développement touristique seront également exécutés à Port-au-Prince, notamment au Champ de Mars et à l’aéroport international Toussaint Louverture, indique le ministre du tourisme qui croit impossible de penser le développement touristique en Haïti sans une prise en compte de la capitale, Port-au-Prince.
En matière de développement, Patrick Delatour affirme que la diaspora représente pour une opportunité d’investissement pour Haïti.
« La diaspora représente pour nous une opportunité d’investissement. C’est la diaspora qui soutient l’économie nationale (…) Nous avons beaucoup plus de médecins haïtiens aux Etats-Unis qu’en Haïti », déclare Patrick Delatour.
La construction de centres hôteliers à Jacmel est à l’étude avec une organisation composée d’une trentaine de médecins haïtiens intéressés à investir et à participer dans la couverture sanitaire de la population, fait savoir le ministre Delatour. [do rc apr 22/11/2007 14 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6658
jeudi 22 novembre 2007
AUTOUR DE LA VISITE DE HUGO CHANVEZ EN FRANCE
HUGO CHAVEZ EN QUETE DE LEGITIMITE
Hugo Chávez a rencontré hier Nicolas Sarkozy à l’Elysée, pour évoquer le sort d’Ingrid Betancourt, otage des Farc depuis cinq ans. Médiateur officiel dans cette délicate affaire, le président vénézuélien n’a, pour l’instant,aucun élément nouveau à apporter, contrairement aux espoirs de la famille.
Le président vénézuélien a rencontré Nicolas Sarkozy hier à Paris. Une entrevue très attendue depuis qu’Hugo Chávez a annoncé qu’il s’impliquerait personnellement dans les négociations avec les Farc, organisation de forces armées révolutionnaires
VINGT-QUATRE ANS DE «SOCIALISME LATINO
ÉLU DÉMOCRATIQUEMENT
Dans la deuxième partie des années 1990, le MBR-200 entreprend sa mutation
L’ambassadeur du Venezuela en France, interrogé sur la personnalité du président
Jusqu’à aujourd’hui, Hugo Chávez pouvait se prévaloir du soutien des classes populaires, dont la situation sociale s’est en partie améliorée grâce aux «missions» mises en place par le gouvernement, et aux pratiques clientélistes financées par un cours du pétrole au plus haut.
Les officiels vénézuéliens présentent l’opposition,comme un mouvement manipulé
LA MAGIE DE L’OR NOIR
Un baril à 100 dollars favorise la politique chaviste, même si les autorités vénézuéliennes s’en défendent. La manne lui permet de soigner son image à l’étranger, en offrant un carburant à prix réduit aux victimes américaines de l’ouragan Katrina, ou aux bus de Londres. Interrogée sur l’opportunité d’une telle opération en France, l’ambassade précise que Caracas pourrait répondre favorablement aux sollicitations d’organismes caritatifs.
CHAVEZ VU OAR PAR
Elizabeth Burgos, écrivain et anthropologue d’origine vénézuélienne.
«Au Venezuela, ce sont les chemises rouges à la place des chemises brunes»
«Hugo Chávez est en pleine campagne électorale pour le référendum. Les enquêtes montrent que le non l’emporterait si les élections se déroulaient normalement. Depuis l’élection de Chávez, il y a une forte abstention dans ce pays qui aimait voter. Les gens n’ont pas confiance dans le système électoral. Le conseil électoral est à la solde du Président, et les machines électroniques effraient. Les fonctionnaires – l’Etat est le premier employeur du pays – ont peur que les empreintes prises au moment du vote permettent de savoir pour qui ils ont voté. Lors de chaque scrutin, les votes «contre» et les abstentions représentent environ 70 %.
La Constitution est à la mesure de son projet: celui d’un nouveau totalitarisme, constitutionnel et légal. C’est du castrisme, un système beaucoup plus proche du fascisme que du communisme.
Au Venezuela, les chemises rouges ont remplacé les chemises brunes. Le président colombien sait très bien que Chávez a des contacts avec les Farc. Marulanda (le chef des Farc) se sert de Chávez et de son faible pour la médiatisation.
Mais tout geste se fera en échange d’un geste fort, comme la mise en place d’un gouvernement en exil à Caracas ou d’une représentation diplomatique. De la France, les Farc attendent d’être rayés de la liste des organisations terroristes. Je ne pense pas qu’une libération intervienne avant les élections colombiennes, prévues pour dans deux ans. Les otages sont un outil médiatique trop précieux. Chávez
Source Direct Soir sur http://wwwdirectsoir.net
Haiti-Rép. Dominicaine : Une forte délégation de la sécurité haïtienne, en visite officielle à Santo Domingo
P-au-P, 21 nov. 07 [AlterPresse] ---Une délégation de 27 membres des structures haïtiennes de sécurité, dirigée par le secrétaire d’Etat à la sécurité publique Luc Euchère Joseph, a laissé Haiti le 20 novembre 2007 pour une visite officielle de 48 heures en République Dominicaine.
24 policiers, parmi eux le directeur général de la police, Mario Andrésol, des commissaires de police de la région de Port-au-Prince et des directeurs de départements frontaliers avec la République dominicaine, font partie de cette délégation, suivant des informations rapportées par l’agence en ligne Haiti Press Network.
La visite se situe dans le cadre d’une coopération entre les forces de sécurité d’Haiti et de la République Dominicaine, après une rencontre qui s’est tenue en septembre 2006 à Port-au-Prince.
« C’est une visite de réciprocité », indique Luc Euchère Joseph à l’agence soeur. « Nous allons continuer les échanges entamées lors de leur séjour en Haïti pour mieux se connaître et définir des politiques et des actions concrètes sur la formation et l’information », ajoute-t-il.
Selon le responsable haitien, cette coopération vise à renforcer la paix et la sécurité sur l’ile toute entière.
Les membres de la délégation haïtienne qui seront de retour le vendredi 23 novembre à Port-au-Prince, devraient être reçus le 22 novembre au Palais présidentiel dominicain pour rencontrer des membres du gouvernement dominicain.
Une rencontre avec le président Lionel Fernandez est également prévue, selon la même source. [kj gp apr 21/11/2007 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6653
Don de 25 millions de dollars de la BID à Haïti pour remettre en état le réseau routier
mercredi 21 novembre 2007,
Radio Kiskeya
La Banque Interaméricaine de Développement (BID) a accordé mercredi un don de 25 millions de dollars à Haïti dans le cadre d’un programme de réhabilitation du réseau routier qui bénéficiera d’un appui financier de 100 millions de dollars sur quatre ans.
Selon un communiqué de la banque régionale rendu public à Washington, trois autres dons annuels du même type seront approuvés grâce notamment à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) qui fournira 75 millions de dollars canadiens (environ 76 millions de dollars américains). La BID, qui insiste sur la nécessité de promouvoir le développement régional à travers des liaisons terrestres, souligne qu’en Haïti "un trajet de 90 km sur une route principale peut prendre plus de six heures".
Le communiqué cite parmi les principaux travaux prévus la réfection et l’entretien de 146 km de routes principales et de 250 km de routes communales dans trois départements, le Sud, la Grand’ Anse et les Nippes (sud-ouest). Dans le nord du pays, le programme permettra également le financement de la construction de 18 ponts au maximum sur l’axe Gros-Morne/Port-de-Paix.
La BID précise que dans le grand Sud, les directions départementales du ministère des travaux publics, transports et communications seront renforcées. En ce sens, une partie des dons sera consacrée à la formation du personnel, l’achat de matériels de bureaux, d’outils, de véhicules et de matériels destinés à l’entretien des routes.
Les mêmes directions devraient pouvoir améliorer leur capacité de gestion de l’entretien des routes avec l’intervention de leurs équipes ou de celles de sociétés locales et de micro-entreprises. Cette nouvelle stratégie vise à favoriser la création d’emplois et la circulation d’argent au bénéfice des habitants des régions pour lesquelles des investissements seront disponibles.
La BID rappelle que de tous les pays de la région, Haïti est le principal bénéficiaire de l’aide publique canadienne. Début 2007, l’ACDI avait avait offert un montant de 19,5 millions de dollars canadiens (plus de 20 millions de dollars américains) pour la réalisation d’un programme de la banque portant sur des projets d’infrastructure à effet économique élevé. Il a permis la réalisation de travaux sur le réseau routier, de ponts, ports, terminaux de marchandises, systèmes d’irrigation et de drainage, l’aménagement de marchés publics et l’accès à l’eau potable. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4450
Don de 25 millions de dollars de la BID à Haïti pour remettre en état le réseau routier
mercredi 21 novembre 2007,
Radio Kiskeya
La Banque Interaméricaine de Développement (BID) a accordé mercredi un don de 25 millions de dollars à Haïti dans le cadre d’un programme de réhabilitation du réseau routier qui bénéficiera d’un appui financier de 100 millions de dollars sur quatre ans.
Selon un communiqué de la banque régionale rendu public à Washington, trois autres dons annuels du même type seront approuvés grâce notamment à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) qui fournira 75 millions de dollars canadiens (environ 76 millions de dollars américains). La BID, qui insiste sur la nécessité de promouvoir le développement régional à travers des liaisons terrestres, souligne qu’en Haïti "un trajet de 90 km sur une route principale peut prendre plus de six heures".
Le communiqué cite parmi les principaux travaux prévus la réfection et l’entretien de 146 km de routes principales et de 250 km de routes communales dans trois départements, le Sud, la Grand’ Anse et les Nippes (sud-ouest). Dans le nord du pays, le programme permettra également le financement de la construction de 18 ponts au maximum sur l’axe Gros-Morne/Port-de-Paix.
La BID précise que dans le grand Sud, les directions départementales du ministère des travaux publics, transports et communications seront renforcées. En ce sens, une partie des dons sera consacrée à la formation du personnel, l’achat de matériels de bureaux, d’outils, de véhicules et de matériels destinés à l’entretien des routes.
Les mêmes directions devraient pouvoir améliorer leur capacité de gestion de l’entretien des routes avec l’intervention de leurs équipes ou de celles de sociétés locales et de micro-entreprises. Cette nouvelle stratégie vise à favoriser la création d’emplois et la circulation d’argent au bénéfice des habitants des régions pour lesquelles des investissements seront disponibles.
La BID rappelle que de tous les pays de la région, Haïti est le principal bénéficiaire de l’aide publique canadienne. Début 2007, l’ACDI avait avait offert un montant de 19,5 millions de dollars canadiens (plus de 20 millions de dollars américains) pour la réalisation d’un programme de la banque portant sur des projets d’infrastructure à effet économique élevé. Il a permis la réalisation de travaux sur le réseau routier, de ponts, ports, terminaux de marchandises, systèmes d’irrigation et de drainage, l’aménagement de marchés publics et l’accès à l’eau potable. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4450
Les avocats et les proches du directeur du CNE, Alex Lorquet, nient formellement que des équipements du CNE ont été vendus en novembre 2005
mercredi 21 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Le conseil de défense et la famille du directeur général du Centre National d’Equipements (CNE), Alex Lorquet, ont rendu publiques mardi des informations qui pourraient, si elles s’avèrent fondées, remettre entièrement en question le scandale soulevé depuis maintenant trois semaines en Haïti autour d’une vente aux enchères d’équipements réalisée en novembre 2005, présentée comme la liquidation pure et simple de ces équipements.
S’exprimant dans un communiqué au nom de M. Lorquet, Clémence Jean Baptiste Lorquet et les avocats Grégory Mayard Paul et Lebon Cilair, soutiennent qu’ « aucun équipement, matériel ou engin lourd considéré comme appartenant au CNE et ayant été inventorié officiellement soit en 2004, soit ultérieurement comme bien du CNE, n’a fait partie de la vente aux enchères réalisée en novembre 2005 par la Direction Générale des Impôts (DGI) ».
Ce qui a fait l’objet de cette vente, à la connaissance du CNE et de son directeur général, ce sont plutôt des débris, des carcasses, des rebus, ferrailles et équipements irrécupérables ayant appartenu au Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) et au Service d’Entretien Permanent du Réseau Routier National (SEPREN). Ces débris jonchaient depuis environ 20 ans la cour devenue celle du CNE, ajoutent les signataires du communiqué.
« Le seul rôle du CNE a été, le jour de l’inventaire effectué par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA), d’assister à l’identification des matériels des TPTC jonchant la cour et, ultérieurement, de s’assurer qu’aucun équipement du CNE ne sortait au moment des livraisons aux adjudicataires. »
En dehors d’un placard d’huissier en date du 31 octobre 2005 affiché au local du CNE, à aucune étape de la procédure ayant abouti à cette vente, le CNE ou son directeur Alex Lorquet, n’ont été informés ni de loin ni de près des différentes correspondances entre les différents acteurs de cette vente, en l’occurrence la Société Antillaise des Métaux (SAM), le MTPTC, la CSCCA et la DGI, soutient le communiqué.
De ce fait, le conseil de défense et la famille du directeur général du Centre National d’Equipements jugent arbitraires et illégales son arrestation et sa détention. Ils réclament justice et disent "se réserver le droit de démontrer la manipulation médiatique ayant conduit à cette arrestation". Ils disent aussi nourrir des réserves de droit quant aux préjudices causés par l’incarcération de M. Lorquet.
Arrêté le 12 novembre dernier sur ordre du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, l’ingénieur Alex Lorquet a comparu mercredi par-devant la justice qui l’a renvoyé en prison. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4449
Le Président Préval et le chef de la MINUSTAH dans le ciel de Port-au-Prince, le 18 novembre
mercredi 21 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour Haïti, Hédi Annabi, ont survolé, le dimanche 18 novembre la région de Port-au-Prince, particulièrement les zones populaires de Cité Soleil et Martissant, informe un communiqué de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Lors de ce vol de reconnaissance effectué à bord d’un hélicoptère onusien, les deux hommes ont pu superviser des "projets de développement réalisés conjointement par la communauté internationale et les autorités haïtiennes". Auparavant, des responsables de la MINUSTAH avaient renseigné le chef de l’Etat sur l’avancement de ces projets destinés à améliorer le sort des populations des quartiers difficiles.
D’autre part, M. Préval a pu visualiser le site où va être construite la nouvelle prison civile de Port-au-Prince à Delmas 75 (est) et évaluer les dégâts provoqués par les crues de la rivière grise au nord de la capitale, lors du passage au début du mois de la tempête tropicale Noël. Le communiqué précise que l’hélicoptère a aussi survolé la décharge publique de Truitier (nord) et le projet de construction d’une voie d’accès entrepris par le ministère des travaux publics et des ingénieurs de la mission onusienne.
Aux côtés du Président haïtien et du chef de la MINUSTAH, se trouvaient notamment le ministre des TPTC, Frantz Vérella, le Représentant spécial adjoint pour les affaires humanitaires et de développement, Joël Boutroue, le commandant de la force de stabilisation, Carlos Alberto Dos Santos Cruz et le commissaire de police des Nations Unies (UNPOL), Mamadou Mountaga Diallo.
Participant à une réunion peu après le vol de reconnaissance, le chef de l’Exécutif a adressé ses remerciements aux casques bleus pour les "progrès réalisés en matière de sécurité et les efforts de reconstruction du pays". Dans cette optique, il a réitéré son appel maintes fois lancé à la communauté internationale en vue de doter la MINUSTAH d’équipements lourds pour la réalisation de travaux d’infrastructure à grande échelle.
René Préval avait déjeuné avec le bataillon brésilien au cours de cette journée historique du 18 novembre marquant le 204e anniversaire de la Bataille de Vertières, ultime offensive militaire anticolonialiste couronnée de succès en novembre 1803, moins de deux mois avant la proclamation de l’indépendance d’Haïti, le 1er janvier 1804. Lors d’une brève cérémonie commémorative organisée tôt dans la matinée, le chef de l’Etat, accompagné des membres de son gouvernement, avait déposé une gerbe de fleurs sur l’autel de la patrie sans faire la moindre déclaration. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4448
Les producteurs d’oeufs dominicains manifestent à Santo Domingo contre l’arrêt des exportations vers Haïti
mardi 20 novembre 2007,
Radio Kiskeya
L’Association nationale dominicaine des producteurs d’œufs (ASOHUEVO) a réclamé mardi des autorités de Santo Domingo la reprise immédiate des exportations vers Haïti suspendues depuis le week-end écoulé en raison du souci du gouvernement Fernàndez d’empêcher la rareté de certains produits après le passage dévastateur de la tempête tropicale Noël, début novembre, selon une dépêche de l’Associated Press.
"Non à la contrebande, nous voulons une solution. Cette mesure du ministre de l’agriculture, Salvador Jiménez, est arbitraire parce qu’elle a été prise sans consultation avec les producteurs", se sont exclamés les représentants de l’association lors d’une manifestation pacifique devant le ministère de l’agriculture.
Les producteurs, qui avaient à leur tête le président de l’ASOHUEVO, Manuel Escaño, ont estimé que le maintien de la fermeture du marché des œufs entre Haïti et la République Dominicaine va entraîner une surproduction et, par voie de conséquence, un déficit énorme dans les prochains jours en territoire voisin. M. Escaño a estimé les pertes potentielles à des millions de pesos, car les producteurs dominicains écoulent chaque mois 30 millions d’œufs en Haïti.
L’ASOHUEVO réunit environ 300 producteurs.
L’interdiction d’exportation a également frappé le secteur de la production bananière. Les autorités dominicaines se montrent particulièrement soucieuses de protéger le droit à la consommation de la population en insistant sur l’alimentation permanente du marché intérieur.
En Haïti, le Secrétaire d’Etat à l’agriculture, Joanas Gué, a annoncé l’adoption de mesures immédiates en vue de faire face à la suspension des exportations dominicaines. Des discussions sont engagées avec les éleveurs de la Plaine du Cul-de-Sac (banlieue nord de Port-au-Prince) afin de les porter à augmenter l’offre locale sur le marché des œufs. Concernant la rareté attendue de la banane, M. Gué a indiqué que des tubercules, notamment la patate et l’igname dont la production actuelle est très abondante, peuvent être utilisées par les consommateurs comme produits de substitution. Le Secrétaire d’Etat, qui a fait état des protestations des producteurs d’œufs dominicains, reconnaît toutefois que l’impact de l’arrêt des exportations annoncé par Santo Domingo aura des conséquences immédiates en Haïti.
Depuis plusieurs décennies, Haïti est devenue de plus en plus dépendante du marché dominicain et accuse une balance commerciale largement déficitaire, ses exportations vers l’autre partie de l’île étant très inférieures au volume des importations. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4445
mercredi 21 novembre 2007
RÉGION MÉTROPOLITAINE / Un plan de sécurité pour les prochains six mois
alixlaroche@lematinhaiti.com
Pour contrer la recrudescence des actes de banditisme dans la zone métropolitaine, les autorités annoncent l’élaboration d’un plan de sécurité. Hier, mardi 20 novembre, une réunion s’est tenue au bureau de la Délégation du département de l’Ouest entre les autorités policières haïtiennes, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) et quelques maires de la zone métropolitaine. Il s’agissait d’une rencontre de travail au cours de laquelle le directeur départemental de l’Ouest de la Police nationale, Stanley Jean Brice, a présenté aux maires de la région métropolitaine un plan de sécurité pour les prochains 6 mois et, surtout, pour les fêtes de fin d’année. Cependant, les axes stratégiques de ce plan de sécurité n’ont pas été communiqués à la presse « pour des raisons d’État », à en croire le délégué de l’Ouest, Michel Bernadin qui a cependant indiqué que les points débattus à la rencontre ont mis particulièrement l’accent sur la nécessité de renforcer le système sécuritaire qui accuse des défaillances ces derniers jours.
« Avec l’implication immédiate de la Minustah, la Police nationale d’Haïti (PNH) va passer des actions pompiers à l’intensification de ses préventions », a souligné Michel Bernadin qui a annoncé, le déploiement officiel, d’ici quelques jours, de la Brigade d’intervention motorisée (Bim). Les membres de ce nouveau corps, mieux équipés que ceux de la dernière promotion de la PNH, assureront des patrouilles dans des zones établies et seront aidés par des policiers en civil.
En plus de ce plan, la Direction départementale de la police de l’Ouest est en train de travailler, de concert avec les commissariats et les municipalités de la région métropolitaine, sur un programme d’apaisement social pour les festivités de fin d’année.
Au menu de ce programme, des centres de cantines communautaires seront installés ici et là dans les communes, a fait savoir le délégué de l’Ouest.
De l’avis du maire de Carrefour, Yvon Jérôme, « la réunion était importante dans la mesure où elle a permis aux autorités de voir la nécessité pour l’État de se responsabiliser envers les citoyens ». M. Jérôme a dit croire que le gouvernement peut éradiquer l’insécurité dans le pays s’il résout l’équation suivante : « Volonté + moyens = résultat ».Par ailleurs, la Police nationale a déjoué, lundi, une tentative de kidnapping. La victime, un homme d’affaires, enlevée au Bel-Air et conduite au bas de Delmas (Carrefour de l’Aviation) a été libérée et les ravisseurs arrêtés, a souligné un commissaire de police.
Mercredi 21 novembre 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=9668
UNICEF / JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT / Plus de 50% des enfants haïtiens considérés comme pauvres ou très pauvres
fanfanjeanpanel@yahoo.fr
Dans le cadre de la commémoration du 18e anniversaire de la Journée internationale des droits de l’enfant, l’Unicef a organisé, hier mardi, une conférence-débat à la faculté des Sciences humaines (Fasch) sur « l’adoption et les droits de l’enfant ». Des institutions nationales, dont l’Institut du bien-être social et de recherches (IBESR), ont été associées à cette initiative, Marie-Josée Audet, consultante pour la protection de l’enfant à l’Unicef, a rappelé qu’Haïti a ratifié, en 1994, la Convention relative aux droits de l’enfant. « Donc, elle accepte d’honorer les obligations stipulées dans la Convention ; s’engager à défendre les droits de l’enfant ; mettre en œuvre des mesures et des politiques qui tiennent compte de l’intérêt supérieur de l’enfant », a souligné Mme Audet.
«Les droits reconnus par la Convention sont inhérents à la dignité humaine et au développement harmonieux de chaque enfant », a-t-elle poursuivi, précisant que la mission de l’Unicef est de défendre les droits des enfants et d’aider à répondre à leurs besoins essentiels. « Par institution, on entend des établissements résidentiels qui accueillent les enfants avec un personnel d’encadrement rémunéré », a expliqué plus loin Marie-Josée Audet, avançant le chiffre de deux millions d’enfants placés dans les foyers à travers le monde. « En Haïti, quand on parle d’institution, on parle de maisons d’enfants et cela inclut les crèches », a-t-elle précisé.
De son côté, Magarett V. Lubin, responsable de la section « Protection de l’enfant » à Save the Children a estimé que « dans les foyers d’accueil, il faut qu’il y ait une politique de protection de l’enfant, laquelle doit être écrite dans une langue apte à être comprise par l’enfant et le personnel ». Magarett V. Lubin a indiqué par ailleurs que «avec l’aide de l’Unicef, l’organisation Save the Children a un projet dans seize foyers d’accueil, intitulé Atteindre les standards dans les organisations de protection de l’enfant, à travers la formation, un manuel de soin et l’élaboration d’un code de conduite ».
L’adoption internationale en Haïti
Selon un document de l’Unicef, la population d’Haïti était estimée en 2002 à 8,2 millions de personnes, dont 47 % âgées de moins de 18 ans et 12 % de moins de 5 ans. Plus de 50 % des enfants sont considérés comme pauvres ou très pauvres. Ce qui favorise l’adoption.Selon le décret du 4 avril 1974, l’adoptant peut être célibataire ou marié et doit avoir plus de 35 ans. Un minimum d’âge de 19 ans est exigé entre l’adoptant et l’adopté, sauf en cas de l’adoption de l’enfant du conjoint. L’adopté doit être âgé de moins de 16 ans, et l’adoption doit être fondée sur de justes motifs en présentant des avantages certains pour l’adopté.
Les grandes lignes de l’adoption sont : le consentement devant le juge de paix ; la constitution du dossier de l’enfant et des adoptants et son dépôt auprès de l’IBSER pour approbation ; l’homologation de l’adoption par le doyen du tribunal civil compétent et l’enregistrement du jugement d’homologation dans les registres de l’État civil.
Mercredi 21 novembre 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=9674
Folle et libre escale du livre à Jérémie
Issu de « Livres en Folie », une activité de promotion littéraire plutôt fixe, bien que sujette à des innovation d'année en année, « Livres en Liberté » se veut une démarche dynamique de mise en plein vent de l'écriture en Haïti. Partie de la bibliothèque Georges Castera du Limbé, cette heureuse initiative de Clément Benoît II s'est déjà déployée au Cap-Haïtien, aux Cayes, à Aquin et à Jacmel, pour cette fois-ci gagner Jérémie, la cité fétiche de la poésie haïtienne.
Dénué de tout sentiment régionaliste et de tout esprit clanique, l'initiateur de « Livres en Liberté » veut, par ce concept, concilier les contraires, bannir l'ostracisme et surtout rapprocher les entités écartées, que dis-je, écartelées de la créativité littéraire nationale.Tout en facilitant la libre circulation du livre à travers tout le pays, « Livres en Liberté » se garde d'encourager la médiocrité, car son répertoire, non exhautif, compte de nombreux écrivains dont la réputation n'est plus à faire tels que Jean-Claude Fignolé, Ernest Bennett, Lyonel Trouillot, Syto Cavé, Claude Pierre, Marc Exavier pour ne citer que ceux-là.
Ils seront en signature à côté d'une pléiade d'autres auteurs répondant aux noms de : Verly Dabel, Clausel Midy, Johel Dominique, Bonel Auguste, Evelyne Trouillot, Hérold Jn-François, Frantz Caly, Maguy Durcé, Michel G. Bertrand, Viviane Gauthier, Marie Gessie Cameau Coicou, Angélique Jules, Ange Bellie Andou, Marie Marcelle Ferjuste, Ketsia Audain et Woodly Fleurjuste.Tous ces créatures se sont donnés rendez-vous dans la Grand'Anse, du 23 au 25 novembre 2007, pour non seulement présenter et signer leurs oeuvres, mais aussi pour, dans la plus entière liberté, découvrir cette belle et vaste région baignée par la rivière du même nom dont le superbe pont érigé sous la présidence de Dumarsais Estimé fut baptisé « Alexandrin métallique », en comparaison à un vers de douze pieds.
Par cette neuvième édition, « Livres en Liberté » fait peau neuve à Jérémie en mobilisant plus d'une dizaine de communes, telles que Corail, Pestel, Abricots, Moron, Beaumont, Marfranc, Dame-Marie, etc., dont nombre de ressortissants ont manifesté le vif désir de soutenir l'événement dans toutes ses composantes.Clément Benoit II qui mène tambour battant cette initiative, dit compter sur plus de 40 000 participants dans le secteur scolaire, pour avoir fait le tour de plusieurs centres d'enseignements auxquels il a communiqué le mobile de son action ainsi que le contenu des principaux titres disponibles. Il en a profité également pour présenter ses différents partenaires dans le domaine de l'édition : Communication Plus, Editions Fardin, Choucoune, Areytos, Deschamps, A. Coicou, ainsi que les Presses de l'Université Caraïbe. Un rabais appréciable est consenti sur les achats grâce au support de la Primature et de la Unibank. Cette offre spéciale s'applique sur plus de 900 titres.
Les sites retenus pour le déroulement de cet important événement sont : le Lycée de Jeunes filles de la Ville, le collège Saint-Louis et le Foyer Culturel où se tiendra le dimanche 25 au soir un spectacle en hommage au quaterne Etzer Vilaire, Jean Brierre, Emile Roumer et René Philoctète.
Seront en spectacle : Eric Charles, Tifane, Jeanjean Roosvelt, Wooly St-Louis, Maurice Léonce, ainsi que d'autres artistes contactés par le comité d'organisation.
En marge de cette grande foire du livre se tiendront une exposition artisanale et un impressionnant défilé de mode avec la participation de Carly Arts et Ketty Création.
En substance, durant les trois jours de l'événement, la population grand'anselaise aura droit à une série d'ateliers d'écriture et de théâtre, ainsi qu'une causerie autour du livre, faisant appel à Claude C. Pierre, Max Exavier, Syto Cavé, Lyonel Trouillot, Frantz Carly et Johel Dominique.
- « Livres en Liberté », cette initiative enjointe de la Bibliothèque Georges Castera du Limbé, de Caribintair et de CREFI, a pour partenaires le ministère de l'Education nationale, l'Université Métropolitaine Anacaona, Les Editions Solèy pa nou, Volontariat pour le Développement d'Haïti (VDH), la primature, PCXpress, Rhum Barbancourt et la Unibank.
Mèrès Weche
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=50875&PubDate=2007-11-20
Etonnants Voyageurs : un lieu de rencontre et de partage
Le Nouvelliste : Du 1er au 4 décembre 2007, ce sera le festival du livre et de la littérature en Haïti. Pendant quatre jours, cinquante auteurs haïtiens et étrangers se réuniront dans le pays avec pour objectif principal de créer un forum de discussion sur des problèmes littéraires. Que peut apporter ce festival à Haïti ?
Lyonel Trouillot : Le festival Etonnants Voyageurs est une manifestation littéraire qui depuis plus de dix-huit ans marque le paysage littéraire et culturel français et mondial. C'est un lieu de rencontre et de partage, un espace d'échanges autour de la littérature entre des écrivains du monde entier. En ce sens, son action et ses retombées vont au-delà d'un simple salon du livre. La richesse des débats, la renommée des participants, l'apport du public toujours nombreux, font de ce Festival un haut lieu de la littérature mondiale. Cette année, Haïti sera le pays d'accueil de ce fusionnement littéraire et culturel, pendant quatre jours. Quatre jours durant lesquels le grand public, les étudiants, les scolaires, les professeurs de lettres, tous ceux et celles intéressés aux choses littéraires et culturelles pourront voir et entendre de près des écrivains qui ont contribué à enrichir la littérature. Ce sera une occasion de partage et d'échanges inoubliables. Imaginez un jeune de seconde qui rencontre Alain Mabanckou, un étudiant de l'Ecole Normale Supérieure qui a l'occasion de poser des questions à Jamaica Kincaid ou à Russell Banks, un professeur de littérature qui assiste à un débat où Edwidge Danticat et Maryse Condé prennent la parole. Ce sera aussi l'occasion de présenter au monde une autre vision d'Haïti, ce pays qui, pour plusieurs raisons, fait si souvent la une de manière tragique ou négative. Montrer au monde une autre facette, une Haïti vibrante et curieuse, exigeante et avide de participer à ce festival. Car ce n'est pas l'affaire de l'association, c'est une manifestation qui, pour se réaliser, a exigé la contribution et la collaboration de plusieurs citoyens et citoyennes, de représentants de divers secteurs de la société haïtienne.
L.N : C'est une association haïtienne Etonnants Voyageurs Haïti qui, de concert avec l'association Etonnants Voyageurs France, va réaliser ce festival avec le soutien de deux principaux partenaires : le ministère de la Culture et de la Communication et l'ambassade de France en Haïti. Quand a été créée cette association et de combien de membres est-elle composée ?
L.T : L'association Etonnants Voyageurs Haïti a été créée en décembre dernier dans le but de travailler à la planification et à la réalisation de cette première édition du Festival Etonnants Voyageurs en Haiti, de concert avec l'Association Etonnants Voyageurs France. Dany Laferrière et moi sommes les présidents de l'association et le comité exécutif est composé de Patrice Dumont, Pierre Buteau, Jean Lhérisson, Kesner Pharel, Evelyne Trouillot et Georges Castera. Comme vous pouvez le voir, l'association ne se compose pas seulement d'écrivains mais compte parmi les membres fondateurs des économistes, des historiens, des directeurs d'école, des journalistes. Dès le départ, il s'agissait d'impliquer une grande diversité de ressources pour donner à cet événement l'ampleur qu'il mérite. L'association compte une vingtaine de membres et nous travaillons avec des institutions et citoyens qui se sont impliqués dans le projet.
L.N : Le thème retenu pour ce grand événement est « Toute écriture est une île qui marche ». Pourquoi un tel thème ?
L.T : Il s'agit avant tout d'ouverture : ouvrir Haïti au monde et amener le monde ici. L'île dans ce sens n'est pas statique, elle symbolise les voyages, le mouvement, terre de rencontres, d'arrivée et de départ. Le lecteur reconnaîtra ce clin d'oeil au grand poète René Philoctète et son recueil "Ces îles qui marchent". L'île devient espace d'ouverture, espace d'écritures.
L.N : Le festival Etonnants Voyageurs est organisé depuis plus dix-huit ans en France à Saint Malo, et depuis six ans à Bamako, au Mali, et se tiendra du 1er au 4 décembre 2007 à Port-au-Prince. Pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour que le Festival se fasse en Haïti ?
L.T : La première à avoir eu l'idée de ce festival, c'est Lilas Desquiron au début des années 2000. Pour un ensemble de raisons liées aux conjonctures politiques, cela n'avait pas pu se faire. Mais c'est une idée à laquelle nous sommes restés fidèles. Aujourd'hui les conditions semblent réunies.
L.N : À partir de quel(s) critère(s) le comité de l'association Etonnants Voyageurs Haïti a-t-il choisi les écrivains ? Quels sont les principaux écrivains haïtiens qui prendront part à cet événement ?
L.T : L'association aurait voulu que tous les écrivains haïtiens d'ici et de l'étranger puissent participer au Festival Etonnants Voyageurs, mais naturellement il a fallu faire un choix. Pour des raisons économiques et pour des raisons liées à la nature même du Festival qui se veut un lieu de rencontre d'écrivains de différentes origines. Le nombre d'auteurs haïtiens constitue un fort pourcentage des écrivains invités, ce qui est une anomalie. Donc, pour vous dire que cela n'a pas été facile. Nos critères furent le nombre de publications et la capacité de produire un discours d'accompagnement sur ses textes. Et nous avons choisi des auteurs qui publient depuis au moins cinq ans. L'idée, c'est aussi de rendre hommage à ceux qui travaillent depuis longtemps dans le domaine de la littérature. Ceux qui vivent et produisent ici, dans les conditions difficiles que vous connaissez.L.N : Dans ce cas, peut-on dire que tous les cinquante auteurs seront en signature ?L.T : Les signatures ne sont pas l'élément clé du Festival. Il y en aura. Des libraires de la place ont consenti un gros effort pour qu'il y ait des ouvrages de tous les auteurs invités, haïtiens et étrangers. Nous les en remercions. Les auteurs pourront donc dédicacer ces livres qui seront cependant en quantité limitée. Il arrive qu'après un débat ou une lecture, on désire se procurer l'ouvrage d'un auteur dont les propos ou les extraits de texte ont produit un effet positif et suscité notre intérêt.
L.N : Le principe est d'inviter des auteurs à venir parler de leurs oeuvres et de leur expérience au cours des conférences-débats. Pourriez-vous nous indiquer les lieux, les dates et les thèmes des rencontres ?
L.T : Le programme sera disponible dans les journaux et sera distribué gratuitement bientôt. Ce que je peux rappeler, ce sont les principaux lieux de rencontre : le Ritz Kinam, la Fokal, l'Institut Français d'Haïti et sa médiathèque et l'auditorium de la Chambre de commerce et d'industrie. Certains écrivains iront également dans des écoles pour rencontrer des groupes d'élèves.
L.N : Il y aura, bien sûr, durant les quatre jours des émissions radiophoniques et télévisées, des projections de films, des spectacles, etc. Pourriez-vous nous fournir de plus amples informations ?
L.T : Les émissions télévisées ont déjà commencé à être diffusées. De même, des émissions radiophoniques sont prévues et commenceront au cours de cette semaine, bien avant les quatre jours du Festival. J'en profite pour mettre l'accent sur la réception positive dont l'association a bénéficié de la part de la plupart des médias. Certains de la presse orale et écrite ont conclu avec nous un partenariat, mais tous se sont montrés vivement intéressés à contribuer à la réussite de ce projet.
L.N : Donc, c'est l'ouverture des écrivains haïtiens au monde et vice versa. Nos écrivains pourront engager des dialogues avec d'autres écrivains, des éditeurs et journalistes internationaux. Peut-on dire avec force détails que l'objectif de la première édition du festival est de faire savoir au lectorat haïtien ce qui se passe dans le monde en matière de littérature ?
L.T : C'est un des objectifs. Amener des représentants de la littérature mondiale, avec un fort accent sur ce qui se passe dans la Caraïbe, au lectorat haïtien, aux jeunes en particulier.
L.N : A un autre niveau, combien d'éditeurs étrangers seront présents pour la circonstance ? En quoi les éditeurs étrangers vont-ils être utiles aux jeunes écrivains haïtiens ?
L.T : C'est un autre de nos objectifs. Faciliter les contacts entre les auteurs haïtiens et le milieu international de l'édition. Je ne peux préciser le nombre d'éditeurs, mais il y en aura. Et aussi des représentants de la presse culturelle. Nous souhaitons vivement que les Haïtiens s'approprient ce festival et qu'il contribue à installer notre pays dans la place qu'il mérite dans la vie culturelle de la région. L'entrée est bien sûr gratuite à toutes les activités du festival.
(Propos recueillis par Jobnel Pierre)
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=50939&PubDate=2007-11-20
Ticket Nemours est consacré
Ticket Nemours, une statuette coulée dans le bronze par Ludovic Booz, est consacré.
A l'ouverture de Musique en folie, au Parc historique de la Canne à Sucre, le grand public a assisté à la remise de ce prix qui récompense les acteurs culturels haïtiens. Définitivement, chaque année, à cette grande foire, personnes physiques et morales retiendront leur souffle.
Orchestre Phillarmonique de Sainte Trinité.Personnalités et institutionsDans le monde de la radio et de la télédiffusion, des Tickets Nemours ont récompensé les personnalités suivantes : Robert Stanley Figaro de Canal Bleu, Brégard Anderson et Ladouceur Méjuste de Radio Caraïbes, Jean-Claude Damas de Radio Métropole. Les concepteurs de ce prix ont frappé un grand coup. Ticket Nemours marquera longtemps les esprits parce qu'il est en train d'instaurer dans notre milieu la culture de l'effort. Ce bronze qui immortalise le père du compas direct, Nemours Jean-Baptiste, aura la vertu de revitaliser notre culture.
Debout sur son socle, le saxophone agraphes agraffes en relief, le père du compas direct, Nemours Jean-Baptiste, immortalisé dans le bronze, a l'air de jouer des notes dans un espace culturel où viennent se ressourcer des musiciens.
Claude Bernard Sérant

La PNH déjoue la tentative d’enlèvement d’un commerçant et arrête trois des ravisseurs
mardi 20 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Jean Donald Pamphile, un commerçant enlevé lundi soir dans le quartier populaire du Bel-Air (centre de Port-au-Prince), a été libéré quelques minutes après par des agents de la Police Nationale qui ont aussi procédé à l’arrestation de trois de ses ravisseurs en route pour Cité Soleil (banlieue nord) à bord d’un minibus, a annoncé mardi le commissaire de Port-au-Prince, Michel-Ange Gédéon.
Des gestes désespérés de l’otage au passage d’une patrouille a permis aux policiers de déjouer le rapt à la gare routière de Port-de-Paix au boulevard La Saline. Trois des six présumés auteurs de ce kidnapping ont été neutralisés et arrêtés tandis que trois autres étaient encore en cavale mardi. Le véhicule à bord duquel ils circulaient a été confisqué de même qu’un revolver de calibre 9 millimètres.
Selon le commissaire Gédéon, M. Pamphile a été retrouvé en mauvais état après avoir été tabassé par ses bourreaux. Le commerçant, qui venait de fermer son entreprise, avait été kidnappé derrière le mur de clôture du lycée Alexandre Pétion où il venait de fermer son entreprise.
La PNH se félicite du succès de cette opération qu’elle attribue d’abord à la vaillance et à l’intelligence de Jean Donald Pamphile. Les forces de l’ordre ont aussi promis de contrecarrer l’action des bandits devenus de plus en plus hardis.
Au cours de ces derniers jours, des enfants en bas âge, deux cadres de banque et un ancien responsable de la TELECO ont été notamment enlevés à Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya
Un journaliste, cible de menaces de mort, laisse Haiti, selon Reporters Sans Frontières
Communiqué de Reporters Sans Frontières
Soumis à AlterPresse le 20 novembre 2007
Reporters sans frontières exprime son inquiétude après le départ forcé, le 9 novembre 2007, du journaliste Joseph Guyler C. Delva, cible de menaces de mort à répétition depuis le 25 octobre 2007.
"Ce départ forcé d’un journaliste connu pour son engagement en faveur de sa profession montre que le combat pour la liberté de la presse reste d’actualité en Haïti. Joseph Guyler C. Delva est obligé de s’exiler trois mois après sa prise de fonction à la tête d’une commission chargée de lutter contre l’impunité dans les assassinats de journaliste. Cet épisode ne pouvait pas plus mal tomber. Nous exprimons notre solidarité à l’égard du journaliste et de sa famille et appelons les autorités à faire très vite la lumière sur les menaces et les intimidations qui l’ont conduit à quitter précipitamment le pays", a déclaré Reporters sans frontières.
Joseph Guyler C. Delva a été pris en filature par des inconnus, dans la soirée du 5 novembre 2007, alors qu’il circulait en voiture à Port-au-Prince. A plusieurs reprises, le journaliste a simulé un stationnement pour s’assurer qu’il était réellement suivi. "Arrivé à une station-service, Joseph Guyler C. Delva s’est arrêté pour faire le plein. A ce moment, les inconnus ont, à leur tour, garé leur véhicule. Certains en sont descendus et se sont dirigés vers sa voiture. Pris de panique, le journaliste est reparti dans son véhicule et est allé chercher de l’aide au commissariat de Pétion-Ville où des policiers l’ont accompagné à son domicile", a expliqué à Reporters sans frontières Jean Wilner Morin, porte-parole de la Commission indépendante d’appui aux enquêtes relatives aux assassinats de journalistes (CIAPEAJ), dont Joseph Guyler C. Delva est le président. Sur les conseils de sa famille, le journaliste a décidé de quitter provisoirement le pays. Il s’est réfugié aux États-Unis.
Destinée à lutter contre l’impunité entourant les principales affaires qui ont endeuillé la presse haïtienne, la CIAPEAJ a été instituée, le 10 août dernier, à l’initiative du président de la République René Préval. Selon les informations recueillies par Reporters sans frontières, les fonctions occupées par Joseph Guyler C. Delva à la tête de cette commission ne seraient pas la seule raison des menaces dont il est l’objet.
Correspondant de plusieurs médias étrangers à Port-au-Prince, dont la BBC et l’agence Reuters, Joseph Guyler C. Delva est aussi l’animateur d’un programme d’actualité de la station de radio Mélodie FM. Il a plusieurs fois évoqué à l’antenne des dossiers sensibles, dont celui d’un sénateur titulaire d’une double nationalité, une pratique pourtant interdite par la Constitution haïtienne de 1987.
Le 25 octobre, Joseph Guyler C. Delva avait été averti à deux reprises sur son portable "qu’il devait faire attention, que l’on savait où le trouver et qu’on allait l’avoir".
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6651
mardi 20 novembre 2007
Haïti/ Cité Soleil : Projet pilote de coopération décentralisée avec la ville française de Nantes
Deux membres de l’association nantaise « Les Anneaux de la Mémoire », ont effectué une visite en Haïti, du 12 au 18 novembre 2007, afin de jeter les bases d’une coopération décentralisée entre la ville de Nantes (France) et la commune de Cité Soleil (grande agglomération à la sortie nord de la capitale haïtienne).
AlterPresse les a suivis durant la journée du 16 novembre.
P-au-P, 20 nov. 07 [AlterPresse] --- Un des axes de travail de l’association « Les Anneaux de la Mémoire » consiste à promouvoir un partenariat entre la France et Haïti, d’abord une coopération décentralisée entre villes françaises et haïtiennes.
« La décentralisation et la démocratie locale sont les conditions indispensables pour le développement d’Haïti », indique à AlterPresse Jean-Pierre Denis, membre de l’association, qui estime urgent d’imprimer un vrai poids aux collectivités locales par la disponibilité de moyens d’agir sur leurs territoires.
Jean-Pierre Denis et Mathilde Brossard ont rencontré et travaillé avec le maire principal de Cité Soleil, Wilson Louis, avec différents comités de quartiers et acteurs locaux (Soleil 19, Warf, Belekou), ainsi que des organisations non gouvernementales (Ong) dans le but de définir le cadre et d’envisager des modalités d’actions sur la commune.
Dans les jours à venir, une opération d’assainissement (curage de canaux) aura lieu au quartier de Belekou, où prévaut actuellement une situation catastrophique.
Quotidiennement, 5 salariés et une dizaine de bénévoles œuvreront à donner un nouveau visage au quartier en collectant les immondices et en assurant une bonne gestion dans un endroit approprié.
Chaque bénévole bénéficiera d’un repas et d’une vaccination. Les équipes seront munies de fourches, de gants et de charrettes afin de nettoyer les canaux.
« Si ce projet fonctionne, il sera étendu à d’autres quartiers de Cité Soleil », avance Jean Pierre Denis.
A terme, l’amélioration dans la gestion des déchets devrait avoir des incidences sur le milieu ambiant de la commune et, par voie de conséquence, sur la santé des habitants.
Par ailleurs, il est envisagé un projet de réhabilitation d’une salle de travail, actuellement insalubre, à transformer en un espace culturel avec des activités de diffusion de cassettes vidéo, d’apprentissage de la danse et de la musique, entre autres. Il est également prévu la construction d’un télécentre de jeunes dans la perspective d’aménagement d’un lieu de création numérique.
Jean-Pierre Denis viendra, à la fin de l’année 2007, observer les avancées du projet pilote et envisager la suite à donner à ce projet de coopération décentralisée.
L’association « Les Anneaux de la Mémoire » de Nantes (France) a été créée en 1991, dans l’objectif de promouvoir de nouveaux échanges, équilibrés et équitables entre les sociétés d’Afrique, d’Amérique et d’Europe, explique à AlterPresse Mathilde Brossard, chargée de projet.
« Depuis sa création, l’association est à l’origine de nombreuses actions, telles des expositions, des conférences, des publications, mais aussi des projets de développement », ajoute-t-elle. [cd rc apr 20/11/2007 10 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6649
Haïti/Genre : La représentation de la femme dans les chansons d’un défunt musicien du compas, vue par un jeune chercheur
Les textes chantés de Jean Gesner Henri, dit « Koupe Klouwe », continuent d’exercer une attraction sociale en Haïti, constate Vantz Brutus, chercheur en communication sociale.
P-au-P, 20 nov. 07 [AlterPresse] --- Le défunt musicien du rythme dénommé « Konpa » (compas), Jean Gesner Henri, plus connu en Haïti sous le nom de « Koupe Klouwe », sobriquet obtenu pendant son passage dans un club de football de la capitale haïtienne, avait accordé une préférence pour la thématique « femme et sexualité », révèle une étude sur la représentation du genre réalisée par Vantz Brutus, jeune chercheur en communication sociale.
« Ce qui m’intrigue, c’est l’attraction sociale que ces chansons [de Gesner Henri qui a évolué au sein de « l’ensemble select »] traitant de la femme continuent d’exercer », affirme l’universitaire Brutus qui a soutenu, le jeudi 15 novembre 2007 à Port-au-Prince, son mémoire de sortie à la faculté des sciences humaines de l’université d’Etat d’Haïti (Ueh).
La présentation des résultats de cette étude, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse, s’inscrit dans le cadre du mémoire de sortie de Brutus, pour l’obtention de licence en communication sociale, à la faculté des sciences humaines.
L’étude de Vantz Brutus concerne le « matériel verbal » des chansons composées et interprétées par Jean Gesner Henri et son groupe dénommé « Ensemble Select Coupé Cloué ».
« Il ne s’agit pas d’un procès de l’Ensemble Sélect Coupé Cloué. Nous ne portons pas de jugements de valeur sur le contenu des messages véhiculés. Nous cherchons juste à saisir le contenu des chansons consacrées à la femme », précise Vantz Brutus dans sa recherche.
Les chansons de Jean Gesner Henri (10 mai 1925 – 29 janvier 1998) sont aujourd’hui encore très prisées dans le monde musical haïtien, où certaines d’entre elles sont utilisées par de jeunes formations musicales.
Dans son mémoire de sortie, Vantz Brutus signale l’utilisation, en 2006, d’un morceau de Coupé cloué « Ban m afè m » (Donne-moi mon affaire, en Français) par le groupe hip-hop « Barikad Crew ».
Le groupe « Barikad Crew » a été désigné, par la revue « Ticket Magazine », meilleur groupe rap de l’année, avec cette chanson, qui a connu un succès remarquable à la radio et est très sollicitée par les jeunes, rappelle Brutus.
Chaque week-end, les chansons de Gesner Henri sont régulièrement en rotation sur plusieurs stations de radio à Port-au-Prince. Ces chansons sont, en général, dédiées à la gente féminine posant ainsi la question de la représentation sociale de la femme en Haïti, souligne le jeune chercheur.
La représentation sociale des femmes est, selon Brutus, un sujet qui gagne de l’intérêt depuis les 50 dernières années, dès la parution en France du livre de Simone de Beauvoir « Le deuxième sexe ».
En Haïti, très peu de recherches scientifiques inspirées du milieu ont été effectuées sur la question du genre, constate Vantz Brutus. En outre, souligne-t-il, des griefs sont régulièrement soulevés contre les musiciens haïtiens qui véhiculent des messages sexistes à travers leurs chansons.
Le chercheur affirme n’avoir retrouvé qu’une étude de Raoul Vital (licencié lui aussi en communication sociale) sur les représentations sociales de la femme.
D’après les conclusions de Vantz Brutus, les chansons de Jean Gesner Henri dit « Coupé Cloué » présentent une image négative de la femme, en raison du fait que ces chansons privilégient un angle dégradant de la femme.
« La femme est peinte comme le mal, les termes les plus imagés et les plus dégradants sont utilisés pour souligner le dégoût et l’aversion pour ce sexe », écrit le jeune chercheur.
Les compositions de « Coupé Cloué », aux dires de Brutus, devraient être considérées comme un baromètre pour s’évaluer et apprécier l’évolution des idées sur la perception de la femme, tant au niveau social qu’individuel en Haïti. [do rc apr 20/11/2007 9:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6648
